Tag: Coupe du Monde

  • Mondial mexicain sur fond de contestation sociale

    Mondial mexicain sur fond de contestation sociale

    Ils réclament de meilleures conditions de travail ainsi qu’une réforme de leur système de retraite. Les enseignants mexicains, qui bénéficient d’une pension complète plafonnée à l’équivalent d’environ 850 euros, ont lancé une grève nationale et multiplient les actions dans les rues de la capitale à quelques jours du début de la Coupe du monde. Des cortèges de milliers de professeurs défilent aux quatre coins de Mexico, accentuant la pression sur le gouvernement. « C’est une bonne conjoncture. On croit qu’ils peuvent nous écouter un peu plus. On y croit ! Parce qu’on sait qu’avec ce genre d’événement, le gouvernement protège ses intérêts économiques », confie l’un des grévistes au média RFI.

    Un climat de tension à Mexico

    Mercredi, un groupe de manifestants a fait irruption au ministère de l’Éducation à Mexico, utilisant des lampadaires comme béliers lors d’une nouvelle journée de mobilisation. Des membres d’un groupe dissident du syndicat des enseignants, la Coordination nationale des travailleurs de l’éducation (CNTE), ont « vandalisé un poste de garde », « pénétré dans la cour » et « brisé les vitres du hall d’entrée », selon des sources au sein du ministère. « Ils cherchent à provoquer une répression à l’approche de la Coupe du monde », a déclaré la présidente Claudia Sheinbaum lors d’une conférence de presse. « Nous ne céderons pas à la provocation », a-t-elle ajouté. Le gouvernement mexicain a consacré au moins 3 milliards de dollars aux infrastructures liées à la Coupe du monde de football, qui débutera le 11 juin, tout en procédant depuis plusieurs années à des coupes budgétaires importantes dans l’éducation publique. Une hausse de 9% des salaires des enseignants, annoncée par la présidente en mai, n’a pas suffi à apaiser les tensions. « À qui va profiter la Coupe du monde ? Aux grands patrons et aux banquiers ! Comment est-ce possible qu’il y ait autant d’argent pour eux, tandis que nous et nos enfants devenons toujours plus précaires ? », s’interroge une enseignante en colère.

  • Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial

    Greenwood convoité, Balerdi forfait pour le Mondial

    Le dossier Mason Greenwood est officiellement lancé. Auteur de deux saisons remarquées sous les couleurs de l’OM, avec 48 buts et 16 passes décisives en 81 matches toutes compétitions confondues, l’ailier anglais attire de nombreuses convoitises sur le marché des transferts.

    Arrivé à Marseille à l’été 2024 en provenance de Manchester United, où il était devenu indésirable après ses démêlés avec la justice britannique, le numéro 10 olympien s’est rapidement imposé comme la principale arme offensive du club.

    Confrontée à des impératifs financiers et contrainte de générer des liquidités cet été, la direction marseillaise pourrait être amenée à se séparer de certains de ses actifs les plus valorisés, à commencer par Greenwood. Une perspective qui ne laisse pas insensibles plusieurs formations européennes. L’AS Rome multiplie les approches en coulisses depuis plusieurs semaines et une offre estimée à 40 millions d’euros, hors bonus, serait à l’étude, selon la presse italienne. Plus récemment, Fenerbahçe s’est également invité dans la course.

    Pour autant, l’OM ne compte pas brader sa star qui dispose encore d’un contrat de trois ans. D’après Sky Sports, le club phocéen réclamerait au minimum 55 millions d’euros, bonus compris, pour envisager un départ de son attaquant cet été. Une somme dont une partie reviendra à Manchester United, qui bénéficierait de 40% de la plus-value réalisée.

    Multiples infortunes

    Parmi les nouvelles moins réjouissantes du week-end, Leonardo Balerdi a vu son rêve de Coupe du monde s’envoler. Le défenseur central de l’OM a été contraint de déclarer forfait en raison d’une blessure musculaire au mollet droit contractée à l’entraînement. Face à cette absence de dernière minute, le sélectionneur argentin Lionel Scaloni a choisi de se passer du Marseillais et s’est mis en quête d’une solution de remplacement.

    Cette situation a notamment profité à Facundo Medina, qui a participé, samedi, au match amical opposant l’Argentine au Honduras (2-0). Autre Olympien concerné par les derniers réglages avant le Mondial, Timothy Weah est entré en jeu lors de la défaite des États-Unis face à l’Allemagne (1-2).

    Le mois de juin marque également le retour de joueurs prêtés. C’est notamment le cas d’Angel Gomes. Le milieu de terrain anglais n’a pas été conservé par Wolverhampton, lanterne rouge de Premier League et relégué en Championship au terme d’une saison particulièrement difficile. Son avenir reste désormais à définir du côté de Marseille.

    L’avenir de Nasser Larguet demeure également incertain. L’ancien directeur du centre de formation de l’OM a officialisé son départ de la Fédération saoudienne, où il occupait le poste de directeur technique national depuis quatre ans. Dans un message publié sur Instagram, le technicien marocain a annoncé sa décision tout en dressant un bilan positif de son mandat. Il a également mis en avant les progrès réalisés sous sa direction, soulignant les qualifications de plusieurs catégories pour les Coupes du monde, ainsi que les nombreux titres remportés depuis son arrivée.

  • Premier test pour l’Équipe de France

    Premier test pour l’Équipe de France

    Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »

    Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »

    Deschamps loue la solidité de la Côte d’Ivoire

    Dans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.

    La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.

    L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »

    La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.

    Match amical

    Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram

    CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny

  • Deschamps révèle une liste pour le Mondial

    Deschamps révèle une liste pour le Mondial

    À 26 pour conquérir l’Amérique. Ce jeudi soir, à l’issue du JT de TF1, Didier Deschamps a révélé sa dernière liste à la tête de l’équipe de France. Le sélectionneur a couché 26 noms pour cette dernière campagne avec les Bleus.

    Peu de grandes surprises avec la présence de Kylian Mbappé, Ousmane Dembélé, Mike Maignan, William Saliba, les frères Hernandez ou encore Aurélien Tchouameni. Mais alors qui sont les grands absents ? En premier lieu, le milieu de terrain du Real Madrid Eduardo Camavinga paie sa saison en dents de scie, faite de blessures et de méformes. Autres noms n’apparaissant pas sur cette liste, ceux de Lucas Chevalier, le gardien du PSG, Randal Kolo Muani (Tottenham) ou encore le meilleur buteur de Ligue 1 Esteban Lepaul (Rennes).

    La première de Risser

    Crystal Palace a eu les faveurs du sélectionneur français avec deux joueurs convoqués. Maxence Lacroix et Jean-Philippe Mateta sont récompensés de leur saison et de leurs apparitions intéressantes lors de leurs premières sélections avec les Bleus. Le gardien lensois Robin Risser est pour la première fois appelé par Didier Deschamps, lui qui était encore avec les Espoirs lors du dernier rassemblement. La France jouera son match d’ouverture le 16 juin, face au Sénégal.

    La liste des 26

    Gardiens : Mike Maignan, Robin Risser, Brice Samba

    Défenseurs : Lucas Digne, Malo Gusto, Lucas Hernandez, Théo Hernandez, Ibrahima Konaté, Jules Koundé, Maxence Lacroix, William Saliba, Dayot Upamecano

    Milieux de terrain : Ngolo Kanté, Manu Koné, Adrien Rabiot, Aurélien Tchouameni, Warren Zaire-Emery

    Attaquants : Maghnès Akliouche, Bradley Barcola, Rayan Cherki, Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Jean-Philippe Mateta, Kylian Mbappé, Michael Olise, Marcus Thuram

  • Les filles de Montpellier sur un fil

    Les filles de Montpellier sur un fil

    Sur un fil, sur le qui-vive. Montpellier est toujours en vie. Toujours un club de première division, mais sûr de rien jusqu’au mercredi 6 mai et son voyage sur les terres de l’ogre lyonnais.

    L’un des pionniers du foot féminin français, vendu par la famille Nicollin l’automne dernier, menace de tomber en seconde division, et peut-être dans un abîme sans fond, mais résiste avec cœur depuis la nomination de Jean-Louis Saez à la tête de l’équipe.

    D’abord les faits. À la veille de l’ultime journée de la Ligue féminine, Montpellier occupe la 10e place, la première non relégable, aux dépens de Lens. Qui compte le même nombre de points, mais une différence de buts inférieure. Et, par ailleurs il possède trois points d’avance sur la lanterne rouge : Saint-Etienne.

    Montpellier s’apprête à se déplacer à Lyon, demi-finaliste de la Ligue des champions et leader incontesté du championnat, et Lens jouera pour sa part au Paris FC, dauphin des Lyonnaises. Enfin, Saint-Etienne recevra, pour sa part, Fleury, club de milieu de tableau. Tout reste possible et Jean-Louis Saez met en garde.

    « La victoire devant Saint-Etienne nous permet de rester en vie. De sortir de la zone de relégation. Lens va jouer à Paris FC lors de la dernière journée, nous à Lyon, St-Etienne reçoit Fleury. En espérant que tout le monde joue le jeu. Être aujourd’hui non relégable à la 21e journée, ça reste important, sinon on était mort. Les filles dans les matches à enjeu que ce soit face au PSG ou à Marseille ou aujourd’hui sur un match de maintien, elles sont au rendez-vous avec un super état d’esprit », affiche Jean-Louis Saez après la dernière victoire face aux Verts (1-0).

    Saez est l’homme providentiel. Depuis plusieurs saisons, il est l’homme fort du football féminin de Montpellier. L’ancien technicien d’Arles-Avignon a vécu la fin de l’âge d’or de l’équipe féminine. Avec un quart de finale de la Ligue des champions, six saisons (2013-19) à contester l’hégémonie de Lyon et du Paris SG, à recruter des joueuses étrangères notamment les Suédoises : Jakobson, Sembrant, Blackstenius

    Jean-Louis Saez est le fils de deux figures de Montpellier. Son père Louis, décédé à l’automne, était l’un des amis de la première heure de Louis Nicollin. Sa mère Jeanine s’est occupée du centre de formation à sa création. Ils avaient accompagné les premiers jeunes au centre de formation.

    L’ex-directeur sportif (59 ans) a été rappelé au chevet d’une équipe au bord du précipice début mars. Pour remplacer Yannick Chandioux, en panne de solutions à la tête d’une équipe reconstruite autour des premières joueuses issues du centre de formation. Une équipe sans expérience, privée de cadres partis à l’intersaison.

    Jean-Louis Saez, créateur du centre de formation de la section féminine, a redonné confiance à ses jeunes joueuses. Pour les encadrer, il a fait appel à Marion Torrent. Figure emblématique de Montpellier (34 ans), et ancienne internationale (48 sélections), elle avait mis sa carrière entre parenthèses pour accueillir son premier enfant.

    L’ancienne joueuse de l’équipe de France, proche de Corinne Diacre, a repris sa place dans l’équipe. Et ses responsabilités de capitaine et de cadre à un poste de milieu de terrain.

    Ces deux figures de la Paillade : Saez et Torrent ont mêlé leur destin pour sauver Montpellier. Ou plutôt pour le préserver au plus haut niveau et assumer la mission d’une vie. Selon une vieille recette de la Paillade qui vit ses derniers jours.

    À l’aube du siècle, Louis Nicollin avait créé la première section féminine d’un club professionnel. Deux titres de champion, trois victoires en Coupe de France : l’ancien président de Montpellier, décédé en juin 2017, avait très vite trouvé la recette du succès en recrutant les meilleures joueuses. Et en formant d’autres éléments prometteurs comme Karchaoui, Torrent…

    Récompense de son investissement et de son implication dans le foot féminin : Montpellier avait été l’une des villes hôtes de la Coupe du monde en 2019. Un vrai échec et vrai tournant pour le football féminin français.

    Prise dans la tourmente de la crise des droits télé et d’une profonde crise financière, au lendemain de la relégation de leur équipe en Ligue 2, la famille Nicollin avait vendu la section féminine à un à Crux Football, dirigé par l’ancienne internationale néo-zélandaise Bex Smith. le 1er octobre.

    Dépourvu d’expérience, le nouveau propriétaire n’a jamais réussi à imposer sa marque de fabrique. Débordé, il s’est résolu à rappeler Jean-Louis Saez comme on fait un pas vers le passé pour assurer l’essentiel et la survie. La reconstruction attendra. Pour le moins jusqu’au 6 mai.

  • Le beau week-end aixois en Coupe du Monde

    Le beau week-end aixois en Coupe du Monde

    Certains étaient attendus, et ont répondu à ces attentes. C’est le cas de Maïwenn Hamon. La championne d’Europe a réussi les minima pour se qualifier sur le 50 mètres en apnée, aux championnats du Monde, qui auront lieu en Corée du Sud. Sa coéquipière Kallisté Fourton-Bellini y était presque. Il lui a manqué 9 secondes. Elle se console avec une médaille d’argent sur le 500 mètres. Colas Zugmeyer est le troisième aixois médaillé.

    « Nous organisions pour la cinquième fois cette manche de Coupe du Monde, et tout s’est bien passé », explique Colomba Fourton-Bellini, qui vient de prendre la présidence de la section nage avec palmes du Pays d’Aix natation. Elle est aussi satisfaite, « car nos plus jeunes ont pu participer à des séries et se mesurer aux meilleurs mondiaux. Pour eux, c’est important dans leur formation. »

    Résultats et palmarès : https://ffessm.fr/

  • L’élite mondiale retrouve les eaux aixoises avec plaisir

    L’élite mondiale retrouve les eaux aixoises avec plaisir

    Après une étape en Italie, la Coupe du monde de nage avec palmes revient à Aix-en-Provence pour la troisième fois.

    « Les conditions sont excellentes. Le club est dynamique avec des bénévoles actifs et un site fonctionnel. Pour la Fédération et le Comité mondial, c’est primordial », justifie Antoine Fauveau, président de la commission nage avec palmes de la Fédération française d’études et de sports sous-marins (FFESSM).

    Le bassin de la piscine Yves Blanc va accueillir l’élite mondiale de la nage avec palmes, discipline spectaculaire, combinant puissance et technique et permettant aux athlètes d’atteindre des vitesses impressionnantes grâce à leurs palmes.

    Quatre types de compétition sont au programme des 500 nageurs qui ont effectué le déplacement. Monopalme, bipalme, nage en surface ou en immersion, en apnée ou avec bouteilles. « Les catégories débutent avec des épreuves de sprint, sur 50 mètres, jusqu’au demi-fond avec 1 500 mètres », détaille Antoine Fauveau.

    Les nageurs présents à Aix-en-Provence vont représenter 86 clubs et 20 pays. « Il y a des Colombiens, des Africains et une forte délégation de nations européennes », détaille le dirigeant national. Face à cette concurrence, « dans ce qui est une étape clé de la saison » poursuit-il, « les nageurs Français ont une carte intéressante à jouer ».

    Plusieurs locaux sont

    à suivre

    Cette manche de la Coupe du monde fait suite à celle de Lignano. En Italie, l’Aixois Anthelme Robisson a récolté deux médailles d’or lors de la première manche. Tandis que la Ciotadenne Camille Julien est revenue avec une médaille d’argent dans sa catégorie.

    Ces deux Provençaux auront donc à cœur de poursuivre leur belle série. Et d’autres locaux seront à surveiller. À l’image de la championne d’Europe du 100 mètres en immersion Maïwenn Hamon. L’Aixoise sera dans son bassin fétiche et tentera de transformer l’essai. Elle sera en quelque sorte la locomotive de ses coéquipiers, Kallisté Fourton-Bellini et Colas Zugmeyer. À suivre également, la prestation du Ciotaden Antonin Lebeau.

    « Les Français auront l’étiquette de favoris, car les meilleurs sont au rendez-vous d’Aix-en-Provence », note Antoine Fauveau. La délégation tricolore qui compte utiliser cette manche de la Coupe du monde pour lancer la course aux qualifications des championnats du monde, en Corée du Sud.

    « Nos Français auront une belle opposition, car les meilleurs Allemands et Colombiens sont là. Ce sont deux nations phares de la nage avec palmes », insiste Antoine Fauveau. « Il y a aussi d’importantes délégations italienne et espagnole qui peuvent aussi créer la surprise. »

    Pour Frédéric di Meglio, président de la FFESSM. « Accueillir cette compétition répond à notre volonté de mise en avant de notre fédération, de sa diversité et sa capacité de contribuer au rayonnement de la France en organisant des événements d’envergure. Cette troisième édition organisée à Aix-en-Provence témoigne de cette volonté d’asseoir notre influence mondiale. »

    « Avec l’aide de toute l’équipe organisatrice fidèle et de la FFESSM nous espérons que cette manche de Coupe du monde sera encore plus belle que les précédentes et servira les objectifs de nos nageurs vers les échéances internationales », confie Colomba Fourton-Bellini, président du PAN.

  • La Fédération italienne de football sous le feu des critiques

    La Fédération italienne de football sous le feu des critiques

    La malédiction des barrages a encore frappé l’Italie : absente des deux dernières coupes du monde, la Nazionale a été privée du Mondial 2026 par la Bosnie qui a arraché sa qualification aux tirs au but (1-1 après prolongation, puis 4 tirs au but à 1) en finale des barrages européens, mardi soir, à Zenica.

    Une habitude, mais le choc pour tout un pays, fou de « calcio », n’en reste pas moins difficile à encaisser, comme l’a résumé la Gazzetta dello Sport : « Une autre défaite historique pour le football italien. » Le célèbre quotidien écrit : « C’est un cauchemar sans fin, une malédiction, une apocalypse. On est en dehors de la Coupe du monde, encore une fois, pour la troisième fois consécutive, et c’est la plus terrible car on s’est fait mal à onze minutes de l’Amérique. » Ivan Zazzaroni, directeur du Corriere dello Sport, pointe : « Notre échec n’est malheureusement pas seulement un fiasco, le troisième d’affilée. C’est l’effondrement total d’un système. Il apparaît comme un échec conjoncturel, mais il s’agit en réalité d’une crise structurelle. »

    « Crise profonde »

    « Il est évident pour tous que le football italien doit être refondé », a écrit le ministre italien des Sports, Andrea Abodidans, dans un communiqué au lendemain de la défaite. Selon le ministre, « ce processus doit passer par un renouveau au sein de la direction de la FIGC (Fédération italienne de football) », présidée depuis 2018 par Gabriele Gravina.

    Dans des propos tenus en marge d’une remise de prix et rapportés par la presse italienne, le ministre a rappelé que les deux prédécesseurs du patron de la Fédération avaient, eux, démissionné après les échecs de 2014 (élimination dès la phase de poules du Mondial brésilien) et de 2018 (élimination par la Suède en barrages pour la Coupe du monde en Russie). « Je m’attends à une réponse plus ciblée de la Fédération italienne. Le président [Giancarlo] Abete, après la Coupe du monde 2014, a un sursaut de dignité, le regretté [Carlo] Tavecchio fit la même chose après les barrages contre la Suède et il démissionna », a-t-il déclaré. « Je pourrais être contraint d’agir en passant par le Parlement, mais je préférerais laisser cette décision à la FIGC (…). Ce qu’il faut, c’est ne pas nous tromper à nouveau ni faire semblant que rien ne s’est passé », a ajouté le ministre.

    à l’issue du barrage perdu aux tirs au but contre la Bosnie à Zenica, Gabriele Gravina, pour devancer les appels à sa démission, a convoqué pour la semaine prochaine un conseil fédéral qui devra « faire un bilan », a-t-il expliqué. Une première réunion, avec les représentants des ligues professionnelles (Serie A, Serie B et Serie C) et des associations des joueurs et entraîneurs, est programmée dès jeudi.

    Dès mardi soir, le patron de la FIGC a reconnu que le football italien vivait « une crise profonde, une crise générale qui nécessite une réflexion globale qui ne revient pas seulement à la Fédération, mais aussi au monde de la politique italienne ».

    Gravina a fait à plusieurs reprises référence au gouvernement, pour regretter des blocages, ce qui n’a pas plu au ministre des Sports. « Le gouvernement, a objecté ce dernier, a concrètement démontré son engagement en faveur de tout le mouvement sportif italien, je considère objectivement incorrect de tenter de nier ses propres responsabilités concernant la troisième non-qualification consécutive à la Coupe du monde en accusant les institutions d’un supposé manquement. »

    Le président de la FIGC a aussi suscité des réactions virulentes de grands noms du sport italien, en qualifiant les autres sports, en comparaison avec le football, d’« amateurs ». « Une insulte faite au sport italien », a regretté le champion du monde 2025 de saut en longueur, Mattia Furlani. Le biathlète Tommaso Giacomel a fait preuve d’ironie sur Instagram avec son message « si le foot est professionnel, alors [Jannik] Sinner est un amateur ».

  • Les Bleus dans la fosse aux lions du Mondial 2026

    Les Bleus dans la fosse aux lions du Mondial 2026

    Après les drillos et ceux de la teranga, ce sont les Lions de la Mésopotamie qu’affronteront les hommes de Didier Deschamps lors du prochain rendez-vous mondial.

    En venant à bout de la Bolivie à Monterrey, dans la nuit de mardi à mercredi, l’Irak a en effet composté son billet pour la Coupe du Monde 2026. Les Irakiens, dont le surnom est les Lions de Mésopotamie, complètent le Groupe I. Celui de l’équipe de France qui comprenait déjà le Sénégal et ses Lions de la teranga, ainsi que la Norvège des Drillos Lövene (les Lions du nord).

    Les Irakiens se sont qualifiés symboliquement au Mexique, pays qui accueillait la Coupe du monde lors de leur unique participation à un tournoi mondial, il y a quarante ans.

    Autre clin d’œil de l’histoire, l’Irak décroche son sésame, vingt ans après son retour dans les compétitions internationales. En 2006, les Lions de la Mésopotamie avaient célébré leur renaissance en se qualifiant pour la Coupe d’Asie des nations. Après un premier match de rodage, face à l’Iran sur terrain neutre (Jordanie), perdu 2 à 0, les joueurs du croissant fertile avaient été sacrés champion d’Asie.

    Aux États-Unis, c’est un autre défi qui attend les joueurs de Graham Arnold. L’Australien a réussi son premier pari, en amenant l’Irak en phase finale. Il va maintenant falloir exister dans un groupe I où, outre la France, ils seront donc opposés au Sénégal et la Norvège.

    À peine la qualification obtenue, Graham Arnold s’est déjà projeté sur le duel contre les Bleus, que ses Lions disputeront à Philadelphie le 22 juin, après avoir ouvert leur tournoi contre le Sénégal le 16 juin dans le New Jersey et avant de conclure la phase de groupes face à la Norvège à Boston le 26 juin.

    Duel inédit

    L’Irak sera, sur le papier, l’adversaire le plus abordable pour la France, numéro 1 au classement Fifa, championne du monde en 2018 et finaliste en 2022. Les deux formations ne se sont jamais affrontées.

    « Est-ce que je peux leur emprunter juste un joueur ? », a plaisanté, en conférence de presse, le sélectionneur Graham Arnold, qui avait perdu face aux Bleus au premier tour en 2022, avec l’Australie (4-1).

    « J’ai eu le privilège de jouer contre eux, ils avaient été incroyables. Mais nous n’aurons rien à perdre. Essayons de créer une immense surprise », a ajouté le technicien australien, qui a évoqué « l’honneur » d’affronter des joueurs comme Kylian Mbappé ou le Norvégien Erling Haaland.

    Avec cette qualification irakienne, l’équipe de France connaît désormais son calendrier définitif pour son entrée en lice dans le tournoi mondial. S’ils veulent terminer en tête du groupe I, et justifier leur statut de numéro 1 Fifa, les hommes de Didier Deschamps devront manger du lion à trois reprises. Savoir savourer ces moments, en évitant l’indigestion.

    Groupe I

    France – Sénégal 16/06

    Irak – Norvège 17/06

    France – Irak 22/06

    Norvège – Sénégal 23/06

    Norvège – France 26/06

    Irak – Sénégal 26/06

    Les 48 nations qualifiées pour la phase finale

    Groupe A : Mexique / Afrique du Sud / Corée du Sud / République tchèque. Groupe B : Canada / Bosnie-Herzégovine / Qatar / Suisse. Groupe C : Brésil / Maroc / Haïti / Écosse. Groupe D : États-Unis / Paraguay / Australie / Turquie. Groupe E : Allemagne / Curaçao / Côte d’Ivoire / Équateur. Groupe F : Pays-Bas / Japon / Suède / Tunisie. Groupe G : Belgique / Égypte / Iran / Nouvelle-Zélande. Groupe H : Espagne / Cap-Vert / Arabie saoudite / Uruguay. Groupe I : France / Sénégal / Irak / Norvège. Groupe J : Argentine / Algérie / Autriche / Jordanie. Groupe K : Portugal / RD Congo / Ouzbékistan / Colombie. Groupe L : Angleterre / Croatie / Ghana / Panama

  • Bouc-Bel-Air accueille la spectaculaire Coupe du monde de vol en soufflerie

    Bouc-Bel-Air accueille la spectaculaire Coupe du monde de vol en soufflerie

    Sous l’égide de la Fédération aéronautique internationale et de la Fédération française de parachutisme, 98 compétiteurs issus de 22 nations différentes, s’affronteront dans un tunnel de vol de 17 mètres situé au Décathlon village de Bouc-Bel-Air, à l’occasion de la Coupe du monde et des Championnats d’Europe de vol en soufflerie. Un spectacle aérien mêlant performance, précision et créativité, à travers quatre disciplines : Dynamic 2-Way (à deux), Dynamic 4-Way (à quatre), Freestyle et SoloSpeed (seul). La compétition sera marquée par la présence de Flavien Poulenard, originaire de Saint-Etienne et chef moniteur chez iFly Aix-Marseille dont le parcours est intimement lié à l’histoire d’iFly. Premier client d’iFly Lyon lors de son ouverture en 2016, il découvre la chute libre indoor et développe immédiatement une passion pour cette discipline spectaculaire. De simple pratiquant à ses débuts, il devient moniteur professionnel, avant de s’imposer comme athlète de haut niveau et de décrocher le titre de Champion de France en 2023, 2024 et 2025.

    Programme de la semaine :

    Mardi 31 mars : arrivée des compétiteurs et entraînements.

    Mercredi 1er avril – 09h00 : Speed test.

    Mercredi 1er avril – 19h00 : cérémonie d’ouverture.

    Jeudi 2 avril – 08h00 : début de la compétition.

    Samedi 4 avril – 17h30 : fin de la compétition.

    Samedi 4 avril – 21h15 : cérémonie de remise des médailles.