Tag: crous

  • Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Un nouveau paiement dans les restaurants universitaires

    Depuis le 4 mai 2026, les étudiants d’Aix-en-Provence, de Marseille et d’Avignon bénéficient du repas à 1 euro. Cette nouvelle mesure a parfois suscité des inquiétudes, comme la crainte d’une trop forte fréquentation et un temps d’attente rallongé. Cela s’accompagne donc d’une réorganisation des modalités de paiement aux caisses pour les étudiants. Il faudra désormais obligatoirement présenter son compte Izly, sur lequel il est nécessaire de créditer de l’argent (carte ou QR code).

    Cela « permet de connaître le statut de l’étudiant avec certitude », selon le directeur général du Crous de l’académie, Marc Bruant. L’objectif est, selon lui, de « s’assurer que les étudiants ne prennent qu’un repas par service et par personne, et de gagner du temps lors du passage en caisse ». En 2025, ce sont environ 1 822 000 repas qui ont été vendus, seulement dans les trois villes de l’académie. Avec une hausse nationale de 12% de la fréquentation par rapport à l’année précédente.

    Régler par carte bancaire

    Auparavant, il était possible de régler le repas uniquement par carte bancaire. « On peut toujours », précise-t-il, mais il est tout de même nécessaire de présenter son compte Izly. Dans le cas contraire, c’est le prix de revient officiel qui s’applique : 8,20 euros. La majorité des caisses seront réservées au paiement par Izly. Une seule caisse par établissement pour la carte bancaire. Cette mesure bénéficie encore d’une phase de transition avant son entrée en vigueur stricte, prévue le mardi 26 mai, dans les 13 restaurants universitaires de l’académie.

    Marie Moreau

  • Au Crous, le repas à 1 euro enfin généralisé

    Au Crous, le repas à 1 euro enfin généralisé

    Depuis lundi 4 mai, le repas à 1 euro n’est plus réservé aux seuls étudiants boursiers. Dans les restaurants universitaires du Crous, tous les étudiants peuvent désormais bénéficier de ce tarif unique, partout en France. À Montpellier, où la vie étudiante pèse lourd dans la ville (17% de la population), la mesure prend une résonance particulière. Les étudiants auront droit à un plat et deux accompagnements : entrée, fromage, dessert ou fruit.

    À Montpellier, 37 points de restauration du Crous sont concernés : 6 restaurants universitaires, 9 brasseries, 21 cafétérias et une pizzeria, auxquels s’ajoutent 14 restaurants conventionnés. Il suffit de présenter une carte étudiante ou d’être doctorant ou volontaire en service civique, avec un compte Izly actif. Pour beaucoup, l’économie paraît modeste vue de loin. Mais, dans un budget étudiant, les 2,30 euros gagnés à chaque repas comptent. « Entre le loyer, l’essence et les courses, je calcule tout. Là, je sais que je peux manger chaud, équilibré, sans exploser le budget. Ce n’est pas juste un repas moins
    cher, c’est un stress en moins
     », témoigne Lina, étudiante à Montpellier.

    Le défi de l’affluence

    Reste désormais à tenir la cadence. À Montpellier, plus de 2,7 millions de repas ont été servis en 2025 par le Crous, dont 1,7 million à des étudiants boursiers. Le Crous de Montpellier-Occitanie s’attend à une hausse de fréquentation, estimée nationalement autour de 12%. Pour y faire face, 20 équivalents temps plein doivent être recrutés, en renfort des quelque 250 agents déjà mobilisés. Une enveloppe de 82 500 euros est aussi prévue pour des investissements d’urgence, notamment à Vert-Bois, Boutonnet et Triolet.

    Sandrine Cloarec, directrice générale du Crous Montpellier-Occitanie, se veut rassurante : « Dans l’assiette, rien ne change. Il s’agit du même repas, des mêmes quantités, de la même qualité et de la même diversité que ce que nous proposions la semaine dernière. » Elle rappelle aussi que « la production d’un repas servi au Crous coûte entre 8 euros et 9 euros », désormais proposé à 1 euro à l’ensemble des étudiants.

  • Les étudiants mobilisés contre la hausse des loyers

    Les étudiants mobilisés contre la hausse des loyers

    Aujourd’hui, le premier poste de dépense pour les étudiants est leur logement », soupire Enola Kraemer. Alors pour la représentante du Scum, syndicat étudiant à Montpellier, la dernière hausse des loyers Crous ne passe pas.

    « C’est la quatrième fois en trois ans que le Crous augmente les loyers de son parc. Là, c’est une hausse de 1,4%, ce qui représente environ 30 euros par mois. Alors que la précarité étudiante ne cesse d’augmenter », poursuit la vice-présidente étudiante de l’université Paul-Valéry. Soit environ 350 euros à l’année. Pour faire entendre leur colère, les syndicats étudiants* se sont donc rassemblés devant les grilles du rectorat le 11 mars, lors du conseil d’administration du Crous Occitanie qui a entériné cette augmentation des loyers. Les étudiants, qui ne représentent que sept sièges dans un conseil de 23 membres, n’ont pas pu faire capoter le vote.

    Si la précarité augmente en France ces dernières années, force est de constater que les étudiants sont touchés de plein fouet. « Lors de nos distributions alimentaires, on voit des centaines d’étudiants faire la queue pendant plus d’une heure pour des paquets de pâtes, du pain et des conserves. Et on doit refuser du monde car nous n’avons pas la capacité de donner à tout le monde, ce qui est scandaleux dans une puissance économique comme la nôtre », constate amèrement Fabien Bon, membre du Scum.

    Des loyers impayés

    Les étudiants étrangers extra-européens sont encore moins bien lotis. Dans un contexte de xénophobie latente portée par la droite et l’extrême droite, ces derniers sont encore plus précarisés. « On leur a supprimé les APL [Aides personnalisées au logement, Ndlr]. Or, ils sont déjà surreprésentés dans la précarité étudiante. Ils sont donc obligés de travailler pour financer leurs études », poursuit Enola Kraemer. Mais même avec un travail – près de la moitié des étudiants exercent une activité salariée parallèlement à leurs études – certains n’arrivent pas à joindre les deux bouts. « Des gens se retrouvent avec 100 euros de reste à vivre pour le mois entier. Dans les logements du Crous de Montpellier, il y a une augmentation de près de 50% des loyers impayés, ce qui représente 130 000 euros. Cette nouvelle hausse est totalement scandaleuse », fait valoir Floriane Dahan-Torralbo, membre du Poing levé, autre syndicat étudiant. Dénonçant une « logique de tri social » opéré par le Crous, les syndicats demandent le gel des loyers et l’annulation des impayés, avant de mettre en place une baisse progressive qui irait « jusqu’à 150 euros par mois pour 9 m² ».

    *Scum, Le Poing levé, RUSF.

  • Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Il n’est pas encore 12h, mais devant le Crous de Gaston Berger sur le campus de Saint-Charles, la file est déjà longue. Pas étonnant puisque, ce mardi, les repas sont gratuits pour tous les étudiants à l’occasion de la « semaine d’accueil » organisée par la Ville et le Crous. Chaque jour, un restaurant universitaire offre le repas à tous les étudiants. Débuté lundi à Saint-Jerôme, puis Saint-Charles ce mardi, la semaine se poursuit à Luminy, Galinat et Centrale.

    « Cette semaine de gratuité est l’occasion pour le Crous de communiquer sur le repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, explique Aurélie Biancarelli, adjointe (PCF) au maire chargé de l’enseignement supérieur. Mais aussi pour celles et ceux en situation de précarité qui peuvent déposer un dossier auprès des services sociaux du Crous pour bénéficier de ce prix », ajoute-t-elle.

    Une initiative importante alors que la précarité étudiante ne cesse de s’accroître. Cette année, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte sur l’augmentation du coût de la rentrée de 2,2% par rapport à 2024, revenant à 3 227 euros. « Cette situation de précarité est devenue structurelle au fil des années, insiste l’adjointe au maire. La période de la crise sanitaire l’a mise en exergue, mais je crois qu’aujourd’hui, il y a besoin de politiques publiques qui viennent les soutenir ».

    Certains étudiants sont d’ailleurs venus exprès à Saint-Charles, ce mardi, pour bénéficier du dispositif. C’est le cas de Léa, étudiante en sciences cognitives. « Je l’ai vu sur Instagram. Je n’avais pas cours aujourd’hui, mais je suis venue pour pouvoir profiter du repas, explique l’étudiante, habituée du Crous. J’arrive à m’en sortir parce que j’ai des aides : la bourse, le repas à 1 euro et la chambre au Crous. »

    Prince, en première année d’informatique, est lui venu comme tous les jours pour son repas à un euro. « je ne savais pas que c’était gratuit aujourd’hui. C’est juste que je viens tous les jours, parce que le repas à 1 euro, ça permet de réduire les dépenses, et la nourriture est bonne », affirme le jeune homme.

    Une action qui a aussi l’ambition de casser les clichés autour de la qualité des repas servis. « Certains ont une mauvaise image de la nourriture. Alors qu’on a diversifié l’offre avec des repas végétariens équilibrés et 20% de produits bios », affirme Marc Bruant, directeur du Crous Aix-Marseille Avignon.