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  • L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    L’Occitanie maintient le cap malgré les coups fourrés de l’État

    Trois milliards et cinq cent quatre millions d’euros. Tel est le montant du budget 2026 pour l’Occitanie, voté jeudi 12 février par le conseil régional malgré l’opposition de la droite et du RN. Un montant stable comparé à l’an passé en dépit d’un nouveau mauvais coup de l’État.

    Par le jeu pervers de la baisse des dotations qui lui sont allouées, la Région a dû composer un budget à l’équilibre avec 144 millions d’euros de recettes en moins (-108ME au titre des dotations et -36,7ME au titre de la compensation de la taxe professionnelle supprimée par Nicolas Sarkozy). « Nous sommes la Région la plus impactée après les Hauts-de-France et la Normandie alors même que l’Occitanie est la région la plus enclavée et la plus touchée par le réchauffement climatique », peste Carole Delga. Depuis 2023, le manque à gagner s’élève à 500 millions d’euros.

    La présidente socialiste n’y va pas par quatre chemins et dénonce une loi de finances « injuste » votée par le gouvernement, qui pénalise deux fois plus l’Occitanie que d’autres quand on rapporte ces sommes au nombre d’habitants (6,12 millions ici). Un effort de 20% demandé aux collectivités jugé « inégalitaire », celles-ci ne représentant que 6,5% de la dette publique et contribuant pour 70% à l’investissement public. « Cette décision est grave », estime Carole Delga, qui s’est fendue d’un courrier au Premier ministre cosigné par les 14 autres présidents de Région.

    177€ investis par habitant

    Au prix de choix de mutualisation, d’économies par-ci par-là (-0,8% sur le fonctionnement) et grâce à la mobilisation de crédits européens, l’Occitanie parvient à maintenir le cap budgétaire. Avec sobriété et efficacité. La maîtrise de la dette régionale (7 ans pour rembourser, en deçà du seuil d’alerte de 9 ans) couplée à une capacité d’autofinancement satisfaisante (509 millions d’euros) permet à la collectivité de continuer à investir (1,15 milliard d’euros). Soit l’équivalent de 177 euros investis par habitant contre 152 euros en moyenne.

    Les principaux dispositifs liés au pouvoir d’achat des familles seront maintenus. Par exemple l’ensemble des mesures (Ordis, livres et cars Lio gratuits…) qui font que l’Occitanie propose « la rentrée la moins chère de France » pour les lycéens. La Chambre régionale des comptes ayant salué la hausse de fréquentation des TER de 68% depuis 2019, pas de raison de changer de stratégie ferroviaire. Les 14 millions de billets à 1 euro continueront à être proposés cette année.

    Malgré une tentative de désengagement de l’État sur le projet de TGV Toulouse-Bordeaux-Dax, pour lequel les travaux ont débuté, Carole Delga maintient son soutien total à l’autre ligne à grande vitesse (LGV) Montpellier-Perpignan mais ne cache pas son inquiétude. « Le recours à un Partenariat public privé (PPP) sur Bordeaux-Toulouse entraînerait un surcoût de 7,3 milliards d’euros. Sur le TGV, l’État est défaillant. »

    En 2026, la présidente socialiste compte recruter dans les maisons de santé d’Occitanie le 150e médecin. Là encore pour pallier les déserts médicaux et les errances de l’État, compétent en matière de santé publique. D’ici quelques jours sera présenté au salon de l’agriculture un « pacte de souveraineté agricole », qui sera soumis au vote en juin prochain. Afin de créer les 25 000 emplois annuels nécessaires pour contenir le chômage qui reste élevé (9,2% au 3e trimestre 2025), la Région promet aussi de maintenir ses aides à la formation et aux entreprises ainsi qu’un budget culture « volontariste ». Enfin, les « projets les plus urgents » pourront être subventionnés auprès des communes, exsangues. En juin, Carole Delga promet de s’entretenir avec les nouveaux maires élus.

  • Un budget à l’équilibre pour le département

    Un budget à l’équilibre pour le département

    À l’aube d’un dernier trimestre qui approche au grand pas avait lieu ce lundi l’assemblée plénière du département du Var. Celle-ci revêtait plusieurs intérêts : aborder des sujets mis à l’ordre du jour et qui concernent le quotidien des Varois (ressources, éducation, subventions, financements…) et corriger le budget 2025 présenté en début d’année, eu égard aux dépenses déjà réalisées et à celles à venir.

    Objectif : parvenir à l’équilibre. Les dépenses s’élèvent à 1,569 milliard d’euros : 1,339 milliard de frais de fonctionnement, 192 millions pour le Plan pluriannuel d’intervention (l’ensemble des projets d’investissements prévus), et 38 millions pour le remboursement de la dette. Les recettes se chiffrent à 1,546 milliard d’euros : 1,426 milliard de recettes de fonctionnement, 25 millions de subventions et dotations d’investissement et 95 millions liés au résultat cumulé des exercices antérieurs. Un emprunt de 23 millions d’euros a donc été réalisé pour parvenir à l’équilibre.

    L’Aide à la vie partagée presque doublée

    Ce budget doit assurer la pérennité des projets du département. Au premier rang, le dispositif Var eau solidaire, qui vise à anticiper une maîtrise des besoins en eau, et dont les orientations stratégiques pour la période 2025-2028 ont été votées. Elles consistent en cinq points : améliorer la connaissance des ressources et usages, renforcer la sobriété, sécuriser l’alimentation en eau, préserver la qualité des milieux et développer la gouvernance. Les municipalités en sont parties prenantes. 20 millions d’euros leur ont été octroyés pour la poursuite du dispositif.

    Également à l’ordre du jour, le programme Var insertion travail, qui favorise le retour à l’emploi des bénéficiaires du RSA, a vu son budget à horizon décembre 2027 rallongé de plus de 6,5 millions d’euros. Dans la même optique, le marché d’accompagnement social a été revalorisé à hauteur de 807 000 euros pour répondre aux nouveaux besoins. Enfin, le dispositif d’Aide à la vie partagée, qui consiste à permettre à des personnes dépendantes de vivre dans des habitats inclusifs (logements privés avec espaces communs en partage) a presque été doublé, passant de 10,7 à près de 20,1 millions d’euros. Le nombre d’aides passera ainsi de 244 à 444 d’ici 2028. Un appel à manifestation d’intérêt va être lancé, afin de retenir les projets d’habitat inclusif qui bénéficieront des 100 premières aides à la vie partagée, sur les 200 prévues au total.

  • Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    Un tissu toulonnais riche et soutenu pour favoriser la cohésion sociale

    « Nous avons vraiment à cœur de mettre en lumière la richesse du tissu associatif de la ville de Toulon et tous les bénévoles qui le font vivre », commence l’adjointe au maire Caroline Depallens qui a en charge parmi ses fonctions l’organisation du Forum des associations. Une vitalité expliquée par une politique volontariste de la municipalité qui, malgré les crises, a non seulement maintenu les dotations aux associations mais est parvenue à les augmenter, lorsqu’ailleurs elles faisaient les frais de rigueur budgétaire. L’élue insiste sur leur rôle joué par toutes ces structures dans le maintien de la cohésion sociale fortement ébranlée « en créant du lien entre les personnes ».

    À ses côtés Caroline Giran, également impliquée dans le déroulement de la manifestation rappelle que « les associations sont un des outils de la mise en œuvre des politiques publiques, des corps intermédiaires sans lesquels on ne pourrait pas faire grand-chose ».

    Pour donner à voir cette diversité, 330 associations qui œuvrent dans les solidarités, le sport, la culture, le développement durable ou encore la santé vont se retrouver ce samedi sur les trois étages du Palais des Congrès Neptune ainsi que sur son parvis. Un rendez-vous auquel chaque année le public répond présent. Ainsi en 2024, ce sont 12 000 personnes qui sont venues sur les stands s’informer sur les nombreuses activités proposées, prendre des contacts, ou s’engager eux-mêmes à faire vivre la solidarité en donnant de leur temps.

    12 000 personnes

    « Le bénévolat, c’est le don de soi pour le vivre-ensemble », reprend Caroline Depallens pour qui « la solidarité est l’essence même d’une ville ». Et de poursuivre : « Faire attention humainement à l’autre c’est primordial, surtout dans la période. »

    L’occasion aussi de mettre en lumière les Comités d’intérêts locaux (CIL) qui sont de véritables courroies de transmission entre les habitants et la municipalité. Ils seront cette année regroupés à l’entrée du Palais Neptune. « Ils sont un quartier. Et un quartier plus un quartier plus un quartier, ça fait la richesse de la ville », insiste l’élue.

    Une journée donc pour trouver une activité sociale, éthique, physique ou culturelle, et se connecter physiquement aux autres et à la vie de la cité, en allant à la rencontre de tous ceux qui œuvrent déjà au service de la collectivité. Avec en prime des démonstrations, entre autres de danses et d’arts martiaux. Et des conférences aussi. Parmi elles, on peut noter à 10h45 celle intitulée « une bonne assurance », animée par l’association de consommateurs UFC Que Choisir. Ou à 11h30, « Sensibilisation aux enjeux de l’énergie et du climat », par The Shifters, l’organisation qui milite pour la décarbonation de l’économie. Et à 14h45, « le changement climatique », animée par l’Association varoise pour la sauvegarde de l’agriculture, de la Nature et de l’Environnement.

    La vie associative permet aussi cela, de se lever pour faire face aux grands défis et devenir soi-même acteur du changement. Ou du moins tenter d’éclairer les consciences.