Tag: école

  • La Belle de Mai en fête pendant trois jours

    La Belle de Mai en fête pendant trois jours

    Rassembler le quartier de la Belle de Mai autour d’animations proposées par des écoles, des structures, des associations ou des collectifs, tel est l’esprit du festival. Dans un quartier trop souvent stigmatisé, l’événement incarne « un temps de revendication joyeuse (…), de partage et de convivialité, confie Serge Pizzo, membre du Comité de pilotage de la Belle Fête de Mai. C’est une fête attendue par le quartier. D’autres viennent parce que l’esprit de la fête leur plaît. C’est un public très varié, marseillais et familial. »

    Dans le sillage des Plus Belles de Mai, événement qui proposait quatre soirées festives courant mai, les festivités débutent à partir de ce vendredi et jusqu’à dimanche. Les animations occupent « deux points centraux : la place Caffo et le boulevard Boyer, espace déléguée à la jeunesse et la petite enfance », signale Serge Pizzo.

    « On a coordonné nos deux manifestations », ajoute-t-il. Après les déambulations des Plus Belles de mai avec La Déferlante bleue, qui rend hommage aux cigarières, « ils nous transmettront le flambeau et on enchaînera avec la Belle fête de mai à partir de 18h ce vendredi ».

    Le maire de Marseille, Benoît Payan, le maire de secteur, Anthony Krehmeier, et le délégué aux fêtes de quartier, Ahmed Heddadi, seront présents.

    « Un temps de revendication joyeuse »

    Au cours du week-end, de nombreux collectifs et associations de quartier seront de la partie. « Il y a cette volonté de se rassembler, être solidaire, rester militant, et tous ces collectifs sont dans cet esprit, souligne Serge Pizzo. Samedi soir, on fait place à la fête avec des animations musicales. »

    Lors de cette soirée de samedi, l’association Mot à mot et les collectifs On le fait pour nous et Mira organisent un grand repas partagé. En clôture, dimanche, les structures du quartier sont mises à l’honneur et ouvrent leurs portes au public pour présenter leurs activités avec des animations.

  • Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    Remotivés par un métier d’avenir en mettant les mains à la pâte

    « C’est super stylé ! » assure Amal. « Et 100% fait par nous-mêmes ! », complète Zinedine. Devant la mare du site de Paysan urbain remise à flot d’où s’échappent les coassements des grenouilles, agrémentée d’un garde-corps et d’une pergola en bois, Nizar, Rayan, Amel, Tavi, Zinedine, Pierre-Louis, Anna et Axelle partagent avec décontraction et une fierté non dissimulée leur expérience au sein de l’école Être*.

    Si, aujourd’hui, ce 5e groupe de pré-qualification aux métiers manuels de la transition écologique affiche la complicité d’une équipe soudée, aucun ne se connaissait avant d’entrer dans ce parcours découverte. « Ni en emploi, ni en formation, ils étaient tous en décrochage, mais pas tous pour les mêmes raisons, explique Marine de Haas, responsable du projet, qui a travaillé sur la création de l’école de Marseille en 2022. Cette diversité fait partie de notre pédagogie du faire ensemble. Le chantier est un fil rouge pour l’acquisition de compétences techniques. Avec un travail sur la confiance en soi. »

    Une variété également dans les ateliers pratiques : « Ce parcours est ciblé sur le paysage, il y a un volet construction du bois, maçonnerie paysagère, comme une initiation à la pépinière », précise Clara Touzeau, accompagnatrice socio-professionnelle qui travaille avec les jeunes sur leur projet professionnel.

    « Je vous revois, le premier jour, un peu perdus. Et puis, vous avez pris les outils en main, vous êtes appropriés les lieux et vous êtes venus sous la pluie ou par grand vent », rappelle l’aide architecte. Suzanne, autre accompagnatrice, souligne « les belles énergies. Et la volonté d’aller jusqu’au bout ». Car rien n’était gagné d’avance. Amel, comme Zinedine, reconnaissent un travail « laborieux, voire chaud par moments, avec le stress de ne pas finir un module ». Mais tous sont ravis et ont « beaucoup appris ».

    Remis dans le bain

    « J’avais besoin de passer par cette école », assure Amel, 21 ans, titulaire d’une licence théâtre, qui a « tout arrêté en plein master. Trop stressée, angoissée ». Elle avoue avec humour avoir d’abord été décontenancée par le nom de l’école : « Être, ça sonnait comme une secte. » Très vite, elle réalise : « Être c’est pas paraître, c’est exister et c’est important dans cette société capitaliste qui fait des ravages. Ici, on attache plus d’importance à la bienveillance qu’à la réussite. Parfois, la pression d’un diplôme, ça fait oublier pourquoi on le fait. » Travailler à la fois « de ses mains et sur soi, permet de reprendre confiance en soi. Je sais vers quoi je veux aller : un CAP menuiserie », affirme-t-elle.

    Le manque de confiance était également un frein pour Rayan, 25 ans, titulaire d’un CAP climatisation et d’un brevet professionnel d’aménagement paysager. « Démotivé » par une première expérience « d’agent d’entretien, multiservices », par « manque de sens » et « défaut d’assurance », il estime, avec ce parcours, avoir « été poussé à 100% » de ses capacités. « C’est une autre version de moi, qui a gagné en maturité, qui va au bout des projets. »

    Anna entame une formation bois menuiserie en septembre, Tavi s’oriente sur un master agro-écologie et Zinedine, qui avait lâché un master en géologie et s’épuisait autant qu’il se perdait dans des boulots en intérim, a « retrouvé le plaisir de se lever tôt » et démarre une formation d’électricien en juillet. Autre preuve de la réussite sur ce projet : « Les enfants ont adoré la mare, c’est devenu le site d’attraction de Paysan urbain », se félicite Amel. Et les grenouilles ont validé.

    *Formation gratuite avec prise en charge du transport et des repas du midi. Le projet est soutenu par la Ville et la Métropole

  • Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    Une exposition pour honorer les métiers manuels à Aubagne

    La céramique et le graphisme sont à l’honneur. L’exposition du Pôle Métiers d’art et du design d’Aubagne revient pour une nouvelle édition. Un événement à double enjeu qui permet d’exposer le travail des apprentis réalisé durant l’année, mais également de faire découvrir des formations avec des visites de l’école, des ateliers et des formations.

    « On alimente les candidats avec des ateliers pédagogiques et surtout les moyens de financement pour savoir comment intégrer notre école, qui est le seul centre de formation en région Paca qui propose de l’apprentissage en tournage en céramique », précise Renaud Andréani, responsable de la section pour les Métiers d’Art.

    « Journée portes ouvertes »

    L’exposition se dit très visuelle puisqu’elle propose des démonstrations de tournage de jarre à la corde encadrées par des formateurs privés, un enseignement de savoir-faire important pour les personnes qui veulent en découvrir encore plus sur les métiers manuels.

    La double casquette de cette exposition phare se présente aussi comme une forme de journée portes ouvertes : « On communique énormément sur nos prospects avec des chiffres clés notamment. C’est-à-dire que des personnes qui sont intéressées peuvent venir à l’exposition et ça leur permet de faire une forme de journée portes ouvertes. Ils viennent voir justement l’école, comment ça fonctionne et les trois dispositifs qu’on met en place », insiste le vice-champion de France de tournage.

    L’exposition Les œuvres et les gestes du Pôle des Métiers d’Art et du design, le vendredi 22 mai, de 8h30 à 20h. Accès libre.

  • Reillanne : manifestation pour demander une institutrice

    Reillanne : manifestation pour demander une institutrice

    « Elle avait prévenu l’inspection académique de son absence dès le mois de janvier, et jusqu’au jour de son départ, aucun remplacement pérenne n’a été prévu », déplorent les parents. Ils s’étaient déjà mobilisés début avril, et avaient contacté l’inspection académique pour leur faire part de leurs inquiétudes. Les maternelles sont répartis dans des classes de primaire.

  • Le monde éducatif reste mobilisé et attentif

    Le monde éducatif reste mobilisé et attentif

    « Le combat n’est pas fini ». En cette rentrée scolaire après les vacances de Pâques dans la région, enseignants, parents d’élèves et lycéens ne désarment pas. Après plusieurs mobilisations, dont des manifestations d’ampleur contre la baisse des moyens à tous les niveaux dans les établissements, entre mi-mars et début avril, la question se pose de la continuité du mouvement de colère dans l’éducation.

    Et la CGT Éduc’Action des Bouches-du-Rhône donne le ton : « Au retour des vacances, poursuivons et amplifions la grève ». « Il y a une mobilisation prévue ce 30 avril. L’idée est toujours de s’opposer aux pertes de moyens et aux fermetures de classes », campe Monia Haddaoui, pour l’organisation syndicale. Une manifestation à l’appel de « l’assemblée générale interéduc des grévistes » pour cette date est en cours d’élaboration.

    L’initiative est notamment relayée par la section départementale du Mouvement national lycéen (MNL 13), à la pointe des blocus qui avaient agité la cité phocéenne. L’assemblée générale interlycéenne se déroulait d’ailleurs ce samedi 25 avril, à Marseille. « La mobilisation de toute l’éducation dure depuis le 5 mars et aucune de nos revendications n’a été satisfaite. L’intersyndicale doit appeler à une journée de grève et d’action », enjoignent les lycéens avec la fougue de la jeunesse qui les caractérise. « Ils étaient à l’origine des mobilisations de mi-mars et leur première revendication était que l’administration rende les 1 000 heures perdues sur l’académie », abonde Monia Haddaoui. Elle prend pour exemple « certains lycées qui perdent plus de 100 heures d’enseignement ».

    Son homologue du Var, Élodie Hernandez, laisse aussi la porte ouverte à de nouvelles actions : « Ce qu’on a lancé en mars va continuer ! On a réussi à réunir un arc syndical très large pour lutter contre les baisses de moyens. Et on avait convenu qu’on allait poursuivre ce travail avec la rédaction d’un cahier revendicatif intersyndical. Est-ce qu’on relance une journée de grève… ? À voir ! ». Même principe dans le Vaucluse. Tanguy Langlet, pour le Snudi-FO, explique que « le directeur académique avait dit qu’il était ouvert aux audiences. On sait que certaines écoles seront reçues pour cette rentrée. Il y aura donc des mobilisations qui vont continuer ».

    Un 1er-Mai pour plus

    de moyens

    Tout l’enjeu réside dans le fait que les instances entérinant, du moins temporairement, les cartes scolaires pour les écoles ont eu lieu juste avant les vacances scolaires, dans la plupart des départements de la région.

    Mais rien n’est scellé, puisque les effectifs exacts des établissements ne sont pas encore fixés. « Les fermetures de classes sont en route, mais on ne va pas lâcher l’affaire. Dans certaines écoles, il y a des classes avec des points d’interrogation et le nombre d’inscriptions pour la prochaine rentrée jouera sur la réouverture », explique Céline Peccini, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 13. La syndicaliste évoque donc de possibles avancées « au cas par cas » et nuance : « Il y aura des mobilisations, à la marge, qu’on soutiendra. Mais on n’appellera pas à la grève sur la carte scolaire ». Monia Haddaoui abonde : « Il y a quelques postes en réserve dans les Bouches-du-Rhône. Même s’il n’y aura pas de dotation supplémentaire, il peut y avoir des annulations de fermeture de classes. » En clair, si mobilisation il y a, elle portera sur « le manque de moyens globaux » dans l’éducation nationale ou sur des problématiques locales. « Il y a une école à Aix qui craint une fermeture de l’établissement total à terme : avec la fermeture de classe prévue, elle se retrouve avec une classe unique pour les grandes et moyennes sections », prend pour exemple Céline Peccini.

    Les deux ont aussi dans le viseur le 1er-Mai, pour lequel elles espèrent un focus sur les moyens pour l’éducation nationale. « On va y mettre toute notre rage face à ce budget injuste. On ne peut même plus travailler à moyens égaux, c’est l’occasion de manifester notre colère face aux fermetures de classes », conclut-elle.

    Les pratiques de l’inspection dans le viseur

    Le Snes-FSU et la CGT éduc’action dénoncent les pratiques, révélées dans La Provence du 24 avril, du directeur académique des Bouches-du-Rhône, Jean-Yves Bessol, après l’envoi, début avril, de courriers à des parents de lycéens identifiés comme manifestants. Lors d’une mobilisation à Marseille, le 26 mars, contre la baisse des moyens, des élèves ont été photographiés par l’inspecteur d’académie, qui a demandé aux établissements d’identifier les lycéens. Une « tentative d’intimidation injustifiée » et une « méthode grave et scandaleuse », tonnent les syndicats.

    LE POINT DANS LES DÉPARTEMENTS

    « L’académie la moins bien dotée » – Élodie Hernandez, co-secrétaire générale CGT Éduc’action Var

    « Notre académie reste la moins dotée, pour les écoles comme les collèges et lycées, de France ! Le Var a toujours le plus faible nombre de professeurs par élève. On veut globalement plus de postes pour fonctionner. Il faut avoir en tête que les fermetures de classes n’ont pas les mêmes conséquences selon les écoles. Si l’on ferme une classe dans une école de seulement de cinq classes, le nombre d’élèves répartis dans les classes va énormément augmenter. Plus que si c’était sur dix classes, par exemple. On peut encore les faire reculer sur des fermetures de classes. »

    « Nous avons bon espoir » – Carine Ouerfelli, administratrice MPE des Bouches-du-Rhône

    « Nous avons eu une rencontre avec le Dasen, le 14 avril dernier, pour aborder le cas d’écoles et de collèges qui avaient fait des remontées. En général, il justifiait les fermetures de classes par la baisse démographique. Nous lui avons répondu en parlant des situations de terrain. Il y aura donc des écoles qui feront peut-être l’objet d’une révision. Pour l’heure, il n’y a pas de confirmation, mais nous avons bon espoir d’obtenir des avancées d’ici la rentrée 2026-2027. Les décisions ne sont pas encore totalement prises, certaines situations seront peut-être révisées. »

    « Une fermeture de classe, c’est une commune qui meurt » – Floriane Imbert, co-secrétaire départementale FSU Snuipp Hautes-Alpes

    « On a perdu deux postes dans le département et deux classes qui ont fermé pour le premier degré. Un poste d’enseignant spécialisé de Rased (réseau d’aides spécialisées aux élèves en difficulté) en moins également. Au départ, plus de postes spécialisés devaient être supprimés, mais on a réussi à faire comprendre qu’il y avait des besoins sur ces postes et pour les élèves en difficulté. Et le Dasen [Directeur académique des services de l’Éducation nationale, ndlr] a un peu changé la copie. Nous n’avons pas d’ouverture de classes du fait de la baisse démographique dans le département. À la FSU-Snuipp, on pense qu’il faudrait profiter de cette baisse démographique pour avoir moins d’élèves en classe, et donc de meilleures conditions d’apprentissage et de travail. C’est dans l’intérêt des élèves comme des enseignants. Côté second degré, il y a eu une mobilisation contre la fermeture d’un internat, à Embrun. Plus globalement, on est un petit département, donc on est moins impacté que les gros. Mais le peu de fermetures qu’il y a, peuvent entraîner des surcharges de classes selon les niveaux. Nous avons beaucoup de petites écoles dans des petites communes. Une fermeture dans ces zones équivaut parfois à la commune qui en meurt. »

    « Le bilan n’est pas acceptable » – Tanguy Langlet co-secrétaire du Snudi-FO Vaucluse

    « La dernière réunion, le comité social d’administration et le comité départemental de l’éducation nationale, ont eu lieu avant les vacances, le 9 avril. Pour l’instant, on est sur un bilan de 43 fermetures de classes pour 21 ouvertures. Un bilan négatif donc, qui n’est pas acceptable. En plus, aucun poste de remplaçant n’est créé. Et c’est une inégalité dans l’instruction publique : ce n’est pas possible qu’une classe ne soit pas remplacée pendant des semaines ou plusieurs fois. Pour nous, ce n’est pas fini. Jusqu’en septembre, il y a des possibilités de mobilisation pour que le directeur académique revienne sur certaines situations. »

    « Pas d’équité éducative » – Gweltaz Broudic co-secrétaire FSU-Snuipp Alpes-de-Hte-Provence

    « Nous avons eu une instance le jeudi, juste avant les vacances, pour un projet définitif de carte scolaire. Dans la mesure où aucun poste de réserve n’a été prévu par la Dasen, ça va être compliqué de faire des ajustements pour la rentrée. Nous sommes très déçus du projet présenté par l’administration, qui ne répond pas aux besoins du terrain, notamment en matière d’équité territoriale et éducative. Nous avions identifié des besoins d’ouvertures qui ne sont pas possibles avec les moyens que s’est donnés la direction. Et même avec les deux suppressions de postes sur le département, il y avait moyen de faire un projet un peu équilibré et ambitieux. »

  • État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    Le plan de rénovation des écoles avait été lancé dès 2020, tient à repréciser Antonio Mujica, premier adjoint d’Hervé Granier (LR), délégué aux travaux. Lors de sa première campagne, la rénovation des écoles ne figurait pas parmi les promesses du maire. D’après la majorité, les établissements avaient été trouvés « dans un état déplorable » à son arrivée. En revanche, pour le second mandat, en 2026, « on l’a inscrit au programme », note le premier adjoint.

    Entre 2020 et aujourd’hui, « nous nous sommes occupés de l’hygiène et de la sécurité [dans les écoles, Ndlr.], le minimum pour pouvoir tenir (…). On a injecté 2 millions d’euros dans les sanitaires, des réfectoires couverts de salpêtre. On a fait des choses, assure Antonio Mujica. Depuis 2020, nous avons mis un peu plus de 2 millions d’euros » sur ce volet-là.

    Il reste désormais à rénover les treize écoles de Gardanne et de Biver « de fond en comble », notamment en s’attaquant à l’isolation phonique et thermique, à la désimperméabilisation des cours d’école, ou encore aux îlots de chaleur. « Les travaux vont être exclusivement centrés sur la performance énergétique, le confort des enfants et enseignants, la performance acoustique », détaille Antonio Mujica.

    Selon la majorité, ce grand projet de rénovation pourrait être bouclé d’ici « 8 ou 10 ans », avec environ une année de travaux par école. « L’idée, aujourd’hui, est de travailler école par école », déroule l’élu, qui estime le coût des travaux à 1,5 million d’euros pour chaque établissement. « On a écrit un budget, cette année, autour de 19 millions d’euros. Les 2 millions par écoles, c’est dans nos moyens. »

    Pour permettre la continuité des cours pendant les travaux, un permis de construire pour une école modulaire, dont le coût avoisine les 1,8 million d’euros, « devrait bientôt être déposé » auprès des services de l’urbanisme. Cette structure provisoire, un vaste Algeco doté de onze classes de 50m² chacune, accueillera les élèves le temps des rénovations.

    En 2020, ce projet avait déjà été décrié par l’opposition, qui doute toujours. « Ce projet, on en parle depuis des années, mais il n’a jamais vu le jour, commente Jean-Marc La Piana, élu d’opposition (DVG). Pour l’instant, c’est un projet arbitraire : comment dire 1,8 million par école ? Elles ne sont pas toutes dans le même état. Il faudra voir ce que disent les études. »

  • À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’Élysée, les maires du Gard réclament des moyens

    À l’invitation du président Emmanuel Macron, près de 500 maires ont été réunis jeudi à l’Élysée. Parmi eux, six élus gardois : Vincent Bouget (PCF, Nîmes), Christophe Rivenq (LR, Alès), Sylvie Arnal (DVG, Le Vigan), mais aussi Pascale Eugène (DVG, La Grand-Combe), Julie Mercier (SE, Le Garn) et Théo Guigue (SE, Sauzet). Un « casting » arrêté par la préfecture, censé refléter la diversité des communes et des sensibilités.

    Derrière la mise en scène républicaine, une réalité : les maires gardois sont venus chercher ce que l’État retire au quotidien – des moyens, des effectifs, du respect. La journée s’est ouverte par des ateliers avec des membres du gouvernement, autour de plusieurs thèmes annoncés : sécurité, climat, services publics, relations État-collectivités.

    Vincent Bouget, une parole offensive venue de Nîmes

    Fraîchement élu maire et désormais président de l’Agglomération, Vincent Bouget s’est saisi de cette tribune pour porter un message clair : « J’ai accepté cette invitation dans un seul but : décrire à Paris la situation de Nîmes », a-t-il affirmé, évoquant « un engagement impératif pour renouer avec la sécurité dans tous les quartiers, donner les moyens de l’émancipation par l’école et défendre le pouvoir d’achat des habitants ».

    À Alès, Christophe Rivenq résume l’ambiance d’une phrase : « Une grand-messe » utile pour le réseau. Vincent Bouget a lui insisté sur la nécessité d’actes concrets. Derrière les mots, des dossiers locaux précis : sécurité dans les quartiers populaires, avenir de l’école publique, ou encore la base de sécurité civile de Garons. Dans un département marqué par de fortes inégalités, sa prise de parole s’inscrit dans une ligne politique assumée : faire remonter les besoins du terrain et rappeler que les collectivités ne peuvent être les variables d’ajustement des politiques nationales.

  • À Lunel-Viel, deux classes sur la sellette

    À Lunel-Viel, deux classes sur la sellette

    Nos enfants ne sont pas des moutons, arrêtez de les compter ! » La pancarte trône devant l’école élémentaire Gustave-Courbet à Lunel-Viel, le 14 avril. Dans cette commune de 4 500 habitants, les premières esquisses de la future carte scolaire mettent en colère profs, parents et enfants, venus manifester en cette matinée ensoleillée. « Deux classes devraient fermer. Une à l’école maternelle Les Thermes, conduisant à des classes de 18 élèves, ce qui est difficilement contestable. En revanche, une autre classe de l’école élémentaire Gustave-Courbet fermerait, mais la démographie n’a pas suffisamment baissé pour que ça n’ait pas d’impact numérique sur les classes », avance Julien Domergue, délégué parents d’élèves.

    De 13 classes pour 310 élèves, l’élémentaire ne compterait, à la rentrée prochaine, que 12 classes pour 295 élèves, induisant mécaniquement une augmentation du nombre d’élèves par classe, passant de 24,5 à 26 élèves. « Dans la commune, il y a 20% de familles monoparentales, 16% de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Des difficultés depuis plusieurs années sont remontées par les enseignants sur le rapport à l’autorité des élèves, de plus en plus de protocoles pHARe [dispositif de lutte contre le harcèlement, Ndlr.] sont déclenchés et des actes d’incivilité des élèves sont plus fréquents », énumère Julien Domergue. Des problèmes de comportement que l’on retrouve dans les niveaux CM1 et CM2, formant le gros du bataillon des écoliers, « avec 28 ou 29 élèves par classe l’an prochain. » Face à cette problématique liée à la précarité, cette fermeture viendrait ajouter une épine dans le pied d’une communauté éducative on ne peut plus fatiguée. « Le système éducatif doit être une priorité et la baisse du nombre d’élèves doit permettre de meilleures conditions d’apprentissage », insiste Julien Domergue. Une pétition* a été lancée – recueillant 349 signatures à l’heure où La Marseillaise mettait sous presse – et un courrier a été envoyé par les enseignants au Dasen, lui demandant de revoir sa copie « au moins sur les deux ans à venir », le temps que le nombre d’élèves baisse vraiment.

  • Mobilisés contre des classes fermées

    Mobilisés contre des classes fermées

    Il était déjà trop tard, mais ils ont tout de même décidé de montrer leur opposition aux fermetures de classes, officialisées jeudi. Une trentaine de parents d’élèves, d’élus et de colistiers du groupe de gauche Demain Sisteron se sont rassemblés devant l’école maternelle Delaplane à Sisteron, où une fermeture a été décidée. Le nouveau maire, Jean-Pierre Templier, était présent et a déploré dans un communiqué « cette décision qu’il n’a pu infléchir malgré plusieurs entrevues avec la directrice des services de l’Éducation nationale et malgré les propositions et arguments alternatifs ». Il a exprimé « son incompréhension et sa déception de ne pas avoir été entendu ».

    Les maires mobilisés, mais trop tard

    La liste d’union de la gauche Demain Sisteron, siégeant désormais dans l’opposition, était à l’initiative du rassemblement et s’est réjoui d’avoir réussi à mobiliser les autres élus de la majorité et de l’opposition. « On continuera de lutter pour les services publics et les écoles », a promis le colistier Sasha Quiles.

    Dans un communiqué, la mairie de Digne a également déploré la fermeture d’une classe à l’école des Arches. « Le maire, Julien Di Benedetto, et la municipalité demandent solennellement à la directrice académique de bien vouloir reconsidérer le projet de suppression à la rentrée 2026. »

  • Riez mobilisé contre une fermeture de classe

    Riez mobilisé contre une fermeture de classe

    Les parents d’élèves et les instituteurs se sont mobilisés mardi à Riez contre ce qu’ils décrivent comme « une fermeture de classe déguisée » à l’école primaire du village. Ils ont appris jeudi la volonté de transférer un instituteur de l’école primaire à l’école maternelle, ce qui engendrerait selon eux une fermeture de classe. « Au lieu d’embaucher quelqu’un, de créer un poste, ils veulent déplacer un instituteur pour ouvrir une classe en maternelle. Nous, on demande à ce qu’une classe soit ouverte, sans toucher de poste au primaire », explique Sabrina Versini, déléguée des parents d’élèves et membre de l’association À hauteur d’enfants, à l’origine de la mobilisation.

    Des classes à triple niveau

    Cette volonté de création de classe en maternelle est due au fait que le nombre d’enfants accueillis y augmentera à la rentrée prochaine, alors même qu’une classe y a déjà été fermée à la dernière rentrée. Alors que les classes sont déjà « à double niveau » en primaire, les parents craignent qu’elles passent « à trois niveaux » avec le départ d’un instituteur. « Ça lèse les enfants qui sont en difficulté, ça oblige les enseignants à avoir moins de temps pour s’occuper de ces enfants qui ont besoin de plus d’attention », regrette Sabrina Versini.

    Le maire de la commune, Marc Cellai (SE), était présent pour soutenir la mobilisation, demandant lui aussi la création d’un poste et d’une nouvelle classe à l’école maternelle. Actuellement, une seule classe y regroupe les trois niveaux, et la maîtresse doit aussi faire directrice. « Il fallait que je prenne la décision en 24 heures, pendant ma prise de fonction. Donc en fait c’est une décision qui était latente. On a attendu les élections pour être dans l’urgence », déplore le maire.

    « Comme on sait que les décisions peuvent être prises sans concertation des principaux intéressés, on préfère prévenir et faire ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas », explique Laurette Fontin, elle aussi déléguée des parents d’élèves et membre de l’association.

    Les parents d’élèves seront reçus par l’inspecteur à Digne-les-Bains vendredi à 9h.