« Rien ne justifie la baisse de moyens dans les lycées Lurçat et Langevin », tance Philippe Sénégas du Snes-FSU, se demandant : « La priorité est-elle un porte-avions à 12 milliards d’euros ou une école publique ayant les moyens d’emmener les élèves à la réussite ? » « Ça veut dire moins d’heures de cours pour les élèves, donc plus de demi-groupes, de dispositifs de soutien ou d’options de langues » avance ce professeur de collège venu en soutien, car ses élèves « subiront ces baisses à leur arrivée au lycée » regrette-t-il.
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La gendarmerie et le RCT unis contre le harcèlement scolaire
Quand la notoriété et la discipline se marient au service d’une cause importante. Ce mardi marque le début d’une campagne de sensibilisation au harcèlement scolaire au sein de 14 collèges du centre-var, menée par la compagnie de Gendarmerie de Brignoles, avec le soutien du Rugby Club Toulonnais.
Elle se matérialise par l’intervention de gendarmes et de la maison de la protection des familles de la Valette-du-Var au sein des établissements, et par la distribution de 64 000 sets de tables dans les cantines scolaires des établissements concernés, sur lesquels on retrouve des messages et conseils pour lutter contre le harcèlement scolaire, avec, en fond, des images des joueurs du RCT. Des affiches seront également diffusées sur une cinquantaine d’abribus du réseau Mouv’enbus et sur Pronote, l’espace numérique dédié à la vie scolaire.
Un dispositif de communication qui a été pensé, sur la forme, pour « matérialiser le fait que le harcèlement scolaire se manifeste sous différentes formes, à l’école mais aussi dans la continuité dans l’espace public, les transports et au niveau numérique », indique le Chef d’Escadron Raphaël Micillino. Sur le fond, la campagne a été construite avec « l’idée de transmettre des clés de compréhension aux élèves, et de mettre en éveil la sensibilité critique sans être dans un climat anxiogène, pour faciliter l’identification ».
L’enjeu est important, autour d’un « phénomène qui prend de l’ampleur. L’école est un lieu d’éducation, d’émancipation et de protection où les violences n’ont pas leur place. Le harcèlement se nourrit de stéréotypes liés au genre, à la couleur de peau… Pour lutter, il faut de la sensibilisation et de la prévention », appuie le gendarme.
Des joueurs
au collège de GaréoultDans la lignée de la campagne de prévention aux violences intrafamiliales menée l’année dernière, celle-ci « s’inscrit dans l’enjeu plus global de la protection de l’enfance. On a inauguré à Brignoles une salle Mélanie, propice à la libération de la parole des mineurs. Donc on a voulu lancer une campagne thématique dans les établissements scolaires ».
Et pour ce faire, la notoriété des rugbymen demeure, pour Raphaël Micillino, un « formidable vecteur de sensibilisation. Je suis convaincu qu’un message porté par un club ou un sportif de haut niveau a davantage de visibilité et de poids ». Outre le prêt de leur image, deux des joueurs phares du club, Charles Ollivon et Baptiste Serin, tous deux internationaux français, interviendront au collège de Garéoult, le jeudi 28 mai, autour d’un exercice de question/réponse.
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À Miramas, les lycéens sont en mal de transports pour aller étudier
« Tout le monde devrait avoir le droit de se déplacer et d’étudier », assène Lilyrose élève de 1ère au lycée Jean Cocteau, avant de franchir les grilles mercredi matin. L’établissement est traversé par un vent d’inquiétude depuis la fin de semaine dernière. En cause, l’absence de transports praticables pour se rendre à Aix-en-Provence depuis Miramas.
« Ça prend deux heures de train en passant par Salon alors qu’on met que 40 minutes en voiture », illustre Kawtar Kassioui, autre élève de terminale concernée par la poursuite d’études à Aix. Sans compter le retour d’autant plus difficile. « Beaucoup d’autres autour de moi galèrent aussi », souligne-t-elle.
Les élèves rencontrés à l’entrée du lycée ne donnent pas tord à leur camarade. « J’aimerais bien étudier à Aix mais j’ai pas les moyens de payer un appartement sur place », souligne Lilyrose, actuellement en 1ère. La voiture n’est pas une alternative selon sa camarade de classe Carla : « J’ai l’âge de passer le permis, mais tout le monde n’a pas l’âge ni les moyens », fait-elle remarquer. « L’essence devient chère, les voitures aussi. Il faudra une alternative », renchérit Lilyrose.
Trois cents élèves concernésC’est en abordant le sujet en réunion avec les parents, au lycée, que Kawtar Kassioui a fait la rencontre de Natacha Mallet. « Le sujet me préoccupe aussi en tant que mère d’élève, j’ai mené le même combat quand j’étais lycéenne », explique la communiste et cheminote.
C’est pour cela qu’avec l’aide des communistes miramasséens, Kawtar Kassioui a pu formuler une proposition politique au problème. À partir d’un sondage réalisé sur les 843 élèves du lycée, 305 ont répondu être intéressés par la création d’une ligne de bus reliant Miramas à Aix-en-Provence, sur 396 répondants.
« On ne parle que de Cocteau, mais il y a déjà des étudiants de Miramas à Aix. Il faut aussi penser aux travailleurs et aux musées d’Aix qu’on n’a pas », considère la nouvelle militante. « C’est aussi un enjeu écologique, les voitures c’est pas top, un bus dans l’immédiat c’est bien, mais le train c’est mieux ! Il y en avait un jusqu’en 2008, il faut le remettre en route », affirme Kawtar Kassioui. Le conseiller municipal (PS) Christophe Caillault, présent devant le lycée, se dit « épaté » par la mobilisation lycéenne, promettant que le sujet sera soumis au maire Frédéric Vigouroux (DVG), par ailleurs vice-président de la Métropole aux transports. « Il faut d’abord créer une ligne de bus pour répondre à l’urgence, mais il faudra remettre en service la ligne ferroviaire passant par Rognac », considère Natacha Mallet. Le communiqué du PCF miramasséen diffusé au même moment parle d’interconnexion avec le bassin ouest du département, proposant de l’inclure dans le projet de service express régional métropolitain.
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Ces boss des maths qui font aimer les chiffres aux élèves
Avez-vous déjà vu un carré sans angles droits ? ». La proposition de Loryne Barroche a de quoi décontenancer, mais elle n’effraie pas les quelques collégiennes de 3e faisant face à son stand. À l’entrée du forum des mathématiques de Miramas mardi matin, cette étudiante de 20 ans en licence maths-physique-chimie à Marseille propose de tout simplement changer de plan.
« Le plan euclidien est le fondement de la géométrie sur lequel on a développé tout le reste » développe Loryne Barroche, c’est la géométrie que tout le monde a connu à l’école. Le plan hyperbolique est tout simplement une autre facette de la discipline, demandant de changer de paradigme par rapport à la réalité du quotidien. Le jeu vidéo HyperRogue sur l’ordinateur du stand permet une autre approche. Un personnage en vue de dessus parcourt une sphère de case en case à la recherche d’étoiles. « C’est bizarre, il n’y a que la sphère qui bouge » note Elyah, l’une des élèves de 3e du collège Lou Garlaban à Aubagne, « y’a pas de fin » remarque sa camarade. Normal, cela illustre que « le bord d’une sphère est infini » d’après Loryne Barroche, contrairement au plan euclidien où « l’infini est… très loin ».
« C’est moins abstrait »Outre l’appréciation de l’infini, se déplacer sur des cases montre un autre aspect de la géométrie. « Les cases où on se déplace sont un pavage qui grossit quand on est dessus et rétrécit quand on s’en éloigne », explique Loryne Barroche.
L’enseignante encadrant les élèves de 3e remarque que « ce n’est pas du tout au programme de 3e mais c’est bien de montrer ce qu’ils feront plus tard, d’autant plus qu’il faut maîtriser la géométrie euclidienne avant l’hyperbolique ». Ce forum permet aussi de raccrocher les élèves : « c’est moins abstrait, ils peuvent manipuler, plier, découper dans les stands, ce qu’on n’a pas le temps de faire en classe » selon l’enseignante, surprise de voir « pas forcément les meilleurs élèves se motiver » à y venir. C’est là tout l’esprit du Forum des mathématiques, organisé par l’association Maths pour tous que représente Laurent Beddou. « On part du monde réel pour le déchiffrer à l’aide des maths » explique ce professeur, « comment modéliser un traitement de chimio, gérer des robots ou représenter une épidémie de zombie » sont autant de « portes d’entrée ». La finalité : « pour ne plus jamais se poser la question à quoi servent les maths » selon l’enseignant, qui voit dans la matière « un art » dont les chiffres et le calcul ne sont que les outils.
Plus de mille élèves du département ont pu s’en rendre compte.
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La classe média de Le Ruissatel à la découverte de La Marseillaise
Ils étaient quatorze à visiter le journal ce mardi. Les élèves de quatrième du collège Le Ruissatel (11e) ont découvert les coulisses de la rédaction. Une sortie particulière pour ces jeunes élèves issus de plusieurs classes et qui constituent la classe média du collège. Les élèves ont pu assister à une conférence de rédaction en compagnie des journalistes, suivi d’un rappel important sur l’histoire du journal avec le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et enfin ils ont effectué une visite des locaux avec une présentation des plaques commémoratives et de l’emblématique tableau de Pierre Ambrogiani qui orne le mur de la salle de la rédaction. Une sortie marquante à la fois pour le journal puisque ces moments privilégiés de transmission sont fondamentaux pour La Marseillaise et également pour les minots qui découvrent l’impact des médias et développent ainsi leur esprit critique et leur curiosité face aux informations.
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Unanimité des élus pour aider les élèves en difficulté à Port-Saint-Louis-du-Rhône
Les élus au conseil municipal de Port-Saint-Louis-du-Rhône ont approuvé à l’unanimité la motion présentée par l’opposante Aurore Raoux (DVG) lundi soir. Cette motion vise à garantir le dépistage de troubles scolaires pour les élèves de la commune, tous dans des écoles relevant de l’éducation prioritaire.
Port-Saint-Louis, qui a réintégré les quartiers prioritaires (QPV) en 2024, « fait face à des difficultés dans l’accompagnement des élèves en difficulté » d’après l’élue, pointant l’écueil de « postes clés vacants au sein du Réseau d’aide spécialisé aux élèves en difficulté [Rased, Ndlr.] ». « L’absence d’enseignant spécialisé a privé des dizaines d’élèves et leurs familles d’un accompagnement indispensable », notamment pour les élèves non francophones, selon Aurore Raoux. Pire, « l’absence de médecin scolaire depuis plusieurs années prive les élèves de maternelle de la visite médicale obligatoire avant l’entrée au CP » pointe la conseillère. La motion engage la Ville à « garantir le maintien du Rased et le recrutement d’un médecin scolaire, affirmer la nécessité des deux postes d’enseignants spécialisés » et d’enjoindre le maire (SE) Martial Alvarez à rencontrer « en urgence » les services de l’Éducation nationale et le Département.
Quelques divergencesLe maire, favorable à cette motion, indique prendre rendez-vous au plus tôt. Un seul « point de divergence » est relevé par Aurore Raoux, qui proposait initialement de former une délégation comprenant le maire, parents d’élèves et opposition. « La motion est assez forte » a opposé Martial Alvarez, qui « saura dire aux forces vives si la démarche tombe à l’eau ». Motion adoptée à l’unanimité.
Contrairement au plan pluriannuel d’investissement, actualisé pour l’année 2026 avec une capacité d’engagement de 2,9 millions d’euros. Les priorités vont notamment à la rénovation du stade Taberner, du Gymnase Coubertin et à l’étanchéité des écoles. Aurélie Grach élue (DVG) de l’opposition remarque « un manque de lisibilité entre les dépenses de travaux réalisées et à réaliser. Comme pour l’intérieur de la salle Marcel Pagnol pour 880 000 euros, dont nous n’avons pas le détail alors qu’il s’agit d’une somme importante », et s’inquiète « du devenir du gymnase Coubertin, des travaux pour 280 000 euros sont prévus, mais va-t-il être détruit ? », questionne-t-elle.
La réponse viendra par écrit pour les « sujets techniques » d’après l’édile, répondant du reste que « les travaux du gymnase Coubertin sont nécessaires pour rénover le revêtement au sol, on n’investirait pas dedans si on devait le détruire ». « Il n’a pas vocation à l’être immédiatement » conclut-il. L’opposition s’abstient.
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Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim
Courir pour lutter contre la faim dans le monde : tel est le sens du projet mené par une classe de terminale ST2S du lycée Bonaparte, à Toulon. Mercredi, grâce à leur engagement, quelque 150 élèves et professeurs de l’établissement enfileront leurs baskets pour participer à une course caritative en faveur de l’ONG Action contre la Faim, afin de soutenir la lutte contre la sous-nutrition en République centrafricaine.
Chaque participant courra en échange d’une promesse de dons, selon un système de parrainage assuré par des proches, des commerçants ou des acteurs locaux. C’est le principe des « Courses contre la faim » proposées par l’ONG, auxquelles participent chaque année plus de 248 000 élèves issus de 1 200 établissements. En 2025, ces courses ont permis de collecter près de 2,642 millions d’euros.
Un projet construit dans
le cadre scolaireÀ l’origine de l’initiative, Chahde. À 18 ans, cette future étudiante en santé découvre Action contre la Faim lors d’un forum associatif. L’idée lui vient alors de mener une action « qui compte peu à notre échelle, mais qui a un impact sur le monde », décrit-elle. D’autant plus que celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet scolaire, partie intégrante du programme. « En terminale, ils apprennent à mener un projet de A à Z : respecter les étapes, faire un diagnostic du besoin, définir des objectifs, mettre en œuvre une action, puis l’évaluer à la fin, explique Jean-Marie Lebert, professeur de sciences et techniques médico-sociales. Ce projet donne un sens à l’approche théorique ».
Aucune obligation n’est toutefois faite aux élèves de construire un projet caritatif. « Ce sont les élèves qui ont choisi », poursuit Jean-Marie Lebert. Et cela a du sens, car « ils sont destinés à travailler dans des structures sanitaires et sociales, où leur mission essentielle sera de mener ce type de projet pour leur structure. Je suis impressionné, car ce sont en plus des jeunes de milieux populaires, qui mènent des actions à destination d’autres personnes en difficulté ».
Dans les faits, Chahde et ses camarades ont mené un véritable travail de terrain, particulièrement formateur pour leurs futures carrières. « Nous avons réalisé des sondages pour trouver des personnes intéressées, sensibilisé les élèves, démarché les commerçants pour trouver des sponsors et contacté les médias », détaille-t-elle. « Une vraie expérience de travail en équipe », dont la jeune femme, qui a décidé de s’engager au-delà du projet en devenant bénévole au sein de la délégation varoise d’Action contre la Faim, espère mesurer les retombées le jour J, même si aucun objectif de collecte chiffré n’a été fixé.
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Au piquet !
Calculette d’un côté, visée pédagogique de l’autre. Le « bon sens » avancé par le ministère de l’Éducation nationale, incarné par un technocrate pur jus, le transparent Édouard Geffray, est d’adapter les moyens aux besoins du terrain. Or, selon ses calculs, une chute de la démographie scolaire justifie les fermetures de classes dantesques prévues dès la rentrée 2026 dans l’académie d’Aix-Marseille et de Nice, dont dépend le département du Var. Quelle aubaine, ces statistiques. C’est imparable : moins d’enfants, moins de classes ! Hourra aux économies budgétaires, aggravées de 6 milliards supplémentaires. Pas d’enfants, pas d’école ! Encore mieux.
Les syndicats de l’éducation opposent à cette logique comptable la pédagogie, des classes vivables… Ce à quoi le ministère répond qu’ils ont leurs vapeurs : c’est être, en effet, « émotif » que de vouloir enseigner dans de bonnes conditions. Pour eux, pour les enfants.
Le ministre qui n’annonce rien !
La baisse des effectifs entraîne donc un renforcement de l’encadrement. Insupportable pour les calculettes du ministère. L’instrumentalisation des projections des effectifs à dix ans permet au gouvernement de réduire les moyens humains dans les services publics de l’éducation nationale. Cet acte dangereux réclame une résistance et des actions communes entre syndicats, parents et élus. Le ministre a annoncé qu’il… n’annoncerait rien pour la rentrée, pour garantir « la sérénité ».
Avec les cartes scolaires en mode disette, il a mis dans une colère noire la communauté éducative. Au piquet !
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Dans le secondaire, les collèges payent le prix fort
« Jusqu’à présent on avait une hausse des effectifs que les moyens alloués ne suffisaient pas à compenser, et maintenant qu’on a un léger tassement démographique, on nous enlève plus massivement des postes et des moyens », dénonce Stéphane Audebeau, co-secrétaire académique du Snes-FSU Montpellier. Le second degré (collèges et lycées) n’est pas épargné par les suppressions de postes et les fermetures de divisions, conséquences directes « d’une baisse des dotations horaires globalisées dans tous les départements de l’Académie », qui cible plus particulièrement les collèges.
Ceux du Gard accusent une perte de 868 heures et ceux de l’Hérault, une baisse de plus de 500 heures d’enseignement, qui se traduisent respectivement par la suppression de 26 et 21 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. Si on pousse un peu plus dans le détail, les 21 postes supprimés dans l’Hérault sont le résultat de 46 suppressions auxquelles sont soustraites 25 créations, mais des créations quasiment toutes (20) dévolues aux deux nouveaux collèges, à Juvignac et Maraussan, qui ouvrent en septembre. Autrement dit, « si on enlève les deux nouveaux établissements, c’est 41 suppressions. C’est pour ça qu’on parle vraiment de saignée au collège pour cette rentrée 2026 », insiste le représentant du Snes FSU.
« Cette baisse démographique est instrumentalisée »L’Académie justifie ses choix par une baisse des effectifs scolaires, que Stéphane Audebeau préfère qualifier de « tassement ». « Sur les lycées de l’Académie, cette baisse est de – 0,6%. Dans les collèges de l’Hérault, on est à
– 0,8%… C’est très faible. Cette baisse démographique est complètement instrumentalisée. Elle est vraiment à relativiser. Ensuite, pour nous, c’est une chance historique qu’on attend depuis longtemps de pouvoir améliorer le fonctionnement du système éducatif, alors que depuis plus de 10 ans les moyens par élève ont considérablement baissé et les effectifs par classe, augmentés. Là, on s’en éloigne complètement », déplore le syndicaliste.Bien que moins impactés, les lycées ne sont pas pour autant épargnés. « S’ils ont reçu, au niveau académique, une dotation équivalant à zéro, c’est-à-dire pas de baisse ni de moyens supplémentaires, au final on assiste quand même à 14 suppressions de postes dans l’Académie, sachant qu’un nouvel établissement ouvre à Cournonterral, dans l’Hérault, qui absorbe 22 créations », détaille Stéphane Audebeau.
Au-delà des postes d’enseignants, certains dispositifs sont également sacrifiés, notamment dans les collèges, en lien avec la baisse des dotations horaires globales. « Il y a tout un ensemble de dédoublements, en sciences et langues vivantes notamment, qui ne sont plus possibles parce que les collèges n’ont pas de marge suffisante pour les mettre en place. On est aussi parfois obligés, sur certaines options, je pense notamment à l’allemand, l’italien ou l’occitan, de regrouper plusieurs niveaux (5e, 4e, 3e…) dans un même groupe », regrette le co-secrétaire académique du Snes-FSU Montpellier. Qui pointe également « le manque de personnels de vie scolaire et de santé » dans les établissements.

