Tag: distribution

  • Le BAO de Bonneveine privé de tournée du facteur

    Le BAO de Bonneveine privé de tournée du facteur

    Livré en décembre dernier après des années de retard suite à la déconfiture du promoteur Michel Ohayon (FIB), l’ensemble immobilier au 134, avenue de Hambourg, 8e, est confronté à une difficulté inattendue. La Poste refuse de livrer le courrier. Un comble pour l’ancienne tour de France Télécom de 1977 recyclée en logements de standing.

    « Je n’ai jamais reçu mon courrier depuis que j’ai emménagé en février. Il faut courir tantôt à Floralia, tantôt au Carré Pro ou à la poste Bonneveine. Ils ne veulent pas nous livrer. On n’a jamais pu rencontrer de responsable de la Poste » déplore Golnaz Montagné de l’association du BAO. « On a raté des courriers importants, comme des amendes par exemple. Je passe une fois toutes les deux semaines voir si j’ai du courrier. Entre voisins, on se fait des procurations pour éviter des déplacements inutiles, mais ce n’est pas normal, c’est complètement ubuesque, c’est un service public que nous payons pourtant. » La maire de secteur, Olivia Fortin, n’a pas manqué d’interpeller la Poste.

    La Poste nous répond que « la distribution du courrier dans une résidence neuve ne peut débuter qu’après validation du raccordement postal, une démarche qui relève de la responsabilité du promoteur conformément à la réglementation. Concernant la résidence Le Bao, la demande de raccordement a été refusée en février 2026 car l’installation des boîtes aux lettres ne respectait pas les règles d’accessibilité en vigueur ». La société anonyme dit être en quête d’une « solution dans les meilleurs délais ». D’ici là, elle invite les habitants à courir au Carré Pro, 85 avenue d’Haïfa.

    Ses conditions générales précisent que la distribution du courrier s’effectue « en boîte aux lettres située à l’entrée de la propriété, en bordure de la voie ouverte à la circulation publique ». Le facteur n’aurait donc pas de parcours terrestre à effectuer en terrain privé. Le trajet de 30 mètres pour atteindre la batterie de boîtes aux lettres serait une contrainte inacceptable pour les syndicats.

    À l’origine, Michel Ohayon avait imaginé la présence d’un concierge. Une piste de reconversion pour l’empereur déchu ?

  • Une réorganisation à La Poste de Vedène décriée par Sud PTT

    Une réorganisation à La Poste de Vedène décriée par Sud PTT

    Depuis trois semaines, La Poste a mis en place une nouvelle organisation au sein de son centre courrier de Vedène. Dans un communiqué diffusé ce mardi 28 juillet, Sud PTT dénonce une décision « qui casse le service public postal ».

    Le syndicat explique que l’entité, « pour faire des économies », a décidé que les facteurs doivent désormais « assurer à eux seuls la distribution du courrier, des lettres recommandées, des colis, des imprimés publicitaires, des repas à domicile ». Et ce « sans moyens supplémentaires et avec de moins en moins de collègues ».

    Mairie mobilisée

    Sud PTT liste comme conséquences, entre autres, une « suppression de 12 tournées de distribution, la disparition des tournées dédiées aux colis, la fin de la distribution du centre-ville du Pontet à vélo, des tournées fortement augmentées et devenues irréalisables dans les temps impartis, un manque de personnel pour assurer les remplacements » ou encore « des agents mis sous pression permanente et de nombreux collègues arrivés à bout ».

    Une situation qui est arrivée aux oreilles de la mairie d’Entraigues-sur-la-Sorgue, dont la distribution du courrier dépend de ce centre. La commune indique sur sa page Facebook avoir demandé des explications à La Poste, la réorganisation ayant affecté le quotidien de ses habitants. La Poste aurait indiqué que « ces perturbations étaient notamment liées à des difficultés de recrutement et à un important renouvellement des personnels ».

    Contactée par La Marseillaise, La Poste « ne souhaite pas commenter des prises de position syndicales relayées dans les médias » et indique que des échanges réguliers sont en cours avec les représentants du personnel.

  • Une coupure de courant paralyse une partie de Martigues

    Une coupure de courant paralyse une partie de Martigues

    Dans le quartier de l’Île, tous les rideaux de fer des vitrines étaient descendus ce mercredi en début d’après-midi. Et pour cause : une coupure d’électricité a paralysé une partie de la ville dès mardi soir.

    « Dans la nuit du 14 au 15 juillet, à 00h30, un incident est survenu sur le réseau public de distribution d’électricité dans les communes de Martigues et Châteauneuf-les-Martigues, dans un contexte de très fortes chaleurs. 6 000 clients ont été privés d’électricité », explique Enedis, qui assure avoir immédiatement mobilisé ses équipes pour rétablir l’alimentation dans les meilleurs délais.

    Les très fortes chaleurs cumulées sur plusieurs jours avec une température qui ne descend pas la nuit ont fait monter la température des sols goudronnés à 80 degrés, ce qui a mis en forte contrainte les réseaux souterrains. Ce sont des boîtes de jonction (qui servent à relier deux câbles souterrains entre eux) qui sont à l’origine de l’incident de cette nuit.

    Les équipes techniques d’Enedis utilisent un camion équipé de détecteurs afin de localiser très précisément l’endroit du câble souterrain à réparer pour intervenir « au plus juste, en ouvrant la chaussée et en remplaçant le matériel électrique endommagé, tout en limitant au maximum les nuisances pour les riverains et la collectivité », poursuit le gestionnaire, qui s’excuse pour la gêne occasionnée.

  • À Aubord, l’eau ne coule plus de source

    À Aubord, l’eau ne coule plus de source

    À Aubord, boire un verre d’eau est devenu un geste municipal. Depuis le 11 juin, les 2 400 habitants de cette commune gardoise ne peuvent plus consommer l’eau du robinet, ni pour les boissons chaudes, ni pour les biberons. En cause : des taux de PFAS, ces « polluants éternels » présents dans de nombreux produits du quotidien, supérieurs aux recommandations sanitaires après une série d’analyses menées depuis octobre 2025 par l’Agence régionale de santé.

    Le couperet est tombé en pleine montée des températures. La préfecture du Gard, en lien avec l’ARS, a demandé au maire André Brundu d’interdire la consommation de l’eau courante. Elle reste utilisable pour la toilette, la vaisselle, la lessive ou les sanitaires, mais plus question de la boire. « Quand la décision tombe, ce n’est pas évident », reconnaît le maire, qui rappelle toutefois que la commune s’était préparée depuis les premières analyses. Dans les foyers, les écoles, les commerces, les packs d’eau ont pris la place des carafes.

    L’été à la bouteille

    Dès le lendemain de l’interdiction, la municipalité a organisé une distribution gratuite dans la cour des services techniques. Les élus sont à la manœuvre, parfois jusqu’à aller chercher les premiers packs eux-mêmes avant de commander directement des palettes. En période de fortes chaleurs, la commune assure jusqu’à trois litres par jour et par personne, soit plus de 7 000 litres à distribuer quotidiennement. Une logistique de crise pour ne laisser personne au bord du chemin, avec une attention particulière portée aux personnes âgées, isolées ou à mobilité réduite.

    Mais cette solidarité a un coût. La facture des bouteilles pourrait atteindre entre 80 000 et 100 000 euros sur l’été. À cela s’ajoutent les travaux d’urgence pour retrouver une eau conforme. Dès la semaine prochaine, une station de traitement doit être installée, avec des filtres à charbon actif en grain destinés à retenir les PFAS. Le chantier, confié après une procédure accélérée, doit durer plusieurs semaines, pour un montant d’environ 386 000 euros. Près de 80% devraient être couverts par l’Agence de l’eau, l’État et le Département. Le reste pèsera sur la commune.

    Reste l’essentiel : comprendre d’où vient cette pollution. À Aubord comme ailleurs, les Pfas rappellent que l’eau, bien commun vital, porte aussi la mémoire longue des choix industriels et chimiques. En attendant les résultats des investigations et le retour espéré à une eau potable à la fin de l’été, la mairie tient la ligne : assurer l’accès de toutes et tous à l’eau, sans faire payer aux habitants le prix de l’invisible.

    Note : À partir du 6 juillet, les distributions d’eau auront lieu aux services techniques : lundi et mercredi de 17h30 à 19h30, samedi de 10h à 12h.

  • Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    Le maire d’Aubagne annonce le retrait de ses élus de la société publique L’Eau des Collines

    « Un passage en force » validé par le « silence assourdissant de la Métropole », discréditant « la promesse d’une Métropole des maires [ laquelle devait, selon son président Nicolas Isnard (LR), laisser les compétences de proximité aux communes] ». C’est l’accablante analyse que fait la Ville d’Aubagne de l’élection de Serge Perottino, maire (DVD) de Cadolive et vice-président de la Métropole Aix-Marseille, à la tête de la Société publique locale (SPL) L’Eau des collines.

    Cette structure publique est responsable de la gestion du service de collecte et de transport des eaux usées de l’ensemble des communes du Pays d’Aubagne et de l’Étoile, ainsi que de la production et de la distribution de l’eau potable dans les communes d’Aubagne, La-Penne-sur-Huveaune, Cuges-les-Pins et Saint-Zacharie. La Métropole et les communes en sont actionnaires. La SPL est depuis sa création présidée par un élu aubagnais. Mais, lundi soir, lors du conseil d’administration de la SPL, c’est la candidature du maire de Cadolive qui a remporté les suffrages.

    La Ville veut quitter la SPL

    « Comment un élu, dont la commune n’est même pas desservie par le réseau, peut-il justifier de présider un outil dont les habitants de Cadolive ne sont même pas usagers ? C’est un mépris total de l’histoire et du travail des communes fondatrices », s’est indigné Jean-Pierre Squillari, maire (DVG) d’Aubagne.

    En réaction, il annonce le retrait de ses élus du conseil d’administration de la SPL, l’engagement immédiat de « démarches pour préparer la sortie de la Ville d’Aubagne de la SPL » et l’ouverture d’une « réflexion approfondie, avec l’ensemble de la majorité municipale, pour définir un nouveau chemin et une nouvelle stratégie en matière d’intercommunalité. » « Cette structure est-elle encore un outil au service des habitants, ou est-elle devenue un obstacle à notre autonomie et à notre action ? Nous attendons des actes, pas des promesses. Aubagne sera respectée », conclut-il.

    La mairie indique n’avoir pour l’instant pas obtenu de réponse officielle de Nicolas Isnard, président (DVD) de la Métropole.

  • PFAS : la Métropole bâtit un réseau d’eau potable sécurisé

    PFAS : la Métropole bâtit un réseau d’eau potable sécurisé

    « La Métropole a une stratégie globale », assure Nathalie Perrin, directrice du pôle protection du cycle de l’eau. Après avoir investi un million d’euros pour permettre à la commune de Fos-sur-Mer de changer de forage, après qu’une contamination aux polluants éternels y a été détectée par l’ARS en février 2025, l’instance, en charge la production et de la distribution de l’eau potable sur les 92 communes de son périmètre, dresse les grandes lignes d’un plan à long terme.

    Des interconnexions sont prévues entre les communes d’Istres et Fos-sur-Mer, de Fos-sur-Mer et Port-Saint-Louis-du-Rhône et de l’usine du Ranquet et les réseaux istréens. Marc Fernandez estime que ces travaux pourront être réalisés « d’ici 1 an et demi à trois ans ». « Istres/Fos devrait être assez rapide : on a des canalisations au bon diamètre, dans des zones sans difficulté qui permettent d’alimenter Fos. Idem pour l’usine du Ranquet et Istres. Entre Fos et Port-Saint-Louis, en revanche, ça va être plus long parce que le linéaire est plus important et qu’on va traverser des pipes et des nœuds routiers. »

    Un réseau sécurisé

    À moyen terme, la Métropole envisage de construire une usine de traitement des PFAS au nord de la zone d’activités de Lavalduc, « au croisement de toutes les interconnexions ». L’unité de filtration du Ranquet, qui se nourrit de la Durance et alimente aujourd’hui Port-de-Bouc, Saint-Mitre-les-Remparts et Martigues, devrait voir sa capacité de production augmenter « pour faire face aux besoins croissants mais aussi pour pouvoir prendre le relais en cas de problème sur les forages des autres communes voisines, et passer de l’eau de la nappe phréatique à de l’eau de surface ». Cette double sécurisation est inscrite dans le Schéma directeur métropolitain de l’eau potable voté par les élus fin 2024.

    Dans plus de dix ans, Martigues sera également raccordé au complexe des Giraudets, alimenté par le canal de Marseille, dont l’usine se situe aux Pennes-Mirabeau. « Il va falloir redimensionner les réseaux dans la commune pour apporter le débit nécessaire et alimenter les autres communes, ce sont des travaux lourds. » Au total, plusieurs dizaines de millions d’euros devraient permettre d’interconnecter différents réseaux de distribution pour permettre un aiguillage de l’eau en cas de problème, mais aussi l’avènement d’une nouvelle usine de filtration.

  • La CPMM mise à l’honneur au 54e congrès de la CGT

    La CPMM mise à l’honneur au 54e congrès de la CGT

    Faire rayonner la CPMM. » C’est l’objectif de la présence d’une délégation de la coopérative, en charge de la distribution de la presse sur une partie de la Région Sud, et issue d’une lutte de haute volée, au 54e congrès de la CGT à Tours. « On voulait interpeller les délégués au congrès sur les risques pour la démocratie en lien avec la pérennité de notre coopérative », résume Maxime Picard, président de la CPMM, aux côtés de Nicolas Guglielmacci et d’Hélène Honde. Tous trois chevilles ouvrières de la reprise par ses salariés de l’ancienne société SAD, liquidée judiciairement en 2020 avec la fin de Presstalis (ancienne messagerie nationale de presse), leur présence est plus que symbolique. « Avec la CGT, il y a une histoire commune : les anciens salariés ont monté un projet de reprise avec leur syndicat et d’autres organisations CGT », rappelle le président.

    Une histoire qui se poursuit : « Il y a actuellement un combat mené par l’ensemble de la CPMM. Sur les 24 millions d’euros d’aides exclusivement fléchées sur la distribution de la presse, les dépositaires dont la CPMM, ne reçoivent absolument rien », dénonce Maxime Picard. De quoi mettre en péril son modèle économique, et donc l’accès à une presse pluraliste. D’où la volonté de « sensibiliser sur les enjeux politiques autour de la distribution de la presse et l’accès à l’information ». Leur présence avec un stand a donc fait coup double puisqu’une palette d’offres était mise à disposition des congressistes, dont une participation Mondial La Marseillaise des CSE. En clair, permettre d’aider à « l’équilibre économique de la coopérative » tout en prônant les valeurs de la structure sociale et solidaire.

  • Alcome et la Confédérations des Buralistes du Var s’associent autour d’une campagne anti-mégot

    Alcome et la Confédérations des Buralistes du Var s’associent autour d’une campagne anti-mégot

    Créé en 2021, dans le sillage de la loi Agec, Alcome est le seul éco-organisme agréé par les pouvoirs publics, en charge de la filière à responsabilité élargie du producteur (REP) dédiée aux produits du tabac, en France. « C’est un principe de pollueur/payeur », explique Jonathan Decottignies, directeur des opérations chez Alcome. « On perçoit une éco-contribution sur chaque mégot acheté, financée par les collectivités locales. » Son objectif : réduire de 40% la présence des mégots jetés au sol en se basant sur la sensibilisation, la compréhension du geste des fumeurs, l’accompagnement des collectivités, et l’amélioration des équipements de rue (cendriers de poche, de rue, éteignoirs pour poubelles…).

    C’est dans cette optique qu’Alcome s’est associé à la Confédération des Buralistes du Var pour mener une campagne de sensibilisation à Toulon. 53 buralistes sont ainsi mobilisés afin de remettre 32 000 cendriers de poche et kits méthodologiques pour sensibiliser le grand public au bon geste. « Un fumeur sur quatre jette au moins occasionnellement son mégot par terre. C’est le déchet le plus jeté au sol, avec un milliard ramassé ou évacués on ne sait où chaque année. Il a un impact écologique très négatif, même si aucune étude ne montre vraiment dans quelle mesure », précise Jonathan Decottignies.

    Bientôt à Marseille et Aix

    Une opération nationale conduite dans une vingtaine de villes de plus de 50 000 habitants, qui implique 1 600 buralistes, et la distribution de près de 850 000 cendriers de poche. Des espaces qui ont été ciblés en priorité, justifie le directeur des opérations d’Alcome : « Il y a 4, 5 mégots tous les 10 mètres dans l’espace public, un tous les 20 mètres en milieu rural. Le problème est très marqué en milieu urbain dense. » Et il est d’autant plus marqué dans les villes littorales et/ou fluviales, « où l’impact environnemental est encore plus important. »

    D’autres campagnes seront donc menées dans des villes comme Marseille, Aix-en-Provence, Nantes et Caen, alors qu’Alcome travaille également avec des collectivités (métropoles, communautés de communes, universités…) autour de la distribution de cendriers de poche, et de l’installation de cendriers de rue.

  • Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    La douche, certains y vont à reculons, d’autres peuvent y passer une heure, mais très peu profitent des premières gouttes froides, voire glacées, avant que l’eau ne soit à la température souhaitée. Un moment désagréable, mais aussi un gaspillage de parfois plusieurs litres d’une ressource de plus en plus rare. C’est à cela que la colonne de douche Opty-O, inventée par Simon Lillamand et qui a gagné la médaille d’or, prix de la mairie de Paris au concours Lépine de la Foire de Paris, tente de répondre.

    Dans ses ateliers, dans la pépinière d’entrepreneurs Créativa du Grand Avignon, l’inventeur se réjouit de cette récompense et la voit comme « une reconnaissance du travail accompli ». Avec l’objectif d’une industrialisation à plus grande échelle. Et pour ce faire, il faut donc des moyens. « Comme toutes les entreprises, on a besoin d’une levée de fonds dans une situation économique pas très facile. Il faut convaincre des investisseurs pour poursuivre le développement », confie-t-il dans son local encore quelque peu encombré après le retour de la capitale.

    320 euros d’économies

    Le système paraît sur le papier simple, « mais c’est évidemment plus compliqué que cela », glisse l’ingénieur. Avant de vouloir se laver, l’utilisateur de la douche Opty-O doit appuyer sur un bouton afin de lancer le système. À l’intérieur de cette sorte de boîtier, l’eau froide inutilisée est stockée et un voyant vert s’allume lorsqu’un détecteur note que l’eau est chauffée, ce qui signifie que l’on peut commencer à se doucher sans problème de température. L’eau trop fraîche est ensuite réinjectée au fur et à mesure dans le système. « Il faut l’utiliser directement car sinon, l’eau croupit et devient inutilisable », poursuit Simon Lillamand. D’après ses calculs, pour une famille de quatre personnes, l’économie annuelle serait comprise entre 160 et 320 euros par an. Soit un retour sur investissement en plus ou moins trois ans. Un « système lumineux pédagogique » est également intégré dans l’appareil afin d’inciter les utilisateurs à diminuer la durée sous les jets. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le temps passé en moyenne sous la douche est de neuf minutes, alors que cinq minutes suffisent.

    Une invention qui peut potentiellement concerner tout le monde. Et qui, comme la plupart des bonnes idées, pousse à se demander pourquoi personne n’y a pensé avant. « Eh bien, il y a déjà eu des tentatives. Mais dans les brevets déjà déposés, il manquait plusieurs éléments que l’on a pu ajouter », explique l’inventeur. Pour l’heure, les premières commandes et les rendez-vous s’enchaînent. Avec notamment des hôtels et des lieux d’accueil qui s’intéressent de plus en plus à ce système qui laisse entrevoir de belles économies d’eau et d’argent. « L’objectif de la première année était de prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution », insiste le fondateur d’Opty-O. Pour l’heure, une cinquantaine de colonnes ont pu être installées.

  • D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    Nous retrouvons mardi matin les militants du Comptoir des idées devant le panneau d’expression libre de l’avenue Tessé, en pleine séance de collage et de distribution de tracts. L’objectif étant d’informer la population toulonnaise d’une nouvelle séance de réflexion et de débat à l’occasion de la ciné-rencontre du jeudi 21 mai à 20h30 au cinéma le Royal autour de Soulèvements, le film de Thomas Lacoste qui sera présent dans la salle.

    « Ce qui nous intéresse, c’est que ça touche autant à la protection de la planète que les droits humains », explique Guy Cochennec (Climat Zéro Fossile). Le militant associatif rappelle pour commencer la genèse : « L’idée est née au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes après 2013, au moment où la police et l’armée se sont retirées. » La très riche vie communautaire qui y prospère alors va en être le ferment. Des voix s’élevant pour dire qu’il n’était pas possible de se séparer sans créer un mouvement pour continuer la lutte partout où ce serait nécessaire.

    Pour continuer le combat

    « Une fois mis en place, ils vont réagir très très vite à tout ce qui se passe », souligne-t-il. On va en effet les retrouver présent sur la A69, mais aussi sur les projets des méga-bassines et même à plus de 3 000 mètres au cœur du glacier de la Girose, sur le chantier de construction d’un téléphérique, « avec l’installation de tentes sur le seul endroit où les hélicoptères pouvaient se poser pour amener le matériel ».

    Le Comptoir des idées souhaite mettre en perspective tous ces combats et la réponse disproportionnée de l’État – pour rester dans l’euphémisme. Notamment sur la manifestation organisée à Sainte-Soline en 2023 et « la réaction d’un gouvernement pour casser le mouvement ».

    « L’année d’avant déjà, Darmanin avait mis en avant l’écoterrorisme pour permettre d’appliquer les lois d’exception à des activistes et préparer l’opinion publique », dénonce Guy Cochennec. 3 000 agents des forces de l’ordre vont être déployés face à 30 000 manifestants avec « la volonté de faire un exemple, de faire peur et mal avec des tirs tendus de lance-grenade ». Et de préciser : « Sur des images, on voit des gendarmes qui comme dans un jeu vidéo se congratulent lorsqu’ils font mouche sur un manifestant. » Résultat : plus de 200 blessés très graves.

    Et pendant qu’on parle d’écoterrorismes, on ne parle plus des crimes écologiques réels ceux-là qui sont commis sur l’ensemble de la planète.

    Tout cela devrait donner matière à débat dans la salle et inspirer, pourquoi pas, d’autres manières de mener le combat au travers des 16 portraits réalisés dans ce film. On retrouve notamment deux paysans : le père est à la Confédération paysanne, et son fils beaucoup plus radical… Le militant du Comptoir des idées conclut : « Il y a une solidarité, de l’émotion qui passe, il y a tout ce qu’on aimerait voir partout dans la société. »