Tag: égalité hommes-femmes

  • Vague de solidarité pour le Planning familial de Carpentras

    Vague de solidarité pour le Planning familial de Carpentras

    « Au final, ça nous a aussi donné de la visibilité et l’opportunité de redire que ce que l’on fait est primordial », glissait ce lundi 8 juin Anne-Lise Nadaud, présidente du Planning familial de Vaucluse, après le retrait de la subvention de 3 000 euros de la part de la municipalité d’extrême droite de Carpentras ce vendredi 5 juin. Preuve en est : depuis cette décision, la structure a récolté pas moins de 4 000 euros de dons.

    « Il y a énormément de messages d’empathie et de bienveillance. On se sent soutenu. Cet engouement nous fait énormément de bien », confirme la dirigeante associative. La subvention était notamment fléchée sur des interventions auprès de jeunes publics ainsi que sur un groupe de parole autour de la parentalité. « On ne laissera pas tomber ce public », insistait Anne-Lise Nadaud.

    « Wokisme »

    L’édile Hervé de Lépinau (RN) a de son côté souhaité faire une « mise au point » sur ses réseaux sociaux. Après avoir répété les mêmes arguments que lors du conseil municipal, c’est-à-dire qu’une association devrait être apolitique pour pouvoir toucher une subvention et lui reprochait de « taper » sur son parti, il s’est permis d’écrire que la structure s’est « largement éloignée de son objectif premier, à savoir l’égalité des droits, pour devenir un organe politisé et partisan, mais aussi un avant-poste d’une idéologie controversée qu’est le wokisme ». Comme quoi œuvrer pour l’éducation sexuelle et l’accès à l’avortement, auquel le maire est notamment opposé, ne convient pas à tout le monde.

    Dons possibles sur helloasso.com/mouvement-français-pour-le-planning-familial

  • Maires et associations main dans la main pour protéger les femmes battues

    Maires et associations main dans la main pour protéger les femmes battues

    L’aide à l’hébergement et au logement pour les victimes de violences « n’est pas nouveau sur le territoire » campe Anne-Sophie, de l’association Solidarité Femmes 13 (SF13). Depuis 50 ans, l’association œuvre sur l’ensemble du département, à travers trois antennes – Marseille, Aix et Istres – et 12 permanences pour être au plus près des besoins des femmes et enfants du territoire. Sans oublier les hébergements disséminés sur toutes les Bouches-du-Rhône : Marseille, Istres, Port-de-Bouc, etc.

    Un accompagnement social qui n’aurait jamais pu se faire « sans l’aide des services publics », souligne la salariée de SF13. Subventions de l’État principalement, mais aussi des collectivités locales, « nous bénéficions d’engagements locaux assez puissants – Région, Département, Villes, sans lesquels nous ne pourrions aujourd’hui pas nous déployer », reconnaît-elle. Depuis 50 ans que l’association existe, la coordination entre associations et politiques publiques est « primordiale ». « Autant nous avons besoin du soutien financier et institutionnel des acteurs politiques du territoire, autant la réalité du terrain que nous recensons leur est essentielle pour développer des services publics cohérents. C’est un lien que nous devons conserver, si ce n’est renforcer », détaille Anne-Sophie.

    Un dispositif innovant

    et inédit

    « L’objectif est de poursuivre son développement, compléter l’offre, et la créer lorsqu’il n’y en a pas » poursuit-elle. Le nouveau projet qui sera révélé le 4 juin est un dispositif innovant et inédit, alliant les pouvoirs publics, la sphère privée et notre association : « nous n’avions jamais mis en place un projet d’une telle ampleur », confie la salariée de l’association SF13.

    Un pari que Marie Batoux, déléguée à l’égalité des genres de la ville de Marseille applaudit : « Le programme est intéressant car il permettra de structurer sur le territoire, des solutions pour aider les femmes victimes de violences en précarité ou en tout cas, soumises à des conditions qui ne leur permettent pas de se protéger. »

    L’aide au logement pour les victimes de violences n’est pas nouvelle sur le territoire marseillais. Marie Batoux s’en souvient bien. « Pendant la Covid-19, nous avons soutenu l’auberge marseillaise, un lieu refuge initié par neuf associations dans l’ancienne Auberge de Jeunesse Bonneveine (8e) », rappelle l’élue.

    Le dispositif de la Cepac et de SF13 s’inscrit d’ailleurs dans cette « réflexion menée par de la ville », apprécie Marie Batoux. Un maillage entre les institutions politiques est associatives qu’elle juge nécessaire : « Nous sommes face à un problème de société patriarcal. Nous, élus et acteurs politiques, devons répondre à ce problème local, en proposant des ressources. Incarner ce que doit être la Ville de Marseille, une entité protectrice du public vulnérable, en travaillant avec des experts de la question comme Solidarité femmes 13 », conclut-elle.

  • [Entretien] Isabelle Régner : « Les femmes sous-représentées à haut niveau »

    [Entretien] Isabelle Régner : « Les femmes sous-représentées à haut niveau »

    L’Algérie, la Tunisie, le Liban, l’Espagne, l’Italie et la France se sont réunis pendant ces trois dernières années au service d’un même objectif : augmenter le nombre de femmes à hauts postes dans les universités. Au cours de cette conférence de clôture, Isabelle Régner a présenté le protocole ainsi que les résultats obtenus.

    En quoi consiste ce projet ?

    Isabelle Régner : Aujourd’hui, presque tout le monde est d’accord pour dire qu’il faut former sur les biais implicites de genre. Et ensuite ? Comment faire ? Avec We4lead, nous avons étudié le problème pendant trois ans et proposé, notamment, un protocole basé sur les résultats de la recherche, pour contrer les automatismes stéréotypés dans les jurys de recrutement. La première étape permet de prendre conscience que nous sommes tous et toutes porteurs de biais stéréotypés. Ensuite, il reste à comprendre comment ces biais sont stockés en mémoire à long terme et influent nos jugements. Enfin, il est nécessaire d’apprendre à maîtriser ces idées bien souvent indépendantes de nos convictions.

    Qu’est-ce qui vous a motivé à mettre en place ce projet ?

    I.R. : L’université de Marseille rassemble plus de 52% de femmes. Si on s’arrête là, il n’y a pas de problème. Mais lorsque l’on se concentre sur les postes de rang A, les femmes sont sous-représentées. Dans les secteurs scientifiques, cette faible présence féminine est massive à tous les niveaux, sauf dans quelques pays du Maghreb comme la Tunisie mais qui concentre malgré tout plus d’hommes sur les plus hauts postes. Et ces inégalités, on les retrouve aussi dans les disciplines réputées féminines comme les lettres, les langues, ainsi que les sciences humaines et sociales. Dans tous les corps de métier, lorsque l’on monte en grade, vers des postes à salaires plus élevés, on perd les femmes. Pourtant, les compétences sont là. Donc le problème existe. Encore faut-il le montrer pour légitimer les actions que l’on met en place.

    Quels résultats avez-vous obtenus à ce jour ?

    I.R. : À Marseille, le nombre de femmes recrutées professeurs des universités au sein de la faculté des sciences a augmenté de manière significative. Nous sommes passés de 14 à 50% en cinq ans. Donc tout est possible. À condition de mettre en place des actions adaptées. Connaître les systèmes d’efficacité à travers des recherches scientifiques. Il ne suffit pas d’être militant et engagé pour mettre en place les bonnes actions. Nous avons besoin de recherches scientifiques. Se reposer sur des données factuelles, validées.

  • Marie-Pierre Pons, une femme en tête de liste

    Marie-Pierre Pons, une femme en tête de liste

    À la question de savoir si la loi devrait imposer la parité des maires en France, Marie-Pierre Pons, maire sortante de Cessenon-sur-Orb, concède : « Intellectuellement, on ne devrait pas en avoir besoin, mais c’est évident que la loi sur la parité des listes a donné un coup d’accélérateur et nous avons gagné beaucoup de temps. »

    La maire sortante considère pourtant que rien ne l’empêchait « a priori » d’accéder à la tête de sa commune, si ce n’est ses propres « barrières mentales » : « J’ai mis du temps avant de me sentir légitime, ce qui, je pense, est profondément féminin malheureusement. J’ai toujours peur de ne pas me sentir à la hauteur. »

    Les femmes doivent « faire leurs preuves »

    Marie-Pierre Pons est également conseillère départementale du canton de Saint-Pons-de-Thomières. « Il y a 16 femmes maires dans le canton et nous parlons beaucoup ensemble, raconte-t-elle. Elles disent toutes qu’être une femme maire peut parfois être difficile, parce que la place ne nous est pas laissée facilement : il faut s’imposer. Nous devons constamment prouver que nous sommes compétentes, alors que certains hommes sont considérés comme compétents a priori. D’ailleurs, les autres femmes maires que je connais sont toutes des bosseuses, parce que pour nous, il faut aller chercher cette légitimité. » L’édile se rappelle avec humour s’être retrouvée dans des situations où des personnes s’adressaient plus volontiers à son adjoint qu’à elle, parce qu’il était un homme.

    Elle conclut : « Je ne peux qu’encourager les femmes à se lancer dans cette belle aventure, parce que c’est très enrichissant. Cependant, cela représente quand même une charge mentale importante, qui peut être dure à concilier avec la vie privée : dans mon canton, la plupart des maires ont une cinquantaine d’années ou sont retraitées. »

  • Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    En cercle, les filles s’assoient d’un côté et les garçons de l’autre. C’est ainsi que les élèves procèdent instinctivement dans cette classe de 6e du collège Jules-Massenet. « Le mot égalité, ça veut dire quoi pour vous ? », demande Eva, intervenante de l’association Aroéven. « Qu’est-ce que vous pouvez faire et ne pas faire en tant que garçon et en tant que fille ? », interroge-t-elle. « J’ai trop de choses dans le cœur à écrire », lance vivement une élève. Chacun vient poser son post-it coloré sur le tableau de la classe : « Les filles doivent faire à manger, mais elles ne peuvent pas traîner dehors toutes seules le soir » ; « C’est mal vu d’être efféminé en tant que garçon. »

    À l’occasion de la semaine de l’égalité du 9 au 13 mars au collège Jules -Massenet, dans le 14e arrondissement (classé réseau d’éducation prioritaire renforcé REP+), l’association Aroéven intervient dans les classes de la 6e à la 3e pour sensibiliser les élèves à l’égalité entre les hommes et les femmes. « Ils apprécient qu’on leur donne un espace de parole », affirme Eva. En se déplaçant dans la pièce, les élèves se positionnent d’un côté ou de l’autre pour dire s’ils sont d’accord ou pas avec telle ou telle affirmation. « Pourquoi c’est mal vu de pleurer pour les garçons ? », « c’est à cause de Neymar », déclame un élève amusé.

    « Les élèves sont acteurs »

    Avec l’appui de quiz et de jeux en groupe, ils échangent, argumentent et débattent entre eux pour déconstruire les préjugés et stéréotypes, mais aussi prendre conscience de leurs représentations. Tous se prêtent au jeu. « J’ai appris qu’il n’y a pas beaucoup de filles qui jouent au foot et qu’on pouvait dire sage-femme même pour les hommes », indique joyeusement Tidjara, 12 ans. « Tous les élèves sont acteurs et porteurs du message », explique la principale du collège, Lamia Abassi. « Les élèves de 4e interviennent auprès des 5e et les 5e auprès des 6e avec des exposés sur des femmes célèbres », poursuit-elle. Plusieurs partenaires extérieurs et académiques accompagnent cette semaine qui concerne tout l’établissement. Les professeurs et personnels suivent des formations internes sur l’égalité femmes-hommes. José, 12 ans, ressort légèrement insouciant de l’atelier : « Je ne savais pas ce que le mot préjugé voulait dire, mais après pour moi, filles ou garçons, on est tous pareils. »

  • Un budget 2026 voté sur fond de fin de cycle politique

    Un budget 2026 voté sur fond de fin de cycle politique

    Ce samedi 13 décembre, les élus nîmois ont clôturé l’année politique par une séance de conseil municipal dense, avec 56 délibérations à l’ordre du jour. Moment fort de la matinée : l’adoption du budget primitif 2026, dernier de la mandature de Jean-Paul Fournier, dans un climat de plus en plus marqué par les échéances électorales à venir.

    Porté par l’adjoint aux finances Frédéric Escojido, ce budget affiche 402 M d’euros de dépenses consolidées, dont 125,8 M€ pour l’investissement. Il vise à poursuivre les projets structurants en matière d’urbanisme, d’éducation, de sécurité et de transition écologique, tout en maintenant un ratio de désendettement à cinq ans. « Ce budget est rigoureux, sincère, et assure la continuité de l’action municipale », a-t-il défendu. Mais à gauche, Vincent Bouget a dénoncé un « faux équilibre », pointant notamment « une baisse de plus de 2 M d’euros pour les associations ».

    Des débats électriques

    Les tensions se sont aussi cristallisées sur le financement des centres sociaux. François Courdil (adjoint) a accusé le Département de n’avoir soutenu qu’un seul centre cette année. Sur un autre front, l’élue d’opposition Sylvette Fayet a vivement critiqué l’augmentation de 50 centimes des places PMR pour les corridas, dénonçant une mesure « absurde et honteuse ». L’adjoint à la tauromachie Frédéric Pastor a répliqué que l’accompagnant bénéficie du même tarif réduit.

    Enfin, la Ville a réaffirmé son engagement pour l’égalité femmes-hommes, avec un index de 78/100 et des mesures de prévention accrues, notamment via le dispositif Angela ou la distribution de capuchons anti-GHB. À trois mois du scrutin, cette séance aura résumé en une matinée les enjeux d’un basculement politique en gestation.

  • L’égalité des droits, priorité cardinale du Printemps de Béziers face à Ménard

    L’égalité des droits, priorité cardinale du Printemps de Béziers face à Ménard

    Ruban blanc à la boutonnière en lien avec la journée internationale contre les violences faites aux femmes, les militants du Printemps de Béziers ont l’intention d’en finir avec l’image archaïque des femmes que la Mairie en place propage depuis 2014. Sur les futures affiches municipales s’ils sont élus, plus de femme attachée sur les rails, dans le Journal du Biterrois plus de poupées fardées façon années 50.

    Que ce soit Lil Margerin (PS), Fabienne Mateu (PCF), ou Chantal Lapuerta (Place Publique), personne sur la liste n’a l’intention d’encourager la culture patriarcale. « Le féminisme n’est pas une option c’est une urgence politique et humaine », dit la première. « Parler égalité à Béziers ce n’est pas symbolique c’est un choix de société », soutient la seconde qui rappelle qu’à Béziers, 52% des enfants vivent dans des familles pauvres. Et Chantal Lapuerta, également présidente de l’association « Les Simone veillent », d’évoquer les 118 femmes tuées par un homme en 2022 – dont les Biterroises Cindy et Claire – et les 142 déjà recensées cette année. Tête de la liste, Thierry Antoine (EELV) ajoute « qu’il n’est pas besoin d’être une femme pour être féministe. Les hommes et les femmes gagneront ensemble ». Cela posé, l’idée est de faire de l’égalité « le fil rouge » des politiques municipales. Un adjoint ou une adjointe dédiée, une action qui impactera toutes les actions de la Ville, un coup de pouce aux associations qui aident les femmes, un rééquilibrage des subventions sportives… Voilà certains des engagements du Printemps de Béziers pour lequel, assurent ses membres, une seule question se posera à chaque « euro dépensé » : « Est-ce que cette action réduit ou aggrave les inégalités ? »

    On pourrait penser que l’égalité est du ressort de l’État. Pour Fabienne Mateu, pas seulement : « Une mairie a un sacré pouvoir », assure-t-elle. La possibilité de mettre un terme par exemple aux primes qui sautent à Béziers pour 5 jours d’absence. Or qui s’absente pour garder les enfants malades en général ?

    Seules 31% des femmes travaillent à Béziers

    Celle d’embaucher, aussi. Évelyne Coulouma (Place publique), qui fut directrice du Centre municipal de santé de Béziers, témoigne : « J’ai participé à beaucoup de commissions d’embauche où l’on se demandait si une telle avait fait son plein d’enfants. » À Béziers, seules 31% des femmes travaillent. Les marchés publics peuvent jouer un rôle si la Ville demande aux entreprises candidates de mettre en place des mesures d’égalité salariale.

    Une mairie peut aussi aider les femmes victimes de violence. Les protéger et les accompagner. L’actuelle Maison des femmes a des horaires de bureau, indique Chantal Lapuerta, qui souhaite un accueil 7 jours/7, 24h/24. Elle évoque aussi les bons de taxi pour l’urgence de la fuite, l’aide au déménagement, le soutien juridique, des espaces de paroles, la formation pour les personnels, plus de crèches… « Ce ne sont pas des dépenses, ce sont des choix politiques et des investissements », note Thierry Antoine.

    Des communes ont des expériences réussies dans ce domaine. Nantes avec un lieu d’accueil ouvert en permanence, Lyon et son budget sensible au genre, Strasbourg avec des plans pluriannuels. « On peut rejoindre ce mouvement », insiste Fabienne Mateu. En sortant de la permanence, Thierry Antoine colle sur la porte une affichette : « Ici demandez Angela. » Comme peuvent le faire les commerces, établissements de nuit ou acteurs culturels signalant ainsi un réseau solidaire pour les femmes agressées ou harcelées dans la rue. « Robert Ménard ne devrait pas attendre les élections pour le mettre en place. »

  • Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Le polar se réinvente à Villeneuve-lez-Avignon

    Depuis plus de vingt ans, le Festival du polar de Villeneuve-lez-Avignon s’impose comme l’un des rendez-vous majeurs du roman noir en France. Pour cette 21e édition, du 5 au 9 novembre, la cité cardinalice s’interroge : les femmes sont-elles vraiment « à armes égales » dans le monde du polar ? Un thème au cœur de l’actualité littéraire et sociale, qui irrigue l’ensemble de la programmation.

    Longtemps cantonnés au rôle de « femme fatale » ou de victime, les personnages féminins occupent désormais toutes les places du récit -enquêtrices, criminelles…- Cette évolution sera au centre des débats, expositions et tables rondes de l’édition 2025. « Le festival se retrouve dans tous les murs de notre commune », résume la maire Pascale Bories, fière d’un événement qui a attiré plus de8 000 visiteurs l’an dernier.

    Entre égalité et suspense

    Les auteurs associés cette année, Sophie Loubière et Marin Ledun, ont nourri la programmation de leurs univers respectifs : la première explore la mémoire des féminicides et l’obsolescence des corps féminins, le second sonde les rapports de domination et les violences sociales.

    Ensemble, ils offriront une carte blanche aux voix féminines et aux littératures venues d’ailleurs, notamment à travers la venue inédite de l’éditeur polynésien Au vent des îles et de ses auteurs : la romancière aborigène Larissa Behrendt, le Néo-Zélandais Witi Ihimaera ou encore Patrice Guirao, installé à Tahiti.Le polar se vivra sous toutes ses formes : rencontres, expositions, enquêtes, bal littéraire, projections et concerts. Parmi les temps forts : la remise du Prix des lecteurs 2025 (samedi 8 novembre à 10 h), les expositions « Des femmes dans le polar » et « Fort[e]s », ou encore le bal littéraire où les écrivains Simon François, Max Monnehay et Michèle Pedinielli feront danser les mots autant que les corps.

  • Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    L’entrée dans le mois d’octobre correspond au début du Mois de l’inclusion par le sport. Ce dispositif est lancé pour la première fois à Marseille et il est unique en France. Dans la continuité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la Ville met en avant toutes les catégories de l’inclusion (handicap, jeunesse, citoyenneté, santé, égalité hommes-femmes etc.) avec le sport comme levier d’unité.

    Les 31 jours de l’événement sont portés par les associations Courir pour la mémoire et Marseille en rose, ainsi que les clubs Algernon et le SCO Sainte-Marguerite. Ces quatre structures ont reçu l’aide de la Direction régionale des finances publiques pour organiser ce mois de partage. Quatre temps forts viendront rythmer octobre, dirigés par les quatre encadrants cités.

    Une réunion sur la santé et la lutte contre le cancer du sein (4 et 5 octobre), des tables rondes et des courses réalisées par Algernon et Courir pour la Mémoire, les 11, 12 et 17 octobre et 23 novembre. Le dimanche 26 octobre, des jeunes de quartiers prioritaires pourront courir l’emblématique semi-marathon Marseille – Cassis, grâce à des dossards donnés dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport. Pour lancer les hostilités, ce jeudi entre 10h et midi, un Forum de l’inclusion par le sport se déroulera au siège de La Provence, partenaire du dispositif.