Tag: démocratie participative

  • Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal fait le pari d’une autre politique

    Le collectif citoyen martégal porte un « projet global ». « Ça fait un an et demi qu’on travaille avec les habitants », commence Barbara Brouchos, en deuxième position sur la liste issue d’un long travail d’auto-ordonnancement mené avec l’aide de la coopérative Fréquence Commune, qui a développé des outils et des formations pour accompagner l’émergence de ces listes citoyennes et participatives à travers le pays.

    Douze priorités ont été identifiées, au premier rang desquelles « décider ensemble ». Emmenée par Frédéric Grimaud, conseiller municipal (LFI) de la majorité jusqu’en 2022 avant de démissionner, l’équipe veut mettre en place des conventions citoyennes avec un principe de tirage au sort. Pour le moment, deux thématiques ont été identifiées : la pauvreté et la mobilité. Cette dernière est « une compétence métropolitaine mais on veut impliquer les citoyens dans la vie de la Métropole, car cet empilement administratif éloigne les habitants des décisions », explique Barbara Brouchos.

    Le collectif citoyen martégal souhaite aussi « renforcer les conseils de quartier » avec des budgets participatifs pour qu’ils ne soient « pas seulement consultatifs ». Frédéric Grimaud appuie : « On mise sur la démocratie car c’est le véritable rempart contre l’extrême droite. »

  • Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Aménagements et mobilité au menu du budget participatif

    Depuis 2017, la Ville d’Avignon fait participer les habitants avec la mise en place du budget participatif « afin d’impliquer les citoyens dans l’amélioration du cadre de vie et renforcer la démocratie locale ». Et cette année, pour sa 6e édition, ce sont dix projets qui ont été sélectionnés à l’issue d’un vote d’un conseil constitué pour moitié d’élus et pour moitié d’Avignonnais tirés au sort.

    Parmi eux, des projets autour du sport, comme la création d’un pumptrack à Montfavet ou l’aménagement du city stade de l’école Sixte-Isnard ; autour de la mobilité, avec la demande d’une « continuité cyclable de la rocade au centre nautique » ou encore une voie douce rue de la Garance. « Mais c’est surtout tourné autour des aménagements cette année », précise Éric Deshayes, adjoint (Génération. s) délégué à la ville citoyenne, démocratique et participative. Comme par exemple un « corridor végétalisé vers le chemin des canaux » le long du canal de Vaucluse dans le quartier Saint-Jean, l’aménagement du lac de Saint-Chamand ou encore la valorisation et la sécurisation du tunnel Eisenhower. Le tout pour un budget total de 140 000 euros.

    4,5 millions d’euros

    Avec désormais une thématique chaque année. Lors de la précédente édition, un pas avait été fait en direction des associations travaillant autour des droits des femmes. Cette année, la volonté était de se rapprocher de l’enfance. Plusieurs projets ont ainsi été déposés par des jeunes du conseil municipal des enfants, la plupart du temps avec leurs parents.

    L’heure est également au bilan pour cette idée lancée en 2017 par la municipalité lors du premier mandat de Cécile Helle (PS). « C’est très apprécié. Au fur et à mesure, les habitants sont de plus en plus au courant du dispositif et les projets sont vraiment dans l’axe des priorités », se réjouit Éric Deshayes. En six éditions, pas moins de 63 projets ont été réalisés pour un budget de 4,5 millions d’euros. Une sélection ardue à chaque fois, avec au total 686 idées proposées par des citoyens, dont 315 ont été soumises au vote. Dans la volonté d’ouvrir au plus grand nombre, il est également possible de se rapprocher de conseillers dans les Maisons pour tous pour faire une proposition sans avoir besoin d’un ordinateur. « Et même lorsque des projets ne sont pas lauréats, les idées sont transmises aux services de la Ville, qui peuvent s’en inspirer », glisse l’adjoint au maire.

    Après avoir été sélectionnées, les idées mettent généralement deux ans à se concrétiser. Seize projets lauréats des dernières années sont ainsi en cours de réalisation.

  • Nicolas Koukas prend le pouls des habitants à Arles

    Nicolas Koukas prend le pouls des habitants à Arles

    Ce jeudi 12 février, le candidat de l’Union pour Arles, Nicolas Koukas (PCF), s’est rendu à l’école école Cyprien-Pillol de Pont-de-Crau pour évoquer les grandes lignes du programme, échanger, proposer, écouter, prendre note des attentes au plus près des habitants. Parmi les thèmes abordés : mobilité, trafic automobile, voies cyclables, gratuité des transports en commun, démocratie participative ou encore projets immobiliers, dont les riverains déplorent qu’ils soient « menés sans concertation ». Prochain rendez-vous ce 15 février à 11h au Gageron.

  • Château-Arnoux Saint-Auban : le maire sortant « à l’écoute »

    Château-Arnoux Saint-Auban : le maire sortant « à l’écoute »

    Santé, sécurité, logement, jeunesse, environnement… Le maire sortant de Château-Arnoux Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence) invite les habitants à exprimer leurs inquiétudes, leurs propositions et leurs questions lors de cette réunion participative, ce jeudi soir. René Villard présentera également, à cette occasion, sa liste pour les prochaines élections municipales, renouvelée pour moitié.

    Parmi les projets qui seront abordés et débattus : l’embauche d’un troisième policier municipal, le développement de la vidéoprotection, le renforcement de l’offre de logements sociaux et l’agrandissement de la maison de santé. À travers cette réunion, le maire souhaite coconstruire son programme avec les habitants, en fonction des problématiques qu’ils rencontrent.

    « Donner la parole »

    « Ce qui est important pour nous, c’est le collectif », confie le candidat à La Marseillaise. Militant CGT, communiste et habitant de Montfort, René Villard arrive à la fin de son premier mandat de maire et en brigue un second. Il a déjà mené cinq mandats en tant qu’élu, aussi bien dans la majorité que dans l’opposition.

    « On va écouter ce que les gens ont à nous dire » pendant ce « moment de rencontre », résume Gérard Benoit, premier adjoint au maire de Château-Arnoux Saint-Auban. La fiscalité de la commune sera également abordée, afin « d’agir avec transparence » et de présenter les « investissements et économies » réalisés par l’équipe municipale. Un compte rendu financier sera publié dans chaque bulletin municipal, promet le premier adjoint.

    L’équipe de René Villard souhaite par ailleurs mettre en place un conseil de quartier doté d’un budget participatif, permettant aux habitants de proposer et de choisir les projets dans lesquels investir.

    Lors d’une précédente réunion organisée début février, « les habitants nous ont demandé de parler aussi des petits projets du quotidien, comme l’entretien et la modernisation de nos bâtiments scolaires, de nos routes et de nos trottoirs », ajoute l’adjoint. Ces sujets seront abordés jeudi.

    Solidarité, respect de l’autre, humanisme, attachement aux services publics et démocratie resteront les valeurs au cœur du programme de la liste menée par René Villard, issue de la société civile et nommée « Humain 2026 ».

    La liste concurrente, « CASA 2026 », est menée par Philippe Bertrand.

    Ce jeudi 12 février à 18h, salle joie et soleil, 5 avenue René-Piaton, 04160 Château-Arnoux–Saint-Auban

  • À La Ciotat, Antoine Vichy (LFI) veut bifurquer à gauche

    À La Ciotat, Antoine Vichy (LFI) veut bifurquer à gauche

    « Notre liste est une liste de contre-pouvoir », amorce Antoine Vichy. Estampillée La France insoumise (LFI), « Bifurquons à gauche rassemble aussi des gens non encartés », précise le candidat, enseignant en BTS informatique au lycée Victor-Hugo à Marseille, et installé à La Ciotat depuis 2011.

    Interrogé sur ce qu’il pense du bilan du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, le quadragénaire répond : « Il n’est pas là depuis très longtemps. Ce qu’il faut retenir, c’est que ça fait vingt-cinq ans que la droite dirige la ville et on arrive à bout de souffle. »

    Pour « la transparence »

    La liste « Bifurquons à gauche » porte trois grandes exigences. D’abord, la concertation. « L’idée de notre liste, c’est que les habitants savent ce dont ils ont besoin. Il faut échanger avec eux, pose Antoine Vichy. On refuse d’être des spectateurs alors que des décisions majeures sont prises sans les Ciotadens ». Il prend comme exemple « le marché des illuminations » qui, avance-t-il, « coûtent 3 millions d’euros par an, soit 83 euros par habitant et par an, contre 2,20 par an et par habitant pour Strasbourg… ». Avec « Bifurquons à gauche », « nous voudrions instaurer un référent de quartier, avec une association de quartier qu’on consulte pour savoir vers quoi orienter les budgets ».

    Autres axes évoqués, « le contrôle et la transparence ». « Les Ciotadens devraient pouvoir suivre les dépenses de la mairie à l’euro près », note Antoine Vichy, qui prend comme exemple « l’ombrière qui a coûté 460 000 euros, alors qu’on a trouvé des tarifs dix fois moins cher. On ne dit pas que les choix ne sont pas bons, mais que les habitants n’ont pas pris la décision ».

    La liste veut également renforcer le social dans la ville, « pour que les Ciotadens puissent obtenir les aides auxquelles ils ont droit. Or, ce n’est pas le cas, car il manque du personnel au Centre communal d’action sociale ».

  • À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    À Miramas, une liste citoyenne est soutenue par LFI et les Écologistes

    Une quatrième liste se lance dans la bataille des municipales à Miramas. « Ça parait un peu en retard, mais ça fait un an qu’on y travaille », assure Errol Ferrer, qui vient d’être désigné chef de file de la liste « Ensemble pour demain ». « Elle n’est pas issue d’un parti, mais d’un collectif citoyen d’une centaine de personnes qui a planché sur des axes programmatiques », explique le conseiller municipal d’opposition qui s’était présenté en 2020 sous la liste citoyenne « Miramas avec vous », récoltant 11,33% des suffrages.

    Parmi les priorités, la démocratie participative figure en bonne place. Le candidat souhaite notamment une refonte totale des conseils de quartiers en mettant en place « des représentants élus par les habitants avec un vrai pouvoir de décision et d’action et un vrai budget participatif ». Côté qualité de vie, la liste propose un moratoire sur l’artificialisation des sols, l’élaboration d’un plan de dynamisation et une ré-organisation du centre-ville pour profiter de la rénovation de la gare SNCF, qui a l’objectif d’accueillir 1,5 million de voyageurs d’ici 2030 contre 800 000 actuellement. Le programme sera présenté dans son entier lors d’une réunion publique le 20 février à la salle Colomb, en présence du député Manuel Bompard et de Caroline Ville, la France insoumise et les Écologistes ayant annoncé soutenir la liste citoyenne. « Le PS et le PCF [qui soutiennent le maire sortant DVG Frédéric Vigouroux, Ndlr] ne nous ont pas répondu », regrette Errol Ferrer.

  • À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    À Morières, la liste Engagés et solidaires conduite par Annick Dubois s’assume à gauche

    Une réponse au maire RN sortant Grégoire Souque, accusant la liste de se présenter « comme apolitique sans parti pris ». Rappelons que l’édile s’est lancé en campagne en se présentant divers droite sans s’assumer d’extrême droite. « Plutôt que de mener un débat de fond et de présenter des propositions, il choisit la polémique et la confusion, stratégie qui peine à masquer cinq années d’inaction », pique la liste de gauche dans un communiqué, défendant des valeurs de « solidarité, justice sociale, écologie et démocratie participative »

  • Magali Brunel, l’avenir en commun

    Magali Brunel, l’avenir en commun

    Toulon en commun n’est pas un dicton vain. S’il fallait le prouver, Magali Brunel s’est employée à le faire, entourée de nombreuses personnalités progressistes, locales et nationales, balayant un large spectre de la gauche et des écologistes. Un tour d’horizon inauguré par une vidéo de Michèle Rubirola (LE), du printemps marseillais, qui a porté un message d’espoir tiré de son expérience : « Nous avons besoin de la gauche rassemblée pour relever les défis. À Marseille, on pensait que c’était impossible. Pourtant, nous l’avons fait en 2020. » Se sont ensuite succédé, entre autres, ceux d’Amine Kessaci, militant (LE) de la lutte contre le narcotrafic, des sénateurs (PCF) Ian Brossat, des députés Olivier Faure (PS), et David Cormand (LE), ou encore du député et fondateur de l’Après Alexis Corbière, venu appeler à l’union face à la menace de l’extrême droite, incarnée par Laure Lavalette.

    À ce sujet, l’intervention du journaliste Claude Ardid, figure toulonnaise de la lutte contre l’extrême droite, a marqué les esprits. Il a rappelé l’héritage de la députée lepeniste, petite fille d’un « membre des croix de feu », et fille d’un « membre du groupe néo-fasciste l’ordre nouveau ». « Nul n’est comptable des erreurs de ses aïeux. Mais le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre », a-t-il affirmé, évoquant son passé de présidente d’un groupe étudiant identitaire, ses positions anti-IVG, ou sa propension à jeter l’opprobre sur des librairies, sur une professeure d’université, sur la culture…

    Unité, tramway, pouvoir d’achat, Med in Toulon…

    Après ces prises de parole, quelques colistiers ont été présentés aux quelque 400 présents. Parmi eux, André de Ubeda, conseiller municipal (PCF) sortant, des personnalités sans étiquette, et dans l’esprit de rassemblement prôné, des militants PS, Écologistes, PCF et de l’Après.

    Ce fut ensuite au tour de Magali Brunel d’entrer en piste sous les vivats. La date du meeting n’avait pas été choisie au hasard : le 20 janvier, en écho au même jour de l’année 1931, date à laquelle « le journaliste Jean Lauris commence un projet : celui d’enregistrer la voix de grands hommes », évoqua-t-elle. « Parmi eux Léon Blum, père du Front populaire, nous parle : “Nous avons une conscience de l’égalité naturelle alors que la société où nous vivons est toute entière fondée sur le privilège. Chaque pas en avant de la civilisation devrait ainsi se traduire par un bénéfice universel.” » L’illustration du projet de Toulon en Commun, centré sur : « la justice sociale dans un temps où jamais les inégalités n’ont été aussi fortes. À Toulon, des hommes, femmes, enfants, dorment dans la rue. Non à la résignation ! », a-t-elle clamé.

    Forcément, Magali Brunel a parlé de Toulon, de « ses images qui rassemblent », de « ses odeurs », « ses musiques », et de « toutes ces cultures qui l’ont façonnée. » Avec amour, mais sans concession pour ce qui doit être amélioré, à travers « quatre valeurs cardinales : justice sociale, solidarité, protection de l’environnement, démocratie participative », matérialisés par « deux axes forts : rendre du pouvoir d’achat, du pouvoir d’agir et de vivre mieux, réunir sans gommer nos différences et porter haut notre identité, plurielle, toulonnaise. Notre victoire sera celle des solutions ! »

    Parmi elles, la mobilité, avec la volonté réaffirmée de relancer le projet de tramway. Le logement, dans une ville « qui paye une amende de 3 millions d’euros par an, pour son inaction en matière de logement social ! ». L’éducation, « avec une carte scolaire qui permette aux élèves de se rencontrer dès le plus jeune âge et d’apprendre de leurs différences. » Une jeunesse pour laquelle « il faut prendre au sérieux le défi écologique, et nous préparer à une montée des eaux qui avant la fin du siècle pourra atteindre jusqu’à 1 mètre. »

    Magali Brunel a terminé sur la volonté « d’oublier le projet Pipady, qui lui-même avait oublié les Toulonnais », et celle de lancer « un grand projet de réconciliation avec la mer, un lieu de convivialité entre port et Mayol, tourné sur notre histoire et la création contemporaine : le projet Med in Toulon ». « Mais je n’en dis pas plus… Je garde la surprise », conclut-elle.

    Infos et programme sur toulonencommun.fr

  • Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    Municipales : Gaby Charroux entend perpétuer le modèle martégal

    À deux mois des municipales et alors que son mandat s’achève, l’heure, pour Gaby Charroux (PCF), est à la redevabilité. « Dans cette élection qui s’ouvre, nous sommes les seuls à pouvoir présenter un bilan, affirme le maire sortant, candidat à sa succession. Nous, nous ne parlons pas au futur, nous ne faisons pas de suppositions, nous présentons des
    faits.
     »

    95% des engagements pris en 2020 ont été tenus par l’équipe municipale. Les réalisations ont jalonné ces six dernières années, à l’instar de la création du Laboratoire d’innovation de santé environnementale territoriale pour protéger les populations des pollutions industrielles, de l’implantation de la Maison de santé de l’Escaillon ou du pôle entrepreneurial Mikado, petit frère de la Maison de la formation, de l’installation du Centre national des arts et métiers au bateau blanc ou encore de la mise en place de l’arrosage intelligent ayant permis de réduire la facture en eau de 50% grâce à des compteurs connectés.

    Gilles Picard, adjoint au maire délégué au numérique (PCF), souligne le renforcement de la « démocratie participative », avec des instances telles que Paroles de jeunes ou le comité citoyen de l’Atlas populaire de la biodiversité communale. Une co-construction qui donne naissance au carnaval, au festival des Fadas du monde ou encore à la nouvelle Place des Aires, pour ne citer qu’eux.

    Des services publics de proximité

    Entre la lutte victorieuse pour le maintien du bureau de Poste de Ferrières, le combat contre le plan d’efficience de l’hôpital public des Rayettes ou encore l’engagement pour la réhabilitation de Notre-Dame des Marins, l’équipe municipale a bataillé pour défendre les services publics de proximité et le « modèle martégal », celui d’une « ville qui ne veut oublier personne ».

    « Ce bilan n’est pas un point final, c’est le socle sur lequel nous allons bâtir l’avenir, assure Gaby Charroux. Car si beaucoup a été fait, beaucoup reste encore à faire. » L’édile sortant affirme, au nom de son équipe, avoir encore « 1 000 idées en tête », en en révélant deux : la création de centres d’initiation culturelle, sur le modèle des centres d’initiation sportive qui accueillent chaque année 1 300 enfants, ou encore la protection de la plaine agricole de Saint-Julien.

  • Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Nîmes en Commun passe à l’étape décisive du programme municipal

    Lundi 19 janvier à 15h30, à l’auditorium du centre Pablo Neruda, le collectif Nîmes en Commun franchira une nouvelle étape de sa campagne municipale. À l’occasion d’une conférence de presse, ses représentants présenteront officiellement le programme qui portera la liste conduite par Vincent Bouget en mars prochain. Un programme dont la particularité tient moins à l’accumulation de propositions qu’à la méthode qui a présidé à sa construction. Depuis un an, le collectif a multiplié les temps d’écoute et de débat à travers la ville : réunions publiques, rencontres d’appartement, entretiens vidéo, et surtout un vaste questionnaire auquel près de 3 000 habitants ont répondu. Sécurité, jeunesse, logement, transports, considération : les priorités exprimées par les Nîmois ont progressivement structuré le projet.

    Cette démarche a trouvé un prolongement éditorial avec la parution du livre Si je vous dis Nîmes, coécrit par Vincent Bouget et Clément Luy, publié aux éditions Au Diable Vauvert. Un ouvrage qui restitue la matière brute de cette consultation et assume une ambition : redonner une place centrale à la parole citoyenne. « Ce qui compte d’abord, c’est le sens, le projet collectif », résume le candidat, qui revendique une inversion de la logique politique traditionnelle : non plus « faites-moi confiance », mais « on vous fait confiance ».

    Le programme dévoilé lundi se voudra ainsi la traduction concrète de ce travail patient. Parmi les thématiques appelées à structurer les propositions : justice sociale, transition écologique, place de la jeunesse, rééquilibrage des quartiers, démocratie locale et accès aux services publics.