Tag: distribution

  • Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    Une douche révolutionnaire inventée à Avignon lauréate du concours Lépine

    La douche, certains y vont à reculons, d’autres peuvent y passer une heure, mais très peu profitent des premières gouttes froides, voire glacées, avant que l’eau ne soit à la température souhaitée. Un moment désagréable, mais aussi un gaspillage de parfois plusieurs litres d’une ressource de plus en plus rare. C’est à cela que la colonne de douche Opty-O, inventée par Simon Lillamand et qui a gagné la médaille d’or, prix de la mairie de Paris au concours Lépine de la Foire de Paris, tente de répondre.

    Dans ses ateliers, dans la pépinière d’entrepreneurs Créativa du Grand Avignon, l’inventeur se réjouit de cette récompense et la voit comme « une reconnaissance du travail accompli ». Avec l’objectif d’une industrialisation à plus grande échelle. Et pour ce faire, il faut donc des moyens. « Comme toutes les entreprises, on a besoin d’une levée de fonds dans une situation économique pas très facile. Il faut convaincre des investisseurs pour poursuivre le développement », confie-t-il dans son local encore quelque peu encombré après le retour de la capitale.

    320 euros d’économies

    Le système paraît sur le papier simple, « mais c’est évidemment plus compliqué que cela », glisse l’ingénieur. Avant de vouloir se laver, l’utilisateur de la douche Opty-O doit appuyer sur un bouton afin de lancer le système. À l’intérieur de cette sorte de boîtier, l’eau froide inutilisée est stockée et un voyant vert s’allume lorsqu’un détecteur note que l’eau est chauffée, ce qui signifie que l’on peut commencer à se doucher sans problème de température. L’eau trop fraîche est ensuite réinjectée au fur et à mesure dans le système. « Il faut l’utiliser directement car sinon, l’eau croupit et devient inutilisable », poursuit Simon Lillamand. D’après ses calculs, pour une famille de quatre personnes, l’économie annuelle serait comprise entre 160 et 320 euros par an. Soit un retour sur investissement en plus ou moins trois ans. Un « système lumineux pédagogique » est également intégré dans l’appareil afin d’inciter les utilisateurs à diminuer la durée sous les jets. D’après l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le temps passé en moyenne sous la douche est de neuf minutes, alors que cinq minutes suffisent.

    Une invention qui peut potentiellement concerner tout le monde. Et qui, comme la plupart des bonnes idées, pousse à se demander pourquoi personne n’y a pensé avant. « Eh bien, il y a déjà eu des tentatives. Mais dans les brevets déjà déposés, il manquait plusieurs éléments que l’on a pu ajouter », explique l’inventeur. Pour l’heure, les premières commandes et les rendez-vous s’enchaînent. Avec notamment des hôtels et des lieux d’accueil qui s’intéressent de plus en plus à ce système qui laisse entrevoir de belles économies d’eau et d’argent. « L’objectif de la première année était de prouver que le produit fonctionne et qu’il trouve son marché. Aujourd’hui, nous avons des colonnes installées, des retours utilisateurs très positifs et une production désormais intégrée à Avignon. La prochaine étape est d’accélérer fortement la distribution », insiste le fondateur d’Opty-O. Pour l’heure, une cinquantaine de colonnes ont pu être installées.

  • D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    Nous retrouvons mardi matin les militants du Comptoir des idées devant le panneau d’expression libre de l’avenue Tessé, en pleine séance de collage et de distribution de tracts. L’objectif étant d’informer la population toulonnaise d’une nouvelle séance de réflexion et de débat à l’occasion de la ciné-rencontre du jeudi 21 mai à 20h30 au cinéma le Royal autour de Soulèvements, le film de Thomas Lacoste qui sera présent dans la salle.

    « Ce qui nous intéresse, c’est que ça touche autant à la protection de la planète que les droits humains », explique Guy Cochennec (Climat Zéro Fossile). Le militant associatif rappelle pour commencer la genèse : « L’idée est née au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes après 2013, au moment où la police et l’armée se sont retirées. » La très riche vie communautaire qui y prospère alors va en être le ferment. Des voix s’élevant pour dire qu’il n’était pas possible de se séparer sans créer un mouvement pour continuer la lutte partout où ce serait nécessaire.

    Pour continuer le combat

    « Une fois mis en place, ils vont réagir très très vite à tout ce qui se passe », souligne-t-il. On va en effet les retrouver présent sur la A69, mais aussi sur les projets des méga-bassines et même à plus de 3 000 mètres au cœur du glacier de la Girose, sur le chantier de construction d’un téléphérique, « avec l’installation de tentes sur le seul endroit où les hélicoptères pouvaient se poser pour amener le matériel ».

    Le Comptoir des idées souhaite mettre en perspective tous ces combats et la réponse disproportionnée de l’État – pour rester dans l’euphémisme. Notamment sur la manifestation organisée à Sainte-Soline en 2023 et « la réaction d’un gouvernement pour casser le mouvement ».

    « L’année d’avant déjà, Darmanin avait mis en avant l’écoterrorisme pour permettre d’appliquer les lois d’exception à des activistes et préparer l’opinion publique », dénonce Guy Cochennec. 3 000 agents des forces de l’ordre vont être déployés face à 30 000 manifestants avec « la volonté de faire un exemple, de faire peur et mal avec des tirs tendus de lance-grenade ». Et de préciser : « Sur des images, on voit des gendarmes qui comme dans un jeu vidéo se congratulent lorsqu’ils font mouche sur un manifestant. » Résultat : plus de 200 blessés très graves.

    Et pendant qu’on parle d’écoterrorismes, on ne parle plus des crimes écologiques réels ceux-là qui sont commis sur l’ensemble de la planète.

    Tout cela devrait donner matière à débat dans la salle et inspirer, pourquoi pas, d’autres manières de mener le combat au travers des 16 portraits réalisés dans ce film. On retrouve notamment deux paysans : le père est à la Confédération paysanne, et son fils beaucoup plus radical… Le militant du Comptoir des idées conclut : « Il y a une solidarité, de l’émotion qui passe, il y a tout ce qu’on aimerait voir partout dans la société. »

  • Une pétition pour la survie de la Coopérative de presse méditerranéenne

    Une pétition pour la survie de la Coopérative de presse méditerranéenne

    Après plusieurs alertes, les travailleurs de la CPMM, qui sont en charge de la distribution de la presse sur une partie de la région Sud, passent à l’interpellation « de l’opinion publique, la population et des élus locaux ». Une interpellation qui passe par le lancement d’une pétition* à l’objectif clair : « On veut solliciter la population et les mairies qui tiennent à leurs petits commerces et à leur presse. On veut leur dire qu’il y a un risque économique, que la filière est en danger », résume Nicolas Guglielmacci, pour la CGT de la coopérative. Il rappelle la problématique : « Les aides à la distribution de la presse sont accaparées par des gros éditeurs et ne redescendent pas jusqu’à nous. »

    Concrètement, la coopérative, confrontée à une conjoncture économique difficile, ne touche pas un kopeck de la myriade d’aides pour la presse. « Les aides à la distribution ont été augmentées à cause de la baisse des ventes, de 4,5 millions d’euros, mais on n’a rien eu. Il y a un risque pour la CPMM, mais aussi les diffuseurs [kiosques par exemple, Ndlr], ou des éditeurs locaux si rien ne change. Il pourrait y avoir un arrêt de la distribution », développe le syndicaliste. Lancée le 7 mai, la pétition recueille déjà plus de 300 signatures en ligne à l’heure où nous écrivons ces lignes.

  • Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Mouvement social dans les coopératives de distribution de la presse

    Après une alerte sur l’attitude des éditeurs de presse face à la situation tendue dans la distribution de la presse, les travailleurs de celle-ci passent à l’action. « La proposition des messageries de pratiquer des licenciements dans nos entreprises a été catégoriquement refusée par les assemblées générales de salariés des coopératives. Refus matérialisé par une grève, le jeudi 16 avril, sur les magazines dits chauds », exposent la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne, qui livre les kiosques dans une partie de notre région, et son homologue lyonnaise, Oyé Distribution, dans un communiqué commun du SGLCE-CGT des deux entreprises, ce mardi.

    « On demande un projet viable pour la distribution de la presse. L’argent public distribué aux éditeurs ne va pas là où il faut et n’a pas les effets escomptés », dénonce Nicolas Guglielmacci, responsable à la CPMM et secrétaire général de l’Union locale CGT Vitrolles. Avant de prendre un exemple concret de cette absence de « ruissellement » qui met en danger les coopératives : « L’aide à la distribution de la presse a augmenté de 4,5 millions d’euros, et on n’a pas vu la différence ! » Comme symbole des échecs des discussions précédentes avec les messageries et les pouvoirs publics, plusieurs magazines comme le numéro autour de Nathalie Baye de Paris Match ne seront pas distribués ce jeudi. La veille c’étaient des magazines comme Le Point ou le JDD qui étaient visés par l’action. « Ceux qui n’ont pas été décalés hier soir, le seront ce soir », conclut Nicolas Guglielmacci.

  • Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Une collecte de la CGT en faveur du Secours populaire à Toulon

    Lancée en 2025, l’initiative solidaire de l’UD CGT Var en faveur du Secours populaire du Var, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, célébrée chaque 8 mars, a été reconduite cette année. Le principe : récolter des produits d’hygiène féminine et maternels (protections menstruelles, couches-culottes, lait infantile…) à l’intention des familles monoparentales, et notamment des femmes isolées, « qui représentent un bénéficiaire sur cinq, même s’il n’y a plus de public type », précise Olivier Masini, secrétaire départemental du Secours populaire du Var.

    « La précarité touche de plus en plus de travailleurs », alerte Manon Magagnosc, déléguée syndicale du centre hospitalier intercommunal de Toulon-La Seyne (CHITS), l’une des porteuses de l’initiative. « L’an dernier, nous avions voulu organiser une collecte, et c’était sur ces produits-là que le Secours populaire avait le plus de besoins car les gens n’y pensent pas, et car c’est très cher. »

    C’est ainsi qu’au mois de mars, les militants CGT de l’ensemble du département ont mis en place une centaine de points de collectes sur leurs lieux de travail respectifs, dans le privé comme dans le public. « Ça permet de donner du sens à la solidarité, des points les plus reculés du département, jusqu’à Toulon, avec des dons n’émanant pas uniquement de personnes syndiquées. Ça montre que la solidarité n’a pas de frontières », salue Olivier Masini.

    Les dons ont été remis ce vendredi 17 avril dans les locaux du Secours populaire du Var, à Toulon. Un « volume important, équivalent à celui de l’année dernière », se réjouit le secrétaire départemental de l’association, trié et partagé dès ce lundi, avant d’être envoyé dans les dix centres de distribution que recense le département.

    Une collecte

    de fournitures scolaires

    Ce partenariat « naturel », tel que le souligne ce dernier, au vu « des valeurs de solidarité, du rôle d’éducation populaire » que partagent les deux organisations, sera renouvelé pour une troisième année consécutive. « Et il va dans les deux sens », assure-t-il, rappelant que « la proximité des valeurs date de la création du Secours populaire, à la fin de la seconde guerre mondiale. Lors des grandes grèves des mineurs de 1946, le Secours populaire était aux côtés des familles de grévistes, et pour porter la solidarité avec la CGT ».

    Et le syndicat compte poursuivre en ce sens, en organisant, en septembre, une deuxième collecte, de fournitures scolaires cette fois-ci, à destination des étudiants, en soutien à une campagne du Secours populaire. « Les mairies s’occupent généralement des fournitures pour les plus jeunes, c’est moins le cas pour les étudiants. On y pense moins, pourtant ça coûte de l’argent », lance Manon Magagnosc.

  • Les coopératives de distribution de la presse sous tension

    Les coopératives de distribution de la presse sous tension

    Dans un communiqué commun, CPMM, la coopérative de distribution de la presse qui rayonne sur les Bouches-du-Rhône, une partie du Var et du Vaucluse, et son homologue lyonnaise, Oyé distribution alertent sur l’attitude des éditeurs de presse, des messageries et des pouvoirs publics qui restent sourds à leurs propositions pour consolider la filière.

    « Malgré nos propositions de revoir la rémunération et d’intégrer de nouvelles activités de livraison du dernier kilomètre pour que les dépôts puissent vivre de leur travail, celles-ci n’ont pas été retenues. Au contraire la seule réponse apportée est la casse sociale en demandant aux deux coopératives de supprimer des emplois sans que cela ne règle quoi que ce soit, pire cela conduit à une dégradation de l’accès à la presse partout et pour tous », explique un communiqué du SGLCE-CGT des deux entreprises.

    « À quoi servent ces fonds publics ? »

    « Les salariés du Livre CGT de ces deux coopératives portent un tout autre projet basé sur un niveau de rémunération suffisant et des synergies à trouver avec d’autres services de livraison d’intérêt général pour assurer la mission afin de maintenir l’objectif de la loi Bichet à savoir la diffusion du pluralisme des idées partout sur tout le territoire », poursuit le communiqué.

    Et de s’interroger : « Pour les cinq prochaines années ce n’est pourtant pas moins de 107,5 millions d’euros d’argent public qui seront directement versés aux éditeurs de titres IPG quotidiens ou hebdomadaires. Pour 2026 l’aide à la distribution passant même de 18 à 22,4 millions d’euros. À quoi servent ces fonds publics s’ils ne vont pas irriguer les outils de distribution qui en assument la mission par délégation ? »

    La section distribution du SGLCE-CGT avec les salariés des deux coopératives CPMM et Oyé Distribution, déterminés à conserver leur activité et leurs emplois ont décidé de se mobiliser. Ils ont ainsi ralenti les titres magazines dans la nuit de mercredi à jeudi.

    Une manière de sonner l’alerte et de montrer leur détermination à préserver la filière et les emplois nécessaires à son fonctionnement.

  • Myriade d’initiatives solidaires avec Cuba

    Myriade d’initiatives solidaires avec Cuba

    Signez la pétition pour la solidarité avec Cuba ! » Sur le Vieux-Port de Marseille, les militants de 5 associations (Cuba coopération, France Cuba, le Mouvement de la paix, France Amérique Latine et Ligue des droits de l’homme) et du Parti communiste français donnent autant de la voix que les vendeurs de poissons. « Il n’y a pas plus scandaleux que ce blocus qui dure depuis trop longtemps. Le peuple cubain est actuellement étranglé », dénonce Bruno Kahlat, pour le Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône.

    Nicole Giraudi, présidente de l’association France Cuba Marseille 13 abonde : « Il y a une crise humanitaire à Cuba qui est liée au blocus pratiqué par les États-Unis depuis 1962 et accentué par le second mandat de Trump. » Elle a notamment dans le viseur « l’inscription du pays comme État terroriste » et les mesures de blocage supplémentaires permises par cette inscription. « Avec l’embargo, le quotidien des gens est impacté : ils ne peuvent pas répondre à leurs besoins essentiels », pointe Brigitte Cazon, pour la LDH. Tous évoquent les coupures de courant de plusieurs dizaines d’heures sur l’île, le manque de pétrole ou de denrées alimentaires… « Il y a très peu de bateaux qui passent, c’est au compte-goutte : un Russe avec du pétrole, un Chinois avec du riz… », explique Bruno Kahlat.

    D’où les initiatives du week-end. La veille, les militants associatifs étaient déjà sur le terrain avec une initiative similaire au même endroit. Le soir, le rendez-vous était à La Ciotat alors que vendredi c’était le marché de Gardanne qui était écumé. Au programme : distribution de tracts, signatures de pétition qui sera adressée aux députés européens et appel à la solidarité financière.

    « La doctrine Monroe encore plus agressive »

    Même principe dans le Var et Vaucluse où le Parti communiste français était présent en force : un rassemblement samedi à Avignon et une collecte de médicaments à Toulon, Draguignan et Cogolin. « Le but c’est d’alerter la population et interpeller, pour qu’il y ait une mobilisation ici, qui fasse pression sur notre gouvernement et que lui-même fasse pression sur Trump », martèle Brigitte Cazon. D’autant qu’entre le Venezuela et l’Iran, les interventions américaines récentes ne sont pas de nature à rassurer les militants. « La politique américaine a pris un tournant dangereux, avec un risque de retour de 50 ans en arrière pour l’Amérique latine, c’est une doctrine Monroe encore plus agressive », analyse Jean-Marie Paoli, président de France Amérique Latine Bouches-du-Rhône. Et « des drames humains comme conséquence », conclut Nicole Giraudi.

  • Myriade d’initiatives solidaires avec Cuba

    Myriade d’initiatives solidaires avec Cuba

    Signez la pétition pour la solidarité avec Cuba ! » Sur le Vieux-Port de Marseille, les militants de 5 associations (Cuba coopération, France Cuba, le Mouvement de la paix, France Amérique Latine et Ligue des droits de l’homme) et du Parti communiste français donnent autant de la voix que les vendeurs de poissons. « Il n’y a pas plus scandaleux que ce blocus qui dure depuis trop longtemps. Le peuple cubain est actuellement étranglé », dénonce Bruno Kahlat, pour le Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône.

    Nicole Giraudi, présidente de l’association France Cuba Marseille 13 abonde : « Il y a une crise humanitaire à Cuba qui est liée au blocus pratiqué par les États-Unis depuis 1962 et accentué par le second mandat de Trump. » Elle a notamment dans le viseur « l’inscription du pays comme État terroriste » et les mesures de blocage supplémentaires permises par cette inscription. « Avec l’embargo, le quotidien des gens est impacté : ils ne peuvent pas répondre à leurs besoins essentiels », pointe Brigitte Cazon, pour la LDH. Tous évoquent les coupures de courant de plusieurs dizaines d’heures sur l’île, le manque de pétrole ou de denrées alimentaires… « Il y a très peu de bateaux qui passent, c’est au compte-goutte : un Russe avec du pétrole, un Chinois avec du riz… », explique Bruno Kahlat.

    D’où les initiatives du week-end. La veille, les militants associatifs étaient déjà sur le terrain avec une initiative similaire au même endroit. Le soir, le rendez-vous était à La Ciotat alors que vendredi c’était le marché de Gardanne qui était écumé. Au programme : distribution de tracts, signatures de pétition qui sera adressée aux députés européens et appel à la solidarité financière.

    « La doctrine Monroe encore plus agressive »

    Même principe dans le Var et Vaucluse où le Parti communiste français était présent en force : un rassemblement samedi à Avignon et une collecte de médicaments à Toulon, Draguignan et Cogolin. « Le but c’est d’alerter la population et interpeller, pour qu’il y ait une mobilisation ici, qui fasse pression sur notre gouvernement et que lui-même fasse pression sur Trump », martèle Brigitte Cazon. D’autant qu’entre le Venezuela et l’Iran, les interventions américaines récentes ne sont pas de nature à rassurer les militants. « La politique américaine a pris un tournant dangereux, avec un risque de retour de 50 ans en arrière pour l’Amérique latine, c’est une doctrine Monroe encore plus agressive », analyse Jean-Marie Paoli, président de France Amérique Latine Bouches-du-Rhône. Et « des drames humains comme conséquence », conclut Nicole Giraudi.

  • Les syndicats martégaux à l’offensive contre le RN

    Les syndicats martégaux à l’offensive contre le RN

    Dès 6h mardi matin, les militants de l’Union locale CGT du pays martégal et des syndicats qui la composent sont rentrés en campagne. « Tous mobilisés contre le fascisme et pour le progrès social », peut-on lire sur les tracts tirés du communiqué publié lundi après-midi (voir ci-dessous), distribués à l’entrée de l’hôpital, puis devant l’hôtel de ville à 8h et à la cafétéria du complexe pétrochimique de Lavéra à midi.

    « Nous prenons position dans la campagne motivés par les 28% de l’extrême droite », explique Jessica Jadé, cosecrétaire du syndicat CGT des agents de la Ville après la distribution à la mairie. « En aucun cas le RN ne répond aux enjeux du camp des travailleurs. Déjà, la bascule impacterait directement le nombre de services publics, par la privatisation de l’entretien, des espaces verts, des crèches ou de la restauration collective », détaille la syndicaliste. Mais aussi, « quand l’extrême droite parle de baisser le budget de fonctionnement, il parle de nos salaires ! Nos conditions de travail sont directement impactées », considère Jessica Jadé.

    Un avis complété par sa cosecrétaire Mylène San Nicolas. « Ça veut dire ne plus remplacer lors de départs à la retraite », estime-t-elle, mais aussi « la remise en cause de la qualité du dialogue social », avec la majorité actuelle et « plus de difficultés à obtenir des avancées pour les agents, avec le RN ou des antisociaux en place ».

    Les discours et les actes

    Au sein du complexe pétrochimique de Lavéra, à la pause de midi, les travailleurs se pressent à la cafétéria. Toute une équipe s’est mobilisée à leur rencontre. « J’ai grandi avec la mairie Lombard, puis Charroux, et je veux que mon fils puisse profiter de tout ce qu’elle propose », explique Anthony Celor, cégétiste à Naphtachimie et habitant de Lavéra, rappelant que « Gaby Charroux est le seul à s’être occupé des problèmes dans nos entreprises, contrairement aux autres qu’on voit jamais et qui votent contre la nationalisation d’Arcelor, l’augmentation des salaires et pour les baisses de budget des Villes ».

    Cyril Renard, travailleur d’Ineos syndiqué à Sud Chimie, trouve « super bien fait » le tract de la CGT qui est distribué. « Il permet d’aller convaincre, d’expliquer les mensonges et bluffs et pourquoi faire barrage au RN qui est contre les syndicats, affirme-t-il. Tout ce qu’ils ont fait et voté à l’Assemblée montre qu’ils sont contre les travailleurs », conclut-il.

    Des positions partagées par Sandrine Jacquemus, travailleuse sur site. « Tout le monde doit prendre ses responsabilités » considère-t-elle, pointant que « bizarrement, il n’y a aucun syndicat d’extrême droite pour défendre les travailleurs, c’est bien parce qu’ils défendent le capital ».

    Issu de Naphtachimie, le secrétaire de l’Union locale CGT, Daniel Bretonès, affirme que « jamais un salarié n’a tiré d’avantages de l’extrême droite ». Et assène : « Qui était devant Kem One ou Total La Mède pour nous soutenir lorsque ces usines étaient menacées ? Qui est le premier à nous avoir répondu pour défendre l’hôpital ? Qui était devant les écoles quand des classes étaient menacées ? Qui était à Notre-Dame-des-Marins à 4h du matin pour soutenir les habitants et appeler les crèches pour apporter du lait ? C’est Gaby Charroux et Pierre Dharréville, et il n’y avait pas d’élections à ces moments-là », liste le syndicaliste.

    Dans ce contexte, Daniel Bretonès affirme que « Gaby Charroux est le seul à pouvoir faire barrage au RN », de même qu’il défend « un bon bilan et programme », contrairement à « celui qui se cache derrière Bardella et n’a jamais été là ».

    Jean-Luc Di Maria s’explique sur son maintien à Martigues

    Le candidat DVD a publié une vidéo sur le réseau social Facebook, mardi soir, pour expliquer avoir décidé de maintenir sa candidature au second tour. « Pas le choix le plus simple, mais assumé » justifie-t-il. « Je ne ferai aucune alliance avec le RN » tranche le candidat. « Nos valeurs ne sont pas les mêmes », note Jean-Luc Di Maria, indiquant avoir demandé à Emmanuel Fouquart (RN) : « Quelle est ta position sur la promesse faite à la communauté musulmane concernant un bail emphytéotique pour construire leur mosquée ? sa réponse a été niet ! Voilà la vérité » lance-t-il. « Gouverner n’est pas diviser, mais unir. Je refuse les calculs politiques qui vont à l’encontre des valeurs que je défends » tance le candidat, qui tiendra son meeting jeudi à 18h30, salle du Grès.

  • À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote

    À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote

    Seul le bruit du papier qu’on remue résonne dans l’immense entrepôt du Parc Chanot où, ce samedi matin, s’activent quelque 1 000 personnes. À une semaine du premier tour des élections municipales, la mise sous plis des professions de foi a commencé dès 7h30, explique Carine Laurent, directrice adjointe de la citoyenneté, de la légalité et de l’environnement à la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui supervise les opérations avec son équipe.

    Il y a là 550 fonctionnaires « toute fonction publique confondue », précise-t-elle, qui se sont portés volontaires et ont été autorisés à venir avec un accompagnant. Avec 13 documents de propagande à mettre par enveloppe, chaque binôme ayant une part de 1 000 plis à réaliser, « c’est quand même un travail important, même s’il est un peu plus rapide que d’autres élections nationales que certains ont pu connaître », estime Carine Laurent.

    Pour ces premières municipales organisées après le passage de la loi PLM qui instaure un double scrutin à Marseille, soit 1 094 206 enveloppes à envoyer pour 547 103 inscrits recensés, cette mise sous plis à Chanot concerne uniquement la liste pour la mairie centrale et « trois communes, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes » précise-t-elle. Le travail pour les listes marseillaises par secteur se faisant à Toulouse, confié à une entreprise privée, la société SMS. Tout comme la propagande destinée aux communes de Barbentane, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves et Rognonas indiquait dès décembre le préfet, dans un communiqué. Préfet qui a choisi de faire appel à « un marché régional qui existe, utilisé par beaucoup de préfectures, avec un prestataire qui a l’habitude de travailler sur les élections, qui le fait déjà depuis plusieurs années pour d’autres préfectures », indique la directrice adjointe, de ce côté-là, tout est déjà terminé depuis la veille se félicite-t-elle. Dans le département, la mise sous plis s’organise également par îlots, dans chaque sous-préfecture, complète-t-elle.

    La rémunération motive la plupart des troupes

    À l’intérieur, sur les grandes tables tout en longueur, des tas de feuilles soigneusement ordonnées ou classées dans des casiers en plastique. Chacun y va de sa méthode pour gagner en efficacité : le casque sur les oreilles, les gants fins, la glycérine pour éviter que le papier glisse, jusqu’à cette jeune femme équipée d’une petite boîte hermétique remplie d’eau, d’une éponge, pour mouiller les rabats encollés des enveloppes et mieux les sceller…

    On retrouve là David et Caroline. « Ça avance bien, c’est répétitif, il suffit d’être bien concentré, ne pas perdre le rythme », confient-ils. Un peu plus loin, Frédéric et Céline sont des habitués. « C’est mon mari qui est dans la fonction publique, et c’est comme dans les mariages, on a le droit d’amener un ami, on fait ça depuis dix ans », racontent-ils. Ils ont fait le déplacement aux aurores depuis Salon-de-Provence, râlent car ils n’ont pas eu accès au parking pour cause de salon de l’Étudiant.

    Ce qui les motive, comme la plupart, c’est la rémunération : très exactement 33 centimes par enveloppe. Même si, glisse quand même notre couple, ils ont aussi le sentiment de participer un peu au process démocratique. À 11h du matin, ils ont déjà atteint les 500, remplissant allègrement l’un des bacs à roulettes mis en bout de table. Une fois plein, les équipes de la Poste, positionnées à l’arrière du bâtiment, viendront les récupérer. « C’est fait au fil de l’eau », précise Carine Laurent. Une fois les 22 camions remplis, dont certains vont faire des rotations, « la Poste commence à livrer dans les centres de distribution. Elle n’attend pas », poursuit-elle. De quoi démarrer la distribution dès le lundi, quand tout devait être bouclé le dimanche en début d’après-midi, assurait, sereine, Carine Laurent.

    Sur l’organisation des élections en général, « les services de la préfecture ont l’habitude, on l’a vu même en cas de dissolution en 2024 », rappelle-t-elle. Tout est déjà calé pour les échéances logistiques, prévues les 18 et 19 mars, avant le second tour du 22 mars.

    Au Rove, les procurations s’anticipent

    À l’occasion des municipales, la commune du Rove, en lien avec la gendarmerie, met à disposition un service pour valider ses procurations, préalablement effectuées en ligne (maprocuration.fr). Accueil à l’Hôtel de Ville le lundi de 9h à 10h et le mercredi de 15h à 16h. Se présenter muni de la carte d’identité ou du passeport, le QR Code reçu après votre demande en ligne. Cette vérification, rapide et simplifiée, est assurée par des gendarmes spécialement mobilisés. Pour les personnes en difficulté, un agent municipal peut aider sur rendez-vous (04.91.46.80.00). Se munir de vos identifiants FranceConnect ainsi que des données d’état civil du mandataire.