Tag: Energie

  • Ligne à très haute tension, le fond et la forme

    Ligne à très haute tension, le fond et la forme

    La nécessité de la ligne à très haute tension est indéniable. Il s’agit
    de permettre le développement industriel du territoire tout en assurant sa décarbonation, de garantir la sécurité énergétique de la région et la souveraineté nationale. Son urgence est tout aussi indéniable, au risque d’hypothéquer les projets industriels
    en cours voire le fonctionnement électrique de la région. Nul ne le conteste. Ce qui est contesté en revanche, c’est la méthode pour y parvenir. Une méthode autoritaire finalement représentative de la façon de faire d’Emmanuel Macron. Il arrive, impose, parle souveraineté et réindustrialisation mais refuse de penser long terme et reste toujours obnubilé par la dépense publique qu’il se refuse
    à regarder comme un investissement pour l’avenir.

    Sourd !

    Et reste sourd aux élus locaux au premier rang desquels les maires des territoires concernés mais pas seulement, qui pourtant n’ont de cesse de l’alerter sur les conséquences de la proposition sur la table dont la facture de 400 millions est la seule considérée comme acceptable par Paris. Sourds aux acteurs du terrain qui expliquent que cette ligne va détruire l’activité de petites entreprises qui vivent du tourisme et de l’agriculture. Sourd aux solutions alternatives qu’une société du XXIe siècle est en capacité de trouver, certes plus chères mais en mesure de rassembler tout le monde.

    Qui aurait pu prédire qu’après des décennies d’abandon industriel et de non-investissement dans la transition énergétique la facture serait si élevée ? Pas les sourds !

  • Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un parc photovoltaïque « citoyen » inauguré pour alimenter la vallée

    Un ancien champ de tir militaire transformé en parc photovoltaïque de 4,5 hectares : l’aboutissement d’un projet mûri depuis sept ans, parti de la volonté d’une association d’habitants de la vallée, a été inauguré vendredi. Le chantier a commencé à l’été 2025, avec la dépollution complète du site. De nombreux explosifs, grenades ou encore obus ont alors été retrouvés et déterrés. L’armée avait quitté cet ancien champ de tir en 2009, sans le dépolluer. Ne sachant que faire du terrain, l’association d’habitants propriétaire du terrain a alors eu l’idée d’y implanter une centrale solaire pour reconvertir le site dégradé.

    « L’idée était de profiter de ce terrain qui ne pouvait pas être cultivé, qui était impropre à d’autres activités, et qui est très bien exposé pour une centrale solaire », explique Virginie Gallon, codirectrice du fournisseur d’électricité renouvelable et citoyenne Enercoop Paca. « L’Ubaye est encore largement importatrice d’énergie, de l’ordre de 60 à 70%. C’est un vrai souci, parce que cette énergie vient des pays du Golfe, du Nigeria, du Venezuela, avec des impacts environnementaux très forts. C’est de ça qu’est partie cette volonté d’essayer de voir ce qu’on pouvait faire pour l’Ubaye », explique Denis Roche, de la coopérative locale d’habitants EMU (Energies Modernes Ubaye).

    De nombreuses réunions de concertation avec les habitants ont été organisées dès le départ pour faire en sorte qu’ils « puissent être informés, mais aussi avoir leur mot à dire », insiste Virginie Gallon. « À chaque fois qu’on a un projet, on a un groupe moteur, de suivi, avec des habitants, des élus, des acteurs locaux, qui va suivre le projet tout le long du développement et émettre des avis, notamment sur l’implantation des panneaux, la taille de l’emplacement du parc » ou encore les mesures environnementales mises en place, détaille la codirectrice d’Enercoop Paca. « On a essayé de faire remonter les attentes des habitants plutôt que d’être dans une logique descendante pour faire quelque chose qui ait du sens », avance Sylvain Gombert, responsable d’investissement pour Energie Partagée, qui accompagne et finance les projets locaux de production d’énergie renouvelable portés par des citoyens. L’idée est également « de ne pas venir en mode colonial sur le territoire, mais bien comprendre toutes les appréhensions, le fonctionnement des associations locales », lance Sophie Picard, chargée de concertation chez Enercoop Paca.

    Investissement

    « L’une des grosses particularités du projet, c’est qu’il y a plus de 85% qui sont détenus par de l’épargne citoyenne, donc de l’actionnariat citoyen », explique Sylvain Gombert. 7 600 citoyens investissent leur épargne chez Energie Partagée, qui sert donc à investir dans ce type de projets de parcs photovoltaïques. « C’est un acte militant », affirme Sylvain Gombert.

    La coopérative d’habitants EMU fait partie des actionnaires du projet. « On va leur céder nos participations, s’effacer, pour faire entrer une coopérative plus locale », explique Sylvain Gombert. « Le pire du pire, c’est quand c’est des fonds de pension, des investisseurs étrangers qui n’ont rien à voir avec le territoire qui sont actionnaires de ces projets-là. La valeur s’enfuit complètement du territoire », regrette le responsable d’investissement.

  • À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    Rassemblement à l’appel de la CGT Éduc’Action 13 mais aussi de la CGT 13, avec le soutien d’autres organisations syndicales enseignantes comme le Snudi-FO ou la FSU-SNUipp. En cause ? La suspension de quatre enseignants d’Aubagne et de La Ciotat, militants CGT, le jour de la prérentrée, qui est qualifiée de « répression syndicale » par le syndicat.

  • Un parking pour accompagner la mutation de la Duranne

    Un parking pour accompagner la mutation de la Duranne

    Il n’a pas plus de vingt ans. Le quartier de la Duranne, au sud ouest d’Aix-en-Provence, au fur et à mesure des années, se voit doté de nouveaux équipements et aménagements. Et inauguré ce mercredi, le nouveau parking P3, en face du collège de la Nativité. S’il doit encore être baptisé – et une concertation publique est ouverte jusqu’au 23 septembre pour qu’un nom lui soit trouvé – les 204 places gratuites de ce parking ombragé, dont 8 adaptées aux personnes à mobilité réduite, sont déjà prises d’assaut. Au-dessus du traçage des places, neuf ombrières photovoltaïques, pour une surface de 2 222 mètres carrés qui permettra de produire 730 Mégawatts d’électricité par an, injectés dans le réseau Enedis pour produire l’équivalent de la consommation annuelle de 150 à 300 foyers, selon leur consommation. « Une production renouvelable qui permettra d’éviter chaque année l’émission de près de 36 tonnes de CO2 et qui marque notre volonté d’accompagner la transition énergétique en réduisant le recours aux énergies fossiles – quand on voit le prix des carburants, on comprend – tout en répondant aux besoins des usagers », félicitait Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. En supplément des places de parking, 28 arbres et 2 170 plantes « économes en eau » ont été ajoutés. Des places de parking à revêtement perméable permettront également aux eaux de pluies de facilement s’infiltrer dans le sol.

    Première ferme solaire

    Porté par la Semepa (société d’économie mixte), livré avec trois mois d’avance, le chantier veut participer à la « démarche de diversification et de souveraineté énergétique souhaitée par la Ville d’Aix », contextualise Eric Chevalier, président de la Semepa et premier adjoint au maire. « Il s’agit pour nous d’une première opportunité qui va se prolonger bientôt sur d’autres terrains ou équipements », poursuit Eric Chevalier. Le parking s’inscrit, donc, dans une démarche affichée de développement énergétique pour « construire ensemble l’avenir » et « essayer de rattraper les quatre degrés qui nous sont pronostiqués dans l’avenir sur notre territoire et dans notre ville », poursuit le premier adjoint. Coût du chantier : 2 millions d’euros pour la Semepa. « C’est une première ferme solaire publique sur la Ville d’Aix », insiste, de son côté, Rémi Capeau, élu du quartier de la Duranne. L’infrastructure, est aussi le visage d’un secteur qui se métamorphose au fil des nouveaux équipements. Selon l’élu, 700 logements doivent encore sortir de terre d’ici les six prochaines années, pour arriver à 5 500 logements. Sont aussi en cours la réalisation de l’église de la place du Coteau, portée par le diocèse d’Aix, épaulé par la municipalité, les travaux dans la bastide de la Grande Duranne, dans laquelle seront aménagés la mairie annexe et des locaux associatifs. L’inauguration du tout est prévue pour la fin d’année. « Nous avons un immense Central Park de 7 hectares qui va être réalisé, qui va structurer le bas et le haut de la Duranne, poursuit Rémi Capeau. (…) Nous avons aussi toujours à cœur de réaliser un pôle jeunesse. On est encore en pleine étude. » Est aussi attendue, d’ici 2030, la nouvelle ligne BHNS. Financé par la Métropole, « d’après les échanges que le Président de la métropole et le maire ont eus cet été, malgré les turbulences budgétaires que la Métropole rencontre, le budget du BHNS est sanctuarisé », précise l’élu.

  • Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Mobilisation historique des électriciens-gaziers en France

    Au total, sur les effectifs, 65% de grévistes ont été comptabilisés chez EDF SA (hors filiales) en fin de journée et 61% (chiffre à la mi-journée) dans le groupe Engie, selon les directions des entreprises, des taux « historiques » selon les syndicats.

    Forte de cette mobilisation, l’intersyndicale CGT/CFE-CGC/CFDT/FO, a été reçue une petite heure par la ministre déléguée à l’Énergie, Maud Bregeon, alors que manifestaient plusieurs centaines d’électriciens et gaziers devant Bercy. Les représentants des salariés ont réclamé « la levée » de l’injonction de la Cour des comptes, à l’origine du projet du gouvernement de réformer ce « tarif agent ». La ministre « nous a dit qu’elle n’avait pas de mandat » sur cette injonction, a déclaré sous les huées des manifestants le secrétaire fédéral de la FNME-CGT, Fabrice Coudour, à la sortie du ministère. « On a décidé que l’on exigeait une rencontre du Premier ministre dans les plus brefs délais, on fixe la deadline [date limite, Ndlr] au 2 octobre », a-t-il ajouté, faute de quoi les syndicats menacent de reprendre le mouvement et de « durcir le ton ».

    « Nous n’arriverons à une victoire et une reconnaissance des revendications des salariés électriciens et gaziers, que lorsque cette fameuse injonction (…) ne sera plus dans le paysage », a déclaré à l’AFP Alexandre Grillat, secrétaire général de la CFE Énergies.

    « Il n’y aura pas de passage en force », avait assuré mardi matin la ministre, pour qui il n’est « pas question de remettre en cause le tarif agent » : « la question c’est le niveau de fiscalisation », a-t-elle expliqué sur France 2, souhaitant « un dialogue » avec les représentants syndicaux pour « régulariser cette situation ». Et l’ultimatum court toujours…

  • À Manosque, mobilisation devant Géométhane

    À Manosque, mobilisation devant Géométhane

    Les salariés de Géométhane, entreprise de stockage de gaz naturel dans des cavités souterraines, mais aussi d’Enedis, de GRDF ou encore de RTE, sont appelés à se mobiliser, ce mardi, devant le site de Manosque, pour protester contre les préconisations du rapport de la Cour des comptes. « Ses préconisations sont de réduire, voire rendre caduques, des dispositifs qui sont historiques, comme le tarif agent, qui fait partie de nos éléments de rémunération. On baisse votre salaire annuel de 20% parce que vous bénéficiez d’un tarif agent », explique Philippe Guimard, délégué syndical Géométhane pour FO, qui appelle à la mobilisation aux côtés de la CGT. « Ce n’est pas une loi, mais le rapport de la Cour des comptes donne des orientations, c’est une feuille de route pour les réformes. Et c’est là où on veut envoyer un message fort en disant que si vous touchez à ça, ça va mettre le feu », lance-t-il. Selon le syndicaliste, « en réalité, aucun changement qui interviendrait sur les éléments de rémunération des agents des industries électriques et gazières ne viendrait réduire la facture d’un consommateur ». L’objectif de la mobilisation est « de faire pression sur le gouvernement, avance Philippe Guimard. Ce qu’on veut protéger, c’est un modèle social commun, qui protège tout le monde. » Des délégations seront reçues à Bercy ce mardi. « En fonction des retours qu’ils nous feront, ça va conduire à des mouvements qui vont se renouveler », explique le syndicaliste.

    De son côté, la CGT élargit la mobilisation à d’autres revendications sur les heures supplémentaires et « l’attaque qui est portée depuis le printemps sur le financement de la caisse de retraite », avance Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence. « L’attaque sur le tarif agent est très symbolique, mais ce n’est pas financièrement aussi important que les autres attaques. Enedis met dans les caisses de l’État chaque année 1,3 milliard d’euros. Alors dire que nous, on coûte, c’est osé. Il n’y a pas grand monde qui rapporte autant que nous dans les caisses de l’État. »

  • De l’énergie à la santé, la colère fait front

    De l’énergie à la santé, la colère fait front

    Mobilisation sur plusieurs fronts, ce mardi, à Marseille et dans la région, où de nombreux temps forts vont muscler une journée de rentrée sociale qui s’annonce suivie. Dans le département des Bouches-du-Rhône, cette journée entend confirmer une volonté de convergence des luttes autour d’une exigence appuyée de mettre la question des salaires, de l’emploi et des services publics à l’agenda d’une campagne présidentielle qui s’installe tranquillement dans le paysage médiatique.

    En grève intersyndicale (FNME-CGT, CFE Énergies, FCE-CFDT et FO Énergie et Mines), ce mardi 15 septembre, les énergéticiens se mobilisent à l’appel de la CGT devant la préfecture des Bouches-du-Rhône à Marseille, à partir de 10h30. Le mot d’ordre est national et la mobilisation s’annonce suivie, avec des piquets de grève tenus dans plusieurs sites de production d’électricité et de gaz du territoire. à Avignon, la CGT énergies Grand-Avignon a, elle, fixé un rendez-vous devant la préfecture du Vaucluse.

    Dans la cité phocéenne, les agents des industries électriques et gazières seront rejoints, en fin de matinée, par les travailleurs des secteurs de la santé, du social et du médico-socio. Venus des six départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ils prendront part à une grande manifestation régionale. Le rendez-vous est fixé à 11h à la porte d’Aix, d’où le cortège se mettra en branle en direction de la place Félix-Baret où siège la représentation de l’État. à quelques pas de là, à 10h, la CGT Educ’action se mobilisera devant la Direction des services de l’éducation nationale (DSDEN).

    Au même moment, c’est la SNTRS-CGT qui appelle à se mobiliser aux côtés des salariés des établissements de recherche publique, à l’occasion de la rentrée du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le motif avancé ici est de dénoncer la situation budgétaire, le gel des salaires et la restructuration programmée de l’Institut recherche et développement (IRD) que le gouvernement Lecornu souhaite dissoudre dans le CNRS.

    Partout, le mot d’ordre est le même : dire stop à la casse du service public et aux politiques gouvernementales d’austérité qui impactent, de manière globale et frontale, autant les usagers que les salariés. Un premier round qui s’annonce d’ores et déjà intense avant la journée de grève et de manifestation nationale du 29 septembre, qui verra tous les agents de la fonction publique descendre dans la rue pour leurs salaires, leurs conditions de travail et les moyens alloués aux services publics.

    UN AGENDA SOCIAL CHARGÉ

    20 septembre. Mobilisation contre la loi « permis de tuer »

    Manifestations prévues dans plusieurs villes de la région contre la loi dite du « permis de tuer ».

    21 septembre. Semaine d’action de la CGT Spectacle et marche pour paix

    La CGT Spectacle et plusieurs organisations progressistes du monde de la culture, appellent à « une semaine d’actions à partir du 21 septembre avec comme point fort le 26 septembre ».

    Cela tombe bien, le 21 marque la Journée mondiale pour la paix : plusieurs rassemblements sont organisés par le Mouvement de la paix.

    26 septembre. Marches pour le climat

    Organisation de « marches pour le climat, la paix et les solidarités » dans plus de 50 villes en France.

    28 septembre. Mobilisations pour le droit à l’avortement

    De nombreuses associations féministes appellent à la mobilisation dans le cadre de la Journée mondiale pour le droit à l’avortement.

    29 septembre. Grève et manifestation de la fonction publique

    CGT, FSU, FO et Sud appellent à une journée de grève pour la défense des services publics et contre le budget prévu par le gouvernement.

    ET AUSSI

    Toulon et Fréjus

    Deux assemblées générales de grève sont prévues de 10h à 15h à Toulon (boulevard de la Démocratie) et à Fréjus (site d’Enedis), avec comme mot d’ordre « la défense du statut et du tarif agent ».

    Avignon

    Rassemblement à 10h devant la préfecture d’Avignon, boulevard Limbert, à l’appel de la CGT Énergies Grand Avignon.

    Gap

    L’intersyndicale (CGT, CFE, CFDT et FO) appelle au rassemblement devant le siège d’Enedis, 6, rue du Verger à Gap, dès 10h.

    « verbatim »

  • Maintenant

    Maintenant

    Plus 0,8 centime pour le SP95, 0,7 pour le SP98 et 0,2 pour le gasoil : ce lundi 14 septembre, les prix ont encore augmenté à la pompe. À cela s’ajoute une inflation annoncée à 2,9% d’ici la fin de l’année par l’Insee, des tarifs de chauffage qui apparaissent déjà menaçants pour l’hiver à venir… Le tout sur fond d’une cure d’austérité à 30 milliards que le gouvernement Lecornu concocte pour le budget à venir, dont le projet devrait être présenté le 30 septembre à l’Assemblée nationale. Sans oublier, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, qui se fera en parallèle et dont les premiers ballons d’essai lancés cet été n’augurent rien de bon.

    Comment s’étonner que le pouvoir d’achat soit le premier sujet de préoccupation ? Si le sujet figurera au centre de la campagne de la présidentielle, la période qui y mènera va se révéler cruciale. Pas question d’attendre en pliant l’échine que cette nouvelle étape s’ouvre. Les syndicats l’ont bien compris et annoncent de nombreuses dates pour cette rentrée.

    Rapport de force

    Aujourd’hui, l’énergie, mais aussi la santé sur nos territoires, les hausses des salaires et retour de la retraite à 60 ans le 24 septembre, la paix et le climat le 26 septembre, la Fonction publique le 29 septembre…

    Autant de dates et de sujets qui doivent permettre de créer un rapport de force, dès maintenant, pour obtenir des résultats concrets pour les salariés. Suppression des certificats d’économie d’énergie, baisse de la TVA voire ponction sur les 11,2 milliards de bénéfices réalisés par Total sur les six premiers mois de l’année… Les pistes existent pour le prix de l’essence par exemple. Encore faut-il se donner les moyens de les faire entendre.

  • Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    Première déferlante de colère sociale pour le 15 septembre

    « C’est le premier rendez-vous de la rentrée sociale ! Ça s’annonce bien suivi et ça risque d’être une belle mobilisation ». François Canu, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône est plutôt confiant sur l’ampleur de la mobilisation à venir pour la journée d’action et de grève du mardi 15 septembre.

    Il faut dire qu’un bon paquet de fédérations de la CGT en a fait une date clé de la rentrée sociale : fédération des mines-énergie, fédération de la santé et de l’action sociale, fédération des organismes sociaux, fédération de l’agroalimentaire, fédération des industries chimiques… Si chacune a son lot de revendications spécifiques, toutes convergent vers un refus des politiques libérales mises à l’œuvre sous Emmanuel Macron. « Chaque secteur et chaque entreprise porte ses cahiers revendicatifs propres, mais l’attaque patronale et gouvernementale que l’on subit est globale. Sur les salaires, la vie chère, la répartition des richesses, les conditions de travail sous canicule, les services publics à l’os… Tout cela fait qu’il y a besoin d’une réaction commune », explique François Canu.

    Avant de développer : « Il y a aussi les annonces du Premier ministre Sébastien Lecornu pour le prochain budget, avec les franchises médicales qui vont augmenter, les entreprises vont être encore moins taxées… Cela provoque un bouillonnement ». Notons que le PCF des Bouches-du-Rhône appelle également à la manifestation à cette date et donne rendez-vous à ses militants à la Porte d’Aix à Marseille à 11h, mardi.

    « Tous à Marseille »

    pour la santé

    Car c’est de cette place que s’élancera le cortège. Spécificité, et pas des moindres, pour cette manifestation, des travailleurs du secteur de la santé de toute la région, du Vaucluse aux Hautes-Alpes en passant par le Var et les Alpes-de-Haute-Provence, prévoient de s’y retrouver. Avec le mot d’ordre « Tous à Marseille », relayé par les différentes Unions départementales et CGT de diverses structures hospitalières. Parmi elles, celle de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille (APHM) évidemment, mais aussi du centre hospitalier intercommunal de Manosque Forcalquier. Un bus de militants des Alpes-de-Haute-Provence est d’ailleurs prévu. Dans le viseur : « Un budget à la hauteur des besoins ».

    Les agents des hôpitaux ne seront pas seuls puisque l’UD CGT 13 a décidé de « départementaliser » la date. Comprenez par là que la mobilisation sera interprofessionnelle : « Il y aura les salariés d’Haribo qui ont fait plus de 7 semaines de grève cet été, ceux de Fibre Excellence qui sont actuellement en lutte », donne, à titre d’exemples, François Canu. Il faudra aussi compter sur une mobilisation des étudiants, qui se donnent rendez-vous à 10h devant le parvis de la gare Saint-Charles. Le cortège prendra d’ailleurs la direction de la Préfecture.

    Préfecture où les travailleurs des industries électriques et gazières (IEG) et des organismes sociaux ont prévu de se rassembler. De quoi illustrer la volonté de « convergence » entre les diverses professions mobilisées ce jour.

    Mouvement électrique dans l’énergie

    Ce sont bien les agents de l’énergie qui vont être la figure de proue de cette date. « On a des retours très importants avec des assemblées générales qui comptent 300 à 400 agents dans les centrales à Marseille, c’était l’une des plus grosses jamais vues », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Il table sur « des taux de grévistes très forts », le mouvement étant intersyndical, avec des piquets de grève dans plusieurs sites de production d’électricité et de gaz de la région, à l’instar de Géométhane à Manosque. De quoi envoyer un premier message limpide au gouvernement pour la rentrée sociale.

  • Grève le 15 septembre : la CGT énergie se joint à la santé

    Grève le 15 septembre : la CGT énergie se joint à la santé

    La situation dans la santé, à l’hôpital ou en Ehpad, ne fait plus la une de l’actualité. Pourtant, la situation reste critique dans ces structures. Encore plus après l’été que les agents ont enduré, devant faire face à un afflux de patients à cause des canicules à répétition. « Il y a une journée où on a dépassé les 230 passages aux urgences, ce qui n’était jamais arrivé », confirme Romain Sabran, le secrétaire général de la CGT du centre hospitalier Alès-Cévennes.

    Mardi 15 septembre, il accompagnera une délégation d’Alès et des alentours à Montpellier pour manifester devant la préfecture. « On a toujours un absentéisme élevé, notamment dans les maisons de retraite. On est à 15-16% d’absentéisme, ce qui est bien au-dessus de la moyenne nationale. Quelques structures ont fonctionné tout l’été en sous-effectifs. Des lits ont été fermés durant l’été, notamment des lits d’ambulatoire et d’hospitalisation de jour. Des lits en pédopsychiatrie ont aussi été fermés temporairement », décrit Romain Sabran.

    Face à cette situation loin d’être isolée, la CGT appelle à se rassembler devant la préfecture entre 12h et 14h. Une délégation doit d’ailleurs être reçue par la préfète. Les agents souhaitent ainsi continuer d’alerter sur leur situation mais aussi peser dans le débat à venir sur le financement du budget de la sécurité sociale. « On a besoin d’un renfort de personnel. On demande aussi des hausses de salaires car avec le tassement des grilles, des agents se retrouvent aujourd’hui en dessous du Smic et reçoivent donc une indemnité compensatrice. Il y a aussi la question de la formation du personnel car on emploie de plus en plus de gens non qualifiés, notamment dans les Ehpad. On demande aussi l’abrogation de la fameuse taxe sur les salaires, qui est en grande partie responsable des difficultés financières des hôpitaux », liste Romain Sabran.

    Les énergéticiens

    en colère

    Les acteurs de la santé ne seront pas les seuls en grève mardi 15 septembre. Quatre organisations syndicales de l’énergie, dont la CGT, appellent également à la mobilisation. C’est un rapport de la Cour des comptes préconisant de revenir sur le tarif agent qui a mis le feu aux poudres. « Le tarif agent permet de payer 10% de l’électricité », explique la secrétaire générale de la CGT Énergie du Gard, Élodie Constantin. « Mais en contrepartie, on a des salaires qui sont inférieurs au salaire du commun des mortels. C’est un droit hérité de la création du statut de 1946. »

    Les agents sont donc appelés à se rassembler devant les préfectures. 300 d’entre eux sont ainsi attendus devant la préfecture du Gard à Nîmes. « Il y a de la colère parce qu’il n’y a pas que le tarif agent. Ils remettent aussi en question les heures supplémentaires et les astreintes alors qu’on ne peut pas s’en passer car on n’a pas assez d’agents. Si on veut supprimer les heures supplémentaires, il faut doubler les effectifs. Il y a aussi un problème de formation. On demande aussi le retour à un prix garanti car l’énergie est un bien commun », détaille Élodie Constantin.

    Une situation d’autant plus compliquée que les agents de l’énergie ont également été particulièrement sollicités face aux canicules et aux incendies. « Déjà en décembre, il y avait eu une tempête puis en janvier des inondations. Avec les canicules, nos ouvrages souffrent et il faut des agents sur le terrain. En ville, des agents vont travailler en soute et quand il fait 40 degrés dehors, il fait 60 dans la soute », conclut Élodie Constantin.