Tag: école publique

  • Aucun enfant ne doit être mis au ban de l’école

    Aucun enfant ne doit être mis au ban de l’école

    Le droit à la scolarité et donc de l’accès à l’école de la République est inscrit dans la loi : Le service public « veille à la scolarisation inclusive de tous les enfants, sans aucune distinction » stipule le Code de l’éducation. Sauf que chaque année, nombre d’enfants en situation de handicap restent sur le bord du chemin, à la porte de l’école. Plus de 48 000 chaque année, en moyenne. La faute à l’absence de moyens humains pour les accueillir et les accompagner. La faute à la précarité d’un métier pourtant essentiel, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Plus de 140 000 travailleurs exercent ce vrai métier sans reconnaissance. D’où la proposition du groupe socialiste au Sénat d’accorder le statut de fonctionnaires à ces accompagnants.

    Un métier payé au rabais

    La mesure permettrait de pérenniser la deuxième profession de l’Éducation nationale, de répondre aux besoins des familles et de sortir de la précarité les accompagnants en augmentant les salaires. La fiche de paie d’un accompagnant plafonne à 850 euros en moyenne. En dessous du seuil de pauvreté.

    C’est une question de choix politique en faveur du développement du service public de l’éducation. Aujourd’hui, quelque 355 000 enfants ont droit à un accompagnant dans leur scolarité. Les avancées médicales ont permis de diagnostiquer de plus en plus de troubles de l’apprentissage et donc ont accru les besoins en accompagnement. C’est un progrès qui doit se traduire dans les faits. L’avenir de dizaines de milliers d’enfants, d’adolescents et jeunes adultes en dépend.

  • La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    La cession d’une parcelle fait débat au conseil municipal

    Vous nous proposez de donner pour 1 euro symbolique une parcelle qui vaut plus d’un million d’euros, mais du fait de sa forme, elle est évaluée à moins 90% de son prix, c’est-à-dire 110 000 euros », amorce Denis Grandjean (Rassemblement de la gauche et des écologistes). Il poursuit : « Cette parcelle n’est pas inutile, elle permet aux usagers des transports de se rendre aux arrêts. Nous ne validons pas vos arguments. Nous nous interrogeons sur les motifs d’un tel cadeau. Nous voterons contre cette délibération. »

    Juste avant, l’adjoint à l’urbanisme, Yohann Léandre, a expliqué que « par courrier du 1er juillet 2024, les membres du lotissement de la Comtesse, situé à l’extrémité de l’avenue du 24-avril-1915, ont fait connaître à la commune leur souhait de clôturer le lotissement en procédant à l’acquisition d’une partie de la voie publique ». La Ville, « convaincue que cette cession contribuera à l’amélioration du cadre de vie des résidents, a donné son accord pour céder les 4 402m2 de cette parcelle communale, évaluée à 110 000 euros par le Pôle d’évaluation domaniale de la direction régionale de finances publiques. » Du fait de la proximité de la voie SNCF, et de la forme de la parcelle, « les possibilités d’aménagements demeurent très réduites », alors que les charges d’entretien de ce terrain pour la commune sont bien réelles, a fait valoir l’adjoint.

    Appels d’offres

    Si la gauche a voté contre cette délibération, elle a, une fois n’est pas coutume, voté pour, avec la majorité (le RN a voté contre), l’adoption du règlement intérieur de la commission d’appel d’offres, présentée par Alain Rousset, premier adjoint au maire de Gérard Gazay (LR). « Nous sommes très satisfaits de voir gravés dans le marbre un certain nombre de règles de bon sens », a réagi Clémentine Fardoux (RGE). Elle a rappelé : « En décembre 2023, nous vous demandions de prendre des engagements fermes à propos de cette commission : avoir les documents en amont, pouvoir s’appuyer sur des impressions papier… ».

    Après avoir bataillé, la conseillère municipale RGE a lu une motion « pour la mise en œuvre de l’école inclusive ». Alors que, a-t-elle rappelé, « l’état, depuis la loi du 17 mai 2024, doit assurer la prise en charge des élèves en situation de handicap sur la pause méridienne », et non plus les communes. Seuls 13 enfants ont obtenu une aide dans les écoles aubagnaises, alors que 21 autres en ont besoin…