Tag: décès

  • [Maj] Avignon : choc au sein de la majorité après le décès de Michel Adam

    [Maj] Avignon : choc au sein de la majorité après le décès de Michel Adam

    « Aujourd’hui, l’équipe municipale est en deuil », annonce ce mardi matin, Olivier Galzi. Le maire (DVD) d’Avignon fait part de la « disparition de notre ami Michel Adam, adjoint à la propreté et aux espaces verts ». L’élu, âgé de 65 ans, a été victime d’un malaise cardiaque lundi soir, peu après 20h, à la sortie du conseil communautaire tenu à Montfavet. Très rapidement pris en charge par les nombreuses personnes encore présentes à ce moment là, équipées d’un défibrillateur, avant l’arrivée des pompiers et du Samu, Michel Adam n’a donc pas survécu.

    « Michel n’était pas seulement un ami, c’était un frère d’armes dans la bataille que nous menons pour redresser notre ville. Le résultat spectaculaire qu’il avait obtenu en quelques mois sur le front de la propreté, était le fruit de son engagement : TOTAL, sans calcul, ni réserve », loue Olivier Galzi. Retraité de la fonction publique, Michel Adam avait travaillé pendant 40 ans dans les services municipaux d’Avignon jusqu’à devenir chef du service de la propreté. Une mission qu’il poursuivait désormais en tant qu’élu depuis mars.

    « Michel avait accepté à ma demande d’abandonner son travail au sein d’une société de nettoyage pour remplir la mission que je lui avais confiée : rendre notre ville, plus belle et plus propre. Il avait accepté de renoncer à une situation confortable, parce qu’il avait le sens de l’intérêt général, et qu’il aimait sa ville comme personne », rappelle le maire, très affecté, qui pense « aujourd’hui à ses enfants et à sa famille » et « pleure la disparition d’un homme de valeur et de conviction ». Michel Adam était un cadre de la majorité, en lien quotidien avec Olivier Galzi sur une thématique qui était l’une des trois priorités du mandat.

    Cette disparition brutale ébranle forcément la majorité, dont plusieurs membres ont été des témoins directs du drame, mais aussi car Michel Adam était apprécié. « Un homme doté d’un immense goût de vivre, d’un humour communicatif et d’un sourire généreux qu’il partageait volontiers », souligne la Ville dans un communiqué. La prochaine séance du conseil municipal lundi prochain, 28 septembre, sera forcément chargée en émotion. Cela reste encore à confirmer, mais selon l’ordre de la liste aux municipales, Stéphane Gérard est appelé à le remplacer au sein de l’assemblée municipale.

  • Dans le Gard, Charles Ménard (LFI) est décédé

    Dans le Gard, Charles Ménard (LFI) est décédé

    C’est une figure de la gauche gardoise et opposant historique aux idées d’extrême droite qui s’est éteint vendredi 18 septembre. Coiffé de son habituel chapeau, Charles Ménard était l’une des figures les plus connues de la France insoumise (LFI) dans le département.

    Ce proche de Jean-Luc Mélenchon s’était en effet présenté aux élections municipales de 2020 comme tête de liste face au Rassemblement National à Beaucaire. En 2022, il était également candidat aux élections législatives sur la première circonscription du Gard. Une candidature qu’il avait à nouveau portée en 2024 sous les couleurs du Nouveau Front populaire, battu au second tour par le député sortant Yoann Gillet (RN, 45,78 % des voix). Pendant plusieurs mois, une rumeur sur une candidature à Nîmes pour les élections municipales de 2026 courait mais il avait finalement renoncé.

    « Infatigable militant des causes justes, tu manqueras à l’intérêt général », a sobrement réagi Nicolas Pellegrini, militant LFI dans le Gard. « Charles était, depuis plusieurs décennies, un militant de gauche sincère et dévoué qui a joué un rôle important dans le département », lui a de son côté rendu hommage Jacques Chabalier, secrétaire de la section PCF à Nîmes.

  • Décès d’un jeune à l’Établissement pénitentiaire pour mineur de la Valentine

    Décès d’un jeune à l’Établissement pénitentiaire pour mineur de la Valentine

    Drame à l’EPM de la Valentine, ce dimanche. Un jeune de 17 ans se serait suicidé dans l’Établissement pénitentiaire pour mineurs du 11e arrondissement de Marseille. Si les circonstances exactes de sa mort ne sont pas encore connues, l’EPM confirme le décès et renvoie vers le parquet. Contacté, ce dernier explique avoir ouvert « une enquête pour recherche des causes de la mort confiée au SLPJ-Division Sud [Service local de police judiciaire ndlr] ». Il a été retrouvé pendu avec les draps de son lit, selon une source proche de l’enquête.

  • [Entretien] Anne Fraïsse, Université Paul-Valéry : « L’État nous demande de faire le sale travail »

    [Entretien] Anne Fraïsse, Université Paul-Valéry : « L’État nous demande de faire le sale travail »

    La Marseillaise : La plupart des universités sont dans le rouge. Quid de Paul Valéry ?

    Anne Fraïsse : Nous sommes l’une des universités les plus touchées, qui a toujours été en sous-encadrement et sous-détachement. Nos ministères se refusent à remettre en question nos critères de distribution. L’argent public est distribué de façon totalement obscure. Je ne sais pas si c’est du mépris mais il y a toujours eu une évaluation selon laquelle les diplômes de lettres et sciences humaines mais aussi droit, économie/gestion valent moins et donc sont moins financés. Là, sans aide de l’État notre fonds de roulement sera négatif en décembre. On n’a aucune marge de manœuvre et on prendra dans des économies qu’on n’a pas ! Surtout on n’a aucune possibilité de redresser la situation par nous-mêmes. On n’a plus d’investissement et un fonctionnement incompressible : je ne peux pas arrêter l’électricité ni le chauffage. Les seules économies possibles seraient sur la masse salariale mais on est déjà sous-encadrés. Le passage au statut d’Établissement public expérimental (EPE) en 2025 ne nous a pas ramené un sou. L’an passé notre budget s’élevait à 140 millions pour 107 millions de dotation de l’État. Il en manque chaque année une dizaine. L’État ne prend pas en charge la hausse des salaires. C’est le problème de l’autonomie des universités : il se décharge et nous demande de faire le sale travail.

    Les syndicats dénoncent une « cure d’austérité » pour équilibrer les comptes…

    A.F. : Chez nous, on se bat pour qu’il n’y ait pas de licenciement. Des CDD non renouvelés il peut y avoir puisque par définition un CDD a un début et une fin. Pour l’instant j’essaye de boucler un budget en demandant de l’argent à l’État. On est dans un établissement en sous-encadrement (jusqu’à -40% d’enseignants-chercheurs dans certains départements de l’université) et où le nombre d’étudiants continue de monter. On n’a jamais eu autant d’étudiants en Licence Master Doctorat : 22 929 l’an dernier. On a explosé nos capacités d’accueil en Licence 1. On a donc pris plus d’étudiants que nos capacités d’accueil dans les filières en tension. Cette année, on a mis des freins mais on en aura autant. Là, en juillet, on avait déjà 15 500 inscrits. Le premier jour on en a inscrit plus de 1 000 et maintenant 300 par jour. On est déjà au-dessus de l’an dernier.

    Pensez-vous avoir des étudiants sans affectation en Master ?

    A.F. : On en a toujours en psychologie. C’est un problème national grave. On n’arrive pas à en prendre avec 15 de moyenne. C’est de l’ordre de quelques dizaines mais c’est trop et anormal. Dans les autres filières c’est marginal, on arrive à peu près à les caser. Et jusque-là on n’a jamais eu de « sans fac » en Licence 1. Par contre, pour certains, ce n’est pas leur premier vœu. Je déplore qu’avec Parcoursup on nous ait demandé de créer des places en Licence avant de nous retirer les chèques pour les Masters.

    Continuez-vous à proposer des quotas d’exonération sur les frais d’inscription des étudiants étrangers ?

    A.F. : Depuis plusieurs années on appliquait déjà les frais différenciés d’une façon particulière. Tous les étudiants étrangers (environ 20% des étudiants de Paul Valéry) étaient dispensés tant qu’ils réussissaient. Ne payaient que ceux en échec. On ne pouvait pas faire autrement, on dépassait déjà les 10% d’exonération permis. Désormais, on est obligés d’appliquer les droits différenciés tels qu’on nous les impose. Tous les étudiants déjà chez nous restent sur l’ancien système. Pour les entrants, on a une marge de 30%. Mais la fenêtre de tir va se refermer au fil des ans… Pour les étudiants français, rien ne bouge. Les frais sont fixés par l’État, ils payent quelques centaines d’euros. Mais on voit bien avec la conclusion des Assises qu’ils veulent augmenter les frais d’inscription. Je le déplore évidemment.

    C’est parce que l’enseignement supérieur coûte trop cher selon l’État ?

    A.F. : C’est un désengagement des services publics. Ça a commencé avec les hôpitaux, maintenant il s’attaque à l’éducation et l’enseignement supérieur. Ce sont de mauvaises économies. C’est s’attaquer à des choses vitales. Et on s’aperçoit que c’est vital quand c’est mis à mal ou lorsque cela disparaît comme les Postes dans les villages. Quand une école ferme, on se rend compte que c’est un peu le village qui disparaît. Le service public est un peu plus que ce que l’on croit. C’est un supplément d’âme dont on n’a pas envie de se passer. Le service public c’est ce que l’État juge indispensable de ne pas déléguer, en particulier au privé. C’est le fondement de la démocratie, le garant de la cohésion sociale. Quand on abandonne cela, on entre dans une crise de démocratie et on bascule dans des extrêmes avec des solutions peu intéressantes.

    Vous avez écrit à Emmanuel Macron. La conséquence a été une inspection et un rapport de l’IGESR qui a alerté sur les risques psychosociaux et la souffrance au travail à Paul-Valéry. Était-ce la réponse que vous attendiez ?

    A.F. : C’était la réponse que j’étais sûre qu’on me ferait, pas celle que je souhaitais. Une réponse bureaucratique plutôt qu’humaine. Quand on vous explique que chaque fois qu’il y a un accident, un décès, un suicide, il faut faire une enquête administrative… Moi, la première chose à laquelle je pense dans ces cas-là, c’est d’aller à l’enterrement de mes collègues. C’est une vision un peu différente. Depuis que j’ai lancé cette alerte, on a eu 3 morts de titulaires. Cela fait 6 ans que je dis que ces statistiques sont anormales et qu’elles deviennent la norme de mon université. Toutes les préconisations du rapport, on va les faire. Mais qu’on m’explique qu’il faut dédouaner l’État et qu’on ne peut faire aucun lien avec les conditions de travail… Que je vais régler le problème en donnant des fiches de mission à mes directeurs d’UFR, je doute. Même si notre structuration n’est sans doute pas parfaite. La question n’est pas là. Les enquêteurs répondent à la demande du ministère, pas à l’alerte que j’ai lancée.

    Avez-vous des leviers sur la question centrale du logement étudiant ?

    A.F. : Non, on n’a aucun levier de ce type. On ne peut pas conventionner avec des locataires privés. On alerte le Crous qui est l’un de ceux qui ont le plus grand parc. On a pu aussi créer la cité internationale à Boutonnet. Mais c’est insuffisant. Les milieux modestes et ruraux sont désavantagés pour faire des études. Le fossé se creuse. Ce sujet majeur devrait s’inviter dans la campagne présidentielle.

    ET AUSSI

    Partenariat polémique à l’UM

    Du côté de l’Université de Montpellier, le partenariat signé le 11 juin entre l’UM et Total Énergies fait polémique. Dès septembre, le groupe pétrolier doit prendre en charge les coûts pédagogiques et des visites de sites industriels de 80 étudiants du Master Énergie (62h30 de cours par des salariés et retraités de la multinationale).

    Au-delà des pratiques de greenwashing reprochées à Total Énergies, les syndicats enseignants et étudiants dénoncent une « immixtion du secteur privé dans le service public », craignant « un contrôle de fait sur les contenus pédagogiques et l’évaluation des étudiants ». Des actions de blocage avaient été menées suite à l’annonce de l’accord.

    R.C.

  • [Cinéma] Disparition de Jean Paul Rappeneau

    [Cinéma] Disparition de Jean Paul Rappeneau

    Autodidacte, ce cinéaste méticuleux et parcimonieux a réalisé au total huit longs-métrages, tournant avec les plus grands comédiens, de Yves Montand (Le Sauvage) à Catherine Deneuve (La vie de château), ou Isabelle Adjani (Tout feu tout flamme).

    Cyrano, son grand succès

    Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau, choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s’écouler de longues années entre chaque film. « Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c’est plutôt un film tous les cinq ou six ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. À moins bien sûr d’avoir besoin d’argent… », disait-il à Paris Match en 2015. C’est en portant à l’écran les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane que Jean-Paul Rappeneau avait connu son plus grand succès au début des années 90.

  • Le peintre Gilbert Ganteaume honoré aujourd’hui à La Ciotat

    Le peintre Gilbert Ganteaume honoré aujourd’hui à La Ciotat

    Figure emblématique de La Ciotat, l’artiste Gilbert Ganteaume, décédé dans la nuit de vendredi à samedi dernier, est honoré ce jeudi par la Ville. « Il laisse derrière lui une œuvre d’une grande richesse, qui continuera de témoigner durablement de son talent et de son attachement à La Ciotat. Son triptyque, réalisé pour l’église Notre-Dame de l’Assomption, comme son monument dédié aux victimes de l’amiante, constituent autant d’œuvres majeures qui s’inscrivent désormais dans le patrimoine et la mémoire de notre ville », souligne la mairie de La Ciotat.

    L’hommage se tient ce soir à 19h à la Chapelle des Pénitents Bleus, le lieu de sa dernière exposition organisée par l’association Ganteaume, Artiste de la Matière (GAM). Ses obsèques auront lieu vendredi 4 septembre à 10h en l’église Notre-Dame de La Ciotat, devant son célèbre triptyque.

    Apprenti à 14 ans

    Gilbert Ganteaume est né dans la cité ouvrière de La Ciotat en 1932. Il entre au chantier naval comme apprenti, à 14 ans, en 1946. « À cette époque, quand l’école était finie, les garçons allaient à l’école des chantiers. Leur chemin était tracé. En trois ans, on essayait de voir leurs capacités et dans quelle section on les mettait », racontait à La Marseillaise, le 14 août, la fille du peintre, Christiane Ganteaume. « Il est profondément épris de sa ville. C’est une des sources d’inspiration de ses peintures. Son œuvre est imprégnée de l’histoire de La Ciotat, sous l’angle des luttes sociales des habitants », expliquait Marc Le Chartier, secrétaire de l’association GAM.

  • Jean-Claude Cheinet, précurseur de l’écologie, honoré vendredi

    Jean-Claude Cheinet, précurseur de l’écologie, honoré vendredi

    Pionnier de l’écologie populaire, Jean-Claude Cheinet est décédé samedi 29 août, à l’âge de 82 ans. Une cérémonie d’hommage aura lieu ce vendredi 4 septembre, au centre funéraire du Réveilla.

    Professeur d’histoire-géographie au lycée Jean-Lurçat, ancien conseiller municipal puis adjoint au maire de Martigues, il a consacré sa vie à l’engagement politique, syndical et associatif. « C’est une grande émotion d’apprendre sa disparition », réagit Gaby Charroux (PCF), qui avait travaillé à ses côtés « dans les diverses majorités de Paul Lombard, de 1989 à 2008 ».

    « Il était adjoint à l’écologie quand on ne parlait pas encore d’écologie, poursuit-il. Lui déjà était un acharné, un expert défenseur de notre environnement. Il soulignait à la fois la richesse de notre patrimoine tout en attirant l’attention sur les risques majeurs et les dangers du changement climatique. » Dans les années 1980 déjà, Jean-Claude Cheinet « nous alertait sur ce que nous vivons aujourd’hui et sur l’impératif de préserver notre mer de Martigues, l’étang de Berre », témoigne le conseiller départemental Gérard Frau (PCF). « Il pensait et proposait déjà ce qu’aujourd’hui, près de 40 ans après, on est en train de ressortir des cartons : la réouverture du canal du Rove et la dérivation de l’eau après la centrale EDF de Saint-Chamas », souligne Gaby Charroux, qui y voit un « clin d’œil extraordinaire » et espère que ces projets aboutiront.

    Pour le maire de Martigues, Jean-Claude Cheinet était un « expert et un précurseur ». « Il construisait scientifiquement un argumentaire pour une écologie populaire qui a pu s’exprimer à de nombreuses occasions, en particulier à propos de l’étang de Berre, dont il a porté sa candidature à l’Unesco en présidant nos séances de travail », relate-t-il. Jean-Claude Cheinet laisse un héritage immense. De nombreuses personnes en témoigneront vendredi.

  • Forte émotion à Sisteron, suite au décès de Daniel Spagnou

    Forte émotion à Sisteron, suite au décès de Daniel Spagnou

    Nous perdons un serviteur de la République exceptionnel, qui a consacré sa vie aux Alpes-de-Haute-Provence » : les réactions ne se sont pas fait attendre lundi, à l’annonce de la mort de Daniel Spagnou (DVD), maire de Sisteron pendant 43 ans, mais aussi député UMP pendant 10 ans, conseiller général et régional. Le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), a regretté la perte « d’un ami, grand maire de Sisteron pendant 43 ans ». L’édile, décédé à l’âge de 85 ans, avait laissé sa place à son premier adjoint, Jean-Pierre Templier (DVD), lors des dernières élections municipales, en mars dernier. Il avait déjà été hospitalisé et son état de santé était préoccupant pendant la campagne des municipales.

    « Une part de l’histoire

    du département »

    « Nous avons connu les satisfactions des nombreuses réalisations accomplies, mais aussi les difficultés inhérentes à la gestion d’une commune et parfois les moments plus difficiles », a réagi le nouveau maire, Jean-Pierre Templier, compagnon de route et ancien premier adjoint de Daniel Spagnou.

    Toute la droite locale, des Alpes-de-Haute-Provence jusqu’aux Hautes-Alpes, s’est montrée émue et a réagi à l’annonce du décès de l’homme politique. De nombreux opposants politiques de l’ancien maire ont également salué son engagement inébranlable. « Il va manquer à Sisteron, aux maires et à notre département », a réagi la présidente du département, Eliane Barreille (DVD).

    « C’est avec une profonde émotion que j’ai appris la disparition de Daniel Spagnou, qui, opposant politique au début de ma carrière, était au fil des années devenu un ami. Son engagement en politique est exceptionnel et se démontre à travers ses nombreux mandats », a de son côté souligné Jean-Yves Roux, sénateur (apparenté PRG) du département. « Il emporte avec lui une part inestimable de l’histoire de notre département, héritage qu’il a su faire vivre au fil du temps. Nous lui devons collectivement beaucoup. »

    « Pendant près de 50 ans d’engagement public, il aura tant apporté à notre département et à sa ville de Sisteron, à laquelle il aura consacré une grande partie de sa vie. Daniel était un élu de terrain, proche des gens, profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Une certaine conception de l’engagement public (…) dans laquelle je me reconnais pleinement », a écrit David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier, sur son compte Facebook. Camille Galtier, maire DVD de Manosque, a lui salué un « parcours hors norme » et des « décennies d’engagement au service de notre département ».

    « Il restera pour nous tous un exemple d’investissement et plus encore, de dévouement, à œuvrer pour l’intérêt général et pour ses chers concitoyens dont la proximité quotidienne était légendaire », a de son côté écrit le maire de Digne, Julien Di Benedetto (SE), saluant « une carrière hors du commun qui restera dans les mémoires ».

  • L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    L’ancien maire de Sisteron, Daniel Spagnou, est mort

    En plus de son mandat de maire, Daniel Spagnou a également été conseiller général et régional, ainsi que député UMP de la deuxième circonscription des Alpes-de-Haute-Provence de 2002 à 2012.

    L’ancien maire avait déjà été hospitalisé et son état de santé était préoccupant pendant la campagne des municipales.

    “Ce matin, je perds un ami”, a réagi sur X le président (Ren.) de la Région Renaud Muselier. “Grand maire de Sisteron pendant 43 ans, nous perdons un serviteur de la République exceptionnel, qui a consacré sa vie aux Alpes-de-Haute-Provence.”

    Le nouveau maire de Sisteron, ancien premier adjoint de Daniel Spagnou, Jean-Pierre Templier, a également réagi : “Il m’est difficile, aujourd’hui, de parler de Daniel simplement comme de « l’ancien maire de Sisteron ». Pendant de très nombreuses années, il a fait partie de ma vie, de mon engagement et de mon histoire personnelle. J’ai travaillé à ses côtés, nous avons partagé tant de moments, tant de projets, tant de combats pour Sisteron. Nous avons connu les satisfactions des nombreuses réalisations accomplies, mais aussi les difficultés inhérentes à la gestion d’une commune et parfois les moments plus difficiles.”

    “Les Alpes-de-Haute-Provence perdent aujourd’hui l’une de leurs grandes figures”, a déclaré de son côté David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier, sur son compte Facebook . “Pendant près de 50 ans d’engagement public, il aura tant apporté à notre département des Alpes-de-Haute-Provence et à sa ville de Sisteron, à laquelle il aura consacré une grande partie de sa vie. Daniel était un élu de terrain, proche des gens, profondément attaché à son territoire et à ses habitants. Une certaine conception de l’engagement public (…) dans laquelle je me reconnais pleinement”, a-t-il ajouté.

    « Daniel était un homme de Droite. Nos parcours politiques respectifs nous ont permis de nous rapprocher et de nous estimer. Nous partagions beaucoup de valeurs, ainsi que de nombreux projets, comme la mise en valeur des Petites Cités de Caractère de notre territoire. Il laisse un vide immense », a réagi pour sa part Jean-Marie Bernard, Président du Département des Hautes-Alpes.

    “Quelles que soient nos sensibilités politiques, un tel engagement au service d’un territoire force le respect”, a écrit la députée (PS) des Hautes-Alpes Marie-José Allemand. “Quelques mois seulement après avoir quitté ses fonctions, c’est une grande figure des Alpes du Sud qui disparaît.”

    “Je salue sa mémoire en tant qu’opposant politique depuis toujours. On peut ne pas être d’accord, mais il a tenu la ville et porté la droite en recherche d’un leader”, a réagi auprès de La Marseillaise lundi Philippe Antoine de la CGT, l’un de ses opposants historiques, membre de la liste DVG Demain Sisteron lors des municipales.

  • Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Il était un « militant infatigable », « discret, fraternel et chaleureux », affirme Laetitia Sabatier, secrétaire générale de la section PCF de Martigues. Ce jeudi avaient lieu les obsèques de Didier Brissot. L’agent du service Espace enfance et famille de la Ville s’est éteint vendredi 21 août à l’âge de 59 ans.

    Longtemps compagnon de route, Didier Brissot avait fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2020. Élu à la direction de section en 2023, puis comme trésorier et membre du conseil départemental à l’occasion du 40e congrès en début d’année, il aura été, durant toutes ces années, un artisan précieux qui « laisse un vide immense ».

    Le service public

    chevillé au corps

    « C’était vraiment quelqu’un d’humain, sensible, gentil, travailleur comme j’ai jamais connu, souligne Laetitia Sabatier. Il habitait à côté de la section donc il était tout le temps là. Il était la définition du militantisme. » Chaque dimanche, au marché, Didier Brissot diffusait L’Humanité Dimanche et La Marseillaise. Notre journal, auquel il était particulièrement attaché, lui rend hommage et était représenté par le président de son conseil de surveillance Marc Poggiale lors de la cérémonie. Mais Didier Brissot portait aussi le service public chevillé au corps, affirme sa responsable Virginie Piazzolla. « Il portait les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité et de justice, cette certitude que l’humain et le collectif doivent toujours primer. (…) Derrière sa discrétion se cachait un homme de convictions et de cœur. » Un homme qui ne sera pas oublié, en témoignent les centaines de personnes venues lui rendre un dernier hommage à l’église de Saint-Genest, à Jonquières.