Tag: déplacements

  • Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    Quand les Phocéennes suivent les aventures des Marseillaises

    « L‘équipe masculine compte plusieurs groupes de supporters derrière elle, alors pourquoi pas en créer un pour soutenir les féminines ? », s’est interrogée Aurélie Barle, supportrice de l’OM âgée de 19 ans, devant les matches de la section féminine au Campus, l’année passée, en compagnie de Tom Frégeac. « On s’est dit qu’en cas de montée, on devrait créer un groupe parce qu’elles le méritent », souligne l’étudiante en marketing, digital et communication.

    Leur rêve est rapidement devenu réalité lorsque Roselène Khezami et ses coéquipières ont remporté le championnat de Division 2 au mois de mai, synonyme d’accession en Arkema Première Ligue à la rentrée. Les deux passionnés olympiens, qui se sont rencontrés il y a quatre ans à la Commanderie, où ils patientaient ensemble – parfois pendant des heures – pour attendre la sortie de leurs idoles, ont dans la foulée créé l’association Les Phocéennes. « Une trentaine de personnes sont impliquées et participent à la vie du groupe », se réjouit Tom, originaire de Peyrolles-en-Provence.

    Un coût au portefeuille

    Au-delà de leur présence dans l’ancienne tribune Canal du stade Francis-Turcan, à Martigues, pour soutenir Les Marseillaises, les coprésidents échangent régulièrement avec leurs membres, sur les réseaux sociaux, pour fournir des informations pratiques ou des actualités concernant l’équipe. « Mais, pour l’instant, nous n’avons pas encore d’adhésions, parce que la création est assez récente. C’est un petit détail, mais ça rendrait notre groupe plus officiel. Ça nous donnerait une image de structure plus développée qui nous permettrait surtout de faire rentrer des fonds pour ensuite créer des tifos et des animations », espère-t-il. « Peut-être la saison prochaine », relance Aurélie, qui n’a pas encore évoqué le sujet avec le club.

    Fervents supporters des Marseillaises, Aurélie et Tom font également les déplacements pour suivre les matches au plus près de l’action. « On les a tous faits sur cette première partie de saison, sauf celui au Paris FC. Et encore, on devait le faire, mais on n’a pas pu y aller à cause d’un contretemps de dernière minute », justifie Tom, qui compte bien assister aux futures journées à Nantes, puis à Montpellier. Mais tous ces déplacements ont un coût financier indéniable. « On n’a pas d’emplois, ça ne nous facilite pas les choses. Heureusement que les places ne sont pas chères [5 euros en moyenne, Ndlr], mais ce sont les trajets qui coûtent cher, même si on essaie toujours de dépenser le moins possible », ajoute l’étudiant en hôtellerie et restauration. Avec une moyenne de 100 euros par week-end, ils auront donc facilement dépassé la barre des 1 000 euros à la fin de la saison pour encourager leur club de cœur au-delà de Martigues.

    Délocaliser au Vélodrome

    Pour le moment, ils sont généralement les seuls à prendre part aux matches à l’extérieur. « On espère pouvoir inciter d’autres supporters à nous suivre à l’avenir, mais ce n’est pas notre principal objectif, cette saison. On veut d’abord insuffler une dynamique à domicile, avec plus de personnes présentes à Turcan », souhaite Aurélie, lucide sur le retard de la culture du football féminin en France par rapport à d’autres pays.

    Pour Tom, les plus belles affiches du championnat, notamment le Classico entre Les Marseillaises et le Paris Saint-Germain, gagneraient à être délocalisées au stade Vélodrome. « Ça peut paraître ambitieux, mais je pense que ce genre d’initiatives mettrait de la visibilité sur la section féminine », estime-t-il. De telles opérations se sont révélées être concluantes dans d’autres clubs de l’Hexagone, à l’instar du FC Nantes, qui a accueilli plus de 16 000 spectateurs au stade de La Beaujoire lors de la réception du PSG, en octobre 2024. Mieux que l’affluence actuelle à Francis-Turcan.

  • Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    On connaissait le train à 1 euro pour les jeunes, les billets à petits prix les premiers week-ends de chaque mois ou encore l’Occitanie rail tour l’été pour booster le tourisme. Mais beaucoup ignorent que le dispositif phare de la Région Occitanie est aussi disponible pour les clubs sportifs amateurs. Une mesure « unique en France ! », vante le vice-président régional, Kamel Chibli (PS).

    Depuis 2023, le train à un euro est proposé chaque week-end pour faciliter les déplacements aux quatre coins de l’Occitanie. Qu’ils pratiquent rugby, basket, foot, natation, tennis ou encore athlétisme… nombreux sont les sportifs qui se sont déjà laissés séduire. En 2 ans, entre 5 000 et 6 000 utilisateurs de 150 clubs ont opté pour le dispositif. C’est le cas du club d’athlétisme de Montpellier, où s’entraîne le décathlonien Kévin Mayer ou encore le club de rugby de Balma (Fédérale 2) qui se déplaçait dimanche 9 novembre à Gimont en TER. « Pour nous, le coût est 10 fois inférieur à la voiture », résume leur jeune vice-président Hugo Magieu. « Les horaires des trains, la proximité de la gare et du stade », sont des atouts qui ont séduit son homologue Élodie Kolbert.

    Dès la mi-novembre, un « site dédié » sera proposé par la SNCF pour « faciliter les déplacements des groupes en Occitanie », précise Gaël Barbier, directeur régional TER Occitanie de SNCF voyageurs. Signé avec la Région Occitanie jusqu’en 2032, ce partenariat sur les trains Lio a pour but de « faire changer les habitudes de mobilités qui concernent encore souvent la voiture qui émet 8,5 fois plus de CO2  », explique Gaël Barbier. « Fier » d’une mesure qualifiée de « conviviale », il assure que « l’engouement » des groupes scolaires ou sportifs a « quadruplé en 2 ans ».

    Une aide financière

    L’élu régional, Kamel Chibli, fait valoir un triple intérêt pour les clubs amateurs. « C’est un défi environnemental de faire baisser le bilan carbone, qui sécurise le déplacement des jeunes et financièrement avantageux pour les clubs dans un contexte difficile. » Il faut dire que le gouvernement a décidé la suppression du Pass’ sport pour les moins de 14 ans. Avec l’effondrement de l’Agence nationale du sport, il ne reste que peu d’aides publiques aux petits clubs. « La situation économique traversée pénalise le mécénat et le sponsoring. On assiste à un renchérissement des coûts de transports et de nourriture. L’économie globale du sport amateur est en difficulté », regrette Joël Castany, président de la Ligue Occitanie de rugby.

    Quand on sait que le transport fait partie des premiers postes de dépenses des petites structures, autant dire que le TER à un euro est une aubaine. Avec 17 000 clubs et 1,4 million de licenciés en Occitanie, le potentiel de développement est immense.

  • Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Une soirée pour financer les IVG hors délais

    Passé trois mois et demi de grossesse, les Françaises sont obligées d’avorter à l’étranger. Des déplacements qui entraînent des coûts de transport et d’hébergement que toutes les femmes ne peuvent pas se permettre.

    C’est pour aider ces femmes, que le Planning familial 13 organise une journée de soutien pour les avortements hors délais, ce samedi de 16h à minuit, à la Dar. La journée débutera avec la projection d’un documentaire puis de spots de prévention, avant un échange avec des bénévoles. Un goûter à prix libre et un stand de prévention seront également mis en place. à partir de 20h et jusqu’à minuit, des DJ sets sont prévus. Tous les revenus de cette journée seront reversés à la caisse de solidarité IVG du Planning familial 13.

    En France, les interruptions volontaires de grossesses sont limitées à 16 semaines d’aménorrhée, c’est-à-dire sans règles. Pour les femmes ayant dépassé ce délai, pour diverses raisons, il faut donc se rendre en Espagne ou aux Pays-Bas, où les délais sont plus longs, respectivement 22 et 24 semaines. Pour les Marseillaises, l’Espagne est l’option privilégiée car plus proche, mais les frais peuvent aller de 700 à 2 200 euros.

    « Nous recevons au planning beaucoup de femmes qui n’ont pas les moyens de s’offrir cela entièrement. Nous les aidons à réunir cette somme grâce à cette caisse de solidarité », explique Laurence Buffet, directrice du Planning familial. Depuis 2025, deux personnes ont déjà sollicité cette caisse, dans les Bouches-du-Rhône.

  • 1,8 milliard pour la desserte de la région Sud

    1,8 milliard pour la desserte de la région Sud

    Le dernier tour de piste de Georges-François Leclerc aura été auréolé de succès. Ce lundi 3 novembre, le préfet de Région, bientôt directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, a signé l’avenant du contrat de plan État-Région (CPER) 2023-2027 qui porte les engagements des deux parties à 1,1 milliard d’euros pour atteindre 1,8 milliard d’investissements dans les transports du territoire, aux côtés de la Métropole, des Départements des Hautes-Alpes et des Bouches-du-Rhône ainsi que quelques privés. À ses côtés : le ministre des Transports Philippe Tabarot (LR), le président de la Région Sud Renaud Muselier (Ren), la présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole Martine Vassal (DVD) et le président du Département des Hautes-Alpes Jean-Marie Bernard (LR).

    Renaud Muselier salue cette somme « historique ». « C’est un contrat record boosté par les Jeux olympiques d’hiver qui va nous permettre d’accélérer le développement des transports régionaux », affirme-t-il. Et ce, principalement dans les Alpes, les Bouches-du-Rhône – qui capteront près de 50% des investissements, notamment dans le golfe de Fos-sur-Mer, « mais aussi plus largement dans tous les départements de la région ».

    Le CPER fait la part belle au rail, avec 47 millions d’euros dédiés au fret ferroviaire et 562 millions d’euros alloués à la partie voyageurs. « C’est une révolution pour tous les déplacements de la région, vous allez avoir des lignes rapides entre Marseille et Menton, des lignes de Marseille à Briançon en 3h40 au lieu de 5 heures, mais aussi des RER métropolitains sur Avignon, Marseille ou encore Nice avec un train toutes les dix minutes », détaille Renaud Muselier.

    Si le chantier principal reste la modernisation de la ligne ferroviaire des Alpes (voir ci-contre), qui devra être livrée avant 2030 avec l’échéance des Jeux olympiques d’hiver, le CPER permet aussi de traiter des « dossiers qui traînent depuis près de 50 ans », admet Renaud Muselier, comme le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc.

    Une condition au développement industriel

    Sur les 293,7 millions d’euros consacrés au volet routier, 167 millions iront à ce projet tant attendu par les habitants, mais aussi par le monde économique. Les maires concernés Gaby Charroux (PCF) et Laurent Belsola (PCF) disent leur satisfaction : « C’est un grand soulagement pour nos populations qui sont traversées par la RN 568 », confirme l’édile de Port-de-Bouc. D’un point de vue de la sécurité, d’abord, mais aussi du cadre de vie, puisque près de 1 500 habitants sont actuellement exposés à des nuisances sonores, dont plus de 800 à des niveaux critiques. « On cherche désormais à faire requalifier la deux voies en boulevard urbain par la Métropole pour pouvoir recoudre et apaiser nos villes », précise Gaby Charroux.

    Les travaux de cette nouvelle route, qui vise à délester l’actuelle voie rapide de près de 40 000 véhicules par jour (sur près de 52 000 en circulation actuellement), dont 4 600 poids lourds, devraient démarrer en 2027 pour une livraison en 2030. L’objectif de ce calendrier : être en mesure d’accueillir les nouvelles entreprises qui souhaitent s’implanter sur la zone industrialo-portuaire de Fos. « C’est une condition qui était nécessaire pour permettre à l’industrie existante de se maintenir, mais aussi pour assurer le développement de l’industrie du futur, explique Jean-Michel Diaz, président du Groupement maritime et industriel de Fos et sa région. Aujourd’hui, aux heures de pointe, il faut 45 minutes pour faire Châteauneuf-les-Martigues/Fos-sur-Mer, ce n’est pas acceptable. »

    Désormais, le représentant du monde économique se concentre sur l’étape d’après, la liaison Fos-Salon, « dont on espère qu’elle arrivera dans des délais raisonnables ». Les études de cette desserte sont en cours et sont inscrites dans le CPER. « C’est un vrai bol d’air pour les industriels car ils sont pris en considération par les acteurs du territoire. » Au-delà des 210 millions d’euros alloués aux routes par l’État et la Région, au total, 636,5 millions d’euros seront investis par les pouvoirs publics dans les années à venir dans des travaux visant à améliorer la desserte de la zone industrialo-portuaire de Fos, pour des mises en service dès 2030.

  • L’entreprise varoise Atchoum, une solution pour la mobilité des seniors

    L’entreprise varoise Atchoum, une solution pour la mobilité des seniors

    Une belle success-story. Lancé en 2019 par Vincent Desmas, entrepreneur varois, à Méounes, Atchoum ne cesse de s’étendre. Désormais présente dans 800 communes (dont 9 dans le Var, pour près de 4 300 trajets depuis 2019) et 28 départements, cette plateforme (en ligne ou par téléphone) offre aux personnes âgées – et à toute autre personne – des solutions pour les déplacements du quotidien, grâce à deux options : réserver un trajet déjà proposé, ou faire une demande de trajet solidaire précis, à laquelle peuvent répondre les conducteurs. Ceux-ci sont contactés via l’application (ou le site), ou directement par les communes en cas de réservation par téléphone, et défrayés par les usagers.

    Avec une efficacité importante puisque 90% des demandes de trajets sont satisfaites. Pour les communes, le coût de l’abonnement est moindre (de 1 à 0,60 euro par habitant, par an, selon la taille de la commune).

    Plus d’infos sur www.atchoum.eu

  • L’impact écologique du contournement de Martigues inquiète

    L’impact écologique du contournement de Martigues inquiète

    Le projet dormait depuis plus de cinquante ans. La décarbonation et le développement de la zone industrialo-portuaire (ZIP) de Fos-sur-Mer aura permis son réveil. Le 30 juin, le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc devenait enfin concret avec la signature du protocole de financement, allouant 167 millions d’euros à la construction de cette nouvelle infrastructure. L’objectif : délester la RN568, qui voit quotidiennement passer près de 50 000 véhicules, dont près de 10% de camions, et mieux desservir la ZIP, puisque les dernières projections montrent une croissance attendue de 30% du trafic poids lourds, à horizon 2030.

    S’il était attendu, le projet ne fait pas pour autant l’unanimité au sein de la population. Ouverte le 29 septembre, l’enquête publique organisée jusqu’au 29 octobre en est la preuve. Plusieurs points d’inquiétude reviennent sur la table. D’abord, son effet sur la pollution. « Plus de routes équivaut à plus de voitures, ce qui implique une augmentation des émissions de CO2 et de polluants atmosphériques, donc davantage de problèmes de santé pour les habitants », écrit Audrey Juste sur le registre.

    Des alternatives sous-exploitées

    Mais c’est avant tout l’impact environnemental de cette infrastructure qui cristallise les oppositions. FNE 13 souligne la consommation de « 84 ha d’espaces naturels, agricoles et forestiers, et ce en complète contradiction avec l’objectif d’une réduction drastique de l’artificialisation des sols », avec une zone impactée comportant une « grande diversité d’habitats naturels, dont certains sont à fort ou très fort enjeu de conservation ». Éric Brunet, un habitant de Martigues, ajoute : « La proximité de zones humides sensibles, comme l’étang du Pourra, accentue également les risques de perturbation des écosystèmes. » Alternatiba affirme : « Avec une demande de dérogation à l’interdiction de destruction de 105 espèces protégées, le projet aurait un impact réel. »

    Les opposants au contournement autoroutier revendiquent un changement de paradigme et la recherche d’alternatives, notamment ferroviaire, une solution sous-exploitée, selon FNE 13. Alternatiba assène : « Alors que les déplacements domicile-travail en voiture sur l’Ouest Étang de Berre atteignent les 90%, que 95% des déplacements spécifiquement sur la ZIP sont en véhicule en 2021 contre 86% en 2006, il est plus que temps d’engager un programme de création de réelles offres de transports publics et de développement d’un réseau de pistes cyclables en site propre sur notre territoire. »

  • Échanges et ambiance tendus au conseil municipal de rentrée

    Échanges et ambiance tendus au conseil municipal de rentrée

    Le conseil municipal de rentrée promettait d’être musclé, ça n’a pas loupé. Quelques jours après l’assignation de Jean-Luc Di Maria, conseiller municipal (LR) officiellement candidat aux prochaines élections, de Thierry Boissin, élu d’opposition, de la nouvelle conseillère RN Gisèle Gonzales et du militant d’extrême droite Anthony Romagnoli pour leurs propos tenus sur les réseaux sociaux concernant sa mise en examen dans l’affaire la Semivim qu’il juge diffamatoires, le maire de Martigues (PCF) Gaby Charroux a profité de sa tribune pour exprimer sa position.

    « Mes adversaires m’accusent de ne pas avoir communiqué, d’avoir tenté de passer sous silence cette mise en examen. Ceci est totalement faux. » L’édile assure avoir « toujours été à la disposition de la justice ». « J’ai toujours respecté les consignes de discrétion qui m’étaient imposées », poursuit-il, arguant une demande expresse de la juge en charge du dossier. Gaby Charroux a tenu à clarifier la qualification de sa mise en examen dans le cadre de l’instruction ouverte en 2021 : favoritisme. « Et uniquement pour cela, il n’y a pas de corruption, pas d’enrichissement personnel, pas de détournement de fonds, pas d’abus de biens sociaux », et a ajouté contester fermement ce qui lui est reproché. C’est dans ce contexte que le maire s’est vu accorder une demande de protection fonctionnelle.

    Toute la séance de ce conseil fleuve de rentrée (59 délibérations à l’ordre du jour) s’est déroulée dans un climat tendu de défiance. Après un examen des rapports des sociétés d’économie mixte de la commune, opposition et majorité se sont écharpées sur le remboursement des frais des élus. « En 2024, ils sont inférieurs à 2 000 euros pour l’ensemble des déplacements », remarque Gaby Charroux. Une affirmation remise en cause par Joëlle Coulomb (DVD) : « Les 2 000 euros que vous nous annoncez, je les vois sur une page », faisant référence à un déplacement de Florian Salazar-Martin, adjoint au maire (PCF) délégué à la culture, à Paris. Et Jean-Luc Di Maria d’abonder : « Vous avez dormi où ? Dans un caniveau ? » Une remarque très peu appréciée par l’adjoint aux finances Henri Cambessedes (PCF) : « Si on vous dit que c’est 2 000 euros, c’est 2 000 euros, c’est des écrits. Tu le votes le compte administratif. (…) Que tu mettes en doute le travail des fonctionnaires, je ne l’admets pas. » Ambiance.

  • Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une ligne de covoiturage entre Toulon et Cuers

    Une nouvelle solution pour les trajets du quotidien. Ce mercredi était inaugurée, à Solliès-Pont, sur l’aire des Terrins, la nouvelle ligne « Zou ! Covoit’ », reliant Toulon à Cuers, via sept communes et 18 arrêts. Un service développé par ces dernières avec l’État, la Métropole TPM, le Département, sous l’égide de la Région Sud et de l’entreprise Ecov, spécialisée dans le covoiturage. Le Fonds Vert a financé la moitié du projet tandis que la Région a versé 2,7 millions d’euros.

    L’objectif de cette ligne, « la plus longue de France » souligne Thomas Matagne, fondateur d’Ecov, est de lutter contre l’autosolisme, c’est-à-dire l’usage de la voiture sans autre passager, dans les trajets du quotidien. « Elle représente 81% des déplacements, son taux de remplissage moyen pour aller au travail est d’1,07 personne », détaille Thomas Matagne.

    Service sans réservation

    Le principe : le passager se rend près d’un des 18 arrêts de la ligne et indique sa destination via une application. L’information s’affiche alors sur le panneau situé à l’arrêt et dans l’application des conducteurs géolocalisés sur ce trajet. L’un d’eux s’arrête et prend en charge le passager. Si aucun ne passe, une garantie départ est déclenchée après 15 minutes aux heures de pointe avec une autre solution (bus ou taxi). De leur côté, avant de prendre la route, les conducteurs indiquent leur trajet. Après avoir reçu l’info, ils récupèrent leurs passagers aux arrêts sélectionnés. Aucune réservation n’est nécessaire, le service est gratuit jusqu’aux vacances de la Toussaint et sera ensuite intégré au service Zou ! (abonnements ou tickets unitaires).

    Depuis son lancement le 23 juin, le service recense 1 668 inscrits pour 3 082 trajets proposés. Encore en deçà de ce qui est espéré, mais il s’agit désormais d’« obtenir des conducteurs qu’ils acceptent de devenir passagers, confier leur trajet et leur journée à quelqu’un d’autre. Cela se construit par la confiance, en les citoyens et en le service », appuie Thomas Matagne. « Le changement de comportement est essentiel. C’est une affaire d’acceptation collective et individuelle. Il faut que nous embarquions tout le monde, y compris les élus », abonde Jean-Pierre Serrus, vice-président (Ren.) de la Région en charge des transports.