Tag: école

  • L’école Longchamp rouvre lundi après le sinistre

    L’école Longchamp rouvre lundi après le sinistre

    « Nous sommes rassurés par la réouverture », témoigne Héloïse Delastre, l’une des représentantes de parents d’élèves de l’école Longchamp (4e). Les enfants pourront de nouveau courir dans la cour de l’école dès ce lundi 30 mars.

    Un incendie s’est déclaré au niveau de la charpente de la chapelle Buffon, dans la nuit du samedi 21 au dimanche 22 mars. L’édifice, construit en 1837, était déjà frappé d’un arrêté de péril. Situé à proximité directe de l’école, les services de la Ville ont décidé de fermer l’accès à l’établissement par mesure de sécurité.

    « Nous avons appris avec surprise que l’école était totalement fermée au matin du lundi 23 mars. Pendant deux jours, nous n’avons pas eu d’informations sur les solutions de prise en charge pour la garde de nos enfants », raconte Héloïse Delastre. Dès jeudi, les élèves ont cependant pu être accueillis au Centre municipal d’animation Jeanne d’Arc (5e) « aux mêmes horaires et encadrés par leurs enseignants et les Atsem de l’école », précise la Ville de Marseille. Une réunion s’est également tenue jeudi soir, en présence des différents services de la municipalité, de l’équipe pédagogique de l’école et de parents d’élèves. Ces derniers affirment que « la réunion a permis de lever les doutes et les inquiétudes ».

    Des travaux pour sécuriser

    La Ville explique que les bâtiments seront rouverts partiellement dans un premier temps : « Une à deux classes seront réparties au sein des autres classes, jusqu’aux vacances de Pâques. » Elle annonce que « les vacances seront mises à profit pour permettre des interventions sur le site pour un retour à un fonctionnement normal dès la rentrée suivant les congés ». Les parents d’élèves attendent quant à eux « une réunion d’étape à la rentrée des vacances, qui permettra de faire le point sur l’avancée des travaux ».

  • À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins

    À Peyruis, la victoire à portée de main pour la candidate de gauche Lila Desjardins

    Elle était seulement à 26 voix d’être élue maire dès le premier tour. À Peyruis, la candidate Lila Desjardins est proche du but, ayant devancé de loin ses deux adversaires, le maire sortant DVG Patrick Vivos (26%) et la candidate RN Aurélie Abeille (25%). « C’est l’aboutissement d’un travail acharné depuis un an. On a pris le temps de comprendre le fonctionnement d’une mairie, les financements, les compétences, les subventions qu’on pouvait obtenir pour nos projets », se réjouit Lila Desjardins.

    Les investissements et les subventions, c’est ce sur quoi elle mise pour la commune. « En cinq ans, il n’y a eu que deux demandes de subventions au Département pour Peyruis », déplore-t-elle. Selon elle, c’est bien pour cela que le village meurt et est déserté. « Je suis capable de faire le pied de grue devant la porte d’un président de Département pour obtenir des subventions », affirme Lila Desjardins, déterminée comme jamais.

    Une plainte déposée

    Elle promet des commerces, un bar, un nouveau groupe scolaire et un café au centre du village. Si Lila Desjardins se réjouit de son score au premier tour, la campagne n’a pour autant pas été de tout repos. Les invectives ont fusé sur les réseaux sociaux, si bien que la candidate a déposé plainte pour insultes et diffamation.

    Dans son projet pour la commune, Lila Desjardins insiste sur les écoles, « qui devraient être rasées tellement elles sont dans un état lamentable ». Si le maire sortant mise sur une rénovation, elle veut déplacer les écoles. Elle dit connaître le sujet, puisqu’une grande partie de ses colistiers ont des enfants scolarisés à Peyruis. La moyenne d’âge de sa liste est de 38 ans.

    Elle se dit « confiante », « sereine » pour le second tour dimanche, qui sera donc une triangulaire

    Issue de la gauche, Lila Desjardins mène une liste sans étiquette. Elle siège au Département en binôme avec René Villard, ancien maire communiste de Château-Arnoux-Saint-Auban, battu à quatre voix près dimanche.

  • [Digne-les-Bains] Une prépa publique pour accéder aux écoles d’Art

    [Digne-les-Bains] Une prépa publique pour accéder aux écoles d’Art

    Si je n’avais pas eu cette prépa publique, je n’aurais pas eu les moyens de payer une prépa privée, impossible ! ». À Digne-les-Bains, l’école d’art IDBL propose une classe préparatoire publique qui aide les étudiants à préparer les concours des grandes écoles d’art. Entre 50% et 80% de ses élèves sont boursiers. Elle fait partie des 24 classes préparatoires publiques d’art en France, alors qu’une prépa privée coûte entre 7 000 et 8 000 euros l’année. Elle est gérée par Provence Alpes Agglomération. À la création de l’école, « c’était une initiative privée, puis la Ville de Digne a décidé politiquement d’investir dans ce service public », explique la directrice d’IDBL, Émeline Eudes. L’agglomération, formée en 2017, a ensuite récupéré la gestion de l’école.

    Peu de chances de réussir sans prépa

    « Un jeune qui sort du bac a très peu de chances de réussir les concours des écoles supérieures artistiques tout seul, sans prépa », précise la directrice. Beaucoup de jeunes se tournent d’ailleurs vers sa prépa après avoir échoué les concours une première fois. De nombreuses disciplines y sont enseignées : photo, vidéo, histoire de l’art, dessin, peinture, gravure, graphisme, céramique ou encore scénographie. « Il y a un tel flux vers le privé qu’on n’arrive plus à remplir les formations publiques. Les étudiants et les parents se disent que ça coûte tellement peu cher que c’est forcément moins bien que le privé », regrette Émeline Eudes. Pourtant, la prépa de Digne affiche un taux de réussite de 100%, selon sa directrice, grâce à un accompagnement personnalisé qui permet aux étudiants d’être orientés vers l’école qui leur correspond le mieux et qui a le plus de chances de les prendre. « Cela montre qu’on n’a pas besoin de faire une prépa privée pour réussir », témoigne Lucie Jeandot, étudiante de 18 ans. « Quand on dit qu’on étudie dans une prépa à Digne, les gens sont surpris qu’il y en ait une ici », ajoute sa camarade, Estelle Chaminas, elle aussi âgée de 18 ans.

    Journée spéciale ce samedi de 10h à 17h avec des témoignages d’anciens élèves à 11h et 14h. Portes ouvertes toute la semaine jusqu’à vendredi.

  • À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    À Avignon, les enfants iront-ils encore à l’école le mercredi ?

    Cela reste un marqueur de la politique municipale conduite par Cécile Helle (PS) : être l’une des dernières villes à ne pas avoir abrogé la réforme des rythmes scolaires installée en 2014. Les enfants avignonnais fréquentent les écoles pendant 4,5 jours, mercredi matin inclus, permettant de dégager du temps pour des activités périscolaires. Un point dont s’enorgueillit régulièrement la première magistrate. « Je vois peu de questions sur l’école et la jeunesse dans cette campagne, interrogeait Cécile Helle lors d’un meeting de soutien à David Fournier avec Olivier Faure. L’accueil du matin et du soir restera-t-il gratuit, va-t-on supprimer les activités périscolaires, comment garantir aux enfants l’accès au sport, à la culture, à la citoyenneté? »

    Un sujet qui revient en filigrane dans cette campagne bien que depuis plusieurs années, un comité s’est créé militant pour le retour à 4 jours, soutenu notamment par FO Éducation. Un rassemblement en ce sens s’est d’ailleurs tenu samedi dernier. La majorité sortante est jusque-là restée inflexible, citant, dans un communiqué de novembre, le fait que les scientifiques et chronobiologistes s’accordent à dire que « l’organisation actuelle du temps scolaire ne correspond pas aux besoins biologiques et cognitifs des enfants ».

    Dès septembre ou à la rentrée 2027 ?

    Parmi les candidats, sans trop de surprise, David Fournier est le seul à défendre la mesure, martelant son utilité pour l’accès au panel de larges activités. L’adjoint au maire sortant souhaite toutefois « mener une large consultation avec les enseignants, parents d’élèves et enfants », alertant aussi sur les « incidences d’une suppression envers les animateurs ». Toujours à gauche, Mathilde Louvain (LFI) en fait un « premier acte de mandat » : « Mettre en place une vaste concertation concernant les rythmes scolaires ». Mais les éventuelles « évolutions ou alternatives » n’entreraient en vigueur qu’à la rentrée 2027 au vu du timing.

    À droite, Olivier Galzi attendra aussi la rentrée 2027 pour modifier les rythmes. Mais il compte bien revenir à 4 jours, « pour harmoniser Avignon, alléger l’emploi du temps des enfants et faciliter l’organisation des familles ». En parallèle, il entend « construire un plan mercredi de qualité, structuré avec les associations, les acteurs culturels, sportifs et scientifiques ». Toujours à droite, en plus d’imposer « une tenue scolaire unique », Stéphan Fiori veut aussi revenir à la semaine à 4 jours. En 2027 était-il annoncé dans son programme mais, tout dernièrement 2026, a surgi. Anne-Sophie Rigault (RN) est aussi sur ce credo-là.

  • La Ciotat nous rassemble est en ordre de bataille

    La Ciotat nous rassemble est en ordre de bataille

    « Notre liste est diverse, compétente et ancrée dans la vie réelle », amorce, salle Saint-Marceaux, Delphine Rochette, une colistière. Devant un auditoire de plus de 180 personnes, elle précise : « Aujourd’hui, 56% de notre liste est composée de non encartés. » Secrétaire de section PCF de La Ciotat et 5e sur la liste, après Karim Ghendouf (PCF) tête de liste, Mariann Chrétien ou Jérôme Assier (PS), Sébastien Madau souligne que, sur les 39 noms de LCNR, 19 sont nouveaux, et 20 « étaient déjà là ».

    La liste est le résultat de l’union du « PCF, du PS, des Écologistes, de Génération.s, de Debout et de la Gauche républicaine et socialiste », rappelle pour sa part Karim Ghendouf.

    Retour d’un cinéma

    Prenant la parole à la fin, la tête de liste a évoqué la méthode d’élaboration du projet municipal de LCNR : « La coconstruction. Elle s’appuie également sur une expertise solide des dossiers, forgée par de longues années de travail dans l’opposition. » LCNR tient à la démocratie locale et « nous consulterons les Ciotadens sur les grands sujets avec les référendums d’initiative locale ».

    Karim Ghendouf a poursuivi : « Nos priorités sont claires : loger les Ciotadens, alors qu’une personne sur deux est éligible au logement social à La Ciotat. Mais aussi investir dans nos écoles. Favoriser les mobilités douces. Avoir un réseau de bus plus propres, avec une plus grande fréquence. » Il a également promis « d’identifier un terrain » pour une aire destinée aux gens du voyage. Le communiste soutient le retour en gestion publique de certaines missions communales déléguées au privé. « Ce n’est pas de l’idéologie : c’est du bon sens », a-t-il appuyé.

    En matière de culture, un des projets de la liste est de créer, dans l’ancien cinéma Lumière fermé en 2023, « un vrai pôle culturel (…). Nous y prévoyons deux salles de cinéma, vocation historique du lieu depuis 1913 ! » a annoncé Mariann Chrétien (société civile). Jérôme Assier (PS) a défendu, en matière de tranquillité publique, « un débat sur la sécurité apaisé. (…) Nous miserons sur la prévention, la médiation et la proximité. »

    Pour l’éducation, Laetitia Vivaldi a promis « la gratuité effective de l’enseignement ». Sur le plan de l’économie, LCNR appelle de ses vœux « la création d’un centre de formation aux métiers de la mer qui permettra de forger un vivier local de compétences » pour les chantiers navals. Isabelle Mazuc (Les Écologistes) a indiqué que LCNR s’emploiera notamment à protéger les terres agricoles de la bétonisation. « Il nous reste quatorze jours pour convaincre et créer la surprise », a lancé Karim Ghendouf.

  • Jean-Pierre Squillari face aux lecteurs à Aubagne

    Jean-Pierre Squillari face aux lecteurs à Aubagne

    URBANISME

    Marc Vergès : Depuis que le maire (LR) Gérard Gazay est élu, il y a une vague de constructions de villas pour gens fortunés, alors qu’on manque de logements notamment sociaux. Comment peut-on se battre contre cette bétonisation maximum ?

    Jean-Pierre Squillari : On va arrêter tout projet de bétonisation et on va faire un moratoire. Ensuite, nous allons créer une zone agricole protégée (ZAP), au niveau du triangle de l’autoroute, et renouveler la charte agricole. Pour les constructions anarchiques en pleine colline, on va instaurer un plan de prévention de risque d’incendie de forêt (PPRIF), qui a l’avantage de maîtriser la construction. Par exemple, quelqu’un peut construire une maison dans la colline, mais il faut que le chemin soit à la bonne largeur, qu’il y ait un point d’eau… On va donc protéger les fameuses zones menacées au Grand Pin Vert, Saint-Pierre-les-Aubagne, la Louve où il y a des projets faramineux pour bâtir des maisons sans tenir compte des accès par exemple. On va regarder ça. On va aussi sanctuariser les propriétés qui appartiennent à la commune. On ne va pas vendre les bijoux de famille. Par exemple, à côté de la caserne des pompiers, il y a des terrains communaux. On va faire très attention à ce qu’ils ne soient pas bradés. Ensuite, on va prioriser la rénovation, la réhabilitation pour les constructions. Il y a 1 500 logements vacants à Aubagne. Même s’il y a des problèmes d’héritage, d’usufruit, sur les 1 500 il y a quand même de quoi faire, surtout qu’on peut aller chercher des subventions pour aider les gens qui veulent rénover ces maisons. Et puis, en plus, ça donnera un cachet à Aubagne. Nous allons également désimperméabiliser les sols. Car l’eau qui ruisselle, elle va au point le plus bas, c’est-à-dire, chez nous, l’Huveaune. Alors je le dis, je le répète, cette année, l’année prochaine, dans dix, vingt, trente ans, l’Huveaune fera des dégâts. N’oubliez pas que l’Huveaune signifie « la dévastatrice ». Or les zones inondables sont de plus en plus bâties et c’est préoccupant surtout qu’il n’y a pas grand-chose comme moyen de secours préventif. Pour conclure, notre secret, notre envie, notre désir, c’est que les futures reconstructions qu’il y aura soient faites pour que les gens vivent bien.

    CENTRE-VILLE

    Hélène Trupiano : Quels sont vos projets pour le centre-ville et pour
    la propreté ?

    Jean-Pierre Squillari : Je veux simplement que le centre-ville, qui est le quartier de tous les Aubagnais, revive. Car tout le monde se retrouve au centre-ville. Le constat, c’est que les magasins ferment les uns après les autres. Je sais, ce n’est pas qu’à Aubagne. La rue Rastègue, vous ne l’avez pas connue, avait tant d’échoppes qu’il était impossible d’y passer avec le petit véhicule des pompiers… L’animation aubagnaise était réputée, il y avait par exemple des spectacles de rue gratuits, très suivis. Il y avait un cachet et ce cachet, on va essayer de le redonner à Aubagne. Comment ? D’abord en travaillant avec les instances commerciales. Une fois par mois, il y aura une super braderie festive. Les commerces vont bénéficier de tout cela, si on fait de l’animation, des spectacles. Avant, lorsque je parlais d’Aubagne à mes collègues, ils me disaient : « C’est une ville provençale avec son cachet ». Maintenant, les gens qui habitent à sa périphérie me disent : « On ne sait plus où se garer… Les magasins, on ne sait pas où ils sont. Et ce n’est pas très propre ». C’est ce qui m’a fait m’investir pour qu’Aubagne redevienne une ville où l’on aime venir.

    Michelle Dani : Dans le programme, il est question d’une halle au cœur de ville. Comment va-t-elle
    se matérialiser
     ?

    Jean-Pierre Squillari : C’est un projet phare. D’abord, on n’a pas encore arrêté définitivement l’emplacement de la halle. Pour déterminer où on va la faire, il va falloir avoir des concertations. On ne veut pas que la décision vienne d’en haut. Cette halle va profiter aux producteurs locaux. J’ai déjà vu des commerçants prêts à occuper un local dans la halle. Elle sera ouverte toute la journée. Elle va être conçue de manière à ce qu’on puisse y faire ses achats, mais comporter aussi des espaces de distraction, de formation. Par exemple, on fera venir un cuisinier, un potier etc. Cette halle va vivre. Et les commerçants aux alentours vont en bénéficier.

    TRANSPORTS

    Bruno Fischer : Je pense qu’il faut absolument conserver la gratuité des transports et si possible, arriver à l’étendre sur l’ensemble de la Métropole. Quelle est votre position à ce sujet ?

    Jean-Pierre Squillari : Sans ambiguïté, on maintient la gratuité. Il y a un élément important, c’est la Métropole Aix-Marseille. Il faut que la Métropole change au niveau politique, car c’est d’elle que vient le danger. Alors la spécificité aubagnaise, on connaît, on nous dit « c’est pas normal que les transports soient gratuits à Aubagne et les autres paient ». Nous, on dit, c’est pas normal que les autres paient. Si la taxe transport des Bouches-du-Rhône était égale à celle de la région parisienne, on aurait la possibilité de faire un transport gratuit dans tout le département des Bouches-du-Rhône. Cette taxe est prélevée sur les entreprises de plus de 11 salariés. Au sujet du développement des transports en voie douce, nous, on ne va pas peindre sur le trottoir un vélo pour dire c’est une piste cyclable. On va faire des pistes cyclables. Au centre-ville, on va réfléchir à une semi-piétonisation, mais on va également partir de la base, voir les commerçants, voir les habitants et leur demander ce qu’il faudrait faire.

    SANTé

    Edmond Laurenti : Comment peut-on intervenir pour que le nouvel hôpital ait un plateau technique tout à fait développé
    et non pas en recul comme cela se prépare
     ?

    Jean-Pierre Squillari : Nous sommes à 100% pour l’hôpital public. Ce ne sera pas l’hôpital d’Aubagne, mais du Pays d’Aubagne. On connaît tous les problèmes qu’il y a. On ne sait pas si les terrains ont été achetés encore. On connaît des problèmes de transport, de pollution sonore… On sera très attentif à maintenir un service de qualité à l’hôpital public. En ce qui concerne le futur hôpital, on refuse que ce soit simplement un déménagement. Je m’explique : Nous sommes favorables à un nouvel hôpital mais avec des structures beaucoup plus importantes que ce qu’il a. Il ne faut pas que cela soit un déménagement mais un changement.

    SOCIAL

    Edmond Laurenti : On a fêté les 100 ans l’année dernière de la Bourse du travail. Jusqu’en 2014, nos actions de permanences juridiques et consommateurs étaient reconnues mais ce n’est plus le cas depuis l’élection de M. Gazay. Quelle sera votre action vis-à-vis de cette Bourse ?

    Jean-Pierre Squillari : Gérard Gazay a abandonné toute aide à la Bourse du travail alors que c’est un service public qu’on peut considérer comme indispensable au monde des travailleurs. Avec nous, la Bourse du travail aura beaucoup plus de facilité à travailler dans ses locaux. On est conscient du problème.

    Bruno Fischer : J’ai vu dans le programme une idée qui me paraît assez intéressante, c’est le service municipal d’inhumation. Est-ce que vous pouvez nous en parler ?

    Jean-Pierre Squillari : Pour enterrer quelqu’un, cela coûte 4 000 euros. Là, nous souhaitons agir sur le pouvoir d’achat des gens avec ce service public.

    Sécurité

    Michelle Dani : Une commune ne peut pas tout, mais est-ce qu’elle peut quelque chose pour la sécurité ?

    Jean-Pierre Squillari : Elle peut déjà agir sur le renforcement du travail de prévention. Le narcotrafic c’est quelque chose de sérieux et de constant. Dans la commune, il faut que la police municipale et la police nationale soient complémentaires. La police municipale doit être une police de proximité. Il faut que les gens des quartiers connaissent les policiers. Alors on parle des caméras. Encore faut-il qu’elles fonctionnent. Moi je voudrais savoir combien d’affaires ont été réglées avec une caméra… Le budget pour 4 caméras équivaut à un salaire de policier municipal. Le maire sortant Gérard Gazay a un projet de 200 caméras… La police nationale doit, elle se concentrer sur les trafics. C’est son boulot. Contrairement à ce que dit monsieur Gazay, l’insécurité à Aubagne n’a pas diminué. Quant au commissariat, ça fait douze ans qu’un terrain est prévu pour le faire. Il n’y a rien de fait. C’est vrai que ce n’est pas de la responsabilité de la Ville. Celle-ci met à disposition le terrain, mais le maire d’une ville de 50 000 habitants, vice-président du conseil départemental, il peut quand même un peu secouer la manche du préfet pour lui demander de faire enfin un commissariat digne d’une ville comme Aubagne… Parce que l’endroit où sont les fonctionnaires de police, c’est vraiment scandaleux.

    Bruno Fischer : Pour moi, si on offre aux jeunes la possibilité
    de pouvoir s’occuper, une partie du trafic de drogue disparaîtra. Qu’en pensez-vous
     ?

    Jean-Pierre Squillari : Cet été, j’ai visité toutes les maisons de quartier. Tous leurs responsables m’ont informé que leur budget avait diminué à peu près de 60 à 70%. Alors qu’auparavant avec un bus ils pouvaient amener 45 gamins à la mer, à la neige, maintenant c’est 6… Les anciens nous disaient qu’avec ce même bus de 45 places, ils allaient même jusqu’à Andorre… C’est terminé. Les maisons de quartier, si elles ne sont pas démolies, comme celles de l’Olivette, elles sont réduites comme peau de chagrin. Je félicite ces responsables qui font le grand écart pour pouvoir animer ces maisons, c’est extraordinaire. Et quand les jeunes sont dans une maison de quartier, ils ne sont pas dans le quartier. Donc oui, il faut occuper le terrain, et puis peut-être qu’on arrivera un petit peu à intéresser les jeunes à autre chose.

    ÉDUCATION

    Roseline Brundu : Quel est votre projet par rapport aux écoles ?

    Jean-Pierre Squillari : Les écoles d’Aubagne ont été négligées par la mairie actuelle pendant longtemps, même si depuis que l’on approche de l’échéance municipale, il y a un léger sursaut que j’ai pu constater. Un des problèmes majeurs, c’était la propreté. Pendant des mois, on nous a dit qu’il n’y avait pas de problème, que ce n’était qu’une vue de l’esprit, que nous n’étions pas vraiment honnêtes, que les voisins, justement, disaient qu’il n’y avait pas de problème de propreté. La Ville essayait de diluer le problème. Et dernièrement, la musique a changé. On nous a dit qu’effectivement, peut-être, il y a eu un problème de propreté, mais qu’on allait le résoudre en sanctionnant l’entreprise. Je ne suis pas tout à fait convaincu qu’on ait réussi à le faire. Et ça, c’est un vrai problème. Il n’y a pas de raison que les enfants aillent dans des écoles qui sont sales, pas bien nettoyées, où il n’y a pas de papier toilette dans les WC. Ce n’est pas acceptable. Il y a vraiment un chantier qu’il faut résoudre.

    Roseline Brundu : Deux problèmes se sont posés de manière importante : la chaleur et le froid. Est-ce que vous avez un plan prévisionnel, surtout sur l’isolation thermique dans
    les écoles
     ?

    Jean-Pierre Squillari : Notre programme phare, c’est un vaste programme de rénovation de toutes les écoles. Nous avons six ans pour cela. On ne va pas faire ça en un mois. Une des premières choses que les parents nous disent, c’est qu’une fois les gamins sortis de l’école, ils ne savent pas où les amener pour s’amuser. Le peu de jardins publics qui y a, ils ne sont pas aménagés, les agrès sont vétustes, ils sont dangereux. On a des projets de grands parcs urbains pour les gamins. Ça fait partie également, d’après moi, du bien-être.

    Roseline Brundu : Pour les familles qui ont des difficultés à faire manger leurs enfants à la cantine, il n’y a plus de gratuité sauf erreur de ma part, et les familles trouvent le prix du repas élevé. Quelle sera votre réponse ?

    Jean-Pierre Squillari : On a repéré le problème pour les repas. Pendant très longtemps, nous avions une cantine centrale qui faisait travailler les agriculteurs aubagnais avec les circuits courts. Pour le prix du repas qui est élevé, on va voir avec la société délégataire. C’est le problème de la délégation de service public. Vous dites que les repas ne sont plus gratuits. Cela ne plaît pas à tout le monde, mais nous allons faire une expérimentation de petit-déjeuner gratuit à l’école.

    Roseline Brundu : Pour les transports, nous avons de plus en plus de mal nous aussi à organiser une sortie avec nos élèves parce que les prix ont explosé. Nous avons une dotation de 4 euros par enfant pour prendre un bus. Proposerez-vous quelque chose à ce sujet ?

    Jean-Pierre Squillari : Vous m’avez parlé de budget pour le matériel scolaire et pédagogique, en effet. Nous avons relevé pas mal de problèmes, on les connaît et on va se donner une base de travail pour améliorer la scolarité. On est conscient du problème des écoles. On sait que c’est cela va être un chantier énorme. Je ne sais pas si dans le temps de la mandature, six ans, on arrivera à rattraper tout le retard. Je voudrais dire également que nous allons créer un service de surveillance des travaux.

    François Gomez : Je fais partie d’une troupe de théâtre et il est difficile de trouver une salle pour répéter. Je pense que c’est valable aussi pour d’autres arts, et ça manque. Prendrez-vous ce problème en compte ?

    Jean-Pierre Squillari : On va commencer par là, le soutien à l’activité et à la création culturelle. Il y a quelques années, Aubagne était citée en exemple pour sa culture. Il y avait une Maison des jeunes et de la culture qui rayonnait dans la région. Le groupe IAM a commencé à Aubagne. Aujourd’hui, il y a la Distillerie qui vivote, il y a des locaux qui étaient prévus pour de la culture et sont toujours en sommeil. Avec le théâtre du Comoedia, on va travailler avec son directeur pour avoir une programmation intéressante. On veut rendre la culture populaire. Son budget à la Ville a été réduit comme peau de chagrin. Gaëlle Rodeville, directrice de production de cinéma, organisait un festival de cinéma sur Aubagne, qui marchait du feu de dieu. Et puis elle a été mise dehors, la Ville sous Gérard Gazay lui a supprimé une subvention, il a fallu qu’elle aille ailleurs. Elle est allée à Marseille et à Marseille son festival du film casse la baraque. Aubagne s’est privée de beaucoup de personnes qui avaient du talent. La Ville s’en est séparée parce qu’elles n’étaient pas dans les idées du responsable de la culture, qui est à la botte bien entendu de monsieur le maire. Là aussi, on a déjà rassemblé des gens de la culture. Nous allons faire un rassemblement encore plus grand de manière à repartir du bon pied.

    Marc Vergès : Comment les Aubagnais vont être informés pour être associés aux décisions ?

    Jean-Pierre Squillari : Il y a des outils pour que la démocratie s’exprime. Les conseils de quartier que nous avons actuellement cela ne va pas. Le maire actuel explique que tout est beau dans le meilleur des mondes et lorsqu’on pose des questions, il répond qu’il va régler le problème. Non, les conseils de quartier sont là pour faire remonter les problèmes mais aussi les propositions. Et c’est comme cela que nous concevons la démocratie.

    Bruno Fischer : Comment voyez-vous la façon de s’opposer au danger RN qui plane sur la ville pour ces municipales ?

    Jean-Pierre Squillari : Le danger du Rassemblement national est présent et il faut entendre la colère des gens sans la mépriser. Le RN sera peut-être présent au deuxième tour. Mais avec les alliances et les mésalliances, on ne sait plus trop bien où on va. On entend un jour madame Vassal [présidente du Département et de la Métropole, candidate de la droite et du centre aux municipales à Marseille, Ndlr] qui dit « je vais faire ami ami avec le RN », puis après on voit qu’elle se fait taper sur les doigts et puis deux semaines après, elle parle pratiquement de Pétain… C’est compliqué. Sur Aubagne, Madame Mélin [elle est députée RN de la 9e circonscription, Ndlr], on ne l’entend pratiquement jamais, même en campagne électorale. Elle commence très tard sa campagne, elle n’en a pas besoin. Mais nous, on peut lui demander des comptes, ce qu’elle a fait à Paris, les lois qu’elle vote ou celles qu’elle ne vote pas.

    Le RN surfe sur la nébulosité et sur le mécontentement. Donc à nous de dénoncer et d’expliquer ce qu’est le RN et qui est Madame Mélin. On a des exemples des lois qu’elle a votées au détriment des masses laborieuses. Elle a voté aussi contre l’augmentation des budgets des communes, et des pompiers. En revanche il faut éviter de faire des surenchères artificielles. Et le jour viendra où on pourra s’expliquer et il faudra qu’elle rende des comptes. Parce qu’on sera face à face. Et nous, on lui donnera des exemples concrets.

    Bruno Fischer : Pourquoi vous êtes-vous engagé dans cette campagne ? Vous avez envie de faire carrière ?

    Jean-Pierre Squillari : Je suis né à Aubagne. Très jeune, j’ai suivi mon père dans une fameuse campagne électorale. Et puis comme j’étais sapeur-pompier, je n’avais pas le droit d’être élu à la mairie. Lorsque je suis arrivé à la retraite, j’ai pu y prétendre. À l’âge que j’avais, je pensais avoir rangé les crampons, le casque et j’ai mis les bottes bien au chaud pour me consacrer à ma famille. En discutant avec deux de mes amis comme Maurice Marsiglia et Jean-Luc Dimitri, on s’est dit qu’il était impossible de laisser tomber notre ville. On a commencé à faire quelques réunions, au début nous étions 3, puis 5, 10 , 20… On était des citoyens et puis les partis politiques nous ont écoutés, ils ont trouvé que le projet était bon. Ils ont commencé à venir avec nous puis on a agrandi le cercle. Et puis je me suis déclaré, on en est là, mais je le dis, je le répète devant les journaux, je le dirai devant tout le monde, je ne ferai qu’une seule mandature. Je n’ai pas l’ambition de devenir député, sénateur ou autre chose. Je suis ici pour ma ville, pour éviter qu’elle tombe dans le chaos et pour que l’on redore le blason d’Aubagne. Une seule mandature pour ma ville.

    A retrouver lundi prochain : Benoît Payan face aux lecteurs à Marseille

    Nos lecteurs d’Aubagne

    Michelle Dani, retraitée de l’enseignement supérieur

    François Gomez, retraité engagé dans le social

    René Profizi, retraité membre d’une troupe de théâtre

    Roseline Brundu, directrice d’école

    Edmond Laurenti, retraité de la construction militant mutualiste

    Marc Vergès, retraité éducateur spécialisé

    Bruno Fischer, retraité

    Hélène Trupiano, nouvelle habitante d’Aubagne

  • Debout face au péril RN : à Toulon, les syndicats unis face au projet politique incarné par Laure Lavalette

    Debout face au péril RN : à Toulon, les syndicats unis face au projet politique incarné par Laure Lavalette

    « Laboratoire pour l’extrême droite en 1995 », Toulon pourrait le redevenir en 2026, et de manière « encore plus puissante », s’inquiète Alain Tournay, représentant de la FSU 83. Une crainte que partagent massivement les syndicats FSU, CGT et Solidaires, réunis, jeudi, devant la mairie de Toulon, symbole d’un danger imminent incarné par la candidature de Laure Lavalette. « Madame Lavalette est une intégriste catholique », juge Julien Saint-Roman, lui aussi représentant de la FSU 83, qui ne croit pas à la prétendue absence d’étiquette de la candidate : « Elle n’est pas apolitique. Elle est porte-parole de Marine Le Pen et appliquera son intégrisme et son nationalisme au niveau local, qu’elle montre déjà en assistant à la messe en latin tous les dimanches. »

    « L’extrême droite est dans une conquête idéologique de plusieurs centaines de villes, car ils ont un projet de changement de société », affirme Richard Romeo-Giberti, secrétaire général de l’UD CGT 83. Ce projet porte un nom : Périclès, comme le père du Parthénon, monument emblématique de l’Acropole et de la démocratie athénienne. Menée par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin, cette initiative vise à favoriser une victoire idéologique de l’alliance entre l’extrême droite et la droite conservatrice en France, notamment en remportant 1 000 mairies en mars.

    Toulon, première métropole française dirigée par le FN de 1995 à 2001, est une cible stratégique. « En prenant une ville de cette ampleur, ils espèrent avoir des sénateurs. Quand ils en auront, ils agiront sur la Constitution, comme ils l’ont fait dans d’autres pays et ne rendront plus le pouvoir », accuse Richard Romeo-Giberti.

    « Se dessine une école qui assume les inégalités »

    Ce que craignent les syndicalistes, c’est donc la stratégie de conquête du pouvoir du parti lepéniste, qui s’intègre dans un mouvement d’ampleur mondiale. « L’extrême droite porte des orientations racistes, antisémites, homophobes, sexistes et violentes. Elle remet en cause les principes républicains et démocratiques. Le bilan le démontre en Argentine, aux États-Unis, en Italie, en Pologne… Partout où elle arrive au pouvoir, elle s’attaque à la liberté de la presse, à l’indépendance de la justice, aux libertés universitaires et syndicales, au droit des étrangers et des personnes LGBTQIA+ et remet en cause l’accès à l’IVG et à la culture », prévient Brigitte Cheinet, secrétaire générale de l’USR-CGT 83.

    Ces orientations incarnent notamment un danger sur le plan éducatif, pointe Alain Tournay : « Le projet de l’extrême droite, c’est l’ordre contre la liberté, le pouvoir contre les droits, la hiérarchie contre l’égalité, la propagande contre les savoirs. Elle dessine une école qui assume les inégalités par la remise en cause des dispositifs qui les combattent, notamment l’éducation prioritaire, et l’exclusion voulue et assumée d’une partie des élèves. Ce sont les contours du projet Périclès. » Julien Saint-Roman complète : « L’extrême droite au pouvoir, c’est la censure dans les bibliothèques, l’exclusion des publics fragiles, notamment par le périscolaire et la cantine, de plus en plus payants et donc discriminants. »

    Concernant la gouvernance locale, « ce qu’il y a sur ses affiches de campagne sont des mensonges, assène Richard Romeo-Giberti. Il y a des choses qu’elle prétend vouloir changer, mais certaines compétences sur le logement, la sécurité, la propreté, la voirie, ne relèvent pas de la municipalité. » Olivier Rosay, représentant Solidaires 83, ajoute : « L’extrême droite fait campagne sur la sécurité, sur le renforcement de la police. Nous, nous considérons que la sécurité doit être avant tout sociale. »

  • Propositions de campagne du Printemps marseillais

    Propositions de campagne du Printemps marseillais

    Solidarité : les propositions des communistes reprises

    Dans le programme présenté, de nombreuses propositions avaient été émises par les communistes. Ainsi des tarifs réduits pour les parents isolés pour leur permettre de profiter de toutes les opportunités offertes par la Ville, la création d’une mutuelle municipale… « Si nous sommes des milliers, nous pourrons mécaniquement faire baisser les prix, faire du rapport de force », explique Benoît Payan. S’ajoutent aussi l’accès pour tous à un centre de santé non lucratif à proximité de son domicile, la création d’une charte du relogement pour les familles de victimes.

    Logement : Mille places d’hébergement d’urgence

    Rappelant le drame de la rue d’Aubagne – « la justice de ce pays est passée et reviendra une fois de plus » – Benoît Payan se félicite de voir le nombre d’agents passés d’un demi-temps plein à 170 personnes. Le programme pousse encore pour l’encadrement des loyers qui n’a pu être mis en place, la création d’un gendarme du logement, la mise en place de baux solidaires, la création de 1 000 places d’hébergement d’urgence.

    Sécurité : doubler la police municipale

    Cela faisait partie des premières annonces de la campagne : le Printemps marseillais veut doubler les effectifs de la police municipale. « Ce n’est pas très difficile, puisque nous l’avons déjà fait », sourit le maire, rappelant qu’en un mandat autant de policiers ont été embauchés qu’en cinquante ans. « Nous allons mettre des commissariats dans chaque arrondissement, avec des policiers qui vont au contact de la population », promet-il encore. Assurant que cette politique de sécurité doit s’appuyer aussi sur le rétablissement des services publics, « un retour de la République pleine et entière ».

    Éducation : 15 000 repas gratuits

    Priorité affichée du premier mandat, la réalisation de 27 écoles est mise en avant par le maire. « Nous sommes la seule ville de France à avoir construit autant d’écoles en un mandat », défend-il. Et de promettre de porter le montant du kit scolaire à 150 euros, de passer de 10 000 à 15 000 repas gratuits dans les cantines comme le proposait le PCF, de proposer 15 000 petits-déjeuners gratuits aux écoliers. « Nous avons fait l’expérience dans une école de Belsunce, non seulement l’attention en classe, mais aussi les résultats scolaires se sont améliorés. Ce n’est pas qu’une question de dignité, mais aussi une question essentielle de développement humain », applaudit Benoît Payan.

  • Une cour d’école plus accueillante à La Bâtie Neuve dans les Hautes-Alpes

    Une cour d’école plus accueillante à La Bâtie Neuve dans les Hautes-Alpes

    Le projet de restauration a permis de planter des arbres et de réaliser des aménagements paysagers créant des zones ombragées. La démarche a impliqué la commune, les enseignants, les parents et les élèves, en collaboration avec le Caue des Hautes-Alpes. Sur un budget de 158 000 euros HT, le conseil départemental des Hautes-Alpes a versé une subvention de 15 705 euros.

    Photo DR

  • Hélène Spinelli (DVG) veut « unir » à Roquevaire

    Hélène Spinelli (DVG) veut « unir » à Roquevaire

    « Le 15 mars 2026, je vous demande humblement de nous faire confiance. Dans ce monde incertain et chaotique, choisissez la continuité, la stabilité, l’honnêteté et les compétences. Notre force : la proximité, la connaissance du terrain et l’expérience. » C’est ainsi qu’Hélène Spinelli, 61 ans, professeure d’histoire-géographie, clôt son discours prononcé, samedi, devant 500 soutiens réunis dans un salle Raymond-Reynaud comble. Aux côtés du maire (DVG) sortant, Yves Mesnard, la candidate a rendu hommage à l’édile : « C’est avec une profonde émotion et un immense honneur que j’accepte le flambeau que tu me tends en vue de poursuivre l’immense travail que tu as réalisé pour Roquevaire. »

    « Un projet concret »

    Après avoir dressé un bilan positif des dix-huit ans d’Yves Mesnard comme maire, avec 60 millions d’euros investis pour équiper la commune, la candidate a évoqué, d’abord, la philosophie de son programme : « Il est concret, soutenable financièrement, construit avec vous, pour vous, pour notre Roquevaire, et il place l’humain au cœur de notre ambition, il innove sans oublier nos traditions, et il unit plutôt qu’il ne divise. »

    Une vision qu’elle oppose « aux attaques répétées de nos opposants », visant notamment « un programme de logements, une pension de famille, un centre médical, une nouvelle école (…) ». « D’autant que les tribunaux nous ont toujours donné raison », a-t-elle rappelé. Parmi les projets de la liste « Roquevaire, une ambition renouvelée », elle a listé : « La nouvelle école Joseph-Martinat, la lutte contre les incivilités, le renfort de la sécurité, le stationnement qui restera gratuit, l’accélération des projets de rénovation énergétique, la métamorphose du cours Négrel-Féraud (…) ». Le programme est en cours de distribution dans les boîtes aux lettres.