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  • Le Club de la Presse du Var alerte contre les atteintes à la liberté d’informer

    Le Club de la Presse du Var alerte contre les atteintes à la liberté d’informer

    Face aux atteintes à la liberté de la presse, qui se sont accentuées localement ces dernières semaines via les plaintes de la députée RN Laure Lavalette envers un confrère de Var Matin, et du député UDR du Gard Alexandre Allegret-Pilot contre Léo Purguette et Tristan Arnaud, président et journaliste de La Marseillaise, le Club de la Presse du Var monte au créneau.

    Ce dernier pointe « les “procédures bâillon” contre les journalistes qui appliquent l’éthique et la déontologie », et qui « ont déjà coûté la vie à notre regretté confrère “Le Ravi“ » ; les « invectives et menaces à l’intention de publications et de journalistes », « l’usurpation de l’identité de médias afin de discréditer ceux qui défendent l’honnêteté de l’information », et les « campagnes massives de désinformation, visant souvent les problèmes environnementaux et l’identité des personnes ».

    Dans le viseur, également, « les rachats de presse et d’édition par de nouveaux propriétaires connus pour leur distance aux règles républicaines (…) et des Droits de l’Homme ». Une situation alarmante qui a fait chuter la France « de la 21e à la 25e place dans le classement de la liberté de la presse de Reporters sans Frontières », alerte le Club de la Presse, qui met enfin « en garde contre les dérives qui parfois se produisent sous prétexte de défendre la liberté d’expression : ce n’est pas la liberté d’insulter, menacer, mentir, faire taire, diviser la société et générer des violences ».

  • « Comment lutter pour une meilleure information »

    « Comment lutter pour une meilleure information »

    La Marseillaise : Cette 6e édition du festival est consacrée à l’information. Comment et pourquoi avoir choisi ce thème ?

    Cyril Lemieux : C’est un thème judicieux, qui a du sens dans nos sociétés, d’autant plus dans le contexte actuel. Le festival cherche toujours à proposer un sujet en lien avec les enjeux politiques et les débats du moment. Au cours de cette édition, nous aborderons notamment la question de l’information et de la désinformation en temps de guerre.

    Quel est l’intérêt de croiser les disciplines dans un d’événement tel que celui-ci ?

    C.L. : Le point commun entre les différentes sciences sociales qui dialoguent dans ce festival (sociologie, anthropologie, économie, histoire), c’est qu’elles permettent de prendre du recul sur les phénomènes du monde qui nous entoure. Le fait d’établir des comparaisons entre les époques et les régions du monde permet de voir ce qui est relatif dans notre propre société. La table ronde finale (qui aura lieu dimanche 28 septembre à 15h, au Centre de la Vieille Charité), par exemple, traitera de la liberté d’informer dans le monde et accueillera des spécialistes de la Russie, de la Chine, du Burkina-Faso, des États-Unis, de l’Europe. Le but est de réfléchir ensemble à comment lutter pour une meilleure information dans des contextes différents, propres à chaque société.

    Quelle est l’importance d’ouvrir cet événement à tous les publics ?

    C. L : Le festival accueille toutes les tranches d’âge, des lycéens aux séniors. Les ateliers scolaires sont très importants pour nous car ils permettent d’amener les jeunes au contact des sciences sociales. Nous avons également une politique d’inclusion : pour les personnes en situation de handicap, il y aura des conférences interprétées en langue des signes. L’idée, c’est de rassembler les gens pour un moment de réflexion civique en dialogue avec les sciences sociales, et de leur montrer l’intérêt que ces sciences peuvent avoir pour eux. Outre les livres, les articles ou les conférences savantes, les sciences sociales ont un rapport avec des questions qui touchent directement les gens. C’est en ça qu’un tel événement peut être utile, pour aider à réfléchir et peut-être aussi à se libérer de toutes ces choses qui nous asservissent sans que l’on ne s’en rende compte.

    La question des fake news est centrale dans cette édition. Quel regard portez-vous sur les mutations actuelles du journalisme ?

    C. L. : C’est un sujet, en effet, qui sera abordé tout au long du festival, de plusieurs manières. Nous parlerons de la concentration des médias, de l’instrumentalisation de l’information, de la difficulté d’informer sur des zones de conflit, ou encore du complotisme. Les sciences sociales portent un regard complexe sur ces phénomènes, on construit les idées à partir de données empiriques en évitant le manichéisme et les jugements hâtifs. Notre rôle est d’essayer de comprendre ces processus, non pas pour les excuser, mais pour mieux les combattre.