Tag: direction

  • Le bras de fer se poursuit entre salariés et direction d’Arkema

    Le bras de fer se poursuit entre salariés et direction d’Arkema

    « Le dialogue social avec notre direction générale est extrêmement tendu ! ». Ce vendredi, les salariés d’Arkema Marseille ne voient pas de bonnes nouvelles pointer le bout de leur nez à l’horizon.

    Ils poursuivent leur mouvement de grève, reconduit jusqu’au mardi 23 décembre après avoir été entamé le 11 décembre. « On a reçu la visite d’huissiers sur le site, ce vendredi, et l’on sait que des camarades d’autres sites ont eu le même traitement », explique Rémi Thuaire, délégué syndical de l’usine. La veille, un comité social et économique (CSE) extraordinaire s’était tenu sur le site phocéen, avec au menu la potentialité d’une mise au chômage technique pour une partie des salariés (lire notre article du 19/12). Dans le même temps, des instances similaires se déroulaient sur d’autres sites du chimiste français. Selon la CGT, plus d’une dizaine d’entre eux sont concernés, à des niveaux différents, par le mouvement social. Pour certains, des débrayages de quelques heures ont lieu quand la production est totalement à l’arrêt pour d’autres. C’est le cas du site marseillais, classé Seveso seuil haut, du fait de sa production particulièrement sensible. D’où la menace de chômage technique. « La direction générale souhaite sa mise en place et le justifierait car il n’y a pas de production », expliquait jeudi, Philippe Gomez, directeur général du site marseillais. « Les chefs de service ont distribué des lettres de mise en chômage technique à certains salariés dans la journée, par exemple à des travailleurs du laboratoire », confirme Rémi Thuaire, vendredi en début de soirée. Il note que le dispositif est mis en place « lundi et mardi prochain », c’est-à-dire jusqu’à la fin de l’actuel appel à la grève.

    Une production sensible

    à l’arrêt

    Rappelons que l’usine produit de l’acide amino-undécanoïque, une matière première pour la fabrication d’un plastique technique, le polyamide 11 Rilsan®, issu de l’huile de ricin. Si des discussions ont lieu entre la CGT, à l’origine de la grève, et la direction générale, reste que cette dernière dénonçait, à l’AFP, un mouvement qui met « en péril des activités concurrencées en France pour lesquelles ces clients […] trouveront aisément d’autres solutions d’approvisionnement ». En clair, pas d’avancées concrètes, sur une hausse de salaire supérieure à ce que la direction proposait pour les négociations annuelles obligatoires (NAO). Celle-ci tablait sur une augmentation de 1,2% quand la CGT réclame une hausse de 160 euros de salaire pour tous.

  • À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    À Arkema, en grève pour une vraie hausse de salaire

    « Rien ne rentre et rien ne sort. » Devant l’usine d’Arkema du quartier de Saint-Menet à Marseille, ce lundi, plusieurs dizaines de salariés tiennent un piquet de grève nec plus ultra. Un grand écran et une sono pour être connectés avec leurs homologues d’autres sites dans le pays qui sont en mouvement également, un chapiteau pour se protéger du mistral et un barbecue qui tourne à plein régime…

    Voilà depuis jeudi dernier qu’ils ont débuté une grève, reconduite très largement jusqu’à jeudi prochain sur le site lors d’une assemblée générale qui s’est déroulée à midi. « On demande la réouverture des NAO [négociations annuelles obligatoires] et une vraie hausse de salaire, de 160 euros sur le salaire de base pour tout le monde ! », résume Rémi Thuaire, délégué syndical du site, salarié posté polyvalent dans le secteur amination qui fait les 3×8.

    Ce dernier ne cache pas son énervement quant au déroulement des NAO : « La direction prévoit une hausse générale de seulement 1,2%, c’est méprisant quand on connaît les finances du groupe. Et avec un talon (augmentation minimale) de 35 euros bruts, c’est le plus bas depuis 2002 ! » Son organisation syndicale met en avant le fait qu’Arkema aurait bénéficié de plus d’une dizaine de millions d’euros d’exonérations de cotisations sociales cette année.

    Une proposition jugée « correcte » par la direction

    « La situation financière du groupe est très saine, les propositions pour les salaires sont très faibles. Et on nous annonce des dividendes d’un très bon niveau. L’action est à 8% de rendement… », explique Sébastien Jonas, secrétaire du syndicat CGT Arkema Marseille. Avant de s’indigner : « On va distribuer 100% de notre résultat net après impôts, notre bénéfice, à nos actionnaires ! ». Concrètement, la CGT revendique 160 euros d’augmentation pour tous et espère bien que la direction « revienne à la raison ». Philippe Gomez, directeur du site explique que l’entreprise a regardé « deux paramètres » pour justifier cette proposition de hausse d’1,2%, qui est jugée « correcte » : « L’inflation et les résultats du groupe, en deçà de ce qui était prévu ». Il prend pour exemple « l’action du groupe en baisse cette année ». Avant de noter « qu’un retour à la table des négociations n’est pas prévu à ce jour ».

  • Les salariés d’Orange de retour à Saint-Mauront

    Les salariés d’Orange de retour à Saint-Mauront

    Des salariés plus gênés par la présence des caméras qu’autre chose… Sur le site d’Orange à Saint-Mauront (3e), c’est la rentrée ce lundi 15 décembre, après quinze jours de fermeture temporaire. La direction de l’entreprise ayant pris cette décision fin novembre après des « événements répétés » qui ont entraîné deux confinements. Les syndicats CGT et CFE-CGC avaient déposé des droits d’alerte pour « danger grave et imminent ». Tandis que la préfète de police déléguée, Corinne Simon, démentait, assurant n’avoir recensé aucun appel au 17, pas plus qu’avoir été alertée par la direction d’Orange.

    À la sortie du métro National, les salariés pressent le pas. « Franchement, on a l’habitude de cette ambiance, disons un peu chaude, les tags sur les murs, et tout le reste… Il faudrait être aveugle pour ne pas le voir. Mais je n’ai jamais eu peur », confie l’une d’entre eux. Elle poursuit : « Ce n’est pas quinze jours de fermeture de site qui va régler un problème aussi important. » Même son de cloche chez un de ses collègues, Frédéric, habitant des quartiers Nord. Lui, ce qui « le tue », « c’est qu’on a un commissariat à quelques mètres et des points de deal de partout ». Un peu plus loin, un habitant tient à intervenir : « Y a pas qu’Orange, nous aussi on est là ! »

    La CGT prône

    le vivre-ensemble

    Depuis l’ouverture des portes ce matin-là une voiture de police a pris place sur le trottoir d’en face, une autre un peu plus loin. Le trafiquant de cigarettes est au rendez-vous lui aussi, vendant à l’unité, non sans succès si on en croit la liasse de billets qu’il compte. Les organisations syndicales ont pu rencontrer le responsable d’Orange France. « On est rassuré par le dispositif mis en place, on a aussi demandé une hotline avec des psychologues » indique Jérôme Bissey, délégué syndical CFDT Orange grand Sud Est, précisant que pour le moment 380 sur les 1 200 salariés du site, ceux qui viennent en transports en commun, sont concernés, dans l’attente de travaux sur les parkings.

    Contrairement à la CFE-CGC qui dénonce dans un communiqué un « retour forcé » et demande le « transfert des collaborateurs, tant que l’ordre républicain ne sera pas durablement rétabli dans le quartier », la CFDT réclame l’ouverture d’un deuxième site sur Marseille, Orange ayant vendu une bonne partie de son patrimoine immobilier. « Pour nous, cette réunion a permis de recadrer un peu certains syndicats qui font monter la sauce sur des thèmes politiques, ce qui n’est pas de bon augure dans un quartier comme Saint-Mauront, au lieu de travailler sur le vivre-ensemble, à la part sociale que doit prendre Orange dans le quartier », estime Guillaume Lamourette secrétaire départemental de la Fapt- Telecoms 13. Pour le syndicaliste, la disparition des services publics dans les quartiers est aussi un facteur aggravant. Dans un tract distribué aux salariés, la CGT rappelle ses revendications : remboursement des abonnements RTM, ouverture de plusieurs sites, un parking…

    Après plus d’une heure de réunion, la préfète de police estime que la « crise est passée » mais précise que le dispositif restera « souple et adapté ». Au-delà des rondes et patrouilles, une présence statique est assurée « sur des horaires de rentrée et de sortie des salariés pour leur permettre de travailler en toute sécurité ». Et ce pour au moins quinze jours. La direction d’Orange affirme, elle, « rester pleinement mobilisée pour assurer un environnement de travail sécurisé et serein. »

  • L’hommage à Georges Aillaud

    L’hommage à Georges Aillaud

    « Papa aurait été très ému de voir tant de monde dans ce qui a été ici sa deuxième maison », a dit sa fille Isabelle Aillaud, qui a rappelé sa carrière de ce botaniste, spécialiste de la morphogenèse végétale à la faculté des sciences de Saint-Charles. Profondément humaniste, érudit d’une rare gentillesse, Georges Aillaud a mené des combats pour la préservation de la nature et du patrimoine historique, dénoncé en 2003 la destruction de la Memoria de la rue Malaval, un site majeur avec 228 sarcophages du IVe siècle. Il avait mobilisé contre l’écocide de 300 pins d’Alep par Kedge à Luminy, en 2017, et dénoncé le saccage par Vinci de la Carrière antique de la Corderie.

    Le président du Comité, Yves Davin, a rappelé qu’il a permis le classement du marégraphe de la Corniche, de la salle de banquet grec mise au jour rue des Martégales et du phare de Planier. L’historien Georges Reynaud a souligné l’éminent ouvrage collectif publié sous sa direction en 2011 Marseille un terroir et ses bastides.

  • À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    à l’espace Bargemon (2e), ce mardi soir, les agentes et agents de 12 crèches municipales marseillaises ont été invités sur scène pour recevoir leur label « écolo crèches ». Une consécration qui fait suite à deux ans de travail en collaboration avec l’association Label vie, afin de réduire leur impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des enfants et des équipes.

    En avril 2023, 15 crèches marseillaises se sont portées volontaires pour participer à ce projet. Trois d’entre elles n’ont pas pu obtenir le label, « notamment à cause de changements de direction qui ont rendu plus compliquée la continuité du projet », explique Sophie Guérard, adjointe au maire à la place de l’enfant. « Mais qui montre que le label est exigeant », précise-t-elle.

    Accompagnées par l’association Label vie à travers des formations, les équipes ont donc adapté leur travail pour être plus respectueuses de l’environnement. Des poubelles de tri ont, par exemple, été mises en place à destination du personnel et des enfants, certains produits d’entretien ont été remplacés, notamment par l’utilisation de la microfibre par exemple. Les crèches ont également mis en place différents ateliers d’éveil pour sensibiliser parents et tout-petits à l’écologie, avec des activités de jardinage ou des créations avec des matériaux de récupération.

    Des efforts qui ont permis à 12 de ces crèches d’obtenir ce label « écolo crèches ». Créé en 2009 par l’association du même nom, avec l’appui du Commissariat général au développement durable (CGDD), il s’agit du premier label écologique dédié à la petite enfance. « ça me tenait à cœur de faire labelliser nos structures sur l’écologie », précise l’élue.

    Une expérience que Sophie Guérard espère réitérer avec un nombre plus restreint de crèches, pour permettre un meilleur accompagnement. « Cette labellisation, ce n’est que le début vers la mise en place de nouveau projet. Car il n’y a pas de fin à l’écologie », s’enthousiasme Alison Maria de l’association Label vie.

  • Ils veulent retrouver un grand Sporting à Toulon

    Ils veulent retrouver un grand Sporting à Toulon

    Aujourd’hui doté d’une réputation de ville de rugby, Toulon a longtemps existé sur la carte du football français. Avec 48 saisons professionnelles (36 en deuxième division, 12 en première), le Sporting Club de Toulon, fondé en 1945, revendique une riche histoire, l’ayant mené jusqu’à la 5e place de D1 en 1988. De grands noms tels que Rolland Courbis ou David Ginola faisaient alors sa renommée. Mais, 37 ans plus tard, alors que le club fête ses 80 ans, le contexte est tout autre. Du record d’affluence de 1985 – 18 000 spectateurs à Mayol pour un Sporting-Monaco –, aux quelques centaines de courageux présents dans les travées clairsemées de Bon Rencontre chaque semaine, ces dernières années, l’eau semble avoir trop rapidement coulé sous les ponts.

    L’apogée de son club, « Djezo », comme on le surnomme au stade, ne l’a pas connue. Ce supporter de 35 ans, président du groupe « Du passé je suis amoureux », est un fidèle de Bon Rencontre depuis 2006. Du Régional 1 (6e échelon français), au National 2 (4e division, niveau actuel du club), en passant par de courts retours en National (3e division, entre 2005 et 2007, puis en 2019/2020), et une relégation administrative en 2011 (la troisième de l’histoire du club), Djezo n’a jamais lâché, malgré un constat implacable : « Toulon est la seule des 20 plus grandes métropoles françaises à ne pas avoir de club dans les deux premières divisions », pointe-t-il, non sans amertume.

    Un propriétaire inflexible

    Ce ras-le-bol est partagé par l’ensemble des supporters du club de la Rascasse et s’exprime depuis trois ans à travers le mouvement « Toulon mérite un grand Sporting », slogan créé il y a 10 ans. « On ne voulait pas que ça reste autour de notre groupe, mais que ça concerne tous les supporters. Lors d’une énième défaite en janvier 2023, dans un stade vide, on était allé à la rencontre du président et des joueurs. On était entré dans le vestiaire, sans violence car ça n’a jamais été notre but, mais ça avait fait impression. Ça a été le point de départ », détaille Djezo.

    Des tracts sont alors distribués, notamment auprès de 350 commerçants « à qui on doit en grande partie le retentissement populaire », salue Djezo, à travers des affiches et une photo collective. « On a eu le soutien de groupes de supporters, comme le CUP, à Paris, des supporters du Celtic Glasgow, de clubs italiens, d’anciens sportifs pros (Sébastien Squillaci, Mathieu Bastareaud, David Girard…), d’un hôtel new-yorkais, dont le patron est Toulonnais, et du chef du Jules-Verne à Paris », détaille-t-il. Preuve que ce combat n’est pas qu’une affaire locale.

    Catalyseur de la colère : la direction, en place depuis 2011, sous la houlette de son actionnaire majoritaire Claude Joye, sans avoir réussi à faire progresser le club. « Il a effacé une dette de près d’un million d’euros, nous ne l’oublions pas », reconnaît Djezo. « Quand il arrive, le projet, c’est la Ligue 2 en 5 ans. » 14 ans après, le Sporting végète au 4e échelon national, « et on regarde plus derrière que devant », s’inquiète-t-il. Les contacts avec la direction sont rompus. Et en dépit de cette stagnation, Claude Joye (qui n’a pas souhaité répondre à nos questions) se refuse à céder le club, malgré plusieurs offres : « Un investisseur toulonnais a fait une offre de 2 M d’euros et promettait d’en investir 18 dans le projet sportif. Il a refusé et fixé un prix exorbitant, 6 M. Ça a mis un terme aux négociations. On a le sentiment qu’il a mis un prix pour dégoûter tout le monde », se désole Djezo. D’après lui, d’autres négociations seraient en cours avec de potentiels repreneurs. « On veut juste un club qui nous fasse rêver, voir du football sans avoir à aller à Marseille ou Nice », milite Djezo, qui « ne veut plus entendre parler de la direction actuelle. En 15 ans, il y a eu assez de temps pour présenter un bilan ».

  • La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    La préfète de police dément toute rixe devant Orange

    Pas d’appel au 17 et surtout aucune preuve vidéo d’une quelconque bagarre… La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a tenu ce vendredi 28 novembre à faire une mise au point après la décision du géant des télécommunications de fermer son site de Saint-Mauront (3e) jeudi, pour une période de 15 jours. Cette dernière préférant attendre « le retour à une situation apaisée » dans le quartier, des droits d’alerte ayant été déposés par la CGT puis la CFE-CGC. « Ce que je peux dire, c’est que depuis le début de la semaine, nous n’avons eu aucun appel 17 de la société Orange », assure la préfète. Le seul reçu a été celui d’un commerçant « parce que quelqu’un est rentré en disant qu’il aurait entendu des coups de feu ». Après intervention de la police toute proche, en 3 minutes, aucune rixe n’a été constatée, « pas de personnes blessées, pas de douille, pas de calibre, pas de trace de sang », affirme-t-elle. Pire, « nous n’avons aucune image nous permettant de montrer qu’il y a eu des rixes durant ces derniers jours », poursuit-elle, si ce n’est un vol de trottinettes mercredi.

    Emballement national

    Pour autant, elle « ne minimise pas la situation. » « Nous sommes à Félix-Pyat, un secteur compliqué, nous avons des points de deal, beaucoup de trafic de stupéfiants, du trafic de cigarettes. Donc oui, il y a parfois des rixes et c’est pour ça que la police intervient à longueur de temps », nuance-t-elle. Les patrouilles ont été renforcées, « on va prendre contact avec l’entreprise pour travailler en collaboration », ajoute-t-elle.

    De son côté, Laurent, délégué CFE-CGCsur le site, trouve « surréaliste que [la] direction n’ait pas appelé la police ». Et de certifier qu’un collègue l’a fait et que d’autres ont entendu des échanges de tirs. À la CGT, on assure aussi avoir entendu les coups de feu mais « on veut retrouver du lien social, les habitants, eux, vivent là », insiste Guillaume Lamourette, secrétaire départemental de la Fapt- Telecoms 13. Hors de question pour le syndicat de quitter le site. « On a fait une demande pour rencontrer la direction le plus vite possible. » La CFDT évoquait, elle, des salariés en « état de siège ».

    Après l’assassinat de Mehdi Kessaci qui a mis Marseille dans l’œil du cyclone médiatique, et sur fond de campagne municipale, le retentissement de l’affaire a été national. « Orange prend les bonnes décisions », a estimé Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, sur RTL, ajoutant que « la lutte contre le narcotrafic est la priorité du gouvernement ». « Après le départ de l’Open 13, des Galeries Lafayette, maintenant le site d’Orange… Marseille ne peut plus perdre un acteur de plus. Ça suffit ! Il faut stopper l’hémorragie ! Je vais prendre rendez-vous avec la direction d’Orange », s’est emballée sur les réseaux sociaux Martine Vassal, présidente DVD de la Métropole, du Département et candidate à la mairie de Marseille. Ce qui n’a pas manqué d’agacer Benoît Payan, maire DVG de Marseille.

    « Je ne sais pas d’où sort cette information », a-t-il réagi, reconnaissant « un problème de sécurité avec des salariés qui veulent être rassurés ». Plus tard dans la soirée, l’élu a indiqué avoir échangé avec la PDG d’Orange, Christel Heydemann, qui lui a assuré que le site ne fermera pas.

  • Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Un rassemblement d’une cinquantaine de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, de personnels de direction, de personnels administratifs, de personnels de surveillance, personnels socio-éducatifs, psychologues venus prêter serment comme un décret le leur impose désormais, s’est tenu jeudi à 12h45 devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, boulevard Carnot, pour dénoncer les « pressions et intimidations » dont ils sont l’objet en haut lieu.

    La CGT insertion probation et le Snepap-FSU, avec le soutien du Syndicat des avocats de France (section de Marseille) et du Syndicat de la magistrature (section régionale Aix-en-Provence) ont voulu ainsi dénoncer les « attaques et dénigrements » dont ces agents sont l’objet. Depuis le début de l’année, « Gérald Darmanin a multiplié les interventions et instructions dénigrant et fragilisant le travail des personnels chargés de l’application des peines, qu’il s’agisse des personnels de surveillance, des services d’insertion et de probation ou des juridictions de l’application des peines », dénoncent-ils dans un communiqué commun.

    « Des attaques

    sans précédent »

    « À Aix ou à Marseille, un conseiller de probation suit 130 personnes. Est-ce que le garde des Sceaux qui parle de sécurité à tout va devant les caméras de télévision va parler de ça alors que 200 détenus à Luynes dorment sur un matelas au sol ? », déclare Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. « Des collègues sont KO quand ils entendent les déclarations de leur ministre de tutelle dénonçant des “activités ludiques et provocantes”. Ils ont le sentiment d’être insultés, eux qui travaillent depuis des semaines en amont. Des permis de sortir sont annulés au dernier moment que personne ne comprend. »

    Sentiment partagé par Élodie Bartolini de la CGT Insertion Probation selon laquelle « le moral des agents est très très bas car ils se sentent dans le viseur. Il faut sortir des réactions à chaud et retrouver un cadre de travail serein. Pour cela, il faut faire confiance aux professionnels. Notre métier, c’est d’accompagner les gens, de travailler sur le passage à l’acte, la gestion des émotions pour les réintégrer, pour qu’ils redeviennent des citoyens. On ne peut pas continuer à mettre au ban de la société des gens, les entasser en détention. Trois personnes dans une cellule de 9 m², c’est indigne. »

    Marie-Blanche Régnier, co-déléguée de la section régionale du Syndicat de la magistrature, les comprend. « On est là pour soutenir les agents face aux attaques sans précédent sur les permissions de sortir sous couvert dans la communication politique d’être des narcotrafiquants, alors qu’en fait les personnes en détention sous main de justice ne sont pas majoritairement de ce profil. » Ces attaques qui ont débuté en février se sont accentuées ces dernières semaines. Le garde des Sceaux critique les activités socio-éducatives culturelles en détention qui sont freinées voire ont disparu. « La hiérarchie pénitentiaire ajoute des critères pour contrecarrer des permissions de sortie accordées par les juges d’application des peines. Les détenus étrangers en situation irrégulière sont particulièrement visés même lorsqu’ils ne font même pas encore l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », observe-t-elle.

  • Orange décide de fermer Saint-Mauront quinze jours

    Orange décide de fermer Saint-Mauront quinze jours

    Nouvel incident, ce jeudi 27 novembre, sur le site d’Orange à Saint-Mauront (3e). Pour le troisième jour consécutif, les salariés ont été appelés à se confiner suite à des affrontements au niveau de la station de métro National toute proche. Certains évoquant même des tirs. Mardi, la direction de l’entreprise de télécommunications leur avait demandé de ne pas quitter le site durant une demi-heure, le temps que la bagarre, visiblement à coups de club de golf, se calme. Ces « événements répétés » et la « montée des tensions dans le quartier », l’ont finalement conduit à fermer le site, dès ce vendredi, « pour une durée temporaire jusqu’à mi-décembre, le temps d’un retour à une situation apaisée ».

    « Les salariés auront la possibilité de se rendre sur d’autres sites ou d’utiliser le télétravail », précise-t-elle, assurant que leur « sécurité et bien être » restaient sa « priorité ». Concrètement, pour récupérer matériel ou véhicule, dans le cadre d’un « plan de continuité de l’activité » déjà mis en place durant l’épidémie de Covid, il leur faudra prendre rendez-vous.

    Dès mardi, la CGT Télécoms 13 avait déposé un droit d’alerte pour « danger grave et imminent », indique le syndicat dans un communiqué. Déplorant « l’absence de politique publique et les baisses constantes des budgets de la fonction publique », qui conduisent « à ce genre de décisions prises dans l’urgence », avec des salariés mis « devant le fait accompli », il rappelle que les habitants sont les premiers concernés « par les enjeux de sécurité publique ».

    Des risques connus

    Et de dénoncer l’attitude d’une direction qui n’a eu que « le souci économique », en fermant il y a deux ans des dizaines de sites sur Marseille et sa périphérie pour réaliser son projet à Saint-Mauront.

    « Les risques sont connus de longue date par l’employeur et par les pouvoirs publics. C’est d’ailleurs pour cela que la CGT revendique les bonifications pour l’ensemble des personnels travaillant en Quartiers Prioritaires de la Ville », précise la CGT au passage. Elle estime que « la seule fermeture du site sans plan clair ne constitue pas une réponse à la hauteur » et exige des mesures durables avec notamment « le renforcement de moyens humains et matériels », une « coordination avec les services de l’État pour sécuriser le périmètre autour du site ». Pour la CGT, hors de question d’abandonner un lieu qui « doit vivre ».

    La CFE-CGC a aussi déposé un droit d’alerte, indique Laurent, son représentant local, et a fait remonter l’affaire au niveau national. Dans un communiqué, Sébastien Crozier, président du syndicat chez Orange, évoque des personnels « terrorisés », et des « réponses de la DRH (…) laconiques ». Le syndicat « a sollicité un rendez-vous au ministre de l’Intérieur pour (…) protéger les personnels et ce site de télécommunication critique pour la ville de Marseille », poursuit-il, appelant « la puissance publique » à « rétablir l’ordre républicain ».

  • Un accord stratégique signé pour l’extension de Fos 2XL Nord

    Un accord stratégique signé pour l’extension de Fos 2XL Nord

    Une extension de 120 mètres linéaires de quai et 3,3 hectares de terre-pleins permettant l’accostage simultané de deux navires porte-conteneurs parmi les plus longs du monde, soit 400 mètres…

    Hervé Martel, président du directoire du port de Marseille Fos, et David Elbez, directeur des investissements des terminaux France et Afrique du groupe MSC/TIL, ont signé ce mardi 25 novembre, à Fos-sur-Mer, un accord sur le lancement de l’extension du terminal Fos 2XL Nord, exploité par Seayard, indique dans un communiqué le Grand port maritime de Marseille (GPMM).

    Cet aménagement fait partie du projet Fos 3XL, qui « intègre la création d’un quai public de 330 mètres et 16 hectares de terre-pleins, dédié au traitement des barges fluviales conteneurs et à l’accueil de navires car-carrier sur le même linéaire exploité par Seayard et sous convention MSC », précise le GPMM.

    À l’horizon 2031, ces aménagements permettront d’augmenter la capacité d’accueil, de réduire l’impact environnemental en favorisant le report fluvial et de soutenir la croissance des trafics de conteneurs, détaille la direction du GPMM, qui se félicite d’un « partenariat inédit » s’appuyant « sur un montage financier novateur associant fonds publics et privés ».