Tag: Elections

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    À deux mois des élections municipales, la course à l’hôtel de ville de Marseille s’annonce particulièrement disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi, place le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat d’extrême droite, Franck Allisio (RN), en tête du 1er tour avec 30 % des intentions de vote chacun.

    Martine Vassal, la candidate DVD, présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, en campagne depuis le mois de septembre, recueille 23 %, malgré un large rassemblement des macronistes aux LR. Sébastien Delogu (LFI) est crédité de 14 %. En décembre, dans un sondage de La Provence, Martine Vassal était crédité de 26 % des intentions de vote et Franck Alliso de 27%. Une tendance se dessine.

    La réaction de son équipe de campagne n’a pas tardé. Dans un communiqué, son camp insiste sur la volatilité de l’électorat marseillais. « En deux mois, trois candidats différents ont été donnés en tête des sondages », souligne le texte, y voyant la preuve que l’élection sera « l’une des plus serrées de l’histoire de la ville ».

    Sans contester frontalement les résultats, l’entourage de la présidente de la métropole mise sur une dynamique de rassemblement. Le texte insiste sur « l’union des Marseillais qui veulent sauver leur ville », présentée comme la « seule réponse politique » face au bloc (PS, PCF, Ecologistes, Place publique, Mad Mars, GRS…) constitué autour de Benoît Payan, qu’elle tente encore d’associer à La France insoumise pourtant parti en solitaire, et à celui de l’extrême droite Franck Allisio (RN).

    La candidate DVD appelle aussi à recentrer le débat sur les enjeux locaux. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « visions, idées et projets » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. Une ligne déjà défendue la veille par Martine Vassal sur France 3.

  • À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    C’est dans un contexte international, national et local d’une gravité et d’une singularité inédites que les communistes ciotadens ont présenté leurs vœux, dimanche, en présence notamment des conseillers municipaux et membres du collectif La Ciotat nous rassemble, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien, de la conseillère municipale PS Martine Cuccaroni, du secrétaire de section PS Toni Delogu et de syndicalistes cheminots, de l’éducation, de l’hôpital et de l’énergie.

    Deux opérations concrètes de solidarité

    Secrétaire de la section du PCF de La Ciotat, Sébastien Madau a abordé toutes les dimensions du moment. « Le premier des vœux que nous tenons à vous souhaiter sont des vœux de paix. Une paix chaque jour davantage bafouée par les logiques guerrières, capitalistes, nationalistes et impérialistes. » Il souligne que « ces guerres ont un point commun : elles voient les peuples en être systématiquement la première victime, innocente ». Le responsable communiste cite le peuple palestinien « victime d’un génocide sous le coup du gouvernement israélien ». Les peuples « ukrainien et russe pris en étau par les folies ultranationalistes ». Les peuples « du Venezuela, de Cuba et de l’ensemble de l’Amérique latine, victimes de l’intimidation et des actions revanchardes de l’impérialisme américain, dirigé par le sinistre Donald Trump ». Sans oublier les « femmes et hommes d’Iran, qui descendent depuis plusieurs jours dans la rue. Certes pour dénoncer leurs conditions de vie difficile sur le plan économique mais, plus largement contre la politique liberticide de cette théocratie à bout de souffle. »

    Sébastien Madau avertit : « Soyons vigilants, appelez-le comme vous le voulez, néoconservatisme, néofascisme. : nous vivons un changement de l’ordre mondial dans lequel le droit international ne compte plus. » La section du PCF prépare deux opérations concrètes de solidarité, annonce Sébastien Madau : une collecte de médicaments (paracétamol, antibiotique et préservatifs) en faveur de Cuba et une campagne de parrainage pour une famille palestinienne vivant dans un camp de réfugiés en Cisjordanie en coopération avec l’association France Palestine Solidarité.

    Sur les municipales, la section du PCF « est engagée depuis plusieurs années au sein du collectif La Ciotat nous rassemble », rappelle Sébastien Madau. Il estime que ce rassemblement « doit se poursuivre, s’amplifier (..) Les partis de gauche sont évidemment placés devant leurs responsabilités. » Se référant au « sursaut » de la gauche lors des législatives anticipées, il invite à être « capables de construire un tel élan dans notre commune ». Et Sébastien Madau de relever « des signes encourageants comme en témoigne le comité de soutien de La Ciotat nous rassemble qui a d’ores et déjà atteint les 250 personnes ».

  • Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    Gaby Charroux veut préserver l’art de vivre des villages

    « Nous voulons préserver ce qui fait notre ville, mais pas la figer », tel l’explique le maire-candidat (PCF) Gaby Charroux aux participants à la réunion publique organisée à la salle de réception du Domus, à Carro samedi matin, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales des 15 et 22 mars 2026.

    À Carro et aux alentours, le maire sortant affirme vouloir « conserver l’art de vivre de Martigues et ses villages » et cela implique la vie associative. Le président du comité des fêtes de Carro, Marc Troulier relève qu’« il n’y a qu’à lever la main pour avoir des tables, des chaises, de l’eau et le terrain, dont on a jamais payé de droit d’occupation pour les fêtes, contrairement au Port départemental. On a même un électricien sur les 3 jours de fête ».

    Marc Troulier observe une « saisonnalité » dans la vie des villages, parlant d’un « impact sur la population » notamment sur le plan du logement. Le maire sortant connaît cette contradiction : « C’est le revers de la médaille » de la préservation du territoire, « en contrepartie c’est dur et cher de se loger », reconnaît-il. Mais c’est un choix, « on ne bétonnera pas la Méditerranée », affirme Gaby Charroux, qui annonce travailler en prime « à la création de zones agricoles protégées » sur la plaine de Saint Julien, pour « figer » le rôle de ce lieu.

    Du logement contrôlé

    À propos de logement, un participant avance que « la perte d’identité » des habitants viendrait du fait qu’« une partie de notre population n’est pas martégale ». Il demande : « Allez-vous continuer à faire du logement social ? À être au-dessus des quotas ? Allez-vous demander à avoir la main sur qui on y met ? ». « La question se pose », répond Gaby Charroux, « nous sommes à 28% de logement social quand les obligations sont à 25%. On a besoin de rénover mais aussi de veiller au peuplement », argumente l’édile, indiquant travailler « avec les bailleurs pour ne pas servir de déversoir à d’autres endroits ».

    Le maire ne renonce pas à construire. « Il faut produire 180 logements par an pour les habitants actuels de Martigues (…) et 70 de plus pour l’arrivée de nouveaux salariés de la zone industrielle de Fos », indique Gaby Charroux, que ce soit par le privé ou en logement social. Soit 250 logements à produire à l’année, avec du social « contrôlé » de l’avis du maire, et du reste avec « de l’accession à la propriété pour les martégaux ».

    Autre sujet local, la « voirie dégradée » soulevé par un autre participant. Gaby Charroux rappelle que certaines sont communales, et d’autres départementales, comme la route des Bastides. « Un côté est rénové car nous avons demandé la maîtrise d’ouvrage temporaire, le reste le sera dès que nous aurons solutionné le ruissellement de l’eau avec la Métropole », annonce le maire candidat.

    Prochaine étape, le bilan de mandat de l’équipe sortante sera présenté samedi 17 janvier prochain à 10h, salle Raoul Dufy.

  • La bataille de Marseille sera féroce

    La bataille de Marseille sera féroce

    Les résultats de l’enquête d’opinion exclusive La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, marque un tournant dans la bataille de Marseille. Pour la première fois, ils révèlent le risque d’une victoire RN dans un contexte politique national qui lui est particulièrement favorable.

    Les gauches, unies dans le Printemps marseillais, continuent d’être en mesure de l’emporter avec un niveau d’intention de vote à 30%, équivalent à celui du RN, avec un total gauche qui progresse sur celui de 2020, et cela avant l’entrée en campagne de Benoît Payan puisque l’enquête a été réalisée
    du 2 au 8 janvier. Néanmoins, comme dans la totalité des villes ou une majorité de gauche est sortante, la présence d’une liste LFI pourrait handicaper la capacité des progressistes à avoir le dessus.

    Rien n’est joué

    La droite et le centre-droit ont, quant à eux, l’obligation de se ressaisir s’ils ne veulent pas finir siphonnés par l’extrême droite. Un des enseignements de ce sondage, comme de la période, est que la porosité entre ces deux courants politiques se fait systématiquement en faveur du RN. Il y a donc urgence à recréer des digues et à rappeler les enseignements de l’histoire mais aussi de l’actualité mondiale : il n’y a pas une différence de degré mais de nature entre la droite républicaine et l’extrême droite.

    Rien n’est joué.
    La présentation des programmes, la composition des listes et le déroulement de la campagne pèseront sans nul doute dans le résultat final des urnes.

    La bataille de Marseille sera féroce. Elle ne fait que commencer.

  • Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Trois ans d’inéligibilité pour Hassen Hammou

    Clap de fin ? Trois semaines après sa condamnation à 15 mois de prison avec sursis pour corruption de mineur, pour laquelle il a fait appel, Hassen Hammou, ex-cadre marseillais du parti Les Écologistes, était de retour devant la justice. Il comparaissait cette fois pour usurpation d’identité. L’objet du délit ? Avoir créé, fin novembre, un compte Snapchat au nom d’Amine Kessaci, militant écologiste engagé dans la lutte contre le narcotrafic, dans le but d’obtenir des informations.

    Ce dernier a déposé plainte le 25 novembre, moins de deux semaines après le retentissant assassinat de son frère Mehdi. Jeudi, à l’issue de sa garde à vue, Hassen Hammou a reconnu les faits et accepté, dans le huis clos d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, une peine de deux mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité.

    La validation devant le juge, en audience publique, sera hésitante. « Il n’y a pas de peine partielle ici, sinon, c’est le procès », s’agacera le président du tribunal face aux hésitations de l’accusé. « Il n’a aucunement voulu nuire, son but était de savoir ce qu’il allait advenir de lui au sein du parti », explique l’avocate d’Hassen Hammou à la barre. Désigné chef de file des écologistes pour les municipales à Marseille, ce dernier croyait alors encore à une issue positive à son procès pour corruption de mineur, dont le délibéré est attendu le 16 décembre.

    « En se faisant passer pour Amine, il voulait tester la parole d’un membre de son parti pour savoir s’il était en quelque sorte loyal envers lui, s’il pouvait avoir son soutien en vue des élections », abonde Soraya Slimani, l’avocate d’Amine Kessaci. Reçu comme partie civile, il n’était pas présent à l’audience et réclamait un euro symbolique.

    Stratégie inchangée

    pour Les écologistes

    à la barre, son avocate souligne « la dignité » de son client, soucieux « d’apaiser le débat ». Dans un message qu’il l’a chargée de lire au tribunal, Amine Kessaci estime que « l’identité, le deuil et la parole ne sont pas des outils politiques ». « Il a été sidéré, consterné, attristé d’apprendre qu’un camarade qui partage les mêmes convictions, ait pu usurper son identité, son image, sa cause » et ait pu « parler à sa place », note l’avocate. Comme lui, Hassen Hammou avait fondé un collectif de soutien aux victimes du narcotrafic.

    Cette condamnation à trois ans d’inéligibilité scelle l’avenir politique immédiat d’Hassen Hammou, ex-membre du bureau national d’EELV, suspendu le 17 octobre puis exclu en décembre de son parti qui a exprimé son « profond dégoût à l’idée qu’une instrumentalisation puisse être faite des drames ayant touché la famille Kessaci ».

    Le 2 janvier, le conseil statutaire d’EELV avait par ailleurs invalidé le vote des adhérents, portant sur la stratégie municipale et la désignation du chef de file, en annulant pour « irrégularités » l’AG qui avait servi de support. Un vote réalisé sous le contrôle de la tutelle nationale… La stratégie d’alliance au 1er tour avec le Printemps marseillais reste toutefois la règle. Personne ne demande à la revoter, expliquait mardi Olivier Bertrand, responsable national des élections, à nos confrères du Monde, qui ont révélé l’information.

  • Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Vigouroux brigue un 4e mandat à Miramas pour « protéger les habitants »

    Il a consulté sa famille avant de l’annoncer officiellement. Le maire de Miramas Frédéric Vigouroux (DVG) se lance dans la campagne des élections municipales pour briguer un quatrième mandat. « On ne se rend pas compte de l’investissement que ça représente d’être élu, il faut que je sois tourné vers la ville à 200%, donc il fallait que ce soit un choix collectif avec mes proches », explique-t-il.

    Ce « sacerdoce républicain », l’édile souhaite de nouveau l’endosser pour « protéger les habitants ». « Miramas n’est pas une ville riche, c’est une ville populaire. Elle est plus touchée par les effets du monde, les différentes crises – financières, sanitaires, énergétiques et autres -, donc il faut que sa population soit plus protégée au quotidien par la mairie. » Après avoir réalisé 90% du programme de 2020, malgré deux années compliquées dues au Covid-19, Frédéric Vigouroux a l’ambition « de continuer à transformer cette ville », la « préparer au développement économique, aux effets du changement climatique, préserver son environnement en assurant de l’habitat ».

    Des réunions thématiques

    Certains projets sont déjà dans les tuyaux : le nouveau pôle ferroviaire, la construction d’un hôtel des polices avenue Chalve, la mise en place d’une unité de production culinaire en collaboration avec la Ville de Saint-Chamas pour nourrir les enfants des écoles des deux communes avec des aliments bio et locaux, l’installation d’agriculteurs à Saint-Désiré, mais aussi de commerces à proximité d’Intermarché, de professionnels de santé à la maison pluridisciplinaire du nord de la Ville comme à la Boule Noire, ou encore la réouverture de l’ancien centre mutualiste de santé.

    Certains projets d’aménagement sont à définir avec les habitants. « J’habite la ville, mais je n’habite pas partout. Il faut utiliser les instances participatives pour imaginer la commune de demain », affirme Frédéric Vigouroux. Notamment sur la question du logement : « De nombreux jeunes Miramasséens veulent revenir ici bâtir leur famille, preuve que la ville est attractive. Ces gens nous demandent de construire. Donc on a un gros travail à faire sur le thème : comment la ville se réinvente sur elle-même, sans sur bétonner et en préservant la nature, l’environnement et l’agriculture. C’est ça qu’on va écrire avec les habitants dans le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal de 2028. »

    Des réunions thématiques seront organisées dans les semaines à venir pour co-construire le programme. La première aura lieu le 22 janvier. Le projet électoral définitif devrait être annoncé le 19 février. La liste, sans étiquette, est ouverte à tous les partis « sauf un ». Entendre : le RN. « Il y aura des visages connus, avec un rajeunissement mais une ossature importante de personnes expérimentées », affirme le maire candidat. Rendez-vous « dans quelques semaines », pour connaître les noms.

  • [Entretien] Olivia Fortin et Éric Méry : « On a ouvert les portes et les fenêtres de la Ville »

    [Entretien] Olivia Fortin et Éric Méry : « On a ouvert les portes et les fenêtres de la Ville »

    La Marseillaise : Mad Mars est né en 2018 en réaction à un système municipal verrouillé. Huit ans après, que reste-t-il de la promesse ?

    Olivia Fortin : En juin 2018 lorsqu’on crée Mad Mars, on est animé par une colère contre l’état de la ville, et l’espoir de faire les choses autrement. On savait qu’il y avait plein de compétences au sein des partis de gauche et écologistes, des acteurs associatifs et syndicaux, et ont avait deux mantras encore d’actualité : « S’unir ou subir » parce que la ville était alors donnée à la droite et qu’on se devait d’initier ce large rassemblement qui a amené au Printemps marseillais, et « Soyons fous, croyons à la politique ».

    Éric Méry : Et on a un bilan politique avec plus d’une quinzaine d’élus de secteur, une maire de secteur, et cinq élus dans la majorité sur des délégations assez structurantes. Chacun a essayé dans le Printemps marseillais d’apporter ce qu’il cherchait à Mad Mars : travailler avec les habitants et mettre l’outil politique à leur service. Pierre Marie Ganozzi sur les écoles, par exemple, a toujours rencontré les associations de parents d’élèves, le corps enseignant…

    O.F. : J’ai été durant trois ans adjointe au maire, aux ressources humaines et au dialogue social pour redonner à notre administration sa pleine capacité d’agir, persuadée qu’il fallait commencer là. Aujourd’hui on reçoit 75 000 CV par an, on a restauré l’image d’employeur de la Ville, des gens de toute la France postulent pour participer au projet. C’est valorisant une fonction publique qui attire à nouveau. En tant que maire de secteur je suis désormais sur l’échelon de proximité qui est extraordinaire pour produire avec les habitants des politiques répondant à des besoins concrets. Nos élus de secteur contribuent à fabriquer de l’action publique avec cette conscience collective. On a réussi avec Benoît Payan et la majorité, on a vraiment ouvert les portes et les fenêtres de la Ville.

    Qu’est-ce qui distingue encore Mad Mars des partis traditionnels ?

    O.F. : Mad Mars n’est pas un parti politique au sens juridique. Ce qui nous rassemble, c’est Marseille, sa métropole. On a une palette très large de sensibilités de gauche, c’est l’image du Printemps marseillais dans sa composante citoyenne et c’est ce qui donne à Mad Mars une fonction de passerelle d’engagement vers la politique pour faire progresser la société de manière radicale. En 2020, quand notre collectif a atteint son objectif, il aurait pu exploser, ça arrive en général. Une partie d’entre nous a pris des responsabilités d’élu, au cabinet du maire, dans les services, pour transformer concrètement leur engagement. D’autres ne l’ont pas fait par choix ou parce que ça n’a pas été possible. Ça a créé des manières différentes de voir et on a mis du temps à retrouver un objectif commun et donner du sens à cet engagement citoyen.

    C’est l’objet du Bonheur intérieur brut que Mad Mars travaille ?

    O.F. : Si restaurer les conditions d’une vie digne doit être une priorité, nous considérons que chaque citoyen à le droit, en plus des services publics, de vivre dans des conditions satisfaisantes et propres à amener son bonheur. Cinq groupes de travail thématiques se réunissent depuis deux ans et demi pour élaborer les conditions du bonheur. Cela peut nous amener à porter un contre récit face à tout ce qui nous est proposé dans une société qui agite les peurs et les souffrances. Il en ressort deux choses : un indicateur pour mesurer si les Marseillais vivent bien et des propositions qui ont été faites au Printemps marseillais pour notre programme commun.

    La promesse de 2018 est tenue ?

    O.F. : On a des élus qui sont engagés, des citoyens qui agissent, réfléchissent, contribuent et trouvent une passerelle vers l’engagement politique. Donc oui, on continuer à croire à la politique.

    Il y a quand même des gens qui ont le sentiment que depuis 2020 ce n’est pas allé assez loin ?

    E.M. : Il faut qu’on soit honnêtes, quand on est arrivé, on n’était pas nombreux à avoir de l’expérience, il y avait une administration à réformer, et les finances de la Ville n’étaient pas florissantes, il a fallu résorber la dette, tout en continuant à investir. Quand aujourd’hui on préempte un lieu comme la résidence du Roy d’Espagne, c’est de l’investissement.

    O.F. : Aujourd’hui, inaugurer une école primaire par semaine, des parcs et des jardins, des commissariats, c’est le fruit de ce qu’on a semé. Mais le quotidien des Marseillais est géré dans une situation institutionnelle particulière. Quand on ouvre sa porte, on voit le travail de la Métropole : la propreté, les déchets, la voirie, les transports, le logement, le travail, l’attractivité, sont des compétences métropolitaines. Et en effet sur ces aspects, les Marseillais pourraient considérer que les choses n’ont pas assez changé. On est les premiers à le déplorer.

    Vous soutenez Benoît Payan, avec quelle marge de manœuvre ?

    O.F. : Le Printemps marseillais est un lieu de liberté. En tant qu’adjointe au maire, puis maire de secteur, j’ai eu toute la latitude de proposition et d’action. C’est dans ce cadre coopératif et de confiance au service des Marseillaises et des Marseillais qu’on entend continuer. On s’est créé une culture commune depuis 2018, on n’est pas un rassemblement électoraliste opportuniste. Nos priorités sont les mêmes que l’ensemble de la majorité municipale, sur les services publics, le logement, les écoles, les espaces verts, la fraternité.

    E.M. : Mad Mars, contrairement à d’autres collectifs citoyens qui se montent encore, a toujours misé sur la complémentarité et eu la volonté de travailler avec les partis. Ce fondamental est conforté en 2026, puisque le Printemps marseillais s’est élargi avec les écologistes, Place publique, Debout ! En 2020, on a fait tomber les drapeaux pour partir derrière celui du Printemps marseillais.

    En 2020, après la rue d’Aubagne, la droite était divisée, aujourd’hui, elle se présente unie, vous avez un bilan et face à vous LFI ?

    E.M. : Sur le bilan, on n’a peut-être pas tout fait et bien mais les gens qu’on rencontre ne nous reprochent pas de ne pas avoir mené une politique de gauche. Les logements sociaux, les places d’hébergement, les services publics, l’été marseillais, les activités et musées gratuits… ils en ont conscience.

    O.F. : Ce qui motive, c’est le projet qu’on va proposer, on se concentre dessus, on est en démocratie. Après on regarde, comme tout le monde, les sondages avec une extrême droite très haute, et une droite républicaine, si on peut dire, qui s’effondre. Ce n’est pas dans cette société que je veux habiter. Nous, on croit à ce qu’on fait, on est déterminé.

    « On s’est créé une culture commune depuis 2018.
    On n’est pas un rassemblement opportuniste »

  • Dans le Gard, le PCF et LFI se rassemblent au sein de la liste citoyenne «Alès, c’est vous !»

    Dans le Gard, le PCF et LFI se rassemblent au sein de la liste citoyenne «Alès, c’est vous !»

    Résolument citoyenne, la liste «Alès, c’est vous !» s’est officiellement lancée dans la campagne. Le PCF et LFI ont officialisé la nouvelle à l’occasion de la signature d’un «accord de rassemblement» ce lundi 5 janvier. L’objectif : «s’engager dans une démarche commune afin de construire une alternative solidaire et ambitieuse», stipule le texte collectif, avant de pointer une équipe sortante restée sourde «aux attentes et aux besoins réels des habitant.es». «Alès ressort abîmée (…) Alès mérite mieux qu’une politique d’abandon ou de résignation», poursuit l’accord.

    Après plusieurs semaines de négociations et «des échanges francs», communistes et insoumis se sont donc entendus sur la méthode, mais aussi sur une ambition commune dont les mesures phares seront détaillées dans les jours à venir. «Il ne s’agit pas d’un accord d’appareil, mais d’un engagement sur des priorités concrètes : le pouvoir d’achat, l’accès aux services publics, la justice sociale, la transition écologique, la participation citoyenne et le développement d’une démocratie municipale plus participative», a énuméré le candidat communiste Paul Planque. Un résumé partagé par son homologue insoumis Armand Crépin qui a salué la seule «alternative crédible» à la gestion façon Christophe Rivenq.

    Si les deux responsables politiques semblent faire office «d’armature nécessaire», cette liste réunira néanmoins une majorité de citoyens sans étiquette et des colistiers issus de toute la gauche. Un peu à l’image de ses premiers soutiens, dont la conseillère régionale socialiste Suzanne Coulet, l’étudiant écologiste Antoine Baguelin, la citoyenne Latifa Faraldo – en première ligne pour le maintien de la poste dans le quartier Tamaris -, ou encore la cégétiste Martine Sagit…

    Resté pour l’heure hermétique à la main tendue, le parti socialiste et les écologistes continuent de faire cavalier seul. Mais pas de quoi ternir l’humeur du secrétaire du PCF d’Alès, Giovanni di Francesco : «Dans ce monde qui se fracture et nourrit les replis et les inégalités, je prends une sacrée bouffée d’air frais».

  • Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Face au sursaut fasciste et impérialiste, le PCF veut incarner l’espoir à Port-de-Bouc

    Alors qu’« aux quatre coins du globe, l’impérialisme guerrier et les atteintes populistes de l’extrême droite resurgissent », la section port-de-boucaine du PCF place ses vœux sous le signe « de l’espoir, de la solidarité, de l’amitié entre les peuples et de la fraternité », affirme l’un des membres de l’exécutif, Mathias Escalante.

    Sur le plan international, les conflits se multiplient, en Ukraine, en Palestine ou au Nigeria. La récente violation du droit international de Donald Trump est une tentative de « piller les richesses notamment pétrolières du [Venezuela] (…) et poursuivre la droitisation de l’Amérique Latine ». « Ces conflits, alimentés par la complaisance des marchands d’armes et des États-Unis (…) font monter chaque jour d’un cran les tensions géopolitiques qui menacent l’équilibre de nos sociétés », affirme le représentant de la section.

    Au niveau national, le RN « poursuit son entreprise de dédiabolisation », et les gouvernements successifs « tentent d’imposer une cure d’austérité sans précédent », cassant « les services publics ».

    Dans ce « chaos », la section renouvelle sa confiance à Laurent Belsola, maire sortant et candidat à sa succession. « On se rend bien compte de l’importance des élus locaux pour protéger les habitants. Avoir des élus de proximité, comme Laurent et son équipe, ayant fait leurs preuves et ayant la capacité de porter des projets malgré les baisses de dotation de l’État et de la Métropole, c’est quand même quelque chose de très rassurant. » Ce soutien, la section l’appuie sur un bilan « solide » et un « travail rigoureux » ayant mené, point d’orgue du mandat, à l’obtention du contournement autoroutier.