Tag: droit au logement

  • Non aux villes Disneyland

    Non aux villes Disneyland

    En 18 ans d’existence,
    la plateforme de location de courte durée, la multinationale américaine Airbnb (9,18 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2024 et 2,1 milliards de bénéfices) a bouleversé le marché du logement et met en péril les équilibres résidentiels. Son activité dérégulée prive des habitants de logements en location de longue durée.

    C’est un enjeu des élections municipales des 15 et 22 mars. Les citoyens appelés au vote doivent faire un choix démocratique éclairé et, pour cela, connaître les programmes au sujet du logement et de la régulation drastique des locations saisonnières.

    Ces dernières années, des décisions politiques locales, comme à Paris et Marseille, permettent de mieux encadrer l’activité de la multinationale. Mais face à l’augmentation du nombre de locations saisonnières (25% du parc locatif dans le centre de Marseille), il convient de donner de nouveaux tours de vis.

    Loi plus stricte

    D’ores et déjà, une loi plus stricte, adoptée en novembre, a rendu la fiscalité des locations saisonnières moins avantageuse. Mais cette régulation doit aussi s’accompagner d’une politique massive de construction de logements accessibles et de réhabilitation de l’ancien. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des ménages sont éligibles au logement social. Faute de constructions, ils se tournent vers le privé où les loyers explosent. Selon les données connues, le revenu mensuel moyen des bailleurs de locations saisonnières se situe entre 2 000 et 4 700 euros par mois. Certains, multipropriétaires
    en ont fait une rente qui transforme certaines villes en Disneyland, au détriment de la vraie vie dans la cité et donc du droit au logement.

  • Logement social : les chiffres ne suivent pas les besoins

    Logement social : les chiffres ne suivent pas les besoins

    C’est sous forme de lettre ouverte que le militant Jean-Paul Jambon a décidé d’interpeller le représentant de l’État dans le département, mais aussi les édiles des communes varoises, en ramenant tout le monde a une triste réalité.

    « Oui, Monsieur le Préfet, lors de l’assemblée des maires du Var, vous les avez félicités pour “avoir réalisé plus que l’objectif fixé en matière de construction de logements sociaux, soit 2 500 construits pour 2025” », commence-t-il. Et de poursuivre : « Certains n’en sont pas revenus, s’étant malheureusement habitués à subir les foudres de vos prédécesseurs successifs. »

    Pour le défenseur des mal-logés, les élus ne devraient peut-être pas se réjouir trop vite. Il pointe que le prochain examen, pour la période 2023-2025, des bilans SRU (Solidarité et renouvellement urbain) devrait quand même refléter une réalité bien moins flatteuse, au regard des besoins réels de la population. Pas question, pour autant, de nier les difficultés, contraintes et parfois les oppositions auxquelles ils doivent faire face.

    Toutefois, ajoute-t-il, on ne peut se satisfaire du maigre bilan lorsqu’« on est confronté au manque de logements pour nos concitoyens et en particulier les plus fragiles, lesquels deviennent de plus en plus nombreux ». Il ajoute : « Oui, on est très loin du compte avec ces 2 500 logements construits au regard des 35 000 demandes de logements sociaux, sachant que, pour une grande part, ce sont des familles monoparentales, des personnes isolées, des jeunes, des personnes retraitées… et la situation ne va pas s’arranger ! »

    Pour Jean-Paul Jambon, « au-delà de propos très politiques devant l’assemblée des maires du Var, il convient de rester attentif à la réalité, surtout lorsque l’on veut bien entendre les propos de certains candidats aux prochaines municipales, se targuant de préférer payer des pénalités, qui n’en sont pas – puisque ce sont des contributions de solidarité qui viennent abonder les subventions publiques aux maires bâtisseurs –, plutôt que de construire des logements ».

    L’occasion de rappeler, aussi, que la politique de l’État en matière de logement depuis sept ans ne facilite pas les choses. Et sur ce point, les maires ne sont pas responsables.