Tatouages maoris sur les bras et chapeaux tressés vissés sur la tête, deux musiciens entonnent des airs polynésiens à l’aide d’une guitare et d’un cajon. À quelques mètres, des odeurs de lait de coco et des arômes acidulés s’échappent d’un food-truck. Lancé en 2015 par Teheiura, le candidat star de l’émission Koh-Lanta, le Manatoa (signifiant « l’esprit du guerrier » en tahitien) a fait escale à la Foire de Marseille pour proposer, entre autres, du thon mariné au jus de citron et du poulet sauté au lait de coco. « Le but, c’est de faire voyager la culture culinaire tahitienne en France », explique Teheiura en marchant pieds nus devant son stand. Flânant devant le camion-restaurant, Geneviève et Emmanuelle ne s’y arrêteront pas, elles ont déjà avalé un repas cubain et créole. Si ces deux retraitées viennent tous les ans à la Foire, c’est précisément pour « manger ce que l’on ne peut pas manger à la maison, des choses exotiques ».
Sur un espace de 6 000m², 150 exposants de restauration sur place et à emporter sont présents au Parc Chanot, pour le plus grand bonheur des gourmands marseillais.
samedi à partir de 19h
Dans l’Esplanade 1, Mouna, vêtue d’un tablier en wax aux motifs colorés, s’affaire devant une marmite. Son stand, les Délices de Mouna, propose des spécialités sénégalaises : poulet yassa, thiéboudiène au poisson, mafé, bissap,… Pour cette restauratrice habituée des férias et festivals, venir à la Foire de Marseille est à chaque fois un plaisir : « Ici, la cuisine sénégalaise est bien accueillie parce que c’est une ville cosmopolite. »
Côté terroir, les régions françaises ne sont pas en reste. Le bien nommé restaurant « La Normandie », présent à la Foire pour la 36e année consécutive, affiche ses diverses spécialités régionales sur sa carte. Ici, les saucisses pur porc ont été préparées par les moines trappistes de l’abbaye de Bricquebec. « Chez nous, ceux qui viennent manger, c’est plus des habitués qui viennent ici depuis une dizaine d’années », assure le restaurateur, Christophe Guérin. Arborant des chapeaux de lutin rouge, Patrice, 59 ans, et Isabelle, 57 ans, lorgnent devant les différentes échoppes des restaurateurs. Pour ces deux habitués venus ce matin du Castellet, « le plus difficile c’est de faire un choix qui satisfait les goûts du groupe ». Face à ce casse-tête, ils déplorent qu’il n’y ait « pas de chaises et tables en libre-service pour pouvoir se rejoindre après s’être restauré à différents stands ».
Ce samedi 3 octobre, la Foire de Marseille consacrera une nouvelle soirée aux plaisirs culinaires. À partir de 19 heures, l’entrée sera gratuite. Une dernière occasion de parcourir les stands de restauration et de découvrir, avant la clôture lundi, des plats savoureux.

![[Recette] La daube du canonnier de Toulon](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/09/b56c046bd02b3b3dbc83da4fb5844220.jpg)

![[C’est l’été] Festival street food italienne à La Ciotat](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/16276a417a47c4734a95b47bbfbe5c20.jpg)




![[C’est l’été] Une Sardi’night au menu, après la soirée pizza moit-moit](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/4de52bd3b2a000e96bd9f085c9b48bc9.jpg)
![[C’est l’été] Lecture : « Les beignets de ma mère », de Jacky Durand](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/d2f1eb94004532271d00e4cb2d306496.png)