Tag: Ehpad

  • À Martigues, les aidants veulent sortir de l’ombre

    À Martigues, les aidants veulent sortir de l’ombre

    « Un aidant aidé en vaut deux », peut-on lire sur le t-shirt de Joël Pinot. Ce mercredi 14 octobre, au parc Julien Olive, son fils Fabien a pris le départ de la troisième édition de la Marche des aidants, accompagné de l’une de ses auxiliaires de vie. En attendant, Joël souffle un peu, discute, se renseigne auprès des associations et des plateformes de répit des Bouches-du-Rhône qui tiennent des stands le long des allées.

    Comme lui, 11 millions de Français accompagnent au quotidien un parent, un enfant, un conjoint ou un proche en perte d’autonomie. « Onze millions, et on n’en parle pas, et on n’est représentés dans aucun ministère, déplore ce retraité de l’Éducation nationale. On est complètement dans l’ombre. » « Être un aidant c’est souvent donner sa vie tout entière, et c’est encore parfois être un peu invisible, un peu isolé », reconnaît le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Tout l’objectif de la journée est là : créer une dynamique autour de ces personnes qui endossent un rôle essentiel mais difficile, et souvent lourd de conséquences sur leur santé, leur vie personnelle et professionnelle.

    Connaître ses droits

    Pour Joël et Fabien, c’est en 2019 que la vie bascule. Employé en Allemagne, le fils fait un AVC suivi d’un arrêt cardiaque à 45 ans. « Tout s’est éteint », raconte son père. Il est d’abord pris en charge à Bonn, en Allemagne, dans un hôpital neurologique qui accueille et implique la famille dans le protocole de soins. Puis, il est transféré non sans mal dans les Bouches-du-Rhône, où, cette fois, ses proches sont mis à l’écart. En 2020, « le fils revient à la maison ». « Je l’ai retiré d’un centre privé, et j’ai fait un cadeau à la Sécu. Nous, les aidants, on pallie à ça. »

    « Ce qu’on demande, c’est déjà une reconnaissance, poursuit Joël. Ma fille, qui est enseignante, s’est arrêtée trois ans pour m’aider au début. On a voulu savoir si on pouvait avoir un vrai statut, parce qu’elle n’avait plus de salaire. » Depuis le 30 septembre 2020, l’allocation journalière du proche aidant indemnise le congé des personnes qui suspendent leur activité dans la limite de 66 jours. Il est également possible, dans certaines conditions, d’être reconnu comme employé d’un particulier et de toucher un salaire en tant qu’aide à domicile.

    Joël réussit à « vite comprendre le système », et à accéder aux aides financières auxquelles il a le droit. « Mais il faut se battre, confie-t-il. Tous les aidants vous le diront. Quand on débarque dans ce monde on ne sait rien, et il y a peu de communication. Heureusement qu’il y a les associations et les assistantes sociales pour nous aider. Nous, on a eu de la chance, on est tombés sur les bonnes personnes qui nous ont aidés à faire les dossiers pour avoir la Prestation de compensation du handicap, mais c’est pas le cas de tout le monde. »

    Assise derrière une table, Laura, responsable de secteur au sein de l’association istréenne le Maillon, confirme : « Il y a une vraie détresse des gens quand ils se retrouvent confrontés à une situation de perte d’autonomie, et ça peut les paralyser. Souvent, ils attendent de plus réussir à gérer, notamment pour les personnes âgées, pour faire les demandes d’aides. Sauf que les délais pour l’Apa peuvent atteindre 4 mois parfois ». L’Allocation personnalisée d’autonomie, financée par le Département, est destinée aux personnes âgées de 60 ans et plus qui vivent chez elles ou en Ehpad. La jeune femme conseille de s’y prendre le plus tôt possible « même si on a l’impression de ne pas en avoir besoin ». « Ça permet aussi d’alléger les dépenses. »

  • Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon répond aux attaques sur l’Ehpad

    Le maire de Banon, Sylvain Ricci, a répondu lundi aux attaques frontales de Camille Galtier, maire de Manosque et président du conseil de surveillance du centre hospitalier, qui lui avait reproché par voie de communiqué de presse et sur le plateau de BFM DICI de vouloir faire payer à l’hôpital le terrain sur lequel un Ehpad doit être construit. « La responsabilité des élus est d’aider l’hôpital, pas de lui présenter la facture. La solidarité doit fonctionner dans les deux sens », avait lancé Camille Galtier, accusant le maire de Banon de vouloir « imposer à l’hôpital une charge supplémentaire ».

    « Hors de question

    de céder gratuitement »

    Le maire de Banon a regretté lundi soir d’avoir été « pris à partie ». « Camille Galtier nous dit que c’est normal que les communes offrent puisque, eux, à Manosque, ont offert le terrain de l’hôpital. Mais comment comparer une ville qui a 55 millions d’euros de budget de fonctionnement, à Banon qui a 1,3 million ? C’est la souris et le mammouth. Les marges de manœuvre sont incomparables », a-t-il argumenté. « On a déjà fait beaucoup d’efforts financiers, et en retour on a pas vu grand-chose. »

    Sylvain Ricci entrevoit tout de même « une sortie possible à ce mini-conflit ». « On peut descendre à 500 euros par mois sur 30 ans », a-t-il proposé. Il a cependant fermement maintenu sa position : « Nous ne céderons pas ce terrain gratuitement, c’est hors de question ! »

    Les deux maires ont convenu, vendredi, de se rencontrer en novembre. La décision concernant l’investissement pour l’Ehpad doit être prise lors du prochain conseil de surveillance, le 4 décembre.

  • Grève le 15 septembre : la CGT énergie se joint à la santé

    Grève le 15 septembre : la CGT énergie se joint à la santé

    La situation dans la santé, à l’hôpital ou en Ehpad, ne fait plus la une de l’actualité. Pourtant, la situation reste critique dans ces structures. Encore plus après l’été que les agents ont enduré, devant faire face à un afflux de patients à cause des canicules à répétition. « Il y a une journée où on a dépassé les 230 passages aux urgences, ce qui n’était jamais arrivé », confirme Romain Sabran, le secrétaire général de la CGT du centre hospitalier Alès-Cévennes.

    Mardi 15 septembre, il accompagnera une délégation d’Alès et des alentours à Montpellier pour manifester devant la préfecture. « On a toujours un absentéisme élevé, notamment dans les maisons de retraite. On est à 15-16% d’absentéisme, ce qui est bien au-dessus de la moyenne nationale. Quelques structures ont fonctionné tout l’été en sous-effectifs. Des lits ont été fermés durant l’été, notamment des lits d’ambulatoire et d’hospitalisation de jour. Des lits en pédopsychiatrie ont aussi été fermés temporairement », décrit Romain Sabran.

    Face à cette situation loin d’être isolée, la CGT appelle à se rassembler devant la préfecture entre 12h et 14h. Une délégation doit d’ailleurs être reçue par la préfète. Les agents souhaitent ainsi continuer d’alerter sur leur situation mais aussi peser dans le débat à venir sur le financement du budget de la sécurité sociale. « On a besoin d’un renfort de personnel. On demande aussi des hausses de salaires car avec le tassement des grilles, des agents se retrouvent aujourd’hui en dessous du Smic et reçoivent donc une indemnité compensatrice. Il y a aussi la question de la formation du personnel car on emploie de plus en plus de gens non qualifiés, notamment dans les Ehpad. On demande aussi l’abrogation de la fameuse taxe sur les salaires, qui est en grande partie responsable des difficultés financières des hôpitaux », liste Romain Sabran.

    Les énergéticiens

    en colère

    Les acteurs de la santé ne seront pas les seuls en grève mardi 15 septembre. Quatre organisations syndicales de l’énergie, dont la CGT, appellent également à la mobilisation. C’est un rapport de la Cour des comptes préconisant de revenir sur le tarif agent qui a mis le feu aux poudres. « Le tarif agent permet de payer 10% de l’électricité », explique la secrétaire générale de la CGT Énergie du Gard, Élodie Constantin. « Mais en contrepartie, on a des salaires qui sont inférieurs au salaire du commun des mortels. C’est un droit hérité de la création du statut de 1946. »

    Les agents sont donc appelés à se rassembler devant les préfectures. 300 d’entre eux sont ainsi attendus devant la préfecture du Gard à Nîmes. « Il y a de la colère parce qu’il n’y a pas que le tarif agent. Ils remettent aussi en question les heures supplémentaires et les astreintes alors qu’on ne peut pas s’en passer car on n’a pas assez d’agents. Si on veut supprimer les heures supplémentaires, il faut doubler les effectifs. Il y a aussi un problème de formation. On demande aussi le retour à un prix garanti car l’énergie est un bien commun », détaille Élodie Constantin.

    Une situation d’autant plus compliquée que les agents de l’énergie ont également été particulièrement sollicités face aux canicules et aux incendies. « Déjà en décembre, il y avait eu une tempête puis en janvier des inondations. Avec les canicules, nos ouvrages souffrent et il faut des agents sur le terrain. En ville, des agents vont travailler en soute et quand il fait 40 degrés dehors, il fait 60 dans la soute », conclut Élodie Constantin.

  • À Oraison, l’Ehpad s’équipe face à la canicule

    À Oraison, l’Ehpad s’équipe face à la canicule

    « Beaucoup de résidents sont seuls, isolés, n’ont pas de famille. Beaucoup disent que leurs enfants les ont mis à l’Ehpad pour être tranquilles ». Ada Knol, retraitée néerlandaise installée à Puimichel depuis 36 ans, donne de son temps pour faire du bénévolat et passer du temps auprès des résidents de l’Ehpad public d’Oraison. « Certains perdent la mémoire. Le personnel n’a pas le temps de discuter avec eux. Être là, poser sa main sur leur bras, leur sourire, ça fait déjà tellement de choses, c’est très important ! », insiste la bénévole. « Il y en a qui me disent : “je dois rester ici jusqu’à ma mort, alors à quoi ça sert la vie ?” ».Cet isolement est d’autant plus accentué par la période de canicule, pendant laquelle les résidents ne peuvent que très peu sortir. « C’est encore plus difficile pour eux avec la canicule, ils souffrent plus, avec la fatigue, la déshydratation », constate Ada Knol.

    Face à la vague de canicule précoce, l’Agence régionale de santé (ARS) a débloqué des budgets pour acheter des climatiseurs, que l’Ehpad a pu disposer dans ses couloirs. Les chambres, elles, restent non climatisées. « Il fait chaud dans les chambres qui n’ont pas la clim. On vient plus régulièrement, on est plus vigilants pendant les périodes de forte chaleur », explique Audrey Llopis, qui vient tous les jours rendre visite à son père, atteint d’une maladie neurodégénérative.

    Pour faire face à la chaleur écrasante, l’établissement public a mis en place une procédure stricte : « on barricade, on ferme les volets dès qu’on peut », témoigne Amandine Bourjac, aide-soignante. « Avec l’âge, les résidents perdent la sensation de soif, alors on met en place des tours d’hydratation toutes les deux heures », explique-t-elle. « On a adapté les goûters : toute l’année, ils ont des gâteaux secs. Là, on leur donne des glaces et des fruits », ajoute Mylène Goudet Ramirez, cadre de santé. Le personnel surveille les résidents de près pour s’assurer qu’ils s’hydratent. « On essaie de le prendre à temps : si on a quelqu’un qui ne boit pas, qui est fatigué dans son lit, on va le perfuser et le lendemain, ça va mieux », explique Margot Mansuy, infirmière.

    Rompre l’isolement

    Pour pallier l’isolement des résidents sans famille, l’Ehpad a deux animatrices dédiées, une coordinatrice de la vie sociale et des bénévoles, détaille la cadre de santé. L’établissement accueille également des jeunes en service civique dont la mission est de rompre l’isolement. Des créneaux de visio sont aussi mis en place pour permettre aux résidents de rester en contact avec des proches éloignés. Une aide-soignante dédiée prend en charge les troubles anxieux. « Mes cinq enfants voulaient me prendre chez eux, mais je ne voulais pas être un poids pour eux », témoigne Yvette Robert, résidente aux Tilleuls. Son voisin, José Flores, orphelin espagnol, a quitté son pays pour fuir le franquisme, après le décès de son père à la guerre, qu’il n’a pas connu. « J’ai été hospitalisée à Marseille après une chute, puis mon fils, médecin à Manosque, m’a rapprochée ici », raconte Juliette Khatchian. Son fils l’appelle trois fois par jour pour vérifier qu’elle va bien. « On est bien, mais on n’est plus chez nous. Si j’avais la possibilité, je serais restée chez moi jusqu’à la mort, comme mes parents », regrette Juliette Khatchian.

    L’Ehpad compte une centaine d’agents, 80 résidents, et fait aussi de la prise en charge à domicile. « L’été, on signale les résidents aux mairies, les CCAS mettent en place des choses. Ils peuvent enfoncer la porte si on n’a plus de nouvelles », explique Mylène Goudet Ramirez. « On manque d’argent » pour avoir suffisamment de renforts pendant l’été, regrette la cadre de santé. « On est en déficit, on n’a pas l’argent à la hauteur de notre mission. On fait ce qu’on peut avec les moyens qu’on a » déplore-t-elle.

  • La clim, une solution pour les Ehpad ?

    La clim, une solution pour les Ehpad ?

    Fini les ventilateurs et brumisateurs, place à la climatisation ! C’est le choix que vient de réaliser l’Établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Via Domitia, à Castelnau-le-Lez, près de Montpellier. Une aubaine tant pour les 48 résidents que pour le personnel, alors que périodes de canicule et pics de chaleurs apparaissent précocement cette année.

    Conséquence du dérèglement climatique, ces périodes vont être plus fréquentes et plus intenses, d’où la nécessité d’adaptation pour le personnel et les résidents. « C’est un peu la cerise sur le gâteau. Grâce à des excédents budgétaires réalisés ces dernières années, nous avons pu financer la climatisation sur nos fonds propres. Cela a représenté un investissement de 280 000 euros, mais cette climatisation peut aussi faire chauffage. Nous l’utiliserons donc aussi une partie de l’hiver », détaille Aurélie Colletto, directrice de l’établissement, qui reconnaît que « tous les établissements ne peuvent pas se le permettre ».

    Construit en 2010, l’Ehpad n’avait qu’un système climatisé au rez-de-chaussée ainsi qu’au deuxième étage, où logent 12 personnes handicapées vieillissantes. Conséquence : les patients étaient amenés en bas lors des journées chaudes pour être mis au frais, le mercure dépassant régulièrement les 30°C dans les chambres. « Nous avons ensuite équipé les couloirs, la partie de l’étage où il faisait le plus chaud », indique la directrice. Les 48 chambres ont ensuite été équipées d’une climatisation individuelle. Le thermostat est réglé sur 26°C et la climatisation fonctionne 24h / 24. Les chambres peuvent être réglées séparément, en fonction de l’envie du patient.

    Du sirop pour inciter

    à boire

    Les résidents sont ravis, à l’instar de Valérie, 59 ans. « Avant je n’avais pas le ventilateur, ce qui m’empêchait de dormir. Je sens la différence avec la clim et je dors mieux », livre la benjamine de l’établissement, arrivée il y a 5 ans. De meilleures nuits, et des effets secondaires liés aux fortes chaleurs atténués. « Cela permet d’éviter les malaises, les vomissements, les migraines. Certains n’avaient plus d’appétit du fait de la chaleur. Ils souffrent moins de déshydratation », énumère une infirmière. Pour les professionnels également, le travail se fait dans de meilleures conditions. « On subit moins, c’est plus supportable. Mais il fait toujours chaud », sourit une blouse blanche.

    L’installation de la climatisation n’est pas la seule mesure mise en place par l’établissement pour lutter contre les fortes chaleurs. « On fait boire les résidents plus souvent. Comme certains n’aiment pas trop boire de l’eau, on leur a mis à disposition du sirop, car ils sont attirés par le goût sucré », reprend Aurélie Colletto. Et si le sirop ne convainc toujours pas, la même opération est réalisée avec de l’eau gazeuse. « On leur donne beaucoup de glaces aussi », explique la directrice. Côté hygiène, les résidents prennent des douches tièdes.

    Des dispositifs à généraliser, à en croire l’ARS. « Chacun doit être conscient de ces chaleurs et les intégrer dans son budget. C’est du cas par cas, tout dépend de la situation budgétaire des établissements. Mais même avec la meilleure volonté, il est compliqué de tout prendre en charge dans un contexte budgétaire dégradé », observe Cédric Laperteau, directeur départemental de l’ARS de l’Hérault. La santé a-t-elle un prix ?

  • Les hôpitaux d’Avignon et d’Apt en vague de modernisations

    Les hôpitaux d’Avignon et d’Apt en vague de modernisations

    Mercredi dernier, deux événements importants concernant les hôpitaux publics du Vaucluse ont animé l’après-midi : un point d’étape sur le projet de modernisation de l’hôpital d’Avignon, marqué par l’inauguration du service de réanimation, puis la signature d’une convention pour l’établissement d’Apt, labellisé hôpital de proximité.

    À Avignon, rappelons que le centre hospitalier a engagé, il y a trois ans, un vaste plan de réhabilitation de 155 millions d’euros, « parmi les plus importants programmes de modernisation hospitalière actuellement engagés en France », souligne le centre hospitalier Henri-Duffaut. Baptisé Terrah 2030, pour Territoire d’Avignon – Hôpital 2030, le projet vient de livrer un nouveau service de réanimation (notre édition du 1er juin), qui a gagné 10 lits de plus (de 20 à 30). Une première phase inaugurée donc ce mercredi, devant quelque 100 personnes parmi lesquelles le directeur de l’Agence régionale de santé Yann Bubien, le préfet Thierry Suquet, le président de la Région Sud Renaud Muselier (Ren.) ou le maire d’Avignon, Olivier Galzi (DVD), récemment élu président du conseil de surveillance de l’hôpital.

    Après la réanimation, le projet Terrah prévoit, d’ici à 2028, la construction d’un bâtiment neuf d’hospitalisation permettant l’extension du centre de dialyse, un service néphrologie et un service infectiologie. Puis, en 2030, la réhabilitation de la tour de chirurgie, en 2032, l’agrandissement des urgences adultes [75 000 passages par an] et, enfin, en 2033, la réhabilitation des tours de médecine, qui abritent un peu plus de 400 lits de médecine et chirurgie de l’adulte.

    À Apt, à bloc derrière l’hôpital

    Dans la foulée de cette inauguration, le préfet et le directeur de l’ARS ont pris la direction d’Apt pour y retrouver notamment le maire (DVD), Jean Aillaud, et la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni.

    « Le centre hospitalier du Pays d’Apt a été récemment labellisé “hôpital de proximité”, en reconnaissance de son rôle essentiel dans l’accès aux soins, la coordination des parcours et la réponse aux besoins de santé de la population de son secteur », peut-on lire dans la convention signée par l’ARS, le Département, la Région, la communauté de communes et la Ville d’Apt. Assez savoureux quand on se souvient que l’ARS a validé la fermeture du bloc opératoire et son transfert, en début d’année, à Cavaillon, malgré une immense mobilisation contre ce démantèlement.

    La convention, signée mercredi, était justement une sorte de contrepartie à la fermeture du bloc. La modernisation de l’hôpital prévoit la réhabilitation complète des unités de soins de longue durée, et de soins médicaux et de réadaptation. Le projet comprend également le triplement des lits de soins palliatifs, ainsi que la modernisation et l’extension de l’Ehpad La Madeleine, intégré à l’hôpital. Il sera doté de 14 places supplémentaires, pour une capacité totale de 80 places.

    Il y a un peu plus d’une semaine, en séance plénière, le conseil départemental de Vaucluse a voté une aide de 3 millions d’euros – sur les 6,2 millions du projet – pour l’extension de l’Ehpad et la rénovation de 27 places existantes. De son côté, la Région Sud a mobilisé 250 000 euros pour permettre l’installation d’un IRM et l’acquisition d’un mammographe « de dernière génération pour améliorer l’accès au diagnostic au plus près des habitants ».

  • À Cucuron, la fermeture précipitée de l’Ehpad interroge FO

    À Cucuron, la fermeture précipitée de l’Ehpad interroge FO

    « On ne manquera pas de s’étonner qu’un orage, phénomène atmosphérique ordinaire, particulièrement dans notre région, puisse faire fermer un EHPAD », regrette le syndicat Force ouvrière des retraités de Vaucluse dans un communiqué ce mardi 9 juin, en écho à la fermeture en urgence de la maison de retraite « L’Âge d’or » à Cucuron suite à un orage fin mai.

    L’endommagement du système de sécurité incendie a poussé l’ARS à décider d’une fermeture anticipée, alors qu’un arrêt était prévu initialement en 2029. « Plusieurs équipements associés à la sécurité incendie ont été impactés, notamment le déclenchement de l’alarme sonore, les portes coupe-feu et le dispositif de désenfumage », précise l’Agence régionale de santé. Les premiers résidents ont déjà pu déménager.

    « Dépérissement organisé »

    L’ARS précise que 22 des 28 résidents disposent d’une solution d’accueil et que « les recherches se poursuivent activement pour les six autres résidents, avec plusieurs visites d’établissements actuellement en cours ».

    Le syndicat estime de son côté que des « explications s’imposent ». Dans son communiqué, FO refait un historique des décisions de ces dernières années, entre travaux d’extension avortés et refus de nouveaux pensionnaires dans l’optique de fermer le site.

    Une partie de l’activité irait vers l’Ehpad de Cadenet, dont les travaux d’agrandissement sont en cours. Et que cette fermeture, « au-delà des explications techniques, s’inscrit dans le virage domiciliaire que l’ARS, au nom du gouvernement, et le Conseil départemental promeuvent », conclut le syndicat.

  • Quand la solidarité se met en selle avec l’Ehpad la Carrairade

    Quand la solidarité se met en selle avec l’Ehpad la Carrairade

    Ce projet, porté par AG2R La Mondiale et ReSanté-Vous, propose de parcourir 10 000 km à vélo connecté (quatre Ehpad des Bouches-du-Rhône sont impliqués), entre le 4 juin et le 3 juillet. À elle seule, la Carrairade ambitionne d’en réaliser 3 333. Résidents, personnels, familles, élus et habitants sont invités à participer grâce à des vélos et pédaliers adaptés.

    Au-delà de la performance sportive, l’enjeu est avant tout solidaire : l’objectif atteint permettra de déclencher un don de 2 500 euros au profit de la Compagnie Après la Pluie, engagée auprès d’enfants en oncologie pédiatrique.

    La journée de lancement, ouverte à tous, se déroulera le jeudi 4 juin, de 11h à 16h, à la résidence médicalisée la Carrairade, rue du Deven.

    Plusieurs animations seront proposées, ouvertes à tous. Le samedi 13 juin de 14h à 18h, en marge de la soirée des sports au gymnase (installation extérieure avec barnum et vélos connectés), et le dimanche 14 juin, de 9h30 à 12h, place Georges-Rosso.

    Par ailleurs, du 4 juin au 1er juillet, toute sortie à vélo passant par la Carrairade pourra être comptabilisée : les kilomètres effectués entre le point de départ et l’établissement seront enregistrés afin de contribuer au défi collectif.

    Au-delà des kilomètres, c’est une véritable aventure humaine qui s’engage, portée par des valeurs de solidarité, de partage et d’espoir.

    Site internet : eclaireursdutour.resantevous.fr. Tél. : 04.91.96.23.49.

  • Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    Habitat & Humanisme renforce son implantation dans les Alpes

    L’insertion commence par le logement », affirme Michel Mané, secrétaire en charge de la gestion locative adaptée. Pour l’association Habitat & Humanisme, le logement est « un droit universel pour tous ». Les bénévoles de l’association interviennent sur deux départements (le 04 et le 05).

    L’enjeu de lever des fonds

    Cette association agit sur trois axes : le logement accompagné, logement d’urgence et médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, fait l’objet d’une recherche de fonds importante pour sa rénovation. Un financement participatif est en cours.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Leurs nouveaux locaux à Sisteron seront inaugurés à l’automne et, en plus des bénévoles, un travailleur social a été recruté.

    Des projets conditionnés aux financements

    Cette association aide entre autres à l’obtention d’un logement d’urgence – notamment pour les femmes victimes de violences – ou médico-social. Quinze logements solidaires sont déjà répartis à Digne-les-Bains, Gap, Sisteron et Manosque. « Il y a beaucoup plus de demandes, que de logements sociaux dans nos départements », rappelle le président de l’association Alpes Provence, Alain Burin des Roziers.

    Une pension de famille de 22 logements doit voir le jour à Manosque d’ici 2027. « L’objectif est de favoriser leur accès à l’autonomie par le logement », précise le président. À Digne-les-Bains, un centre d’hébergement d’urgence de 59 places, comprenant un accueil dédié aux femmes et enfants victimes de violences, est à l’étude.

    À Forcalquier, les démarches pour un nouvel Ehpad ont été finalisées : 44 places, plus 20 lits supplémentaires inscrits. Des projets qui restent toutefois conditionnés à l’obtention de financements. « Le plus difficile reste la captation de logements. Il faut se faire connaître des mairies et des propriétaires potentiellement solidaires », souligne le président Alain Burin des Roziers.

    Marie Moreau

  • Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13

    Jean-Christophe Amarantinis nouveau président de l’UPE 13

    L’UPE 13, déclinaison locale du Medef, s’est dotée d’un nouveau président après la longue mandature de Philippe Korcia. C’est Jean-Christophe Amarantinis qui a repris les rênes de l’organisation patronale, ce lundi. Et il a vite pris le pouls du dialogue social dans le département puisque, quelques jours après son élection, son organisation recevait, ce jeudi, l’UD CGT qui venait « demander des comptes ».

    De quoi se pencher sur le profil du nouveau patron des patrons du département. Jean-Christophe Amarantinis est loin d’être un inconnu dans les sphères entrepreneuriales puisqu’il est adhérent de l’UPE 13 depuis 35 ans et était vice-président en charge des territoires depuis 2025. C’est aussi une figure du Synerpa, le syndicat national des établissements, résidences et services d’aide à domicile privés pour personnes âgées. Il est donc président depuis trois mandats de la première organisation professionnelle représentant les entreprises liées à l’économie du grand âge, les Ehpad notamment. Et c’est en lien avec l’entreprise qu’il dirige, JCM Santé, qui rassemble maisons de retraite et services d’aide et de soins à domicile.