Tag: engagement

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes le mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les Unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle-même. »

    La CGT Var en attente

    de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice ». Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    La CFDT Var apporte son soutien à la CGT Toulon après les menaces de mort

    Après les menaces de mort à l’encontre de l’UL CGT de Toulon et celle de son secrétaire Patrice Moulun, découvertes mercredi 1er avril sur des panneaux et des tableaux électriques d’urbanisme, près du pont de la Gare de Toulon, les soutiens du monde syndical se multiplient.

    Après les unions départementales CGT du Var et des Bouches-du-Rhône, ainsi que la Fédération CGT des services publics notamment, c’est au tour de la CFDT du Var d’apporter « son plein soutien » et « son entière solidarité » aux cégétistes toulonnais, comme elle l’a fait savoir dans un communiqué diffusé ce vendredi 17 avril.

    « De tels agissements sont inadmissibles. Ils constituent une attaque intolérable contre un homme, mais aussi contre l’ensemble de celles et ceux qui s’engagent, souvent avec courage et désintéressement, dans l’action syndicale au service des salariés, de leurs droits et de leur dignité, indique la CFDT. La menace, l’intimidation et la violence ne sauraient avoir leur place dans le débat démocratique et social. Dans une société de droit, les désaccords, même profonds, ne peuvent jamais justifier que l’on s’en prenne à des militants en raison de leur engagement. S’en prendre à un syndicaliste, c’est chercher à faire taire une voix légitime du monde du travail et viser la liberté syndicale elle‑même. »

    La CGT Var en attente de nouvelles

    Une condamnation et une solidarité sans réserve malgré les divergences qui peuvent parfois exister entre les deux syndicats :

    « Au-delà des appartenances syndicales, il est des circonstances où l’essentiel doit nous rassembler. Lorsqu’un militant est menacé de mort pour son engagement, c’est l’ensemble du mouvement syndical qui est concerné. Dans un tel moment, la solidarité n’est pas une option : elle est un devoir. La CFDT du Var réaffirme donc son attachement indéfectible à la liberté syndicale, à la protection des militants, au respect du pluralisme et au refus absolu de toute forme de haine ou de violence politique, sociale ou idéologique. Elle adresse à la CGT du Var, à son militant visé, ainsi qu’à l’ensemble de ses adhérents et responsables, son soutien fraternel et sa vigilance résolue. »

    Le syndicat appelle ainsi « les autorités compétentes à tout mettre en œuvre pour identifier les auteurs de ces menaces, afin qu’ils répondent de leurs actes devant la justice. » Contactée, l’UD CGT Var, qui a déposé une plainte, dit attendre des nouvelles de la procédure.

  • Le Comité olympique et sportif 13 dévoile ses ambitions

    Le Comité olympique et sportif 13 dévoile ses ambitions

    Entre stress de bien faire et excitation de débuter sa première assemblée générale en tant que président du Comité Départemental Olympique et Sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13), Mickaël Gallet a accueilli les différents comités sportifs locaux, lundi, au sommet de la tour La Marseillaise. Aux côtés de son secrétaire général et fidèle bras droit, Bernard Callier, il en a profité pour d’abord exposer le bilan de sa première année de mandature, notamment marquée un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    « Le sport est trop souvent perçu uniquement sous l’angle de la pratique ou de l’événementiel. Or, c’est un levier majeur : de santé publique, de cohésion sociale, d’éducation, d’insertion, mais aussi de développement économique et d’attractivité territoriale », lance l’ancien dirigeant du District de Provence, convaincu que le rôle du CDOS 13 est également politique. « Nous avons essayé de porter ce message durant la campagne des municipales avec la diffusion du Plaidoyer porté par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) « Faire du sport une grande cause municipale », mais également en nouant des liens avec l’Association nationale des élus en charge Du Sport (ANDES) et l’Association Nationale des Directeurs et des Intervenants d’Installations et des Services des Sports (ANDIISS), ou encore avec la Ville de Marseille, avec qui nous n’avions aucune relation par le passé », poursuit-il, en estimant que son institution doit être présente « là où se prennent les décisions » et faire en sorte que le sport soit pleinement intégré aux politiques publiques, notamment à l’échelle des communes.

    Priorités et projets

    De plus en plus présent sur les réseaux sociaux, où il valorise les actions des comités et des clubs, le CDOS cherche à se rapprocher du terrain et de ses acteurs. L’exemple du premier séminaire des Comités Départementaux, organisé début 2026, en est l’illustration parfaite. « C’était un moment très fort. Un temps d’écoute, de franchise et de co-construction. Les comités ont pu exprimer leurs attentes, leurs difficultés, mais aussi leurs idées », souligne Michaël Gallet, qui souhaite avec ses équipes poursuivre ce travail de structuration et d’accompagnement. « Cela passera notamment par le développement d’outils concrets pour les comités et les clubs, mais aussi par un renforcement du dialogue avec les collectivités locales. Le sport doit être pleinement intégré aux politiques publiques territoriales. Nous allons également continuer à accompagner les transitions du mouvement sportif : transition écologique, mais aussi sociale, économique et organisationnelle », ajoute le président, conscient que sa fonction est « exigeante, mais passionnante ». « Ce qui me marque le plus, c’est la richesse humaine du mouvement sportif. Derrière chaque club, chaque comité, il y a des bénévoles engagés, souvent dans l’ombre, qui font vivre le sport au quotidien. Mon rôle, c’est de fédérer ces énergies, de créer du lien et de porter leur voix. Je le vis avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec une conviction forte : le sport a un rôle essentiel à jouer dans notre société. »

    Et dans ce but, le CDOS 13 travaille sur plusieurs projets structurants : créer un Diplôme Universitaire dédié à la gestion associative sportive avec la Faculté des Sciences du Sport à Luminy, développer des « audits » pour orienter les structures vers des accompagnements personnalisés, accompagner les Comités et clubs dans la refonte de leur modèle économique ou encore la mise en place de Sport’Relève 13, un conseil des jeunes du mouvement sportif départemental. « Le sport mérite mieux que d’être considéré comme secondaire. Il est une réponse à de nombreux défis de société », conclut Gallet.

  • Le Rove élit son maire Paul Sabatino

    Le Rove élit son maire Paul Sabatino

    Les 29 conseillers municipaux du Rove ont élu samedi à une écrasante majorité leur maire, Paul Sabatino, vainqueur dès le premier tour avec près de 80% des voix. C’est un premier mandat complet qui s’ouvre pour l’élu communiste qui a endossé l’an dernier les fonctions suite au départ de Georges Rosso, 95 ans, le légendaire maire de la commune depuis 1971.

    C’est très symboliquement qu’est revenu d’ailleurs à Viviane Rosso, doyenne du conseil municipal de proclamer Paul Sabatino maire. Sous les applaudissements de la population rassemblée dans la salle des fêtes, l’épouse de Georges Rosso lui a remis l’écharpe tricolore avec ses mots : « J’ai dit à Jo qu’on a été élu avec un score digne d’un Maréchal comme aurait dit Jean-Claude Gaudin. Jo, j’installe dans ses fonctions de maire Paul que tu as choisi ! »

    « Solidarité, respect

    et vivre-ensemble »

    Une fois effectuée la désignation de ses huit adjoints et après avoir satisfait aux désignations et lectures réglementaires, le maire s’est adressé aux Rovenains et Rovenaines, rappelant « l’unité et la proximité qui est l’âme du Rove et le cœur battant de notre village ». « Avec ce résultat clair, sans appel, nous avons l’exigence d’être à la hauteur de votre confiance, d’être digne de votre engagement, d’être fidèle aux valeurs que vous avez choisies de soutenir » a dit Paul Sabatino, entouré d’une « équipe rassemblée, expérimentée, renouvelée, engagée et profondément attachée à l’avenir du village ». Ce vote est pour lui « un message fort de rassemblement et d’unité, de responsabilité citoyenne, un message qui dit clairement que Le Rove reste fidèle à son identité à son histoire et à ses valeurs de solidarité, de respect et de vivre-ensemble ».

    Regrettant la politisation de ce scrutin local par l’opposition RN qui a introduit dans la campagne « des préoccupations relevant de stratégies nationales éloignées du quotidien de nos habitants », Paul Sabatino a souligné combien « cette démarche ne correspond pas à l’idée que nous nous faisons de l’action municipale tournée avant tout vers l’intérêt général et le service des habitants, loin des instrumentalisations politiques. Non, notre village n’a pas besoin d’être réveillé. Notre village est bien éveillé par celles et ceux qui le font vivre ».

    Paul Sabatino a rendu un hommage appuyé à l’ancien maire dont il était l’adjoint depuis 1983, « Georges Rosso qui a tant œuvré pour ce village. Merci mon camarade Jo ! Nous continuerons à avancer dans le sillon qu’il a tracé avec humilité, détermination, fidélité car le sens de notre engagement tient en un mot : continuons ! Continuons dans l’intérêt de la commune et de ses habitants ! »

    Le maire a dit sa reconnaissance au personnel communal, « les visibles et les invisibles de la commune, celles et ceux qui chaque jour font vivre le service public auquel nous sommes tant attachés dans nos écoles, nos services techniques, à la police municipale, dans la culture, dans le sport, dans l’administration. Vous êtes au cœur du fonctionnement de notre commune ».

    David Coquille
  • Lionel de Cala, pour un nouveau mandat à Allauch

    Lionel de Cala, pour un nouveau mandat à Allauch

    Sur la place de l’Hôtel de ville, l’ambiance est festive et la météo clémente pour ce conseil municipal d’installation. Plusieurs centaines d’Allaudiens et d’Allaudiennes se sont réunies. Lionel de Cala (DVD) avait récolté 75,77% des voix au premier tour. Le maire sortant a été officiellement réélu pour un deuxième mandat avec 32 voix, à l’issue du vote des conseillers municipaux.

    La première ambition du maire reste : « La préservation de notre cadre de vie. » Il est revenu dans son discours sur son engagement pour « maîtriser totalement l’urbanisation et résister aux pressions foncières », et compare Allauch au « village gaulois qui résiste aux grands promoteurs immobiliers et aux pressions de l’État au titre de la loi SRU ». Un sujet que la gauche, qui revient au conseil municipal, aura à cœur de défendre, promet d’ores et déjà le communiste Frédéric Dutoit. Débat en perspective.

  • Amal Couvreur, la voix nîmoise de l’égalité

    Amal Couvreur, la voix nîmoise de l’égalité

    Avant les mandats, les discours et les campagnes électorales, il y a une histoire personnelle. Celle d’une femme née à Casablanca, arrivée jeune à Nîmes pour y poursuivre ses études et qui, au fil des années, a construit sa vie dans cette ville devenue la sienne. « J’y ai fait mes études, je m’y suis mariée, j’y ai eu mes enfants », raconte-t-elle souvent. Aujourd’hui mère et grand-mère, Amal Couvreur parle volontiers de la famille comme d’un repère. « Oui, je suis une femme, fille de, sœur de, maman de et grand-mère », disait-elle récemment devant des militants. Une façon de rappeler que son parcours politique s’enracine d’abord dans une expérience de vie.

    Pendant vingt-sept ans, Amal Couvreur exerce comme assistante sociale à Nîmes, notamment auprès des personnes sans domicile fixe et dans le cadre d’actions menées avec la Croix-Rouge. Un métier exigeant, souvent discret, mais qui façonne durablement son regard sur la société. Dans les permanences sociales, elle découvre la réalité des vies fragiles : les difficultés de logement, l’accès à l’emploi, les familles qui cherchent des solutions pour leurs enfants. « Je veux pour les enfants des autres ce que je veux pour les miens », répète-t-elle souvent. Plus tard, elle coordonne un réseau d’aide à la parentalité. Là encore, le terrain reste sa boussole : écouter, accompagner, répondre concrètement aux situations. Cette culture de l’écoute restera au cœur de sa manière de faire de la politique.

    Le déclic de l’engagement politique

    Pendant longtemps, Amal Couvreur ne se voit pas en élue. Elle n’est pas issue d’un appareil partisan et se définit encore aujourd’hui comme une femme « engagée mais indépendante d’esprit ». Le tournant survient en 2015, dans un contexte national marqué par les attentats contre Charlie Hebdo. « Ça m’a beaucoup marquée. Je me suis dit qu’il fallait être là où se prennent les décisions », confie-t-elle. La gauche locale vient alors la chercher pour être candidate aux élections départementales sur le canton de Nîmes-2, aux côtés du communiste Christian Bastid. Sans étiquette, elle réussit à rassembler des sensibilités différentes et est élue conseillère départementale. Depuis, elle est devenue vice-présidente du Département du Gard chargée notamment de la politique de la ville et de la jeunesse, puis conseillère régionale dans la majorité de Carole Delga.

    Dans son bureau ou lors de permanences cantonales, Amal Couvreur continue de recevoir les habitants un à un. Elle revendique cette proximité. « Parfois quelqu’un me dit : vous n’avez rien fait. Mais il ajoute : vous avez écouté. » Depuis 2015, elle estime avoir rencontré plus de 3 000 personnes lors de ces permanences. Logement, formation, difficultés familiales : autant de réalités qui nourrissent sa vision politique.

    Ce qui l’anime, dit-elle, c’est une idée simple : l’égalité. Entre les quartiers, entre les familles, entre les enfants. « Je veux que le gamin du Mas de Mingue ait les mêmes conditions que celui de Vacquerolles », résume-t-elle. Cette obsession de la justice territoriale traverse tous ses engagements. Pour elle, une ville apaisée est une ville où les habitants se rencontrent et vivent dans des conditions équitables. C’est aussi ce qui l’a poussée à rejoindre la liste Nîmes en commun, menée par Vincent Bouget pour les municipales de 2026. Comme numéro deux, elle revendique une place de « femme d’action », mais aussi de lien entre les habitants, les associations et les institutions.

    Dans ses discours, Amal Couvreur évoque souvent les femmes invisibles, les bénévoles, les éducateurs, les travailleurs sociaux. Tous ceux qui, selon elle, « font battre le cœur d’une ville ». Pour cette Nîmoise d’adoption, la politique n’est ni un spectacle ni une carrière. C’est un service public. Et peut-être, une manière de continuer le travail commencé il y a longtemps : aider les autres à tenir debout.

  • L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    Les enfants de l’école Georges-Brassens, guidés par leur professeur de sport, ne sont pas découragés à la vue de leurs équipements en ce vendredi début d’après-midi. La cage de but de leur terrain synthétique est attachée à un filet troué, les grillages tiennent au fil de fer, tandis que le terrain de football à proximité, qui n’a plus de filets aux buts, laisse s’épanouir herbes et moustiques, en nombre.

    Ce n’est pas un hasard si Nicolas Koukas (PCF) et ses colistiers de l’Union pour Arles ont investi les abords du gymnase Angelin, dans le quartier du Trébon, pour leur conférence de presse dédiée aux quartiers. « On va réinvestir ces quartiers délaissés depuis 6 ans » prévoit le candidat, parlant d’un « plan d’investissement massif ». « Ça ne demande pas des millions de refaire la cage des buts et de grillager l’entrée pour éviter des feux », souligne-t-il en désignant l’arrière noirci du gymnase.

    Leur idée pour Arles est d’installer « des mairies annexes avec les drapeaux tricolores et de la Ville pour montrer que la puissance publique est là », d’après Nicolas Koukas, des lieux dans lesquels pourraient se côtoyer espaces culturels, antenne de la médiathèque, ou encore acteurs de l’accompagnement à l’emploi. « On pense aussi à France services pour faire ses démarches », complète Sylvette Carlevent.

    Démocratie participative

    Outre les services, Nicolas Koukas insiste sur le fait de « mettre les bailleurs face à leurs responsabilités », en rencontrant leurs dirigeants pour « leur mettre une pression constante sur l’entretien intérieur et extérieur des immeubles ». Le candidat propose le cadre d’un « contrat mixte entre la Ville et les bailleurs » sur la répartition des compétences : « Déchets, propreté, qui fait quoi ? Il n’y a pas de suivi, ça prendra du temps mais on n’abandonnera pas les quartiers. »

    Bruno Leclerc (NPA) souligne l’importance de « mettre en place la démocratie participative, engagement fort de l’Union pour Arles pour que les jeunes et les habitants des quartiers reprennent leur vie quotidienne en main » au travers des conseils de quartier. « Nous leur donnerons des moyens et nous lançons un large appel aux habitants pour en faire une structure de décision », insiste Nicolas Koukas. Fatima Benamar complète : « Un habitant est seul face à un gros groupe. Au conseil de quartier c’est différent. On est plus proche et moins isolé. »

    « Nous recruterons aussi un médecin au sein du service hygiène de la Ville » pour lutter contre les logements insalubres et « traiter rapidement les signalements », conclut Nicolas Koukas.

  • Hyères : Cyrielle Chatelain présente au meeting de présentation de la liste Hyères, Unie à Gauche

    Hyères : Cyrielle Chatelain présente au meeting de présentation de la liste Hyères, Unie à Gauche

    Pour son meeting de présentation de sa liste d’union de la gauche (Les Écologistes, PCF, LFI, l’Après, Génération.s, REV, Debout !), Caroline Moulin, candidate (Les Écologistes) de « Hyères, unie à gauche » pourra compter sur la présence de Cyrielle Chatelain, députée de la 2e circonscription de l’Isère et présidente du groupe parlementaire Écologiste et social à l’Assemblée nationale. Cette dernière rencontrera la presse locale en fin d’après-midi, avant d’assister au meeting de la candidate écologiste.

    L’Isère en partage

    Une venue dont se réjouit Caroline Moulin, qui ne tarit pas d’éloges au sujet de celle dont l’élection en tant que présidente de groupe en 2022, alors qu’elle venait tout juste de débuter son premier mandat de députée, avait surpris : « Mon père, militant communiste et électeur en Isère, avait contribué à son élection à la faveur de la Nupes : il suivait ses interventions sur la chaîne parlementaire et en disait beaucoup de bien. Elle a su réveiller en lui une écologie qui sommeillait. »

    Elle précise l’avoir elle-même rencontrée « lors des journées d’été des Écologistes à Strasbourg, en août 2025. C’est au cours d’un échange où était présente Lucie Castets que je me suis présentée à elle. Ces échanges ont été très motivants pour la suite de mon engagement. Je ne savais pas encore que j’allais être tête de liste, car je n’étais alors que future colistière ».

    Une rencontre que Caroline Moulin dit avoir provoquée par filiation iséroise, « au prétexte d’avoir grandi à Grenoble », dont la commune d’Eybens, où vit Cyrielle Chatelain, est située dans la banlieue. Alors, une fois investie comme tête de liste, elle a « naturellement pensé à elle. Je me suis permis de la contacter par mail, et sa cheffe de cabinet a pu organiser sa venue pour nous soutenir. Ce meeting avec elle va être un moment clé de notre campagne ! », espère la candidate à la succession de Jean-Pierre Giran (LR), en place depuis 2014.

  • Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    « Je n’ai plus de droits, j’ai tout perdu. » Ousmane Ly a l’habitude d’afficher un grand sourire quand il écume le pavé marseillais derrière la banderole de la CGT Énergie Marseille, mais l’administration française et les démarches pour renouveler son titre de séjour le lui ont enlevé momentanément. « Plus d’un an de procédure ! Je n’ai jamais vu ça », dénonce-t-il, ce lundi, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille.

    Avant d’expliquer l’origine de sa situation : « J’ai un titre de séjour, une carte de résidence de 10 ans. J’ai fait ma demande de renouvellement le 20 octobre 2024 pour une expiration le 8 décembre, j’étais en avance… ». Jusqu’ici, tout va bien pour le Sénégalais d’origine, né à Dakar et présent en France depuis 1997. Il obtient dans la foulée un certificat de dépôt, « mais qui ne me donne aucun droit ». S’ensuivent des envois de mails et des allers-retours en préfecture pendant des mois. Jusqu’en juillet 2025, où il obtient une attestation « de prolongation d’instruction ». Un sursis bienvenu qui le couvre jusqu’au 2 octobre dernier. Mais qui ne résout rien puisqu’à ce jour, il est toujours en attente de recevoir ses papiers et donc hors des clous. « Je n’arrête pas d’écrire à la préfecture, je regarde tous les jours sur l’Anef [administration numérique pour les étrangers en France, Ndlr]. Je suis venu sur place, on m’a tout juste donné un mail. »

    En bref, un vrai calvaire administratif qui le place dans une situation plus que tendue : « Je sortais d’un PSE [plan de sauvegarde de l’emploi], j’étais en train de créer une entreprise, mais là, je n’arrive même plus à payer mon loyer, je suis au bout… ». Un comble alors que ses quatre enfants sont nés en France et qu’il était justement en train de demander la nationalité française. « Je travaille, je paie mes impôts, je n’ai jamais eu de soucis avec la police ou la justice… Je ne comprends pas pourquoi ça prend autant de temps », martèle-t-il. Et d’ajouter : « Je suis Français, je fais tout ce qu’un Français fait dans ce pays ! ».

    Marcel Paul comme modèle

    Dans son combat, Ousmane reçoit un « soutien permanent » de ses « camarades » de la CGT Énergie Marseille, auprès desquels il lutte depuis des dizaines d’années. Un engagement qui vient de loin. Après son arrivée en France à Toulon, il met le cap sur Bayonne, en 2008, où il devient agent de l’énergie. Dès son embauche dans les cantines de la CCAS, la caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, il « se syndique de suite ». « J’avais des copains syndiqués, c’était naturel, lutter pour les autres est dans ma nature », assure-t-il. Avant de faire référence à Marcel Paul, ministre communiste de l’après-guerre et moteur de la création d’un service public de l’énergie : « Je me suis retrouvé en lui, son histoire m’a touché. » Et de conclure : « Tant que je serai là, je continuerai toujours de lutter pour les droits des travailleurs. »

  • Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne

    Le nouveau préfet veut optimiser la lutte contre l’habitat indigne

    Le préfet de région Jacques Witkowski a indiqué mercredi lors d’un point presse vouloir relancer la lutte contre l’habitat indigne. « C’est une volonté collective, un engagement et une vraie préoccupation presque philosophique de ma part », a signifié le préfet fort d’une culture opérationnelle sur le sujet.

    Le diagnostic est sombre. « On voit bien quand on traverse la ville que nombre d’habitats ne sont plus aux normes du temps et dans ce lot, certains sont incompatibles avec de l’habitat digne. La catastrophe de la rue d’Aubagne a été l’exégèse et un détonateur pour tous. On a un taux d’indignité de logements considérable », observe le préfet pour qui « la réalité dépasse de beaucoup les 60 000 logements indignes identifiés dans les Bouches-du-Rhône ».

    D’où la « volonté politique interne » affichée d’avancer et de « travailler en synergie ». Si un regain notable est observé sur les arrêtés préfectoraux de traitement de l’insalubrité (70 nouveaux arrêtés lançant la procédure publiés en 2025 dont 39 à Marseille), le constat d’une dispersion des compétences entre les différents services (ARS, DDTM, etc.) pèse, « là où il faudrait au contraire les regrouper avec tous les moyens budgétaires comme je l’ai fait en Seine-Saint Denis », a lancé le préfet. À peine débarqué, il a créé à titre expérimental une « mission interservices de lutte contre l’habitat indigne » confiée à une commissaire divisionnaire.

    Le préfet veut mobiliser des services opérationnels comme les pompiers, les policiers, les gendarmes, les agents EDF-GRDF, les opérateurs de fibre pour remonter des alertes. « J’ai souhaité qu’on s’intéresse aux agences de location qui louent sciemment des locaux inhabitables en l‘état », dévoile le préfet qui « sans vouloir jeter l’anathème sur une profession » annonce une campagne de « contrôles au titre de la répression des fraudes car les agences sont responsables de ce qu’elles proposent à la location ».

    « Pas de cadeau, pas de quartier ! »

    Les services fiscaux sont mis dans la boucle. « Un propriétaire déviant, on va lui faire la totalité des urines comme on disait au XVIe siècle. Pas de cadeau, pas de quartier comme on disait au temps des corsaires. Le fisc doit s’intéresser à ces gens mais aussi la justice, la répression des fraudes, la préfecture bien sûr, les communes, les bailleurs sociaux », poursuit le représentant de l’État qui sait que « les outils ne sont pas encore totalement parfaits ». Le relogement des victimes d’habitat indigne reste problématique en cas de carence des propriétaires, les occupants n’étant pas prioritaires dans les dispositifs. « C’est un sujet ancien. On s’organise pour avancer collectivement. »

    À propos de la mise aux enchères par les Domaines sur la plateforme Agorastore d’une cave proposée à l’habitation (la Marseillaise du 29 janvier). « C’est complètement dingue, je ne peux pas le dire autrement, réagit le préfet. On ne cautionne absolument pas ce genre de choses. Ce n’est pas possible qu’en voulant bien faire, on se prenne les pieds dans le tapis. »

    S’agissant des projets de rénovation urbaine, le préfet sait combien ils suscitent « beaucoup d’attente assez frustrante », mais que « là les grues arrivent. 2026 sera une année importante ». Les Bouches-du-Rhône comptent 19 projets Anru dont 10 à Marseille pour un montant global de 850 millions d’euros. À ce jour, on est à 82% des engagements de crédit avec fin juin 2026 comme date butoir. « Les projets sont à peu près stabilisés. La métropole et les villes sont en train de caler les cahiers des charges et les calendriers pour le choix des maîtres d’œuvre », signale la préfète déléguée à l’égalité des chances, Isabelle Épaillard. « Nous allons passer au premier trimestre à la démolition de la tour B de Campagne Lévèque. » Suivront la Bricarde et la Castellane. Pour anticiper des difficultés liées aux points de deal et aux vols sur les chantiers, un travail est en cours pour doper les marchés publics de clauses d’insertion sociale.