Tag: école

  • L’exigence d’un meilleur accès aux services publics à Digne

    L’exigence d’un meilleur accès aux services publics à Digne

    « Avant, on avait des services publics qui étaient organisés en fonction des besoins de la population. Aujourd’hui, ils sont organisés en fonction des besoins du capital. Cela crée une inégalité de traitement des citoyens, puisque les services qui ne sont pas rentables sont fermés », a regretté Cédric Volait de la CGT Santé 04, mardi, en marge de la manifestation organisée notamment pour défendre les services publics, déplorant la fermeture régulière des services d’urgence du département pendant la nuit.

    Le syndicaliste était présent lorsque l’Anap (Agence nationale d’appui à la performance des établissements de santé et médico-sociaux) a présenté les conclusions de son rapport pour identifier de potentielles mesures d’efficience, le 9 juillet. « L’Anap, qui était là uniquement dans un objectif d’économie, a dit qu’ils recommandaient de ne pas rouvrir les urgences la nuit à Manosque, parce que ça coûtait trop cher », regrette-t-il.

    « Nous ne sommes pas agents de l’hôpital public pour générer des profits ou faire des économies », a ajouté Anne-Laure Collado, la secrétaire de la CGT de l’hôpital de Digne. « L’hôpital de Digne est en déficit, pas parce que nous coûtons trop cher, mais parce que les gouvernements successifs ont tout fait pour ne plus le financer », a-t-elle lancé au micro. « Plutôt que de financer le soin et la vie, Macron décide de financer la guerre et la mort. »

    Une délégation reçue

    par la préfète

    Sylvie Mouffok, la secrétaire de Sud PTT 04, alerte de son côté sur deux bureaux de poste « menacés de fermeture » : celui d’Allos et celui de la Javie. « Cet été à Digne a été catastrophique pour la distribution de courrier. Un jour sur deux, il n’y avait pas de tournée », déplore-t-elle. « On est sur un territoire ultra-rural, qui est pénalisé, comme tous les territoires excentrés. Les différentes réformes n’ont pas aidé », regrette Bertrand Perrin, secrétaire départemental du PCF.

    Lionel Lasfargues, secrétaire du Snes-FSU 04, a de son côté déploré le manque d’accès aux cours de français langue étrangère pour les élèves non francophones, pour certains réfugiés politiques. « L’éloignement géographique et les contraintes de transport en milieu rural conduisent à l’affectation de ces élèves dans des établissements de proximité dépourvus » de dispositifs adaptés.

    Une délégation de cinq personnes de FO a été reçue, à midi, par la préfète pour alerter sur « les services publics dégradés » dans le département rural, les fermetures de classe et le manque de moyens de l’hôpital de Digne. « Tous ceux qui dépendent des services publics souffrent, sans parler de l’augmentation du prix du gasoil et de la fermeture des urgences », regrette Agnès Campanella, secrétaire départementale FO 04.

  • Des séniors aux minots, du sport pour tous à la Foire

    Des séniors aux minots, du sport pour tous à la Foire

    Le Village des Sports accueille, tout au long de la Foire, les visiteurs curieux de découvrir ou redécouvrir des sports comme le pickleball, le basket, ou du Handisport. Le tout est organisé et encadré par plusieurs associations sportives.

    Ce mardi est une journée dédiée aux femmes sur la Foire, pour qui l’entrée y est gratuite. À cette occasion, deux sportives de haut niveau seront présentes sur le Village. Une joueuse de flag football et prétendante à une sélection en équipe de France, et une joueuse de hockey sur glace, membre de l’équipe des Spartiates, répondront aux questions des visiteurs de 10h30 à 11h30, avant de passer à une démonstration de leur sport respectif. De plus, les joueurs du Marseille Provence Handball seront également présents ce mardi pour partager leur passion et leur expérience à travers divers ateliers et défis.

    Accueil des élèves

    en semaine

    « Pendant les jours de semaine on accueille surtout des classes d’école, et on leur fait découvrir les différents sports représentés sur le Village », précise Jean-Baptiste Bremond, responsable de la communication du Comité départemental olympique et sportif des Bouches-du-Rhône. Lundi après midi, c’est la classe de CM2 de l’école Pomme Sainte Madeleine, qui a pu en profiter. « Le Village est vraiment super cette année. L’an dernier on était dans un endroit bien moins adapté, mais cette année on nous a installés sur la grande esplanade rénovée », confie M. Guirado, leur enseignant. « Je trouve ça bien qu’ils découvrent d’autres sports. Y’a pas que le football dans la vie », poursuit-il avec le sourire. Au total, ce sont 28 élèves qui ont pu découvrir notamment le flag football et une déclinaison de hockey handisport pendant une après-midi. Malgré la quarantaine de minutes de transports en commun pour venir à la Foire et pour rentrer à l’école dans le 11e arrondissement en fin de journée, il trouve que ce déplacement « vaut le coup ».

    « C’est les encadrants du Comité olympique 13 qu’il faut saluer, c’est grâce à leur travail que tout ça a lieu », conclut-il avant de rejoindre ses élèves. Lui-même ravi de donner la possibilité aux minots d’avoir accès à ce type d’activités, et d’inciter ces collègues à faire de même : « Certains profs se plaignent que les élèves ne font pas assez de sport… mais il reste encore des créneaux libres pendant la Foire ! ».

    En plus de l’accueil des écoles, des activités douces liées au sport-santé étaient proposées, ce lundi, aux seniors, pour favoriser l’autonomie et profiter des bienfaits du mouvement.

  • Le festival Allez Savoir met l’argent au centre des débats

    Le festival Allez Savoir met l’argent au centre des débats

    L’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) poursuit sa collaboration avec la Ville de Marseille en organisant, pour la septième année consécutive, le festival Allez Savoir. Cette année, le sujet qui orientera les événements programmés est : « L’argent : c’est-à-dire ? » Universitaires, artistes et écrivains animerons le festival de jeudi à dimanche.

    Le festival a pour objectif de « questionner les grands défis du monde contemporain » autour d’un « thème convoquant des questions de société », rappellent les organisateurs du festival.

    Tables-rondes et débats

    Au total, plus de soixante tables-rondes, débats ou projections, animées par une centaine d’invités, sont prévues dans différents lieux comme le Musée d’Histoire, le centre de la Vieille Charité et bien d’autres. Le programme débute ce jeudi à 14h30, à la bibliothèque Alcazar, avec une table-ronde où sera questionné l’impact de l’argent sur le milieu de la littérature.

    Programme complet : allez-savoir.fr

  • Alternative progressiste pointe l’inertie du RN sur les dossiers clés

    Alternative progressiste pointe l’inertie du RN sur les dossiers clés

    Après le conseil municipal de mardi, nous retrouvons aujourd’hui les conseillers municipaux d’opposition de gauche dans le centre-ville de l’ex-cité des Chantiers pour une analyse de la gestion par l’extrême droite de la commune ces six premiers mois.

    Concernant le volet des écoles, dont le maire Dorian Munoz affirme avoir fait sa priorité avec la sécurité, l’enseignant Cédric Turco (PCF) explique que, mis à part quelques travaux engagés, la rentrée s’est effectuée dans des conditions totalement insatisfaisantes. « Dans la deuxième ville du Var, on a des écoles dans un état lamentable. On est loin d’être à la hauteur des besoins », affirme-t-il. Et donc l’absence d’avenant budgétaire pour répondre à l’urgence dénote une absence de volonté politique malgré l’affichage, pointe l’élu.

    Et de poursuivre : « Les préfabriqués de l’école Victor Hugo sont amiantés et sont de vraies passoires thermiques : c’est irrespectueux pour les enseignants, pour le personnel municipal et pour les élèves de travailler dans ces locaux ».

    L’occasion aussi de rappeler que le groupe Alternative progressiste ne lâchera rien à propos de la construction du nouveau groupe scolaire Verne-Mabily qui aurait dû accueillir les élèves depuis 2021. Un projet que la droite précédemment aux manettes a jeté aux orties sans autre forme de procès. En attendant la solution trouvée n’a apporté aucune amélioration, explique-t-il. Au contraire même, puisque « le fait que la maternelle Mabily partage les locaux avec la maternelle Cotton engendre de gros problèmes au niveau de l’organisation ». Sans compter que « l’école Verne est amiantée du sol au plafond ».

    L’autre point noir dénoncé réside dans le manque de transports scolaires. Et l’embauche d’un chauffeur de bus contractuel risque de ne pas suffire. Pour la gauche, « une sortie scolaire annulée, c’est une activité pédagogique qui disparaît, et un enfant qui ne peut pas partir en sortie parce que la collectivité n’a pas les moyens de l’y emmener, c’est aussi une inégalité d’accès aux activités scolaires ».

    Écoles délabrées

    Cédric Turco rappelle également que l’apprentissage de la natation obligatoire pour les élèves de la maternelle au CM2 n’est toujours pas assuré faute de piscine.

    « C’est une obligation légale pour les communes de plus de 30 000 habitants », insiste Stéphane Sacco (GRS).

    Concernant, leur présence aux côtés des personnels de l’hôpital de La Seyne mobilisés pour que continue de vivre le service psychiatrique, les élus de gauche rappellent qu’ils ont été les seuls à les soutenir et à participer à tous les rassemblements devant l’établissement.

    « Nous avons contacté nos élus parlementaires et il y a eu une question écrite posée au gouvernement », précise Brigitte Cheinet (PCF). Et de poursuivre : « On a pu obtenir la mise en place temporaire pendant l’été d’un certain dispositif et il avait été annoncé la venue d’un professeur, le professeur Diaz, avec des internes pour faire vivre ce service. Donc nous, on ne lâche pas ce dossier, on le suit de très près ».

    Autres sujets sur lequel Alternative progressiste souhaite intervenir, celui de la traversée du port de La Seyne et le projet de réhabilitation de la corniche de Tamaris qui s’enlise.

    « Sur le centre-ville, Monsieur Munoz est dans les pantoufles de Minniti [l’ancien maire de droite, ndlr] et poursuit des opérations qui étaient déjà préparées », déclare Stéphane Sacco.

    Et de préciser : « Pour nous, la priorité dans la rénovation du centre-ville, ce n’est pas simplement de refaire des places ou de déplacer du mobilier urbain mais de réhabiliter le logement existant, permettre à de nouvelles familles, à des jeunes actifs de pouvoir s’y installer. C’est comme cela que nous créerons de la mixité sociale tout en préparant les mobilités de demain ».

    Concernant la corniche, l’élu interroge : « On nous avait notamment annoncé des travaux qui devaient commencer et même une réalisation à l’horizon 2026, or ils n’ont toujours démarré. Où en est réellement ce projet ? ».

    Concernant ensuite le tunnel sous le port que la droite avait présenté comme une solution pour désengorger la traversée du centre-ville, Alternative progressiste ne se dit pas surprise par les premières conclusions de faisabilité. « Pendant la campagne, nous avions déjà expliqué que ce projet posait des problèmes techniques importants, notamment au niveau des accès et des sorties du tunnel, avec des conséquences sur les secteurs concernés », détaille Stéphane Sacco.

    La gauche insiste sur le fait que la solution à adopter ne devra pas faire l’impasse sur l’arrivée du BHNS comme c’est le cas aujourd’hui.

  • [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    [Grand entretien exclusif] Benoît Payan : « 2027 sera apocalyptique pour la Métropole »

    La Marseillaise : Le refus par le conseil métropolitain de voter la baisse des dotations de solidarité aux communes – à une voix près – a été un séisme pour l’institution. Où en est-on aujourd’hui ?

    Benoît Payan : Le rôle du maire de Marseille, c’est d’abord de protéger les Marseillais et les Marseillaises. On s’acheminait vers un choix inacceptable pour moi, parce que je suis maire, Marseillais et que je dois défendre cette ville, qui consiste à nous faire perdre 36 millions d’euros. Marseille seule aurait porté 70% des économies de cette Métropole. J’avais prévenu : c’était inacceptable. Je crois à la solidarité métropolitaine, je pense qu’il faut être attentif à d’autres communes et j’avais proposé un chemin qui permettait aux 92 communes de ne rien perdre. Ma proposition a été balayée d’un revers de main. En le faisant j’ai prévenu que ceux qui la balayaient se mettraient dans une situation difficile car je me battrai pour ma ville. C’est ce que j’ai fait. On a réussi a gardé 36 millions d’euros.

    L’histoire n’est pas terminée… Marseille fait-elle toujours partie de cette « gouvernance des maires » ?

    B.P. : Ça a toujours été très particulier la relation de Marseille avec sa Métropole. Quels que soient les maires et les présidents, cette relation a toujours été très difficile parce que Marseille est une grande ville. Elle est tellement plus grande que toutes les autres villes qu’elle fait presque, à elle toute seule, la moitié de cette Métropole. Longtemps elle a été vue comme l’ogre qui allait se servir sur la bête. En réalité, c’est le contraire qui s’est passé. Ce sont les Marseillais qui paient le plus d’impôts métropolitains, pas seulement en millions d’euros mais en pourcentage. Ce sont les Marseillais qui paient la taxe d’enlèvement des ordures ménagères la plus chère. Et pourtant on n’a aucun équipement métropolitain, les politiques métropolitaines sont beaucoup trop absentes de la ville. Pourquoi j’ai souhaité entrer dans la gouvernance de la Métropole ? Parce que cette ville ne peut pas être sans cesse le bouc émissaire des uns et des autres. On n’a jamais revendiqué une hégémonie mais on revendique d’être respectés comme n’importe quelle autre commune. C’est un message qui doit passer.

    Ce message, estimez-vous qu’il est passé auprès de Nicolas Isnard ? La gouvernance de la Métropole restera-t-elle dans un statu quo ?

    B.P. : Il appartient désormais au président de dire ce qu’il veut faire de cette gouvernance, s’il désire en changer, j’ai toujours dit que j’étais prêt à l’accompagner et que je serai là si les choses doivent évoluer. Non pas parce que je serai candidat à la présidence, je ne le suis pas, je ne le serai pas. Quand je dis quelque chose je m’y tiens, je sais qu’en politique ce n’est pas commun. Je n’étais pas candidat il y a un an, six mois, je ne serai pas candidat demain, mais s’il doit y avoir des changements, je les accompagnerai.

    La Métropole a donc un budget élaboré hors des élus. Est-ce supportable ?

    B.P. : C’est un budget qui va peser sur les communes. Je suis allé rencontrer le président, notamment avec Gaby Charroux, pour lui dire « ne commets pas l’erreur de monter les communes les unes contre les autres ». Ce n’est pas parce que la Chambre régionale des comptes ou que le préfet disent quelque chose que nous, élus, sommes dépossédés de notre pouvoir de décision. Nous avons été choisis pour cela. Il y avait des moyens d’économiser ces 50 millions d’euros, de les lisser. Un budget en déséquilibre aurait ouvert un dialogue avec la chambre régionale des comptes. Ses magistrats sont des gens intelligents, ils comprennent qu’on est presque au bout de l’année budgétaire et que ces 50 millions sont lissables sur plusieurs années. C’est ce qu’il fallait faire, cela aurait évité une crise politique et budgétaire, or, là, nous les avons.

    La Métropole a-t-elle un avenir financier et fiscal ? N’est-elle pas déjà enterrée ?

    B.P. : Il ne faut pas se mentir : cette Métropole est mal née, elle est née en siège, dans la douleur et elle ne s’en sort pas. Structurellement, systémiquement, elle est malade. Sa capacité a développer des politiques publiques est inexistante par ce que sa construction, financière, fiscale, budgétaire, l’en empêche. Il m’est arrivé de le dire, Martine Vassal, elle-même, n’était pas en mesure de changer les choses. On ne peut pas faire avec cet outil, ce à quoi il devrait servir. Quand on voit l’état des équipements à Marseille, l’état de la voirie, ce sont des dizaines de millions d’euros qu’il faudrait investir. Il n’y a pas 40 solutions : soit une augmentation massive de la fiscalité mais les habitants sont-ils aujourd’hui en mesure de perdre du pouvoir d’achat ? Soit il faudrait renoncer à l’effet redistributif et contre-péréquateur de cette Métropole qui a sans cesse été pointé par les magistrats de la chambre. On en arrive à une situation insolvable. On ne pourra pas longtemps faire croire que cette Métropole est vivable. Elle ne l’est plus. J’appelle solennellement le gouvernement à se pencher sur cette Métropole. 2026 a été difficile mais 2027 sera apocalyptique. Toutes les circonvolutions, toutes les belles paroles du monde ne suffiront pas à remplir les caisses de la Métropole. Qui va-t-on faire payer ? Les entreprises avec le versement mobilité ? Vous croyez qu’elles sont prêtes à payer pour combler des trous ? Et les particuliers ? Il faut un consentement à l’impôt. L’impôt, c’est un effort pour vivre en collectivité parce qu’il permet de fabriquer des politiques publiques. On ne paye pas d’impôts pour les intérêts de la dette…

    Quelle alternative ?

    B.P. : Tout refaire ! Il faut tout repenser. Il ne peut y avoir ni totem ni tabou. Une Métropole telle qu’elle existe aujourd’hui est vouée à l’échec. À la fin ce sont les Marseillais qui vont trinquer. Je l’ai dit sur tous les tons pendant 6 ans : nous n’avons jamais réussi à faire Métropole, il n’y a que des intérêts particuliers, chacun défendant sa commune. Il ne peut pas y avoir de projet métropolitain dans un ensemble institutionnel sans argent. C’est comme si on jetait quelques subsides dans un cirque romain et qu’on demandait à des gladiateurs de se battre pour les récupérer. Ça ne fonctionne pas ! Les gens sont des adultes, ils se sont choisi des maires dans lesquels ils ont confiance. L’État ne peut pas nous laisser dans cette situation.

    Ça peut vouloir dire une fusion avec le Département ?

    B.P. : Ça peut vouloir dire beaucoup de choses mais je ne pense pas que le bloc communal soit fongible dans le Département, on a vu ce que ça a donné à Lyon. C’est voué à l’échec. On recommencerait à faire un gros machin qui ne fonctionnerait pas. Je crois aux compétences de proximité. Mais cette Métropole ne fonctionne pas. Non pas que Martine Vassal ait vidé les caisses, mais on apprend les choses au compte-goutte. Un établissement de coopération intercommunal doit d’abord être fondé sur la confiance. Ce n’est pas une collectivité, nous sommes les représentants de nos communes, nous sommes les élus de leurs habitants. Cet ensemble institutionnel n’est pas à la hauteur de nos ambitions. Je vis dans une ville qui fait 5 fois Lyon, 2,5 fois Paris et où le dernier métro a été inauguré avant ma naissance, il y a 48 ans ! Tout ça parce que l’argent a été servi à d’autres. Les attributions de compensation ont été calculées il y a 30 ans, à l’époque Marseille perdait des habitants, des emplois, les entreprises fermaient. Aujourd’hui j’ai des fleurons internationaux à Marseille, une ville qui attire des millions de touristes, qui produit énormément de richesses et nous ne bénéficions pas de tout cela. On me dit « c’est le fruit de l’histoire » mais je préfère regarder l’avenir que d’être tanqué dans un passé qui ne correspond plus à la réalité.

    En participant à la gouvernance métropolitaine dans ces conditions, notamment avec Samia Ghali, l’une de vos adjointes à la présidence de la RTM, n’est-ce pas un piège qui se referme sur vous ?

    B.P. : Elle travaille le plus possible pour améliorer les conditions de transports des usagers, elle fabrique de la tarification sociale, elle essaye de réfléchir à une nouvelle répartition des lignes aériennes, aux cadences des transports. On est en train d’avancer sur ces sujets mais on va se heurter à une réalité financière dans les années qui viennent. La RTM, à mon sens, doit peut-être devenir un établissement public autonome.

    Sur le modèle de la RATP ?

    B.P. : Pourquoi pas ? Il ne faut rien s’interdire. Le modèle tel qu’on l’a connu est éculé, terminé.

    Sentez-vous en cette rentrée, l’exaspération qui monte sur le pouvoir d’achat ?

    B.P. : J’aimerais bien fixer le prix de l’essence ou le niveau des salaires. Ce n’est pas la compétence d’un maire. En revanche, sur la question de la rentrée scolaire, je me suis mobilisé pour que les familles marseillaises aient des conditions meilleures qu’ailleurs avec un kit de rentrée scolaire, avec des grilles tarifaires de la restauration scolaire qui permette à 15 000 petits Marseillais de manger gratuitement, soit 5 000 de plus qu’avant. De la même manière on va augmenter le nombre de petits-déjeuners gratuits pour ne plus jamais avoir des petits qui ont le ventre vide à l’école. On ne peut pas tout, mais tout ce qu’on peut, il faut le faire. Un petit Marseillais, quel que soit son quartier, son histoire, sa religion, sa couleur de peau, il doit avoir les mêmes chances que les autres. L’école c’est fondamental pour moi, c’est là qu’on devient une femme, un homme, émancipés. Nos décisions sont prises avec une seule boussole : qu’est-ce qui est juste ?

    Qu’avez-vous envie de dire au gouvernement qui craint de voir renaître les Gilets jaunes et constate un calendrier syndical qui se remplit un peu plus chaque jour ?

    B.P. : Il est entre des feux contradictoires. Choisir c’est renoncer. Je crois profondément que la fiscalité dans ce pays est injuste. Celles et ceux qui gagnent le plus d’argent ne sont pas des ennemis mais ils ont des devoirs envers leur patrie. Quand on gagne beaucoup d’argent, c’est un honneur. Je ne dis pas de tout prendre mais que chacun contribue à sa juste mesure. On nous explique que les gens vont partir, ce sont des histoires à dormir debout, des berceuses des années 1980. Je crois que quoi qu’il en coûte, il faut aider les Français sur le pouvoir d’achat.

    Amine Kessaci, mécontent de ne pas pouvoir choisir la directrice de Marseille habitat dont il est le président vous a présenté sa démission. Comment avez-vous reçu cette nouvelle ?

    B.P. : D’abord je comprends qu’il puisse être affecté par ce vote. Ce ne doit pas être simple de se retrouver seul, mis en minorité par l’ensemble des administratrices et administrateurs d’un bailleur que l’on préside. Je le recevrai dans les prochains jours pour discuter de ce qu’il s’est passé. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a poussé à faire ce choix. Aujourd’hui encore je ne comprends pas. J’ai entendu que c’était « le bureau de recrutement » que je ne connais pas qui avait motivé son choix. À partir du moment où il a souhaité mettre fin au contrat du directeur général qui a donné toute satisfaction jusqu’à présent, en tant que nouveau président, après tout pourquoi pas, je lui ai dit : « le choix devra se faire dans la plus grande transparence et qu’il n’y ait aucun doute sur la personne choisie ». Je pense que ni l’une, ni l’autre des conditions posées n’ont été remplies.

    Vous lui en voulez ?

    B.P. : La question n’est pas de savoir si je lui en veux ou pas. J’ai besoin de comprendre ce qui l’a amené à faire un choix aussi baroque. Il semble qu’il n’ait pas été convaincu par les multiples alertes données sur cette personne.

    Des alertes données par qui ? La mairie ?

    B.P. : Des alertes données par pas mal de personnes dont moi-même.

    Quand le verrez-vous ? Il a même proposé d’assumer lui-même le rôle de directeur général et, dit-il, à faire économiser de l’argent au bailleur.

    B.P. : Dans les prochains jours. Je n’ai pas bien compris ce que cela voulait dire. Amine Kessaci est quelqu’un de très intelligent, mais le dernier conseil que je lui donnerais c’est d’être président-directeur général. Cela l’exposerait juridiquement. Quand je vois la fougue et l’emportement qui sont les siens, je lui conseille de savoir raison garder. Je suis maire de Marseille, pas directeur général des services de la Ville. Il ne faut pas tout confondre.

    Cela signifie-t-il qu’il pourrait ne plus être votre adjoint ?

    B.P. : Je crois qu’il faut décorréler la situation à Marseille Habitat que j’ai besoin de comprendre et la confiance que je peux lui accorder par ailleurs. Si demain il devait démissionner de son poste d’adjoint, il faudrait qu’il m’en explique la raison.

    Dans notre région, ce sont dans les Bouches-du-Rhône que la gauche est dans la meilleure posture pour les sénatoriales. Quel est votre pronostic et où se porte votre soutien ?

    B.P. : Vous m’avez demandé 27 fois mon pronostic sur les municipales et 27 fois je vous ai répondu que je n’en faisais pas. C’est pareil pour ces sénatoriales. J’espère que cette liste d’union, solide, qui représente les territoires, les sensibilités, avec des histoires différentes, des horizons et des enracinements différents, arrivera en tête. Ce serait un très beau signal pour la gauche dans le pays, pour tout ce à quoi je crois. Le rôle des sénateurs va s’accroître dans un pays instable qui peut connaître le pire. Le rôle du Sénat doit être celui de garant de l’État de droit et de la continuité républicain, celui d’une vigie. Pour cela, il faut des sénateurs qui ont la conviction profonde que la République est une et indivisible, que sa devise est « Liberté, Égalité, Fraternité », que ses racines plongent dans la Révolution française, dans les forces de la lumière contre celle de l’obscurité. J’y crois avec force. Les listes de gauche qui n’ont aucune chance de faire un siège, vont prendre des voix à la liste d’union et à la fin c’est quoi ? Un siège en plus pour l’extrême droite. Je leur dis les yeux dans les yeux.

    Votre famille politique d’origine organise une primaire, vous intéresse ? Vous positionnerez-vous ?

    B.P. : Non.

    Pourquoi ?

    B.P. : Mon travail est d’être maire de Marseille. Je reste un homme de convictions. J’entrerai dans la danse si je sens un danger arriver. Je ne m’occupe pas des partis. Ça ne m’intéresse pas. Je dis simplement une chose : vous n’avez pas le droit de vous diviser. Je n’aurais pas l’outrecuidance ni la vacuité de penser que c’est duplicable. Mais c’est un exemple comme un autre. On nous a expliqué que le Printemps marseillais c’était des rigolos. Il se trouve qu’on a été élus en 2020 et réélus en 2026 sur un totem, celui de l’union. Les divisions permanentes pour savoir qui est le plus à gauche, qui est le moins gauchiste, le plus écologiste, le plus raisonnable, le plus révolutionnaire… Ce sont des débats de chambre. Les gens veulent une seule proposition. Je dis : ne partez pas en ordre dispersé parce qu’à la fin c’est l’échec.

    À Marseille, votre conception du rassemblement c’était sans LFI. Quand vous parlez d’une seule candidature, c’est avec ou sans LFI ?

    B.P. : C’est Jean-Luc Mélenchon qui a déjà répondu à cette question. Il est parti, il croit en son destin, l’ambition de sa vie n’est rien d’autre que d’occuper le fauteuil de François Mitterrand. Il se fout pas mal de ce qui se passera à la fin, il espère être président de la République quel qu’en soit le coût. C’est triste.

    Renaud Muselier a confié à « La Marseillaise » que vous lui aviez donné votre accord pour travailler à une cérémonie de clôture des JO 2030 à Marseille. Vous n’étiez pas en si bons termes auparavant ?

    B.P. : Le président Muselier est un pragmatique. Il m’a demandé si j’étais d’accord pour que ça se passe à Marseille. J’ai lui ai naturellement répondu oui parce qu’on sait faire, on sait organiser des événements internationaux. Renaud Muselier sait que ça sera réussi si c’est à Marseille. Mieux qu’ailleurs !

  • Derrière le collège Manet, à Marseille, un jardin impraticable, insalubre

    Derrière le collège Manet, à Marseille, un jardin impraticable, insalubre

    « Même plus on n’ose y promener un chien ! », lâche Lubliana, habitante de la cité du 14e depuis six ans, qui a « formellement interdit » à ses enfants « d’y poser un pied ». Ici, les riverains appellent le jardin du Mail prolongé « le parc aux zombies ».

    Sur les quelque 500 m2 d’espaces verts pentus, traversés par un chemin bétonné, on ne trouve en effet pas un centimètre d’herbe qui ne soit recouvert de détritus et d’une quantité incalculable de tubes ayant contenu des produits stupéfiants et de seringues. « Les toxicomanes viennent se caler là, cachés par les buissons et les arbres », indique Ahmad, quinquagénaire locataire des Flamants, qui y venait, collégien, « après le collège, jouer à la bataille de glands ». De quoi relancer la question d’espaces dédiés pour les consommateurs de stupéfiants.

    Désormais, au pied des chênes, ce sont les matériels utilisés par les usagers de drogues qui s’accumulent, de l’avenue jusqu’au sommet du petit parc. Au milieu, trois matelas abandonnés gisent sur l’herbe. À la sortie du collège, un père de famille s’indigne : « C’est dégoûtant, mais surtout très dangereux. Avant on avait l’habitude de couper par le chemin pour aller au Merlan, maintenant, tout le monde fait le tour ».

    Nettoyage grandeur nature

    Contactée, la Ville prend la mesure du problème pour rendre aux Marseillais ce petit parc praticable : « Cette partie du jardin est nettoyée dans le cadre d’un marché par un prestataire qui effectue un passage trois fois par semaine. Les déchets signalés n’ont pas été constatés dans ce cadre. Une opération de nettoyage spécialisée va être engagée dans les plus brefs délais ».

  • Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Début des travaux du Cercle Naval de Toulon pour accueillir une école d’ingénieur et le Collège des sciences navales

    Construit en 1928, le Cercle Naval de Toulon constituait, jusqu’en 2016, un lieu de réception et de restauration de la Marine. Classé Monument historique en 2018, il accueillera, dès septembre 2027, l’École des Industries Avancées (EDEIA), école d’ingénieurs spécialisée en robotique et système embarqué, et le Collège des sciences navales, centre de recherche cofondé avec l’École des Mines Paris – PSL, associant aussi l’Ifremer et l’École navale. Ce projet est lié à la feuille de route André Jubelin, qui vise à renforcer l’industrie de défense française dans le cadre de l’augmentation du budget militaire 2025-2030, prévoyant notamment la création de 10 000 emplois dans le Var. Coût du chantier : 6,9 millions d’euros. Ad.B.

  • Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Quatre siècles de la Royale dans l’histoire de Toulon

    Le plus grand port militaire d’Europe s’apprête à souffler les 400 bougies de la Marine. Depuis la décision du cardinal Richelieu de doter la France d’une véritable puissance navale jusqu’à la construction programmée du nouveau porte-avions nucléaire de nouvelle génération Le France libre, son histoire étant indissociable de celle de Toulon.

    Quatre siècles plus tard, la Marine nationale est toujours là. Elle a changé de navires, de technologies, de missions mais continuer d’influer sur le devenir de la ville et sa prospérité. La base navale du Port du Levant restant le premier employeur du département avec plus de 20 000 personnels civils et militaires, ce qui représente un habitant sur cinq de l’agglomération toulonnaise.

    L’arsenal de Toulon marque également l’histoire sociale de la ville avec de grandes luttes menées par les ouvriers de la sorbe pour la conquête de leurs droits et contre les guerres coloniales. Notre titre a d’ailleurs longtemps été interdit de franchir la porte de cette enceinte protégée, les syndicalistes le glissant en cachette sous leur veste pour faire prospérer les idées d’émancipation.

    Les rues mêmes de la ville conservent l’empreinte des soirées endiablées des marins en goguette le temps d’une escale très alcoolisée. Du petit Chicago, comme il était appelé, avec ses néons criards et ses entraîneuses auprès de qui beaucoup venaient chercher de la compagnie et lever le coude. Et même s’il ne reste plus grand-chose de ces bars de nuit malfamés depuis la rénovation du centre-ville, un hôtel a conservé le nom de la cité américaine et la mémoire s’est perpétuée au travers des anecdotes des anciens. Tout comme le dicton populaire qui prétendait que toucher le pompon des appelés portait bonheur aux filles les plus téméraires.

    Une mémoire vive

    Tout cela est bien derrière nous. Depuis le ministère de la Défense a hélas fait place à celui des Armées et les missions des personnels ont changé, plus centrées sur la construction d’armements que sur l’entretien de la flotte.

    Cette date anniversaire mérite donc qu’on se tourne vers l’épopée de cette institution dans la ville préfecture. Une omniprésence vécue par moments comme un peu étouffante, notamment par rapport aux accès à la mer qu’elle interdit sur une longue bande littorale. Même si une partie aujourd’hui a été restituée aux Toulonnais, de la Tour Royale à la Mitre. Une fête donc qu’on ne peut ignorer ne serait-ce que pour occuper le terrain et ne pas laisser le récit accaparé par la communication de la Royale et la militarisation des esprits.

    Ouvert à tous, cet événement a vocation de mettre en lumière la Marine pour en faire découvrir les missions et les équipages, tout en rassemblant le public dans une ambiance conviviale, explique-t-on. Ce samedi après-midi sur la place de la Liberté, les visiteurs pourront pour cela participer à des ateliers pédagogiques, rencontrer les marins et découvrir des expositions de maquettes.

    Et après la cérémonie militaire à 18h, la musique sera également au rendez-vous, avec à un concert de jazz, avant qu’un DJ prenne le relais de 20h à 22h.

    « Ces célébrations rappellent une réalité essentielle : si la Marine agit chaque jour sur toutes les mers et tous les océans du globe, son efficacité et sa capacité d’action reposent sur l’engagement et le soutien de l’ensemble de la Nation », en profite pour glisser le ministère.

    L’occasion de rappeler aussi, avec la CGT, qui dressera le 18 septembre sur la place d’Armes son Village de la paix, que pendant que des militaires défilent dans les classes et que des forums sont organisés pour vanter les métiers de la défense aux lycéens, les budgets de l’école fondent. « La jeunesse mérite une école qui apprend à penser, pas à obéir », réaffirme la CGT.

  • À Marseille, l’école Sinoncelli n’a toujours pas assez de place

    À Marseille, l’école Sinoncelli n’a toujours pas assez de place

    Il nous faudrait six salles supplémentaires. » Rémi Segonds, instituteur dans l’école Sinoncelli (14e), à Marseille, est présent ce jeudi devant la direction départementale des services de l’éducation nationale (DSDEN) avec ses collègues. Ils sont venus sur la pause de midi alors que se tenait une réunion de la commission santé et sécurité au travail. Cellle-ci avait émis 23 avis après que l’école a lancé un signal social en mai 2025. Le corps enseignant exigent que ces avis soient pris en compte et réclament donc des salles supplémentaires, un plafonnement du nombre d’élèves, un accompagnement des élèves en difficulté et une aide à la direction.

    « Il ne nous restait que la grève. »

    « Les élèves que l’on accueille ont des difficultés, explique Géraldine Pauc, institutrice depuis 18 ans à Sinoncelli. Ils faut que l’on soit moins nombreux. On a 434 enfants, donc dans certaines classes, il y a 27 élèves », s’indigne-t-elle. « On a utilisé tous les moyens légaux, souffle l’institutrice. Il ne nous restait que la grève. »

    Ce mardi, à l’heure de la rentrée, tous les professeurs se sont mis en grève pour réclamer un algeco et le plafonnement du nombre des élèves. « Pendant qu’on était en grève, des élèves continuaient de s’inscrire », raconte Pierre Chausson, instituteur. Une action qui leur a permis d’obtenir une audience le jour même avec des élus municipaux et une représentante de l’éducation nationale. Le maire (DVG) de Marseille, Benoit Payan, avait toutefois ironisé le même jour, alors en déplacement à l’école voisine, Clair-Soleil, assurant qu’il « n’y a pas de supermarché d’Algeco. [Qu’il] ne peut pas en acheter comme ça ».

    « Une réponse pleine de mépris », pour les syndicalistes, qui rappellent que justement, ces équipements font l’objet d’un marché public. Par ailleurs, la Ville leur a affirmé l’arrivée d’un nouveau concierge, qui n’avait pas été remplacé depuis deux ans. La mairie de Marseille affirmait également dans nos colonnes « avoir bien pris en compte le besoin de plus d’espaces d’accueil pour les enfants. La municipalité s’est saisie de ce sujet et s’attelle à mettre en place des solutions. »

    Eva Janus
  • Le chantier du collège Centre de Gap se poursuit

    Le chantier du collège Centre de Gap se poursuit

    La sonnerie du collège Centre de Gap retentit et les élèves de sixième se dirigent vers leurs salles de classe, réorganisées du fait des rénovations. De l’autre côté des barrières de chantier, le président des Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard, et la vice-présidente chargée de l’éducation, Maryvonne Grenier, constatent l’avancée des travaux qui ont commencé cet été, après l’installation des modulaires fin 2025.

    Le collège était très vétuste, avec notamment des infiltrations d’eau par la toiture. « Il fallait un parapluie pour circuler dans les couloirs », ironise Maryvonne Grenier.

    Au programme : curage et désamiantage, rehausse d’un bâtiment pour gagner de la surface, destruction puis reconstruction d’un bâtiment… À la fin des travaux, prévus à l’horizon 2029, le collège disposera notamment d’une grande salle polyvalente et d’un préau, et sa capacité d’accueil s’élèvera à plus de 600 élèves. Pour cette rentrée 2026, ils sont 480 à être inscrits.

    De gros investissements

    « C’était un chantier tellement attendu, il était temps », se réjouit Élodie Hoffmann, la principale de l’établissement. « Cela fait 25 ans que l’on parle de cette rénovation ! », confirme Maryvonne Grenier.

    « Le Département a relancé la machine », explique Jean-Marie Bernard. Initialement, le dossier était entre les mains de la Région. « Mais ça a traîné, poursuit le président. Nous avons donc repris la maîtrise d’œuvre. »

    Près de 22 millions d’euros ont été investis par le Département dans ce projet. « Parmi les trois gros chantiers de rénovation des établissements scolaires, il s’agit du plus coûteux », note Maryvonne Grenier. Cette rénovation vient compléter celle du collège des Hauts-de-Plaine à Laragne-Montéglin, aujourd’hui en finition, et celle de l’« école du socle », qui mutualisera école maternelle, primaire et collège à Serres. « Sur deux mandats, au total, près de 60 millions d’euros ont été investis dans ces travaux », estime le président des Hautes-Alpes.

    Le Département a financé en parallèle de petits travaux dans différents établissements, comme récemment des réparations de la toiture du collège de Tallard et des rénovations dans celui de Veynes.

    Agathe Di Lenardo