Tag: effectifs

  • Des renforts de magistrats mais des préoccupations fortes

    Des renforts de magistrats mais des préoccupations fortes

    Audience de présentation hier des nouveaux magistrats et greffiers du tribunal judiciaire de Marseille. Avec 4 nouveaux magistrats du siège, le président Olivier Leurent s’est réjoui de voir les effectifs du siège passer à 143 magistrats même s’il faudrait 7 magistrats de plus. « Ces renforts étaient indispensables, urgentissimes, impérieux » pour absorber les contentieux qui se diversifient et se massifient. Deux renforcent le service du juge de la liberté et de la détention dont l’activité pénale et civile est en constante hausse. Dans la perspective de l’ouverture en novembre des Baumettes 3 avec 750 places supplémentaires, un poste supplémentaire de juge d’application des peines a été obtenu ainsi qu’un 8e juge aux affaires familiales.

    « Il demeure des contentieux en souffrance notamment et deux juges civilistes seraient nécessaires » a dit le président, au regard du stock préoccupant de plus de 36 000 procédures civiles (+17% entre 2022 et 2024) avec un délai de traitement d’environ 20 mois. On s’attend d’ailleurs et il faudra anticiper « une augmentation programmée ces prochaines années des expropriations liées au plan « Marseille en grand » et à la rénovation de certaines copropriétés dégradées ».

    Le parquet crée une « cellule anticorruption »

    Le président a exprimé le besoin d’un magistrat supplémentaire dédié aux chambres spécialisées en criminalité organisée et en matière financière pour « absorber l’explosion du narcotrafic de 2023 et renforcer notre capacité de jugement en matière de blanchiment » et un juge d’instruction supplémentaire dans ses enquêtes. Le greffe constitué de 457 agents demeure une « préoccupation majeure ». Les 32 nouveaux arrivants ne compensent 38 postes vacants et le non-renouvellement de 14 contractuels.

    « La remise en cause de la personne du juge, les menaces à son encontre, le discrédit jeté sur l’institution judiciaire tout entière est un péril pour l’état de droit qui doit nous réunir plus que jamais dans ces temps troublés. Il n’existe pas de démocratie sans un juge indépendant et impartial » a conclu le chef de la juridiction.

    « Nous sommes désormais 60 au parquet de Marseille » s’est félicité le procureur de la République, Nicolas Bessone qui veut développer le « plaider coupable », les saisies d’avoirs criminels (40 millions d’euros en 2024) et annonce avoir créé une « cellule anticorruption » en lien avec le narcotrafic, centralisée au sein de la section économique et financière. « Les moyens des narcotrafiquants sont considérables. Nous devons être très vigilants – et l’Agence française anticorruption a de très fortes inquiétudes – lors des élections locales pour évidemment protéger nos élus pour qu’ils ne subissent pas le même type de pressions que dans toutes les administrations publiques, même la nôtre. C’est un enjeu d’avenir et je ne me trompe pas en disant qu’il en va de notre démocratie. »

  • Aux Flamants, le service public sous la pression du narcotrafic

    Aux Flamants, le service public sous la pression du narcotrafic

    Drones, chiens, menaces, check-points pour récupérer sa voiture dans le parking le soir… Excédés et inquiets de la présence d’un réseau de narcotrafic, les agents de la Maison départementale de la solidarité des Flamants (14e) se sont mis en grève à l’appel de la CGT, ce lundi 13 octobre. « Il y avait déjà eu des problèmes il y a trois ans avec une intrusion », rappelle une syndiquée.

    Cette fois, c’est une assistante du service social qui a été menacée de mort le 3 octobre, après avoir eu des mots avec un dealer. « Nous sommes le seul service public qu’il reste et nous ne pouvons plus l’assurer », déplore notre syndiquée. La CGT a bien « demandé des solutions alternatives », quitte à déménager. « on nous répond que les recherches sont en cours pour un lieu, mais que cela prendra quelques années… », indique-t-elle dans un communiqué. Le syndicat organise un rassemblement devant le Département, ce mardi 14 octobre entre midi et deux.

    Sur site, des « volantes » sont venues remplacer les grévistes pour « assurer les urgences ». Elles témoignent de la « très grande précarité » d’habitants sous la coupe du réseau, « ils supportent. ».

    Forte présence policière

    De fait, peu de monde accepte d’évoquer le sujet. « Ma mère habite là, oui, le réseau c’est un problème effectivement », nous confie du bout des lèvres un visiteur. La forte présence des cars de CRS et de la police nationale a visiblement découragé les dealers ce lundi. Même si, entre les immeubles réhabilités, les traces des feux allumés par les choufs pour se réchauffer ou encore un fauteuil sur le trottoir restent bien visibles.

    La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a donné des instructions. « La cité des Flamants fait l’objet d’une présence policière renforcée afin de lutter contre la délinquance, les trafics, ainsi que leurs conséquences pour ceux qui y vivent et y travaillent » indique-t-elle, avec « des effectifs locaux qui interviennent nuit et jour ». Et d’évoquer l’interpellation d’un trafiquant, il y a quelques semaines, avec la saisie de près d’1,5 kg de cannabis, 500 euros et deux armes et ce dimanche soir, après un refus d’obtempérer, l’interpellation de sept personnes. Et la préfète d’asséner : « là-bas, comme ailleurs, force restera à la loi. »

    Du côté du Département, on précise que « le directeur général des services délégué et le directeur de la sécurité sont immédiatement allés à la rencontre des agents » et « plusieurs actions correctives » ont été engagées. Comme le renforcement de la police donc et « un agent de sécurité mobile supplémentaire affecté sur les périodes d’affluence. » Il assure aussi « l’ensemble des personnels de [son] soutien. » « Tout doit être mis en œuvre pour les protéger », ces « piliers de la solidarité » et « leur offrir des conditions de travail dignes de leur engagement au quotidien », estime-t-on à la direction de la collectivité.

  • Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    En raison de « manquements récurrents » dans l’organisation de son centre aéré les mercredis, l’association Union sportive et culturelle de la Rouvière Marseille (USCRM) se voit interdite, par le préfet des Bouches-du-Rhône, d’exercer ses activités de loisirs au sein des écoles maternelle et élémentaire de la Rouvière (9e).

    C’est une mesure rare, exceptionnelle. L’arrêté préfectoral du 7 octobre sonne comme un coup de tonnerre. Les services de l’État justifient cette fermeture « au regard de la gravité et de la récurrence des manquements constatés » et après deux courriers d’injonction non suivis d’effet pour se mettre en conformité avec la réglementation sur l’accueil collectif de mineurs (ACM). Les constats procèdent de cinq contrôles du service départemental de la jeunesse et des sports entre le 22 octobre 2024 et le 1er octobre 2025.

    Sont pointés « le non-respect du taux d’encadrement, l’absence d’une partie des diplômes de l’équipe pédagogique, l’absence de diplôme de la directrice ou de son adjointe, le non-respect des règles de sécurité des locaux, la présence d’individus extérieurs non déclarés au contact des mineurs, l’absence de projet pédagogique ». Parmi les récriminations, le signalement reçu le 14 mai 2025 d’un parent dénonçant « l’unique présence de la directrice pour encadrer une soixantaine d’enfants sans animateur ».

    Interrogée, la Ville de Marseille rappelle qu’elle avait émis « plusieurs alertes et recommandations » à l’égard du centre aéré. Elle indique avoir d’ores et déjà entamé des démarches pour que les enfants soient pris en charge dans des centres aérés alentours, dès mercredi prochain, mais également pour « qu’une autre association puisse assurer la continuité de ce centre aéré à compter de la première semaine des vacances scolaires, en lien avec les services de la CAF 13 et de la Jeunesse et des Sports ». La mairie dit se rapprocher des parents pour les informer de l’évolution de la situation et des mesures mises en place.

    « Les enfants ne sont pas en danger »

    Contacté via son secrétaire général, le président de l’USCRM, Daniel Amar, n’avait pas réagi à l’heure où nous bouclons. Au siège de l’association, 83, boulevard du Redon (9e), c’est un sentiment d’injustice et de colère que nous recueillons auprès d’une bénévole qui veut garder l’anonymat. « Le recrutement des animateurs est un problème que connaissent tous les centres aérés de Marseille. En juin-juillet, On avait tout restructuré et les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports nous avaient dit qu’ils nous aideraient et nous soutiendraient. Niveau mairie, nous n’avons eu aucun reproche. Au contraire, la responsable nous a énormément aidés. On avait regardé avec elle les effectifs, les papiers à jour, les dossiers enfants, les fiches d’urgence, le projet pédagogique avec les animations et les emplois du temps, les locaux, l’encadrement, les diplômes des animateurs, le récépissé de la préfecture, les menus du jour, etc. S’il y avait eu le moindre problème, on aurait eu un retour écrit. Là, on sanctionne à tort une nouvelle équipe pour des manquements imputables à l’ancienne en nous fermant du jour au lendemain. »

    La goutte d’eau, c’est le constat du 1er octobre au matin, pourtant moins grave que le signalement parental de mai dernier. Deux inspecteurs de la Jeunesse et des Sports reviennent au centre aéré et constatent qu’il manque deux animateurs. La réglementation exige, pour les maternelles, un animateur pour 8 enfants de 3 à 6 ans et, pour les primaires, un animateur pour 12 enfants de 6 à 11 ans. « Ce mercredi-là, il y avait 4 animateurs, la directrice et son adjointe pour une cinquantaine d’enfants. Il nous manquait deux animateurs. La directrice en remplaçait un, mais les inspecteurs ont estimé que ce n’était pas son rôle. »

    C’est très compliqué, nous assure-t-on, d’avoir le nombre d’animateurs requis disponibles chaque mercredi. « On sait exactement le nombre d’enfants qu’on aura d’un mercredi sur l’autre, mais parfois, un animateur fait défaut au dernier moment. Le 1er octobre, nous n’étions pas arrivés à trouver un animateur au pied levé. Il n’y a eu aucune situation de danger. En aucun cas, nous mettrons des enfants en danger. Nous sommes nous-mêmes des parents. »

  • Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu

    Le maire assume ses « choix » dans un contexte tendu

    L’ombre des élections municipales plane déjà lors du premier conseil municipal de la rentrée. L’ordre du jour avait beau être mince, les débats ont été houleux. Et ce, dès le deuxième point de la séance portant sur une décision modificative du budget principal due à 449 843 euros de recettes supplémentaires, dont 352 843 euros issus de revenus immobiliers. Ces recettes s’équilibrent avec de nouvelles dépenses de fonctionnement, notamment des charges de personnel et des prélèvements fiscaux.

    L’opposition a saisi l’occasion pour pointer la mauvaise appréciation du prévisionnel et le manque d’anticipation de la majorité communiste. Suspicieux, Pascal Spanu (RPR), a partagé un « constat » : « Chaque année vous prévoyez 2% d’augmentation de fonctionnement, cette année vous avez prévu 0,2%. Comme par hasard, cette somme qui rentre en plus s’équilibre avec de nouvelles charges et correspond exactement à ce qui manquait. C’est extraordinaire. »

    Un sous-entendu peu apprécié par l’adjoint au maire délégué aux finances (PCF) Akrem M’Hamdi. « En réalité c’est 3% et on travaille sur une pyramide des âges en fonction du personnel qu’on va avoir et des départs en retraite, a-t-il répondu. L’année dernière on avait prévu 18,5 millions d’euros et on était à 18,2 millions d’euros de dépenses réelles. On s’est dit qu’on allait rester sur 18,5 millions d’euros. »

    Gestion des effectifs

    Plus tard, c’est à propos des effectifs de la Ville et singulièrement de ceux de la police municipale que les visions se sont confrontées. « Sur les agents qui sont partis, vous allez faire l’appel d’offres quand ? » a interrogé Pascal Spanu. « C’est fait, a affirmé le maire. La police municipale bouge énormément selon les primes. (…). Très peu de gens passent les concours donc il y a une rareté du policier. On a une fonctionnaire qui est arrivée, on en attend un second. » La Ville a également recruté deux ASVP dans l’espoir qu’ils passent ensuite l’examen.

    « Les policiers qu’on avait ici sont partis sur Martigues ou sur Istres. Il faut se poser la question : mais que se passe-t-il chez moi ? » a rétorqué l’élu d’opposition qui souhaite le recrutement de cinq policiers municipaux supplémentaires, soit un budget de 350 000 euros selon la majorité communiste. Claude Bernex (DVD) a proposé : « Au bout de trois ans, on aurait une trentaine de départs à la retraite, on pourrait compléter les effectifs de police comme ça. »

    Une suggestion inaudible pour le maire Laurent Belsola (PCF) : « Le service public local est sur la corde raide. On estime qu’il nous faudrait 80 agents supplémentaires pour avoir un service optimal, mais nous faisons avec notre budget. (…) Si vous faites le choix de prendre des policiers municipaux en plus, vous devrez trancher autre part, dans les structures culturelles, éducatives ou sportives. C’est un choix politique. »

  • La perte d’un poste au greffe fragilise grandement les Prud’hommes de Sète

    La perte d’un poste au greffe fragilise grandement les Prud’hommes de Sète

    D’un effectif de greffe de 1,8 équivalent temps plein avec une greffière en chef à 100% et une autre à 80%, on est passé, au 1er septembre, à 0,8 équivalent temps plein », déplore Bertrand Lacabanne, président salarié (CGT) du conseil des Prud’hommes de Sète. La greffière à plein temps, partie à la retraite, n’a pas été remplacée.

    « On se retrouve donc avec une greffière 4 jours par semaine. Si bien que le conseil, au lieu de fonctionner tous les jours, ne sera plus ouvert que 4 jours par semaine [il sera fermé le mercredi, Ndlr]. C’est une première rupture du service public », dénonce Bertrand Lacabanne, qui déplore également le transfert de l’accueil des justiciables vers le tribunal de proximité de Sète.

    Le second point noir concerne la décision de muter, sur le poste à 80% restant, une greffière rattachée jusque-là au service des tutelles du tribunal de proximité. Donc étrangère à la procédure prud’homale. De son côté, la greffière qui occupait le poste aux Prud’hommes depuis plusieurs années – « et qui maîtrise totalement la procédure et les logiciels spécifiques » – se retrouve, elle, affectée au service des tutelles… Une permutation « sans lien avec leurs compétences », décidée en plein milieu de l’été – « le 12 août pour le 1er septembre »-, chacune des deux greffières ayant été priée, à partir du 15 août, de former l’autre. « C’est comme si un gérant de supermarché ordonnait à un poissonnier de tenir l’étal boucherie et vice versa, en espérant conserver la même efficacité dans chacun des deux domaines », dénoncent, dans un communiqué commun, les secrétaires généraux des unions locales CGT, CFDT et FO du Bassin de Thau.

    « Un risque de fermeture »

    « Le chantier de démolition du conseil de prud’hommes de Sète, qui conduira à sa fermeture lorsque ses résultats se seront dégradés, vise dans un premier temps à combler des manques de greffiers dans d’autres juridictions montpelliéraines », estime l’intersyndicale.

    Avec 200 à 250 nouvelles affaires par an, le Conseil des prud’hommes de Sète, un des plus petits de France, fonctionne plutôt bien. « On a une gestion de notre stock d’affaires que je qualifierais de raisonnable, avec des délais de sortie des affaires inférieurs à un an. Ce qu’il va se passer, c’est qu’on va perdre du temps, générer du stock et donc augmenter ce délai », redoute Bertrand Lacabanne. « Or on considère que la pérennité de notre conseil est assurée par ses bons résultats. Quand on fonctionne bien, on a moins tendance à être dans le viseur… Par contre si on est petit et qu’en plus on a des mauvais résultats, il y a un risque de fermeture », alerte le chef de la juridiction.

    Avec son collègue vice-président employeur, il a contesté la décision de réorganisation auprès de l’administration et fait un recours auprès du premier président et du procureur général de la cour d’appel de Montpellier, qui n’ont pour l’heure pas répondu. Les élus du territoire (président de la SAM, maires du ressort, sénateurs et députés) ont également été interpellés par courrier.

    « Déjà en 2007, Rachida Dati, alors Garde des sceaux, avait voulu fermer le conseil de Sète en même temps que 63 autres conseils de France. C’est la mobilisation politique sétoise qui avait permis, à l’époque, de sauver le conseil. En alertant les politiques dès que nous avons eu connaissance de la modification du greffe, nous avons voulu éviter la survenue d’une situation de fonctionnement anormale et éviter une fermeture qui pourrait intervenir fin 2029 », indique Berntrand Lacabanne.

    « Cette réorganisation met en danger la justice prud’homale sur notre territoire, au détriment des salariés, des employeurs et de l’ensemble des justiciables », ont régi dans un communiqué les conseillers municipaux et communautaires Arnaud Jean, Laura Seguin, Véronique Calueba et Laurent Hercé. « L’accès à la justice du travail est un droit fondamental, que l’État doit garantir. Nous demandons au ministère de la Justice d’assurer sans délai les moyens nécessaires au maintien et au bon fonctionnement du conseil de prud’hommes de Sète. »

  • L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    La mobilisation pour le maintien de la 8e classe d’ajustement de l’école élémentaire Robert Daugey de Martigues s’est soldée cette semaine par une victoire. « L’ouverture a été actée par le directeur académique » annonçait le rectorat dans une réponse laconique à nos sollicitations mercredi 3 septembre dernier.

    Pour les parents d’élèves, la nouvelle a été synonyme de soulagement. « Nous sommes ravis » souligne Magali Raymond, déléguée des parents d’élèves de l’école. Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, également mobilisé depuis l’année dernière pour l’ouverture et le maintien de la classe, parle d’une « excellente nouvelle » dans un communiqué ce jeudi, « pour notre commune de Martigues, pour la communauté éducative et surtout pour nos élèves qui méritent d’apprendre dans les meilleures conditions », plaide l’édile.

    « Nous restons vigilants »

    Cette 8e classe d’ajustement avait été ouverte au regard de la situation à sept classes, conduisant au doublement des niveaux dès le CP et des effectifs à 27 enfants par classe, alors que « les recommandations ministérielles préconisent 24 élèves pour les niveaux CP CE1 » pour assurer de bonnes conditions d’apprentissage comme le rappelait la secrétaire de la FSU de Martigues, Valérie Zikka Dussol avant la rentrée. Dès lors, les effectifs préconisés sont à nouveau atteints.

    Gaby Charroux a « salué » la décision du rectorat, en même temps que de « remercier toutes celles et tous ceux qui se sont engagés sur ce dossier ». Pour autant l’édile martégal affirme qu’« à l’avenir, nous continuerons à être vigilants et attentifs pour protéger nos écoles Martégales qui demeurent des piliers de notre vie locale ».

  • Les écoles martégales sont prêtes à accueillir les élèves

    Les écoles martégales sont prêtes à accueillir les élèves

    À quelques jours de la rentrée, les écoles s’éveillent. Des parents passent les grilles de la cour de récréation en tenant la main à leur enfant pour finaliser les inscriptions. Les enseignants prennent leurs marques dans les salles. Cette année, 4 701 élèves de maternelle et de primaire franchiront les 28 écoles de la Ville de Martigues le 1er septembre munis de leur cartable. Des effectifs en légère baisse, confirmant la tendance nationale.

    « On a une classe qui a fermé au sein de l’école de Font Sarade, mais c’est une école qui est effectivement dans un quartier pavillonnaire dans lequel on observe une diminution du nombre d’enfants depuis des années, donc on n’est pas vraiment surpris », explique Annie Kinas, adjointe au maire en charge de l’éducation et de l’enfance.

    Une classe en suspens

    Du côté de l’école élémentaire Robert Daugey, des incertitudes persistent. « La classe provisoire qui avait été ouverte l’année dernière a été refermée, poursuit l’élue. Je suis allée à l’inspection d’académie cette semaine pour essayer de la sauver parce qu’il y a toutes les familles des logements du domaine de Manon, qui ont été attribués tout au long de l’été qui dépendent de cet établissement. » Un comptage sera réalisé par l’inspectrice lundi matin pour constater le nombre exact d’inscrits. « On a peut-être une chance avec des inscriptions de dernière minute, encore faut-il trouver un ou une enseignante », tempère Annie Kinas.

    L’adjointe éclaire : « Les effectifs sont actuellement à 27,5 élèves par classe, et l’académie commence à penser à l’ouverture à 27,5. Avec ouverture on tomberait à 24 élèves. Ce qui est un peu dommage dans cet établissement c’est qu’il y a une classe double CP-CE1. Avoir des cours double en CP ça peut être perturbant pour des élèves qui arrivent en cours
    élémentaire.
     »