Tag: entrepreneurs

  • Le Medef prône l’entreprise comme solution à la crise

    Le Medef prône l’entreprise comme solution à la crise

    « La situation est très sérieuse dans le pays. » C’est avec gravité que le patron des patrons de la région, Stéphane Benhamou, a fait le point ce jeudi 29 octobre. Fini le président du Medef Sud « punchy » avoue-t-il, pétri d’une « inquiétude » partagée par « une large majorité d’entrepreneurs ».

    D’abord parce que la société est « fracturée » analyse-t-il eu regard des manifestations lycéennes et pour le pouvoir d’achat qui s’égrènent depuis plus d’un mois. Avant ces dernières, « le taux de vacances en centre-ville, 20%, était déjà dramatique à Marseille, on ne peut pas aggraver cette situation-là », estime-t-il, car « chaque fois que le centre-ville est déserté, on laisse la place à des points de deal, à des populations communautaristes qui monnayent les marchands de sommeil et qui amplifient la désertification ».

    Dans cette ambiance « anxiogène », pour lui, « la réponse se trouve dans l’entreprise, la capacité à offrir du travail, des perspectives ». Le Medef Sud organise pour ce faire la deuxième édition d’Action sud, le 1er décembre, sur le campus Esca d’Aix-en-Provence pour « mettre en confrontation les attentes des jeunes et des entrepreneurs » sur différents thèmes, comme l’économie verte, l’IA responsable, la féminisation des filières scientifiques…

    Peser sur le politique

    Plus généralement, les patrons comptent faire valoir leurs propositions à quelques mois de la présidentielle. Elles sont très tranchées. « Nous n’en sortirons pas autrement que par une attaque violente et frontale des lignes de dépenses budgétaires » balance Stéphane Benhamou, partant du principe que les entrepreneurs font déjà assez d’effort.

    « Les dépenses de l’État ne sont plus supportables et la mise en œuvre ne peut en aucune manière être de la responsabilité financière des entreprises » estime-t-il, dénonçant le gel de l’allègement des « charges » sociales, « 11 milliards d’euros prélevés soit 550 euros par salarié ». Pas un mot sur les 112 à 166 milliards d’aides de l’État par an, tous dispositifs compris, selon les travaux d’une commission d’enquête sénatoriale, rendus publics en juillet 2025. Mais une certitude, revoir le montant du Smic à la hausse de façon anticipée, sujet qui devrait être tranché le 5 novembre, n’est pas envisageable. « Nous ne sommes pas contre l’augmentation des salaires, bien au contraire », assure le responsable du Medef Sud, qui se dit préoccupé par « la pérennité des entreprises et les équilibres économiques qui sont entamés ». Et de déplorer l’impuissance d’un pouvoir exécutif et législatif « dépassé, hors sol ». Son credo : « Notre pays doit prendre en compte que le fait économique rythme le développement social, sociétal, environnemental. L’entreprise doit être priorisée. » Raisons pour lesquelles, du RN à LFI, les représentants locaux des candidats sont invités à débattre le 19 novembre à Marseille. Ces « remontées de terrain », permettront au Medef d’affiner sa position au national.

  • À Saint-Martin-de-Crau, les entreprises comptent leurs pertes après les intempéries

    À Saint-Martin-de-Crau, les entreprises comptent leurs pertes après les intempéries

    Le trait brunâtre présent sur tous les murs de cette entreprise saint-martinoise ne laisse aucun doute sur le niveau que l’eau a atteint, la semaine dernière : presque un mètre. La moisissure s’est développée par endroits, malgré les déshumidificateurs industriels déployés dans les locaux. ça et là, de petites caisses de documents ou de câbles jonchent le sol. Un moindre mal comparé aux armoires d’automates industriels en fabrication qui ont été perdues dans l’entreprise Master Systèmes, visitée par le préfet, Jacques Witkowski, mardi.

    « Vous aviez de l’eau jusque-là », indique à hauteur de hanches Stéphane Paglia, cogérant de l’entreprise et président de la Chambre de commerce et d’industrie du pays d’Arles. Les dégâts sont encore en cours de chiffrage, contrairement à ceux de leurs voisins orthoprothésistes et de leurs 17 salariés. « Les archives et l’informatique ne sont pas touchés, mais la production est à l’arrêt avec 200 000 euros de machines à remplacer », explique Julien Renaudot, gérant de Podo orthèse de la Crau. Mais le pire est à venir, après le nettoyage. Outre les machines « introuvables », le gérant déplore « 75 000 euros de marchandise perdue » dont il attend de savoir si l’assurance rembourse au prix de vente ou de revient.

    La préfecture en médiateur des assurances

    « On s’attend à devoir bosser deux semaines gratuitement. On est en mode survie là, l’iceberg trésorerie fond et on veut juste reprendre le boulot », conclut Julien Renaudot. « Si vous avez besoin d’une médiation avec l’assurance, on est là pour ça », lui répond le préfet Jacques Witkowski. Le haut fonctionnaire explique, lors de la visite, que les services de l’État sont « votre point d’entrée pour l’étalement des dettes fiscales et sociales, de même que l’étalement bancaire en lien avec la Banque de France ». Le préfet complète en indiquant que l’arrêté de catastrophe naturelle doit être « pris dans les 24 heures ».

    Interrogé sur la fiabilité des assurances, Jacques Witkowski se veut rassurant : « La Caisse nationale de réassurance est un élément central dans la gestion de crise qui permet aux assurés de faciliter le paiement. » Bien qu’il s’agisse de contrats privés, «  il peut apparaître des litiges ou contestations sur lesquelles nous pouvons intervenir ».

    La CCI du pays d’Arles a ainsi programmé un rendez-vous dédié aux entreprises touchées. « Cela permettra d’expliquer tous les dispositifs qui existent », y compris « une aide psychologique », détaille Stéphane Paglia. Comme un « guichet unique pour que l’activité économique reprenne le dessus sur les événements », d’après la maire Séverine Dellanegra (SE), dans « l’idée de faire du sur-mesure et de réunir tous ceux qui peuvent apporter des réponses dans leur champ de compétence », selon le conseiller régional Cyril Juglaret (LR). Le rendez-vous est donné à la CCI du pays d’Arles jeudi à 18h.

  • Martigues : au chevet des commerces et entreprises touchées par les inondations

    Martigues : au chevet des commerces et entreprises touchées par les inondations

    Placardée sur la vitrine, une affiche signale : « Fermés pour cause d’inondations ». Dans la rue Lamartine, les commerces rouvrent au compte-goutte, mais l’ambiance est morose. Des cartons posés à même les pavés témoignent des pertes dans les magasins.

    Chantal a été plutôt épargnée, bien que l’eau soit montée d’une quinzaine de centimètres dans sa boutique Génération junior, pourtant surélevée. « On habite au-dessus, donc on a pu réagir vite et aller mettre notre stock en hauteur », explique-t-elle. Sa fille, en revanche, a eu moins de chance. Ouvert il y a peu, son magasin « est foutu ».

    Désormais, les commerçants attendent le passage de l’expert en assurance. Magalie, propriétaire du magasin de prêt-à-porter La Cigale, n’a pas encore de date précise. « Ils sont sous l’eau, même s’ils donnent la priorité aux professionnels. » Si la Ville de Martigues ne peut pas encore précisément chiffrer le nombre de sinistrés, près de 800 demandes de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle ont déjà été formulées. Un record. Les maires ont obtenu une procédure accélérée auprès du Préfet pour obtenir cet arrêté qui facilitera toutes les démarches. La commission interministérielle doit se tenir le 27 octobre. En rendez-vous avec Jacques Witkowski jeudi, Gaby Charroux (PCF) a également plaidé pour obtenir un bureau d’experts des assurances centralisé pour dépêcher le retour à la normale.

    En attendant, une permanence de la Chambre de commerce et d’industrie est ouverte aux commerçants et aux entrepreneurs au sein de l’hôtel de ville. L’élu de l’organisme Philippe Berutti détaille : « On va recueillir leurs doléances et faire un état des lieux pour leur apporter des solutions, soit de financement, soit aller pousser auprès des collectivités pour obtenir des aides. L’idée, c’est de leur montrer qu’ils ne sont pas seuls. »

  • Gérald Darmanin en service après fiasco

    Gérald Darmanin en service après fiasco

    Suite à la bérézina de samedi dernier, les ministres défilent dans la cité phocéenne, dont une bonne partie du centre-ville a été mise à sac en marge de la manifestation. Après Laurent Nunez pour l’Intérieur, descendu de Paris lundi soir et bien vite reparti, c’était au tour du garde des Sceaux, Gérald Darmanin, de relayer l’intransigeance gouvernementale, ce mercredi 21 octobre, devant le tribunal judiciaire de Marseille.

    Il a tenu à rendre hommage aux agents de son ministère qui, « tout ce week-end, depuis 48 heures », se sont démenés pour faire « fonctionner de façon excellente le service public de la Justice », ose-t-il, quand sous l’ère Macron 1 puis 2, les fonctionnaires n’ont eu de cesse d’être attaqués, « dégraissés » et méprisés. Avec 2 500 gardes à vue au niveau national, il a fallu « qu’on double, voire qu’on triple le nombre de comparutions immédiates », poursuit le ministre, fier d’annoncer que 917 personnes ont été « déferrées avec poursuite », au point qu’à Marseille, Lille, Bordeaux ou Toulouse, « tous les dépôts sont pleins ». Et ce sans impacter les affaires courantes, assure Gérald Darmanin.

    Sur le profil de ces personnes interpellées, elles n’ont, en majorité, « jamais connu de casier judiciaire », précise-t-il, et font l’objet de peines sévères « prononcées et suivies par les magistrats du siège ». Et de donner l’exemple de cet homme de 34 ans, inconnu des services de police ou de justice, qui a volé des chaussures dans un magasin, à Marseille, et a écopé de trois mois ferme. « Ils ne voient pas le problème. Parfois, ils ont volé en famille. Il y a des gens qui sont désocialisés, mais aussi beaucoup qui ont un travail », s’étonne-t-il.

    La faute aux autres

    Selon lui, le phénomène reste lié à « des gens de moins en moins citoyens », à une série de « dysfonctionnements » de l’immigration, de l’intégration, de l’éducation, des parents voire de l’économie, avec, en bout de chaîne, « des policiers, puis des magistrats, puis des agents pénitentiaires qui se chargent des personnes qui ont de graves difficultés ».

    Sur l’absence mortifère de dialogue social, s’il reconnaît « qu’il est important d’écouter les manifestants », ce n’est pas son « travail » de ministre de la Justice, estime-t-il. Il laisse « à d’autres le soin d’avoir un avis sur la société », renvoyant le débat à la « campagne présidentielle qui arrive », où il « espère que ce sera l’occasion d’en parler ».

    Pour les victimes des pillages, il promet « d’aider les commerçants, employeurs, entrepreneurs, employés à pouvoir survivre à ces moments extrêmement difficiles ». Avec le patronat, la Confédération des buralistes, la Fédération de commerce, il entend « ouvrir la porte des tribunaux des affaires économiques pour les accompagner » et « compléter avec ce que fait le ministère de l’Économie et des Finances ».

    En marge de cette visite, le maire, Benoît Payan (DVG), qui a fait le déplacement au tribunal et a bénéficié d’une accolade marquée de Gérald Darmanin, a lui tenté de répondre aux angoisses d’une commerçante de la rue Montgrand (6e), Marjorie, encore émue des exactions de samedi dernier. « Je suis restée surveiller et protéger ma boutique, moi-même, jusqu’à 2h du matin, parce qu’on n’avait pas le choix », témoigne-t-elle tout en affichant son soutien aux manifestants. « J’entends la colère des lycéens, des Gilets jaunes, mais que va-t-on faire ce samedi ? », demande-t-elle à l’élu.

    « Je ne veux pas que les Marseillaises et les Marseillais courent le moindre risque, répond Benoît Payan. Je ne peux pas dire aux gens : “Allez, ouvrez votre commerce, faites comme si tout allait bien, la vie continue.” Je ne sais pas ce qui va se passer. Vous vous rendez compte ? Je suis maire de Marseille, je suis à l’aveugle. »

    Dans l’attente d’une décision concertée avec le préfet, l’édile se rend à Matignon, ce jeudi, où il sera reçu aux côtés de ses homologues parisien et lyonnais. Il ne s’agira pas là de causer sécurité, mais d’obtenir des garanties fortes pour les victimes et surtout d’évoquer le fond politique. « Quand on reste sourd et aveugle à ce qui se passe dans son pays et quand on s’amuse à monter les uns contre les autres, à la fin, on en paie le prix. Il faut une sortie de crise, c’est-à-dire écouter les demandes légitimes de celles et ceux qui manifestent », assène-t-il.

  • Au Vélodrome, TotalEnergies défend sa stratégie

    Au Vélodrome, TotalEnergies défend sa stratégie

    Lors de la conférence à laquelle la directrice France de TotalEnergies a participé, les échanges ont tourné autour de la réindustrialisation et des défis auxquels le secteur de l’énergie est confronté. Interrogée sur l’annonce de la libération de stocks stratégiques de gazole par Sébastien Lecornu, mercredi soir, la directrice France de Total a affirmé que « le gouvernement cherche à soutenir, à travers cette mesure, le pouvoir d’achat des Français ».

    Elle n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler la politique de blocage des prix mise en place par Total : « Nous l’avons fait aussi avec le blocage des prix à la pompe. » Malgré tout, la flambée des prix du carburant engendre encore des difficultés financières pour de nombreux foyers. La directrice reconnaît d’ailleurs cet écueil : « Depuis le début du mois de septembre, il y a eu une baisse de la consommation d’énergie, qui est en partie subie. Étant donné les prix du carburant, certaines personnes ne peuvent plus faire le plein de leur voiture. »

    Bénéfices records

    Une réaction qui paraît en décalage avec les bénéfices historiques enregistrés par le groupe TotalEnergies depuis le début d’année. L’entreprise a réalisé pas moins de 11,2 milliards de dollars de profits au premier semestre, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et de crise énergétique. De quoi rappeler la proposition du secrétaire national du PCF et candidat à la présidentielle, Fabien Roussel, de nationaliser TotalEnergies afin de « protéger le pouvoir d’achat des ménages face à la crise énergétique », en réduisant drastiquement le prix du carburant tout en réorientant la stratégie de l’entreprise vers des « objectifs écologiques ».

  • Marseille : les patrons se réunissent pour discuter de leur avenir

    Marseille : les patrons se réunissent pour discuter de leur avenir

    Le thème du 26e forum des entrepreneurs organisé par l’UPE 13, qui se tiendra le jeudi 8 octobre au stade Vélodrome, est Future(s). Les débats tourneront autour des grandes transformations de l’époque qui redessinent l’économie. L’IA et les nouvelles technologies, la souveraineté économique ou la réindustrialisation font partie des questions qui seront couvertes dans les différentes interventions.

    Le but de l’évènement est de multiplier les espaces de dialogue sous différents formats afin de permettre aux entreprises de continuer à se développer dans un environnement en mouvement. « Les acteurs du monde économique sont en attente de prises de parole dans ce contexte compliqué. Nous cherchons à actionner des leviers pour trouver des solutions et ainsi bâtir l’avenir que nous voulons pour nos territoires, nos entreprises et aussi nos enfants », développe Jean-Christophe Amarantinis, élu président de l’UPE 13 en mai 2026. Il insiste également sur la nécessité de rendre hommage aux chefs d’entreprise. « L’objectif est de leur donner des perspectives, des voies de passage et de participer à élargir leur réseau », poursuit celui pour qui ce sera la première édition en tant que président.

    « Des entrepreneurs

    en grande difficulté »

    Parmi les intervenants notables prévus au programme, Aurore Bergé, ministre chargée de l’égalité femme-homme et de la lutte contre les discriminations participera à une table ronde sur la féminisation du milieu de l’entreprise, Nicolas Isnard, président de la Métropole abordera la fiscalité et les difficultés budgétaires des entreprises, ou encore Dimitri Payet qui évoquera la performance et la capacité à durer.

    « Le choix de ne pas avoir de grands patrons nationaux au forum cette année est volontaire afin d’orienter le contenu des discussions sur les talents et les forces vives du territoire », ajoute Catherine Vales, directrice générale de l’UPE 13, malgré la présence d’Isabelle Patrier, directrice France de Total Énergies, au centre de l’actualité actuellement avec l’explosion des tarifs du carburant.

    Le président de l’UPE 13 dénonce par ailleurs « le climat anxiogène » pour les entrepreneurs : « Ces derniers temps, c’est compliqué de s’engager, de se projeter et d’investir. Ils font face à des dangers multiples comme l’instabilité politique en France , les conflits internationaux et la hausse des prix du carburant ».

    Infos à retrouver sur : forum-des-entrepreneurs.com/page/accueil

  • Le Passage des créateurs de retour aux Docks Village

    Le Passage des créateurs de retour aux Docks Village

    Aquarelles pour décorer les chambres d’enfants, chapeaux et casquettes upcyclés, jeux et jouets en bois, bijoux, créations végétales… Quelque 14 créateurs participent au Passage des créateurs, une boutique éphémère qui s’ouvre ce jeudi 1er octobre et jusqu’au 31 décembre aux Docks Village à la Joliette (2e).

    L’idée : proposer une mode durable et des objets « made in chez nous » mais aussi permettre à ces entrepreneurs fragiles de se soutenir dans un contexte économique particulièrement difficile.

    Se serrer les coudes

    « Nous avons lancé cette initiative après le confinement. Notre rôle, c’est d’aider les professionnels de la mode et les petits créateurs dans leur développement », explique Jocelyn Meire, le fondateur de Fask et président de Mode in Sud. Cette vitrine commune permet de jouer collectif et de se différencier « même si nous ne sommes pas à armes égales dans la bataille que nous menons face aux mastodontes chinois » précise-t-il.

    Rencontrés en pleine préparation de leurs corners, créateurs et créatrices, dont chacun va se relayer pour tenir la boutique, témoignent des bénéfices de l’opération pour leur activité. « Nous avons des fidèles, des clients qui viennent nous voir à ce moment-là » se réjouit Léïla qui vient pour la troisième fois des Pennes-Mirabeau avec sa marque « L’arbre à papa » et propose des cadres végétaux et autres objets déco avec des plantes séchées stabilisées. De quoi également toucher un autre public pour ceux qui n’ont pas pignon sur rue et créer des collaborations…

  • Foire internationale de Marseille : un village dédié aux entrepreneurs

    Foire internationale de Marseille : un village dédié aux entrepreneurs

    Ainsi, 12 projets ont été sélectionnés préalablement : un jeu de plateau mêlant échecs et football, un fabricant de pâtes à tartiner salées, des kits DIY de mosaïque fabriqués à Marseille, une bâche photovoltaïque permettant de recharger sa voiture, ou encore une plateforme de co-voiturage proposant de prêter son volant de manière encadrée. Chaque visiteur peut voter pour son innovation favorite, afin d’élire le « coup de cœur du public ». Le gagnant se verra offrir un stand sur l’édition prochaine de la Foire. À visiter ce week-end, de 10h à 20h sur l’esplanade 1.

  • Métropole Aix-Marseille : la CGT appelle à la raison, le patronat inquiet

    Métropole Aix-Marseille : la CGT appelle à la raison, le patronat inquiet

    Une nouvelle fois, la Métropole Aix-Marseille se retrouve dans une impasse, suite à l’échec du vote pour imposer 53 millions d’euros de coupes dans sa dotation de solidarité aux communes, lors du conseil du 10 septembre dernier. Tandis que le budget modifié par l’assemblée doit retourner devant la chambre régionale des comptes, la CGT des agents métropolitains appelle les élus, dans une lettre ouverte qui leur est adressée ce lundi, « à revenir à la raison et aux responsabilités pour lesquelles vous avez sollicité le suffrage des habitants de notre territoire ».

    « Depuis des mois, les agents métropolitains survivent sans budget, sans perspectives, sans réponses, sans missions, dans une insécurité permanente et avec un grand sentiment d’être méprisés », dénonce le syndicat, qui s’indigne de voir les fonctionnaires territoriaux faire les frais de cette crise métropolitaine.

    Tandis que la « Métropole des maires » promise par son président (LR) Nicolas Isnard se perd dans l’arbitrage entre les communes de ses coupes budgétaires, « la Métropole cesse progressivement d’être un projet collectif pour devenir un lieu de négociation entre intérêts particuliers », s’inquiète la CGT.

    L’UPE 13 contre les impôts

    Alors le syndicat répète son aspiration à « l’élaboration d’un projet commun digne des services publics » et lance un appel à « tourner la page des divisions stériles ». « Les agents métropolitains, qui œuvrent chaque jour pour faire vivre nos services publics, méritent mieux que l’incertitude », partage la lettre ouverte.

    De son côté, c’est à travers un communiqué publié également ce lundi que l’Union pour les entreprises des Bouches-du-Rhône (UPE 13), la branche locale du Medef, dénonce les hausses de 26 millions d’euros d’impôts votées pour 2027. « Les entreprises contribuent déjà à la fiscalité économique à la Métropole. Elles prennent leur part, et largement, écrit son président Jean-Christophe Amarantinis. Nous comprenons les contraintes budgétaires, mais leur réponse ne peut pas être de solliciter toujours davantage ceux à qui nous demandons parallèlement d’investir, de recruter et de décarboner. » L’organisation patronale rappelle le refus explicite du préfet d’augmenter les taux de cotisation foncière au moment d’arrêter le budget de l’intercommunalité, le 16 juin, et souligne que la fiscalité économique contribue déjà à hauteur de 900 millions d’euros aux finances métropolitaines.

    Si l’UPE 13 réclame une stabilité des taux et une maîtrise des dépenses, elle n’en demande pas moins de préserver les investissements structurants de la Métropole. Ceux-là même dont le fonctionnement pèse aujourd’hui sur les budgets de l’institution. Et de demander à son président « de la visibilité et des réponses concrètes » lors de sa venue au Forum des entrepreneurs, le 8 octobre.

  • Les nuages s’amoncellent dans le ciel des artisans provençaux

    Les nuages s’amoncellent dans le ciel des artisans provençaux

    La rentrée 2026 s’annonce difficile pour l’artisanat régional. C’est le principal enseignement de la 5e enquête de conjoncture menée par l’Observatoire économique de la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) Provence-Alpes-Côte d’Azur auprès de 2 007 chefs d’entreprise, du 15 juin et le 6 juillet. Dans un territoire qui compte 265 000 entreprises artisanales, représentant près de 400 000 actifs et 20 % du PIB régional, les indicateurs passent petit à petit au rouge.

    « La situation est très préoccupante. Chaque rentrée est compliquée, mais celle-ci l’est particulièrement », résume le président de la CMA Paca, Yannick Mazette, qui pointe à la fois le contexte économique, les tensions internationales et les incertitudes politiques comme freins à l’investissement et à la projection des entreprises.

    Premier enseignement : l’activité se dégrade. Au premier semestre 2026, 43% des artisans déclarent une baisse d’activité, soit treize points de plus qu’en 2023, et près de six sur dix jugent leur niveau d’activité insuffisant. La principale difficulté (46%) reste l’absence de clientèle ou de débouchés. Les difficultés financières arrivent ensuite, évoquées par 26% des chefs d’entreprise. Seuls 20% affirment ne rencontrer aucun problème particulier.

    Le défi de la transmission

    Dans ce contexte, l’inflation (seulement 1,7% en moyenne sur les huit premiers mois de l’année) demeure un sujet de préoccupation majeure : six artisans sur dix se disent fortement impactés par la hausse du coût des matières premières et 55% par celle du carburant. Pour absorber ces surcoûts, 49% ont réduit leurs marges. Conséquence directe, les projets ralentissent. Seuls 24% des artisans envisagent d’investir au second semestre (moins sept points en un an). Les investissements prévus concernent avant tout le renouvellement des équipements.

    Malgré tout, l’emploi résiste : 84% des entreprises ont maintenu ou augmenté leurs effectifs et 66% des artisans anticipent une activité stable ou en hausse dans les prochains mois.

    L’étude met également en lumière le défi de la transmission. Aujourd’hui, 27% des dirigeants ont plus de 55 ans, soit près de 62 000 personnes, un chiffre qui a quasiment doublé depuis 2016. 8%des artisans envisagent de céder leur entreprise à court terme, soit environ 19 000 sociétés concernées. Pourtant, seul un artisan sur dix dirige une entreprise qu’il a lui-même reprise. La principale difficulté reste la recherche d’un repreneur adapté.

    Pour renforcer son accompagnement, la CMA Paca lancera, cet automne, deux nouveaux dispositifs : l’Artisanat Tour, un bus itinérant qui parcourra les six départements de la région jusqu’au printemps 2027, et le Pass CMA Liberté, une offre d’accompagnement donnant accès à des conseils d’experts, des formations et un suivi personnalisé.