Tag: Enquête

  • Harcèlement de rue : les élus nîmois ouvrent l’enquête

    Harcèlement de rue : les élus nîmois ouvrent l’enquête

    « On trouve insupportable que les femmes se sentent restreintes dans leurs activités quotidiennes », lance Marianne Bernede, adjointe à la ville de Nîmes pour l’égalité et contre les discriminations. Alors, face au harcèlement de rue, un groupe d’élus principalement composé de femmes a tenu à prendre le problème à bras-le-corps. Le 27 juillet dernier, une enquête concernant ces comportements a été lancée, appelant les femmes nîmoises à témoigner. En seulement deux jours, l’enquête a atteint les 700 entrées, « ce qui n’était jamais arrivé pour une enquête sur le site de la ville », explique l’adjointe.

    Élaborée par plusieurs élus, cette enquête vise avant tout à mettre la lumière sur ce fléau. « L’idée, c’est qu’on en parle, sourit Marianne Bernede. Parce qu’avant d’être un problème de sécurité, c’est un problème de société. »

    Selon les données fournies par l’application anti harcèlement de rue, Umay, la période estivale est propice à une augmentation du nombre de ces atteintes. L’application en enregistre 30% de plus à l’approche des chaleurs de l’été, « lorsque les femmes ont l’outrecuidance de porter des petites robes légères », ironise l’élue. L’enquête vise donc également à faire le point à Nîmes, avant d’envisager de « répondre localement », ajoute-t-elle.

    Rentrer sans crainte

    Grâce aux réponses données dans le cadre du questionnaire, l’équipe municipale compte mettre en place un dispositif de raccompagnement, permettant aux femmes de ne plus avoir peur de sortir le soir.

    Des bus à horaires fixes en soirée ou encore des taxis collectifs, les modalités d’un tel dispositif ne sont pas encore fixées. La municipalité compte d’ailleurs sur les Nîmoises volontaires pour prendre part à des ateliers de réflexion autour de la question. « Nous, ce qu’on veut, c’est écouter les gens », complète l’élue.

    Après l’instauration du dispositif Angela en 2021, la Ville de Nîmes souhaite élargir la protection des femmes sur son territoire. « On veut que ça puisse aider les femmes au quotidien à se sentir plus à l’aise dans leur ville », conclut l’élue. L’enquête est disponible sur le site je-participe.nîmes.fr et se poursuit jusqu’au 27 septembre prochain.

  • [C’est l’été] Avec l’Insee, la statistique de l’emploi au contact du terrain

    [C’est l’été] Avec l’Insee, la statistique de l’emploi au contact du terrain

    En ce jeudi soir de juillet, Christicna Giorgetti a enfin réussi à organiser l’un des derniers rendez-vous de la « grappe » qu’elle doit interroger. « C’est un couple de soignants, disponibles seulement à partir de 20h, ils pensaient que c’était trop tard pour moi… » témoigne-t-elle. Au total, l’enquêtrice de l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) devait rencontrer, en trois semaines, quelque 26 ménages tirés au sort parmi les habitants de Gémenos dans le cadre de l’enquête sur l’emploi, le chômage et l’inactivité. « La plus grosse enquête de l’Insee, la plus connue », sourit-elle.

    Depuis 1950 en effet, les enquêteurs de l’institut viennent interroger une série de ménages pour mesurer les évolutions de l’emploi et du chômage à l’échelle nationale. « C’est une enquête que nous essayons de garder relativement stable, même si nous nous adaptons aussi aux évolutions du marché du travail, explique Laura Castell, la cheffe de la division emploi au siège de l’Insee à Montrouge (Hauts-de-Seine). Depuis cinq ans, nous avons des questions sur le télétravail, qui était marginal avant. » Encadrés par les directions régionales, ce sont des enquêteurs contractuels – 40 en région Provence-Alpes-Côte d’Azur – qui vont à la rencontre des familles tirées au sort dans des secteurs géographiques déterminés.

    Face aux défiances

    de la société

    « La première chose que je fais, c’est de vérifier si les personnes habitent toujours au même endroit », raconte Christina Giorgetti. Après cette tournée de quelques heures, elle va alors les contacter par courrier puis téléphone et organiser un premier rendez-vous, en face-à-face. Un véritable parcours d’obstacles parfois, quand bien même ces enquêtes sont obligatoires. « La principale difficulté c’est l’accès, témoigne Marjorie Martin, cheffe de la division enquêtes ménages dans la région. Dans le 9e arrondissement de Marseille avec les résidences sécurisées, il faut plusieurs allers-retours pour pouvoir entrer… » Mais il faut aussi faire avec la défiance et des contextes sociaux parfois difficiles. « Nous avons deux enquêtrices dans les quartiers Nord qui connaissent très bien le secteur, elles ont leurs astuces pour éviter les situations de danger dans les endroits les plus sensibles, poursuit la responsable. Elles y vont le matin quand c’est plus calme s’il y a un point de deal, ne disent pas qu’elles sont enquêtrices mais qu’elles réalisent une étude, certaines ne montrent pas leur carte, parce qu’il y a la Marianne… » Au moindre risque, un droit de retrait leur est accordé. « En règle générale je suis bien accueillie, même si on m’a déjà dit que ce n’est pas normal que ce soit obligatoire, raconte de son côté Christina Giorgetti. Mais quand j’explique l’intérêt de l’enquête, ces personnes s’excusent ! » D’autant plus que cette défiance ne connaît pas de frontières. « Depuis de nombreuses années, les taux de réponse dans de nombreux pays européens ont beaucoup baissé, mais c’est moins le cas en France », précise Laura Castell.

    L’enquêtrice peut alors dérouler le questionnaire sur sa tablette, du niveau d’études au nombre d’heures travaillées ou aux différentes démarches pour chercher un emploi, selon les situations. Un échange d’un quart d’heure, pour chaque personne du foyer. Puis dans les coulisses, les premiers questionnaires sont relus avant le travail global de vérification face aux potentielles incohérences pointées par le logiciel et, au niveau national, l’anonymisation complète, le redressement statistique. Chaque trimestre, pendant 18 mois, les ménages sélectionnés seront réinterrogés pour savoir si leur situation a évolué, cette fois en ligne ou par téléphone. Au total, 90 000 personnes sont questionnées à chaque fois. « Cela nous donne des possibilités d’analyse très importantes, sourit Laura Castell. Nous publions les indicateurs phares du marché du travail une fois par trimestre et par an, mais aussi des données sur le travail, la formation… » Ainsi ce lundi le Premier ministre Sébastien Lecornu a-t-il dû assurer ne pas être « dans le déni », après la publication des derniers chiffres de l’Insee : le chômage a atteint son plus haut niveau depuis le Covid, alertait vendredi l’institut. Ces chiffres s’invitent aussi dans les politiques publiques : « Depuis la réforme sur le “plein-emploi“, le niveau des indemnisations des allocations-chômage dépend du taux que nous mesurons », explique Laura Castell.

  • Loups abattus dans les Hautes-Alpes, One voice participera au procès

    Loups abattus dans les Hautes-Alpes, One voice participera au procès

    Alors qu’à l’issue d’une enquête de près d’un an, la procureure de Gap, Marion Lozac’hmeur, a annoncé jeudi que trois personnes seront jugées pour avoir abattu illégalement neuf loups dans les Hautes-Alpes, l’association One Voice a annoncé dans un communiqué être « partie prenante de la procédure ». « Neuf loups dans un seul département, et pendant ce temps, 85 autres ont été tués légalement en France depuis janvier, sur un plafond national de 227 pour une population estimée à 1 082 individus, très loin du seuil de viabilité que les scientifiques situent a minima entre 2 500 et 5 000 », s’indigne-t-elle.

    Pour One Voice, « le système marche à l’envers » avec « un éleveur indemnisé dès lors que la responsabilité du loup “n’est pas écartée” et ce sont ces mêmes constats qui servent ensuite à justifier les tirs ». Et de demander que « la logique soit inversée ».

    Dans les Hautes-Alpes, les investigations avaient débuté en avril 2025 « à la suite d’un signalement d’atteintes à la faune sauvage » dans le nord du département, explique la procureure dans un communiqué sur ce « vaste coup de filet contre le braconnage des loups ».

    Une espèce protégée

    Des mesures de surveillance sont alors mises en place par l’Office français de biodiversité (OFB), qui permettent de découvrir « des dispositifs de captation d’images installés à proximité d’une habitation ». Presque un an plus tard, le 28 mars 2026, au cours d’une de leurs observations sur ce site, les inspecteurs de l’environnement font des constatations leur laissant présumer qu’un loup vient d’être abattu « en dehors de tout cadre légal ». Le lendemain, OFB et gendarmes perquisitionnent et tombent sur un charnier d’animaux, vraisemblablement destiné à servir d’appâts, de « nombreuses » armes à feu et même un cadavre de loup.

    Mardi, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de trois personnes, placées en garde à vue puis sous contrôle judiciaire dans l’attente d’un procès devant le tribunal correctionnel en janvier 2027. Elles devront répondre de « destruction et de complicité de destruction illégale d’espèce protégée ».

    Six autres personnes ont par ailleurs été entendues en audition libre. En France, l’abattage de loups est encadré par la loi, l’espèce restant toujours protégée. Il est interdit en milieu naturel, sauf aux fins de défense des troupeaux. Des « tirs de prélèvement » sont autorisés avec un nombre maximum de bêtes pouvant être abattues.

  • Alès, l’enquête sur les menaces reçues par Christophe Rivenq se poursuit

    Alès, l’enquête sur les menaces reçues par Christophe Rivenq se poursuit

    Depuis le mardi 21 juillet, le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco) s’est saisi de l’affaire qui secoue la ville d’Alès et son maire, Christophe Rivenq, depuis une dizaine de jours. Pour rappel, le 16 juillet, ce dernier a reçu une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm dans sa boîte aux lettres. Celle-ci était accompagnée d’inscriptions menaçantes taguées sur le mur de son domicile. Le tout signé « DZ NG », pour DZ Mafia Nouvelle génération, en référence au groupe criminel marseillais éponyme qui se serait installé dans la ville du Gard depuis l’été 2025. Quelques jours après ce premier épisode, dans la nuit du 20 au 21 juillet, le maire était exfiltré de son domicile par le Raid après la remontée d’une menace évoquant la possible présence d’une voiture piégée, une information non confirmée à ce stade. Dès le mercredi 22 juillet, une vidéo montrant des personnes cagoulées se revendiquant de la DZ Mafia était diffusée sur les réseaux sociaux pour nier toute implication du groupe criminel. Cependant, Le Pnaco a indiqué à l’AFP n’avoir « aucune confirmation à donner à ce stade » sur l’authenticité de cette vidéo.

    « Éradiquer le narcotrafic »

    « Les menaces, pour moi, sont réelles et il faut les prendre avec sérieux et gravité, a confié lundi à l’AFP le procureur d’Alès, Abdelkrim Grini. Un palier grave a été franchi, puisqu’on s’en prend à un élu de la République qui fait son travail et rien que son travail. » Pour « éradiquer le narcotrafic », poursuit le procureur, « il faut s’en donner les moyens. Il ne faut pas se résigner, il faut rester déterminés et mener une véritable guerre contre le narcotrafic ».

    De son côté, Christophe Rivenq a pris part à la cérémonie de prise de fonction de la nouvelle sous-préfète d’Alès, Lucie Roesch, le 27 juillet. « J’ai reçu des centaines, des milliers de messages de solidarité », a-t-il confié à l’AFP. L’élu a également assuré poursuivre sa « tâche » : « Il y a beaucoup d’inquiétude. Mais la sécurité est au top et la vie continue. On s’en sortira. »

    Le 28 juillet, le maire d’Alès a assuré son traditionnel live sur Facebook, un rendez-vous qu’il propose tous les derniers mardis du mois et dans lequel il a déclaré : « Je ne m’exprimerais pas sur l’affaire en cours, pour beaucoup de raisons que vous comprendrez plus tard. »

  • Tichadou investigation, l’émission qui remet au centre le lien social à Port-de-Bouc

    Tichadou investigation, l’émission qui remet au centre le lien social à Port-de-Bouc

    Bonsoir à tous et bienvenue dans le 20h spécial Tichadou investigation. » Le ton y est pour cette émission réalisée par les ados du centre social Tichadou durant cette semaine passée et terminée vendredi.

    Au programme, « une enquête consacrée au rôle des centres sociaux : comment accompagnent-ils les habitants au quotidien et quels sont les défis auxquels ils font face », annoncent les deux speakerines, promettant reportages et témoignages.

    La directrice Yannick Combaluzier en est. « C’est la troisième année de notre cycle d’éducation aux médias, après le travail de presse écrite et photo l’été dernier », explique-t-elle. « Ce travail permet à l’ado de questionner l’info à laquelle il est exposé sur les téléphones », reprend-elle, mais aussi « de parfaire son expression orale et sa posture », selon la directrice.

    Le réalisateur Alexandre Mameli, venu pour la 10e fois au centre social, leur avait proposé trois thèmes. Les ados ont retenu le centre social car « ça nous concerne plus », justifie Kella, qui rentre en 1ère au lycée.

    « Faire les interviews c’était de la patate »

    Tous les rôles ont été distribués et échangés. « J’ai pris la caméra, le son au casque, monté le fond vert, mis les lumières », liste Sofiane, 13 ans. Mais sa partie préférée était de faire les interviews : « C’était de la patate », dit-il. Kella a préféré filmer et faire la voix off. « C’était un peu un mélange entre poser ma voix et parler normalement », détaille-t-elle.

    L’émission complète est disponible sur la page Facebook du centre social.

  • Le maire d’Alès visé par des menaces signées « DZ Mafia »

    Le maire d’Alès visé par des menaces signées « DZ Mafia »

    Le message est clair. Jeudi dernier, l’épouse du maire d’Alès, Christophe Rivenq (LR), découvre dans leur boîte aux lettres une enveloppe marquée d’insultes et de menaces de mort visant son mari, avec à l’intérieur deux balles de 9 mm. Des tags injurieux et menaçants étaient également retrouvés sur les murs de leur domicile. Le tout signé « DZ NG », pour « DZ Mafia Nouvelle Génération ». Une appellation interprétée par certains spécialistes comme le signe d’une recomposition du pouvoir entre les principaux leaders du groupe criminel marseillais DZ Mafia, et qui semblerait s’être progressivement implantée à Alès depuis l’été dernier, notamment dans le quartier des Cévennes.

    Quelques jours après, lundi 20 juillet, Christophe Rivenq était exfiltré de son domicile par le RAID après le signalement d’une nouvelle menace et la suspicion d’une voiture piégée. Le soir même, des mesures de protection renforcées du maire étaient prises à la demande du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Le parquet anti-criminalité organisée s’est saisi de l’enquête, tandis que le 22 juillet, une vidéo tournée par des membres se réclamant de la DZ Mafia et niant sa responsabilité était publiée sur les réseaux sociaux. Cette démonstration de force intervient dans un contexte de fortes pressions exercées localement par les forces de l’ordre contre le narcotrafic. Interrogée par Le Monde au sujet des violences qui se sont multipliées ces derniers mois dans la commune gardoise, une source policière souligne que « la DZ NG est active sur Alès. Et on connaît la dangerosité de cette organisation et leur capacité à faire monter des jeunes endoctrinés sur leurs actions violentes ». Dans une vidéo publiée sur Facebook, Christophe Rivenq s’est montré déterminé à poursuivre avec « la même fermeté » son combat contre le narcotrafic.

    « Je resterai debout »

    « Je resterai debout parce que, ce faisant, c’est la République qui reste debout », affirme-t-il, avant d’appeler à renforcer le pouvoir des élus pour leur permettre « d’être encore plus actifs pour protéger nos concitoyens ».

    Rapidement, l’élu a reçu des témoignages de soutien de la part de la présidence de la République, du Sénat et du gouvernement, mais aussi de nombreux élus locaux. Dès le 17 juillet, Paul Planque, élu d’opposition (PCF) à Alès, affirmait dans un communiqué la nécessité de faire preuve « d’unité et de fermeté » face à des actes d’une telle gravité. « La peur ne doit jamais dicter nos choix, ni faire reculer celles et ceux qui accomplissent leur mission avec courage. » Des communiqués de soutien ont également été diffusés par la section d’Alès du PCF, par le maire de Sète Hervé Marquès (LR) ou encore par les Écologistes du Gard, ces derniers affirmant que « la réponse à ce défi doit être à la hauteur de l’urgence et ne saurait se réduire à une logique sécuritaire répressive qui, comme le montre l’exemple des opérations “place nette”, s’avère inefficace pour démanteler les structures mafieuses ». Vincent Bouget, le maire de Nîmes, s’est rendu de son côté dès le 17 juillet à Alès. « J’ai pu l’assurer de tout mon soutien face aux injures et aux menaces de mort inacceptables qu’il a reçues, indique-t-il. La peur ne doit jamais dicter la loi. Les conditions du débat démocratique doivent rester respectueuses de l’intégrité de toutes et tous. »

    « La peur doit changer de camp, la DZ Mafia traquée »

    Toujours au sein du PCF, Sylvain André, maire de Cendras, a aussi apporté son soutien à l’élu, affirmant que ces menaces constituent des faits d’une extrême gravité : « La République ne doit pas flancher d’un millimètre face aux voyous. Quelles que soient nos sensibilités politiques, nous devons faire bloc derrière celles et ceux qui incarnent la République. Face aux intimidations, notre unité est notre meilleure réponse. »

    Pour la fédération du PCF du Gard, « la peur doit changer de camp. La DZ Mafia doit être traquée et empêchée de nuire. Pas de place dans notre démocratie pour les trafiquants. Nous sommes disponibles pour toute initiative publique », déclare son secrétaire départemental et vice-président du Département, Christian Bastid.

  • La DZ mafia nie avoir menacé le maire d’Alès

    La DZ mafia nie avoir menacé le maire d’Alès

    Six personnes cagoulées derrière une table recouverte d’un drap avec le logo DZ, qui n’est pas sans rappeler la vidéo publiée après le meurtre, en octobre 2024, d’un chauffeur de VTC à Marseille par un adolescent de 14 ans. Dans ce nouveau film de quelques minutes posté mercredi soir sur les réseaux sociaux, des membres assurant appartenir à l’organisation criminelle se dédouanent, niant toute implication dans les menaces visant le maire d’Alès dans le Gard, Christophe Rivenq, exfiltré de son domicile par le Raid en pleine nuit.

    L’homme au centre de l’image assure que l’organisation « n’est en aucun cas responsable » des menaces visant l’édile, qualifiées « d’acte lâche et odieux fait par des personnes voulant nuire à la société, rabaissant la moralité française, mais surtout en visant le groupe de la DZ ». Plus inquiétant encore, il assure également que le groupe cherche à identifier les auteurs de « cet acte qui nuit énormément à (leurs) affaires ».

    Une enquête

    toujours en cours

    Contacté, le Parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), chargé de l’enquête sur l’ensemble des menaces visant le maire, nous indique qu’à « ce stade, il a eu connaissance de cette vidéo », et que les « investigations se poursuivent ».

    Le maire LR d’Alès, Christophe Rivenq, a reçu le 16 juillet une enveloppe contenant deux balles de calibre 9 mm, ainsi que des inscriptions menaçantes taguées sur le mur de sa clôture, signées « DZ NG », pour DZ Mafia nouvelle génération, possible scission du groupe. Placé sous protection policière depuis, il a été exfiltré de son domicile par le Raid, dans la nuit de lundi à mardi, après la remontée d’une menace évoquant la possible présence d’une voiture piégée, information non confirmée à ce stade.

  • [C’est l’été] Lecture : « La souris bleue », de Kate Atkinson

    [C’est l’été] Lecture : « La souris bleue », de Kate Atkinson

    Considérée par Stephen King – excusez du peu ! – comme le meilleur mystère de la décennie, la fiction de Kate Atkinson, traduit par Isabelle Caron, nous conduit, sous une chaleur étouffante, à Cambridge, où un détective privé, au passé douloureux et qui a hérité du subtil humour britannique de sa créatrice, enquête sur des affaires criminelles non-élucidées. Parmi ces investigations, il y a celle de la souris bleue (d’où le titre), doudou d’une enfant volatilisée du jardin de ses parents, trente ans plus tôt. Un roman où l’invention foisonne de façon prodigieuse.

    Éditions Bourgois, 13 euros

  • [C’est l’été] Enquête animée à Chorges

    [C’est l’été] Enquête animée à Chorges

    Dans le dédale des ruelles du village, il faudra se serrer les coudes pour retrouver les richesses des derniers marquis, éparpillées aux quatre coins de l’ancien bourg castral après le saccage de leur château en 1793 !

    L’enquête familiale « Les trésors de la Marquise » est adaptée aux enfants à partir de 7 ans.

    De 10h à 11h45.

    6 euros.

  • Ciel chargé pour l’entrée en campagne de Renaud Muselier

    Ciel chargé pour l’entrée en campagne de Renaud Muselier

    On a connu lancement de campagne plus serein. Jeudi, Renaud Muselier, président (Ren) de la Région Sud, présentait les quatre premiers de sa liste baptisée « En Provence, l’expérience qui rassemble » pour les sénatoriales du 27 septembre. à ses côtés, la sénatrice (UDI) sortante, Brigitte Devesa, la maire (LR) d’Auriol, Véronique Miquelly, et le maire (LR) de Graveson, Michel Pécout.

    Valérie Boyer « s’isole »

    Pas de Valérie Boyer sur la photo de famille, en revanche. Annoncé partante, la sénatrice LR sortante de Marseille a finalement annoncé, une heure plus tôt, qu’elle irait en solitaire. « Elle était quatre, elle est passée trois, elle voulait être en tête de liste (…). Elle s’isole, nous, on additionne », glisse Renaud Muselier, qui laisse la première place à Brigitte Devesa.

    « Moi, je recherche l’équilibre », insiste le macroniste qui se dépeint volontiers en rassembleur, relevant que sa liste a le soutien de Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, et des majorités régionale, départementale et métropolitaine. « Nicolas Isnard (LR) et Martine Vassal (DVD) seront les deux coprésidents du comité de soutien », ajoute-t-il pour mieux convaincre.

    Mais la candidature de Valérie Boyer n’est pas le seul grain de sable dans la machine. La veille, le parquet de Marseille a confirmé l’ouverture d’une enquête pour prise illégale d’intérêt après un signalement affirmant qu’un des employés de maison du président de Région serait salarié par une société attributaire de marchés publics de sa collectivité. Dans la foulée, une enquête de Mediapart révèle qu’à l’initiative des JO d’hiver 2030 dans les Alpes, Renaud Muselier a investi dans une station de l’Utah où se tiendront les JO d’hiver en 2034, et décrit « les contours d’un conflit d’intérêts majeur » pour le membre du bureau exécutif du Cojop et coprésident de la Solideo.

    « Un fait de campagne »

    « Je m’en prends deux à un moment particulier, c’est un fait de campagne », a réagi Renaud Muselier, indiquant avoir, dès la publication de l’article, mandaté son avocat pour « préparer un dépôt de plainte avec constitution de partie civile pour dénonciation calomnieuse. Ces affirmations sont fausses et ces accusations sont mensongères dans le seul but de me nuire ».

    Mettant en avant un tout récent de rapport de l’Agence française anticorruption notant que tous les process de sa collectivité sont conformes, il assure, sur un « plan juridique pur », n’avoir « jamais siégé à la commission des marchés, ni signé un marché depuis dix ans. Les process sont clairs et je n’ai jamais eu de salarié payé directement ou indirectement par la Région ».

    Dans un communiqué, la Région défend pour sa part « un fonctionnement conforme à la réglementation, et rigoureux, des procédures de mise en concurrence », et indique se réserver le droit de déposer une plainte contre X auprès du procureur.

    Dans ce contexte, Renaud Muselier reste, lui, ambitieux. Chiffres à l’appui, il espère décrocher quatre places fin septembre. « On est capable d’en rentrer quatre, c’est un match collectif », martèle le président, sans doute quand même bien conscient que la candidature de Valérie Boyer et celle de Stéphane Le Rudulier (LR) pourraient lui coûter le grand chelem espéré.