Tag: éducation nationale

  • [Le Grand entretien] Carole Drucker-Godard : « On ne peut pas parler d’une crise de la vocation »

    [Le Grand entretien] Carole Drucker-Godard : « On ne peut pas parler d’une crise de la vocation »

    AESH

    Comment résorber la pénurie d’AESH ?

    Carole Drucker-Godard : Il en manque parce qu’il y a des notifications de la MDPH qui croissent plus vite que notre augmentation d’emplois AESH. À la rentrée, on a recruté 95 AESH dans l’Académie. Nous en avions déjà 7 000. C’est beaucoup. Donc, lorsqu’un élève a une notification individuelle de 24h par exemple, on va peut-être faire que 18h voire 12h et le reste du temps on va mutualiser l’accompagnement. Donc oui, il y a des cas d’élèves en situation de handicap qui ne sont pas encore accompagnés. Mais on fait quand même, je trouve, notre possible aussi pour améliorer le travail des AESH, pour les intégrer beaucoup plus comme membre à part entière de l’Éducation nationale.

    Choc des savoirs

    Le choc des savoirs a été beaucoup critiqué, notamment les groupes de niveaux…

    C.D.-G. : Le choc des savoirs est surtout caractérisé par les groupes de besoins en 6e et 5e mis en place il y a un an. Ça a été effectivement très critiqué parce que de toute façon, dès qu’on opère un changement, ça ne contente jamais tout le monde et c’est normal. Ça a été décrié parce qu’il était compliqué pour les chefs d’établissement d’organiser des enseignements « en barrettes » afin d’avoir des groupes à effectifs réduits. Globalement, c’est quand même plutôt positif. Ce qui plaît beaucoup, c’est qu’on a offert la possibilité à des enseignants d’avoir des effectifs réduits. On le sait, l’hétérogénéité dans les classes est nécessaire. Mais, quand elle est trop importante, on ne fait plus avancer personne, ni ceux qui ont des facilités, ni ceux qui sont en fragilité.

    Plusieurs dispositifs ont été abandonnés par Élisabeth Borne, n’est-ce pas un aveu d’échec ?

    C.D.-G. : La ministre a proposé aux chefs d’établissements d’ajuster ces groupes. Certains n’ont rien bougé parce que ça fonctionne très bien. Pour d’autres, c’était trop compliqué en termes d’organisation. On leur a donné la possibilité d’ajuster différemment en gardant les mêmes moyens. C’est quand même une bonne chose. Et pour les 4e, 3e, de toute façon, sur un plan ressources humaines, c’était difficile d’organiser exactement la même chose. Donc a été proposé aux chefs d’établissements d’organiser un « plan réussite ». En 6e et 5e, on a les groupes de besoins et en 4e, 3e, il y a moins de moyens mais en fonction des collèges et des résultats, on a parfois permis aux chefs d’établissements d’avoir un groupe supplémentaire.

    Professeurs

    Il manquait 2 500 profs pour cette rentrée en France, qu’en est-il dans l’Hérault et le Gard ?

    C.D.-G. : Je n’ai pas eu une rentrée difficile sur le plan des effectifs enseignants. La réunion avait été très bien préparée, bien avant mon arrivée. Donc, on avait dans le premier degré un enseignant devant chaque classe, une rentrée sereine avec une brigade de remplaçants assez conséquente quand même. Il en manquait un peu dans le second degré mais ça reste quand même assez faible c’est-à-dire que ce sont des formations de niche dans les lycées professionnels ou alors des disciplines en tension comme les langues, les mathématiques, les sciences. On a encore des ajustements qui se font : quand les enseignants ont des services partagés sur plusieurs établissements, parfois, il peut manquer 9 heures de mathématiques par-ci, 3 heures de physique par-là. Ce n’est pas idéal. Mais globalement, l’Académie est vraiment très attractive.

    Néanmoins, beaucoup parlent de crise de la vocation…

    C.D.-G. : De ce que je vois sur le terrain, je crois qu’on ne peut pas parler d’une crise de vocation. Je vous confirme que le métier est difficile, ils le disent tous. Mais l’année dernière, tous ceux que j’ai vus m’ont tous dit : « Par contre j’adore. » Ce qui change, c’est qu’aujourd’hui, on a des jeunes qui n’ont plus du tout envie de rester toute leur carrière dans l’Éducation nationale. Ils ont envie de changer de métier, il ne faut pas les retenir mais les accompagner. Donc la vocation est toujours là. Cependant, on attire un peu moins parce que oui, le métier est certainement plus difficile qu’avant. La réforme de la formation initiale peut pallier aussi ce manque d’attractivité en passant les concours à la fin de la licence, et non en 5e année.

    Sécurité

    Les violences dans les établissements, un phénomène en augmentation ou plus médiatisé ?

    C.D.-G. : Je pense qu’il y a vraiment les deux. On a aujourd’hui une culture du signalement avec des chefs d’établissements qui, dès qu’il y a un incident au sein de l’établissement, font ce que l’on appelle un « fait établissement », selon trois niveaux d’alerte. Aujourd’hui, on est informé de tous ces faits de violence dans les établissements donc forcément on en parle plus. Mais je pense quand même qu’il y en a plus. C’est la société, malheureusement. Les écrans doivent en expliquer une partie, tout comme la crise sanitaire. Il y a effectivement beaucoup de faits de violence. On a obtenu des moyens supplémentaires à la rentrée, 42 postes (32 AED et 10 CPE) qu’on a placés dans les établissements les plus sensibles, qui en avaient le plus besoin. On a donc ces contrôles visuels à l’entrée des collèges.

    Un bilan a été fait de ces opérations ?

    C.D.-G. : Ce sont parfois des ciseaux, des aérosols. Il y a quand même quelques couteaux qui ont été retrouvés. Dans ce cas-là, c’est conseil de discipline et signalement au procureur. Il y a aussi les fouilles de sacs devant les établissements en lien avec la préfecture, la justice. Les forces de police et les forces de sécurité viennent eux-mêmes fouiller les sacs, ils sont habilités. Il n’y a aucun personnel de l’Éducation nationale. Et en complément de cela, au sein même de l’établissement, nos personnels font ces contrôles visuels, ce ne sont pas des fouilles, mais viennent en complément avec vraiment une visée très pédagogique. L’élève ouvre lui-même ses affaires.

    LES SIX PREMIERS MOIS ?

    C.D.-G. : J’ai été vraiment accueillie très chaleureusement. Et puis je me suis assez rapidement insérée dans le territoire. J’ai fait mon bureau sur le terrain, j’ai eu à cœur d’aller 48 heures dans tous les départements dès ma prise de fonction pour essayer de bien comprendre chaque spécificité de chaque département, qui sont tous différents, ce qui fait aussi la richesse de cette académie. Une très grande diversité à la fois géographique, sociale. Je vois mon arrivée depuis six mois comme une grande chance, en fait.

  • Inclusion scolaire : « Un nombre inédit d’écoles nous ont alertés »

    Inclusion scolaire : « Un nombre inédit d’écoles nous ont alertés »

    « Jamais nous n’avons recensé autant de manquements », dénoncent, dans un communiqué commun, la FSU-SNUipp 34, le Snes-FSU 34, le Snep-FSU 34, le SNnuep-FSU 34 et SUD Education 34, qui ont déposé, le 6 octobre, une alerte sociale « pour dénoncer les conditions de travail dégradées des personnels de l’Éducation nationale, notamment en matière d’inclusion scolaire ».

    20 ans après le vote de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, la réalité semble bien loin du compte. « La loi a certes permis une prise en compte de ces élèves, mais cette ambition ne s’est pas accompagnée des moyens nécessaires », déplorent les syndicats mobilisés. « Depuis le premier jour de la rentrée, un nombre inédit d’écoles nous ont alertés sur le manque cruel de moyens financiers et humains à leur disposition. »

    Certains Pial (Pôles inclusifs d’accompagnement localisé, chargés de gérer les besoins d’accompagnement des élèves en situation de handicap) auraient notamment décidé, depuis la rentrée, « d’accompagner uniquement les élèves à fort besoin, donc relevant d’un accompagnement individuel, au détriment de ceux censés bénéficier d’un accompagnement mutualisé qui ont pourtant eux aussi besoin de cet accompagnement pour progresser », assure Clémence Cimier, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 34 et accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH).

    « Si les Pial priorisent les accompagnements individuels, c’est parce que la loi oblige à les accompagner. Alors que pour les élèves qui ont un accompagnement mutualisé, c’est beaucoup plus flou, donc plus difficile pour les familles de se retourner contre ça », confie l’AESH montpelliéraine. L’accompagnement mutualisé « consiste surtout en du scolaire  : reformuler des consignes, réexpliquer ce que l’enseignant vient de dire, etc. En accompagnement individuel, on va avoir des élèves beaucoup plus lourdement handicapés, qui ne sont pas forcément au niveau de la classe dans laquelle ils sont scolarisés  », détaille Clémence Cimier.

    « À l’école Léo Malet, où je travaille, sur 38 élèves notifiés pour un accompagnement individuel ou mutualisé, 15 n’ont aucun accompagnement. Et on ne parle que d’une école, imaginez à l’échelle du département… », illustre la représentante de la FSU-Snuipp, qui assure que des écoles sont concernées dans tout l’Hérault. « Privés de cet accompagnement, les enseignants doivent donc gérer à la fois les élèves en situation de handicap, les élèves non-lecteurs mais qui n’ont pas forcément d’accompagnement parce que les dossiers ne sont pas montés, les élèves allophones qui viennent d’arriver en France, les élèves dits “classiques”… ça devient trop. Tout ça entraîne de la souffrance, tant pour les enseignants que pour les AESH  », assure Clémence Cimier. « On n’a pas l’impression de ne pas pouvoir faire correctement notre travail ». Sans compter la fatigue  : « Accompagner uniquement les élèves qui ont des accompagnements individuels, donc des handicaps plus sévères, c’est une plus grande fatigabilité. Car on en accompagne plusieurs toute la journée, dans différentes classes, et ces enfants-là on ne peut pas les lâcher du regard, il faut être tout le temps là. Ils peuvent faire des crises, se jeter par terre, se frapper… », témoigne la représentante de la FSU Snuipp 34.

    « Le ministère porte la responsabilité de l’altération de la santé de ses personnels, qui tiennent seuls l’École à bout de bras, comme des conditions de scolarisation de tous les élèves, notamment ceux et celles porteurs et porteuses d’un handicap », estiment les syndicats mobilisés. Au lendemain de cette alerte sociale, ils « attendent des retours concrets, tant au niveau national qu’au niveau départemental ». « À l’aune des réponses reçues », ils « prendront leurs responsabilités quant aux suites à donner à cette alerte.  » Une rencontre était prévue jeudi 9 octobre avec la Dasen de l’Hérault.

  • Contre la lesbophobie, un rassemblement bouleversant

    Contre la lesbophobie, un rassemblement bouleversant

    Une vive émotion s’est emparée de la place Félix-Baret (6e) lundi à 18h, au pied de la préfecture, où une centaine de personnes se sont rassemblées en hommage – ou « femmage » – à Caroline Grandjean-Paccoud. Mariée à une femme, la directrice d’une école de Moussages, dans le Cantal, s’est suicidée le 1er septembre, jour de la rentrée scolaire, après plusieurs mois de harcèlement lesbophobe sur son lieu de travail.

    Vécu comme un moment de recueillement collectif, le rassemblement s’est ouvert avec la lecture d’une lettre écrite par Christine Paccoud, épouse de Caroline, suivie d’une minute de silence. Dans les mains des participantes émues, un slogan revient : « La lesbophobie tue ». « Il faut le répéter encore et encore. Les LGBTphobies isolent, détruisent et tuent. Les LGBTphobies et le silence institutionnel brisent des vies. Caroline n’est pas la première », s’est indigné Camille Dutta Gupta, co-président du centre LBGT Marseille. Nous pensons à toutes celles et ceux dont les noms ne sont pas médiatisés. En vos noms, nous demandons enfin des moyens pour que vous ne soyez pas partis pour rien ».

    L’Éducation nationale mise en cause

    Parmi les institutions pointées du doigt dans l’affaire : l’Éducation nationale, accusée de ne pas avoir soutenu la fonctionnaire face au harcèlement qu’elle subissait. Après que le rectorat de Clermont-Ferrand a suggéré à Caroline Grandjean-Paccoud de changer d’établissement en 2024, une première proposition mal vécue par la directrice d’école, l’Éducation nationale a porté plainte en diffamation, en 2025, contre Remedium, auteur de bande dessinée qui avait relayé l’histoire de Caroline sur son blog « Cas d’école ».

    « La justice française et l’Éducation nationale sont coupables. Les politiques sont coupables (…) de nous faire taire lorsqu’il s’agit de nous soutenir. Nous sommes une foule en colère de t’avoir perdue, Caroline », s’est émue Ambre, militante féministe. Sophie Roques, adjointe au maire en charge de l’état civil et à l’initiative du rassemblement avec plusieurs associations locales de défense des droits LGBT, s’est elle aussi exprimée. « En tant qu’élue, je veux dire avec force que la République, l’école, les institutions ne peuvent pas rester aveugles. Elles ont le devoir de protéger, de reconnaître et de soutenir », a-t-elle rappelé. Et d’ajouter : « Son nom – celui de Caroline- portera l’exigence de combattre chaque parole, chaque geste lesbophobe. Nous portons aussi ensemble la promesse que ce combat sera mené ». Des membres de la FSU-Snuipp 13, syndicat des instituteurs, étaient présents lors du rassemblement mais n’ont pas pris la parole.

    Selon SOS homophobie, les jeunes LGBT ont 2 à 7 fois plus de risques d’effectuer une ou plusieurs tentatives de suicide au cours de leur vie que le reste de la population.

  • Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    La Pride Marseille a appelé à un rassemblement
    en hommage à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice qui s’est suicidée le jour de la rentrée scolaire, lundi à 18h au pied de la préfecture. Mariée à une femme, la professeure subissait depuis des mois un harcèlement lesbophobe dans le cadre de son travail. Une souffrance que sa hiérarchie n’a pas « comprise » d’après son épouse. « Elle [Caroline Grandjean-Paccoud, Ndlr] a alerté l’Éducation nationale et porté plainte. Elle n’a pas été écoutée », s’indigne la Pride Marseille dans son communiqué. « Nous nous rassemblerons pour honorer sa mémoire, dénoncer l’indifférence institutionnelle et exiger que l’état assume enfin sa responsabilité : accompagner et agir contre la lesbophobie et toutes les violences LGBTIphobes », poursuit le collectif. Un appel à réagir relayé notamment par la FSU-SNUipp 13. Dans une publication mise en ligne le jour du drame, le syndicat national rappelait que « les LGBTQIAphobies comme toutes les discriminations, le harcèlement, la haine de l’autre n’ont pas leur place à l’école comme dans l’ensemble de la société ». Et Aurélie Gagnier, porte-parole du FSU-Snuipp au niveau national, d’ajouter : « Ce cas tragique montre des problématiques systémiques liées à la santé et la sécurité des personnels et relatif aux suicides dans l’enseignement. »

    Une enquête administrative sur le décès de Caroline Grandjean-Paccoud a été diligentée par le ministère de l’Éducation.

  • L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    L’école Daugey conserve sa classe d’ajustement

    La mobilisation pour le maintien de la 8e classe d’ajustement de l’école élémentaire Robert Daugey de Martigues s’est soldée cette semaine par une victoire. « L’ouverture a été actée par le directeur académique » annonçait le rectorat dans une réponse laconique à nos sollicitations mercredi 3 septembre dernier.

    Pour les parents d’élèves, la nouvelle a été synonyme de soulagement. « Nous sommes ravis » souligne Magali Raymond, déléguée des parents d’élèves de l’école. Le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, également mobilisé depuis l’année dernière pour l’ouverture et le maintien de la classe, parle d’une « excellente nouvelle » dans un communiqué ce jeudi, « pour notre commune de Martigues, pour la communauté éducative et surtout pour nos élèves qui méritent d’apprendre dans les meilleures conditions », plaide l’édile.

    « Nous restons vigilants »

    Cette 8e classe d’ajustement avait été ouverte au regard de la situation à sept classes, conduisant au doublement des niveaux dès le CP et des effectifs à 27 enfants par classe, alors que « les recommandations ministérielles préconisent 24 élèves pour les niveaux CP CE1 » pour assurer de bonnes conditions d’apprentissage comme le rappelait la secrétaire de la FSU de Martigues, Valérie Zikka Dussol avant la rentrée. Dès lors, les effectifs préconisés sont à nouveau atteints.

    Gaby Charroux a « salué » la décision du rectorat, en même temps que de « remercier toutes celles et tous ceux qui se sont engagés sur ce dossier ». Pour autant l’édile martégal affirme qu’« à l’avenir, nous continuerons à être vigilants et attentifs pour protéger nos écoles Martégales qui demeurent des piliers de notre vie locale ».

  • L’école, à l’os, exige un budget à la hauteur

    L’école, à l’os, exige un budget à la hauteur

    La rentrée scolaire de 12 millions d’élèves, le 1er septembre, risque de passer au second plan après l’annonce surprise de François Bayrou, d’engager la responsabilité de son gouvernement devant l’Assemblée nationale, le lundi 8 septembre. Minoritaire, le locataire de l’Élysée a donc choisi de dramatiser son départ, inéluctable. Le Premier ministre n’a pas attendu une motion de censure qui viendrait sanctionner le futur budget d’austérité pour 2026 et préfère se faire hara-kiri. Mais cet écran de fumée, symptomatique d’une crise politique majeure depuis la dissolution ubuesque de juin 2024, ne doit pas masquer les enjeux concrets de cette rentrée.

    L’enjeu du budget

    « Avec ou sans François Bayrou, avec ou sans Élisabeth Borne [ministre de l’Éducation], l’enjeu principal, c’est le budget. C’est vraiment ce qui va guider nos mobilisations et nos interventions les prochaines semaines », martèle le Snes-FSU. Pour le syndicat, le budget proposé, en tout cas « la logique budgétaire pour l’Éducation nationale », est « à rebours des besoins du service public d’éducation ». Des craintes fondées : en 2018, en dépit d’une hausse de la démographie scolaire de +8 029 élèves dans le second degré, 8 865 postes ont été supprimés, soit l’équivalent de 197 collèges, a calculé le syndicat, y voyant le symbole de la politique d’Emmanuel Macron depuis 2027. Aucun effort budgétaire significatif n’a été réalisé contrairement à l’affichage du gouvernement : en 2025, la hausse de 1,95 milliard, s’est limitée à +0,48% du budget de l’Éducation nationale une fois corrigé de l’inflation. De plus, avec pas moins de six ministres depuis le début du second quinquennat, la communauté éducative est aussi très lasse d’être si peu considérée.