Tag: Coupe d’Europe

  • Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994

    Les souvenirs de Marcel Dib lors du duel historique de 1994

    Le 13 septembre 1994. Cinq mois avant cette date, l’Olympique de Marseille connaît la sanction la plus sévère de son histoire : la rétrogradation en Division 2 dès la saison suivante, suite au scandale de corruption du match Valenciennes-Marseille, souvent appelé « affaire VA-OM ».

    Cela ne l’empêche pas de terminer la saison de D1 à la deuxième place du championnat et d’obtenir sa qualification pour la Coupe de l’UEFA, compétition que les Olympiens ont pu disputer grâce à l’accord de l’instance européenne. Pour son entrée dans la compétition au stade des 32es de finale, l’OM hérite de l’Olympiakos. Un tirage « très compliqué », comme le souligne Marcel Dib, capitaine de la formation phocéenne lors de cette saison singulière. Prétendant au trophée européen, le club grec compte dans ses rangs le Yougoslave Ilija Ilic, triple champion de Grèce par la suite, et le Nigérian Rashidi Yekini, légende du football africain et serial-buteur au cours d’une carrière qui s’est étendue sur plus de deux décennies. « Je me rappellerai toute ma vie de ces deux matches, j’en garde un très bon souvenir », lance le milieu formé à l’US Michelis (11e) et à l’USL Premier Canton (4e).

    « On voulait à tout prix les battre, parce qu’ils nous avaient très mal reçus au match aller. Ils nous ont promis l’enfer », précise-t-il. Mis sous pression, les Olympiens ont pu compter sur de vieux briscards, comme Bruno Germain ou Michel De Wolf, et le soutien de Bernard Tapie – toujours président malgré le retrait de sa licence – pour « ne pas se dégonfler » dans un stade Karaïskakis plein à craquer, au match aller. « C’était déjà un combat avant d’entrer sur le terrain, où ils nous bousculaient dans le couloir. Je me souviens d’être face au capitaine [Petros Marinakis, Ndlr.] et on se regardait droit dans les yeux. Il s’est avéré que c’est nous qui leur avons fait la misère », se réjouit Marcel Dib.

    Grâce aux buts signés Bernard Ferrer et Jean-Christophe Marquet (1-2), l’OM prend un léger avantage avant le match retour au Vélodrome, une semaine plus tard, où les Grecs allaient être aussi bien reçus que les Marseillais.

    « Quand ils sont entrés sur le terrain, qu’ils ont vu l’ambiance de fou et la pression de nos supporters, on savait que l’on avait déjà gagné avant de jouer », s’amuse Marcel Dib. Sa prédiction s’est transformée en une réalité cinglante avec un but de Jean-Marc Ferreri et un doublé inscrit par l’Irlandais Tony Cascarino (3-0). « C’est l’un des dix matches qui a le plus marqué l’histoire de l’OM », estime « El Diablo », encore émoustillé 32 ans après.

  • L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’OM face aux clubs grecs : historiquement une réussite

    L’amour entre Marseille et la Grèce ne date pas d’aujourd’hui. Historiquement, bien entendu, les liens sont étroits, mais une relation footballistique s’est tissée depuis la fin des années 1980. À travers ses nombreuses joutes européennes, l’OM a croisé à 14 reprises des clubs grecs et une statistique ressort de ces différentes confrontations. Dix victoires et 71% de réussite, ceci représente le meilleur ratio des Olympiens face à une nation de l’UEFA.

    Club ami des ultras marseillais, l’AEK Athènes est la première équipe hellène croisée sur les terrains continentaux. C’était en 1989 à l’occasion des huitièmes de finale de la Coupe des clubs champions. Après une victoire 2-0 au Vélodrome, les Phocéens ont assuré le coup en Grèce avec un match nul (1-1). Il a fallu attendre 34 années supplémentaires pour recroiser les Jaunes et Noirs. Placés dans le même groupe en Ligue Europa, les hommes de Gennaro Gattuso n’avaient pas tremblé pour battre leurs homologues 3-1 puis 2-0. Mbemba, Ismaïla Sarr ou Veretout étaient les buteurs.

    Toujours aussi récemment, lors de la saison 2021-2022, l’OM a également affronté le PAOK, club de Salonique. Lors des quarts de finale de la Ligue Conférence, les Phocéens ont aussi fait le boulot. 2-1 au match aller, sur le boulevard Michelet, dont un but de Dimitri Payet qui a frôlé le Prix Puskas de plus belle réalisation de l’année. Pour le retour dans le nord de la Grèce, le Réunionnais était encore buteur (1-0), alors qu’Amine Harit, titulaire, est le seul survivant de cette époque.

    Le Panathinaïkos, blessure ouverte

    Le match OM-Olympiakos, jeudi, sera la 7e confrontation entre les deux formations. Le bilan face au club du Pirée, le grand port athénien, est de 4 victoires pour 2 défaites. Tout avait commencé en 1994, quelques mois après l’affaire VA-OM, ayant rétrogradé l’équipe de Bernard Tapie en deuxième division. Malgré tout qualifiés pour la Coupe UEFA, les Marseillais découvrent l’Olympiakos et le match aller-retour marque les esprits. 5-1 au cumulé, des buts de Jean-Christophe Marquet ou encore Tony Cascarino permettent aux Ciel et Blanc de passer un tour supplémentaire.

    En 2011 et 2020, retrouvailles en phase de poules de la Ligue des Champions avec, cette fois, un statu quo. Au début de la décennie 2010, les Grecs iront gagner à Marseille, Marseille ira gagner en Grèce, Lucho Gonzalez étant le seul buteur phocéen. L’OM tombera cette année en quarts de finale face au Bayern (0-4), futur finaliste. En pleine crise Covid, devant des tribunes vides, les hommes de Villas-Boas s’imposeront au Vel (2-1), après une défaite à Athènes (0-1).

    Le Panathinaïkos, affronté au cœur de l’été 2023, en 3e tour préliminaire de la Ligue des Champions, reste un crève-cœur important pour les fans olympiens. Dans sa quête de phase de groupes, l’OM va buter en Grèce, non sans de nombreuses polémiques arbitrales, avant d’aller jusqu’à la séance de tirs au but au retour. L’ambiance du Vélodrome n’y changera rien et Marseille est douché par le club au trèfle (2-2, 5-3 aux t.a.b.). Un épisode jamais vraiment digéré, le coach espagnol Marcelino tombera peu après.

    La préfecture de police rétropédale

    La préfecture de police des Bouches-du-Rhône a sérieusement cafouillé en interdisant, dans un premier temps, par un arrêté rendu public mardi matin, aux supporters de l’Olympiakos et de l’Étoile Rouge de Belgrade d’assister au match au stade Vélodrome et de se déplacer dans le centre-ville. Une annonce vivement critiquée. Quelques heures plus tard ce mardi, la préfecture de police se contredit et a rendu un arrêté « portant abrogation » du précédent arrêté d’interdiction. Elle autorise donc « toute personne se prévalant de la qualité de supporter [de l’Olympiakos] et de l’Étoile rouge de Belgrade prise en charge par les effectifs de police d’accéder au stade Cepac Vélodrome de Marseille, le jeudi 15 octobre 2026 ». Il est vrai que plus de 3 000 supporters grecs ont leur billet en poche et certains sont déjà arrivés.

  • OM : les larmes de Wilfried Moké à Konya

    OM : les larmes de Wilfried Moké à Konya

    Entre l’OM et la Turquie, l’histoire est loin d’être de tout repos.

    La première confrontation remonte à 1968, en Coupe des villes de foire. Avec Roger Magnusson, les Marseillais s’étaient inclinés 2 – 0 à Smyrne, face à Göztepe, qui devait aussi s’imposer au Vélodrome sur le même score.

    Quarante ans plus tard, l’OM de Djibril Cissé s’inclinait en Ligue des Champions dans l’antre de Besiktas (1-2), en 2007.

    Suivront deux nuls, d’abord à Eskisehir (1-1) puis face à Fenerbahçe (2-2) , lors de la campagne 2012 de Ligue Europa. Eskesehir sera battu au stade Parsemain, alors que Fenerbahçe éliminera l’OM au Vélodrome.

    Le club marseillais s’est déplacé à Konya pour tenter de se qualifier pour la phase finale de la Ligue Europa 2018. Alors qu’ils se dirigeaient vers une défaite, synonyme d’élimination, les hommes de Rudi Garcia arrachaient l’égalisation au bout du temps additionnel, grâce à un but de Wilfried Moké. Le joueur de konyaspor était en larmes en zone mixte. « Je m’en veux ! Il faut que ce soit moi, ancien du PSG, qui envoie les Marseillais en seizième de finale. Je ne me le pardonnerai jamais !» D’autant plus que sur cette campagne, l’OM allait jusqu’en finale.

    Le dernier voyage, à Galatasaray, sera une défaite 2-4, en Ligue Europa 2021/2022, envoyant l’OM en Conférence européenne.

  • [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    [Entretien] Gilles Cherdieu : « Les championnats d’Europe de karaté à Marseille, un événement ! »

    La Marseillaise : À l’occasion de la Fête du sport, lundi, vous avez pu rencontrer la ministre des Sports Marina Ferrari. Sur quoi avez-vous pu échanger ?

    Gilles Cherdieu : Nous avons échangé, avec la ministre, sur la situation globale du sport, mais particulièrement celle du karaté. Nous souhaitons nous développer au niveau de la France et des Outre-mer. Pour cela, nous avons besoin des moyens financiers de l’État, qui sont de moins en moins importants, mais qui existent toujours. Et surtout, de faire coïncider ces moyens avec des moyens propres. C’est un projet de développement de notre fédération à travers toutes ces disciplines, particulièrement le karaté.

    Comment s’est déroulée la phase de candidature pour ces championnats d’Europe ? Il y avait plusieurs candidats je suppose.

    G.C. : La phase de candidature remonte à plusieurs années. Je suis élu depuis novembre 2025, donc jeune président, et j’ai dû me mettre au travail par rapport à la situation financière de la fédération, pour remettre en place notre projet d’organisation. Ce projet avait déjà été accepté par l’EKF, la fédération européenne, et derrière, nous devions avoir les moyens matériels, humains et techniques pour l’organiser. Depuis ma prise de fonction, j’ai rencontré le président mondial et européen, qui est venu à Paris, et sur lequel je me suis engagé au bon déroulé de cette belle manifestation. Depuis lors, nous n’avons cessé de nous attacher. On a un rendez-vous avec le Palais des Sports de Marseille pour toute l’organisation, tout ce qui touche à l’organisation de ce championnat est en cours de préparation.

    Quelle a été votre réaction au moment de la désignation ?

    G.C. : C’est toujours un honneur pour moi, c’est un honneur que la fédération organise ce championnat. Pourquoi ? Parce que nous avons cette volonté de représenter la France, donner une belle image de la France, et particulièrement du karaté français.

    Pourquoi le choix de Marseille comme vile hôte et pas un autre lieu en France ?

    G.C. : La logique aurait voulu que ce soit Paris, mais nous voulions une autre grande ville et Marseille était le meilleur choix. Nous souhaitons que ce soit l’événement clé de l’année 2027 à Marseille. Mais sans l’appui des organisations territoriales, comme le département, la Ville, la région, la métropole, nous ne pouvons pas mener à bien cette organisation. Donc je les remercie.

    Pour aller au-delà de ces championnats, est-ce que le karaté mondial a l’envie de retrouver les Jeux olympiques ?

    G.C. : Après la réussite de Tokyo, en 2021, Paris nous a échappé. L’idée est de se servir de l’événement qui aura lieu à Marseille pour montrer qu’on a notre place aux Jeux olympiques. Notre discipline est complète, belle et elle mérite de retrouver cette place. Je regarde tous nos champions et je suis triste de ne pas les voir au niveau olympique. Il le mérite.

  • Zidane couronné à la tête des Bleus

    Zidane couronné à la tête des Bleus

    Monument du football français, Zinédine Zidane a été officiellement nommé mardi sélectionneur de l’équipe de France. Une consécration attendue pour l’ancien numéro 10 des Bleus, dont la carrière d’entraîneur est déjà jalonnée de succès, mais qui devra désormais relever le défi immense de succéder à son ancien coéquipier Didier Deschamps. Depuis le siège de la Fédération française de football, où plus d’une centaine de supporters s’étaient rassemblés, certains vêtus du maillot bleu, le président de la FFF, Philippe Diallo, a officialisé ce qui apparaissait depuis longtemps comme une évidence.

    L’ancien meneur de jeu et capitaine des Bleus, dont la candidature s’était imposée naturellement, prend ainsi les rênes de la sélection nationale. À 54 ans, « Zizou » accède enfin à la fonction qu’il convoite depuis des années. Son prestige repose autant sur son parcours de joueur – champion du monde en 1998 et champion d’Europe en 2000 – que sur son exceptionnelle réussite sur le banc du Real Madrid, avec notamment trois Ligues des champions remportées consécutivement entre 2016 et 2018. « Dès février 2025, j’ai rencontré Zinédine Zidane pour lui proposer le poste », a révélé Philippe Diallo.

    Visiblement ému, Zidane a évoqué « une continuité » et « quelque part un rêve » avant d’adresser un hommage appuyé « aux pompiers, au monde agricole et à toutes les personnes mobilisées » face aux incendies qui touchent actuellement plusieurs régions françaises, notamment la Gironde. Sans club depuis la fin de son second passage au Real Madrid (2019-2021), le Marseillais succède à deux autres champions du monde 1998 devenus sélectionneurs : Laurent Blanc (2010-2012) puis Didier Deschamps (2012-2026).

    « Le sens de l’histoire »

    Dès le mois de mars, Philippe Diallo avait laissé entrevoir son choix dans les colonnes du Figaro, sans jamais citer directement Zidane. « Il n’y a pas énormément de profils capables de diriger l’une des plus grandes sélections du monde. Il faut quelqu’un qui coche beaucoup de cases et qui puisse susciter l’adhésion des Français », expliquait alors le dirigeant. Difficile, à travers ce portrait-robot, de ne pas reconnaître l’enfant de la Castellane, à Marseille, entré dans la légende du sport français le 12 juillet 1998 grâce à son doublé en finale de la Coupe du monde face au Brésil (3-0).

    Discret dans l’espace médiatique et peu enclin aux déclarations publiques, Zidane a conservé au fil des années une popularité intacte. Même son célèbre coup de tête sur Marco Materazzi lors de la finale du Mondial 2006, conclue par une défaite contre l’Italie après les tirs au but, n’a jamais réellement terni son aura auprès du public français. Son nom circule avec insistance depuis plusieurs années pour prendre la succession de Deschamps.

    Dès 2018, l’hypothèse apparaît. Elle prend de l’ampleur en 2022, alors que le contrat du sélectionneur arrive à échéance après la Coupe du monde au Qatar. À l’époque, le président de la FFF, Noël Le Graët, reconnaissait déjà que cette nomination irait « dans le sens de l’histoire ». « L’équipe de France, c’est la seule chose que je voulais faire », a-t-il confié. « J’ai reçu plusieurs propositions pour entraîner en club ces quatre ou cinq dernières années, mais je les ai toutes refusées pour l’équipe de France », a-t-il ajouté. Son contrat débutera officiellement le 1er août pour une durée de quatre ans. Le nouveau sélectionneur présentera son staff au début du mois de septembre. « Il est déjà quasiment constitué. C’est pratiquement celui qui m’a accompagné pendant toutes mes années au Real Madrid », a précisé Zidane.

    Selon L’Équipe, il devrait notamment retrouver son fidèle adjoint David Bettoni. Deux autres champions du monde 1998 pourraient également intégrer l’encadrement : l’ancien gardien Fabien Barthez, ainsi que Bernard Diomède.

  • Rugby : Montpellier et Toulon servis pour l’Europe

    Rugby : Montpellier et Toulon servis pour l’Europe

    Montpellier, vainqueur du Challenge européen et finaliste malheureux du dernier Top 14, et Toulon connaissent leur programme en coupes d’Europe.

    Les premiers vont retrouver la Coupe des Champions. Les Héraultais se retrouvent dans le groupe 4. Ils seront opposés aux Anglais de Northampton et Bath, aux Gallois de Cardiff, aux sud-Africains des Bulls et aux Français du Stade Français.

    Bordeaux-Bègles, double tenant du trophée, aura sur sa route les Stormers sud-africains, les Anglais de Gloucester et Bristol, les Irlandais du Munster et les Français du Racing.

    En Challenge européen, Toulon est dans le groupe 3. Outre les Français de Vannes, promus de Pro D2, les Varois auront à affronter les Harlequins anglais, les Gallois d’Osprey, les Ecossais d’Edimbourg et les Black Lions sud-africains.

    Début des coupes, le week-end du 16 au 18 octobre. Finales au stade des Lumières de Lyon, les 21 et 22 mai 2027.

  • Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Bordeaux-Bègles roi de l’Europe du rugby

    Et de deux pour l’UBB. Un an après avoir maîtrisé les Anglais de Northampton, les Girondins enchaînent sur un nouveau sacre, dans une finale de Coupe des Champions qu’ils ont maîtrisé de bout en bout.

    Malgré l’ouverture du score de leur adversaire irlandais, les coéquipiers de Maxime Lucu ont gardé leur sang froid et se sont appliqué dans le déroulé de leur jeu. A la pause, la messe était dite. Avec une avance de 28 points, rien ne pouvait s’opposer à ce qu’une seconde étoile soit brodée sur le maillot bordelais la saison prochaine.

    Les hommes de Yannick Bru ont assuré dans une seconde période où la chaleur de Bilbao a commencé à peser sur les épaules. Le Leinster a tenté de revenir, mais l’UBB était trop forte. Même en infériorité numérique, lorsque Maxime Lucu puis Ugo Boniface ont vu jaune, les Irlandais ont continué à s’user. Et avec cinq essais à leur actifs, les Girondins ont montré qu’ils étaient bien l’équipe la plus offensive d’Europe.

    Après Montpellier la veille face à l’Ulster, l’UBB conclut en beauté le week-end français au Pays basque, avec deux nouvelles couronnes européennes dans le giron français.

  • Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Challenge européen : et de trois pour Montpellier

    Il n’y a pas eu de suspense, vendredi, dans la nuit basque. Montpellier a fini en beauté son magnifique printemps. Les Héraultais ont dominé l’Ulster, dans un match à sens unique. Même si les Irlandais ont inscrit le premier essai par Nick Timoney dès la deuxième minute, la réplique du MHR a été immédiate.

    Venus quatre fois en terre promise en moins d’une demi-heure, les Montpelliérains avaient fait le gros du travail à la pause (26 – 12). Avant de le terminer après les citrons. La meilleure attaque du Challenge inscrivait cinq nouveaux essais. Au final, le MHR s’impose 59 – 26 et fait coup double. Un premier succès face à l’Ulster, après trois défaites. Mais aussi un troisième Challenge européen placé dans l’armoire à trophées du club.

  • Bordeaux-Bègles vise une double couronne européenne

    Bordeaux-Bègles vise une double couronne européenne

    L’heure de vérité approche pour l’UBB. Le tenant de la coupe des Champions va défendre le trophée glané il y a un an.

    Comme pour leur premier sacre continental, c’est un monument qui va tenter de leur barrer la route. En 2025, les Girondins avaient dominé les Anglais de Northampton
    (28-20). Cette fois, ce sont les Irlandais du Leinster, et leurs cinq couronnes, qui vont leur faire face. Un Leinster qui aura aussi à cœur de prendre sa revanche sur les équipes françaises, qui ont pris, ces dernières années, un malin plaisir à les battre lors de leurs trois dernières finales.

    Les Irlandais courent après la victoire depuis 2018, date de leur dernière coupe conquise aux dépens du Racing (15-12). Depuis, ils en ont perdu quatre. Ils comptent bien stopper cette série négative à l’occasion de cette cinquième levée.

    Finale inédite

    Côté français, l’UBB se prépare à sa seconde finale. Avec comme ambition de faire aussi bien que La Rochelle, qui avait battu le Leinster au Vélodrome de Marseille pour son premier sacre. Avant de doubler la mise la saison suivante, cette fois à Lansdowne road, le fief des Dublinois.

    Ce face-à-face aura pour cadre le stade de San Mamès, à Bilbao. Les deux équipes se sont croisées très rarement en coupes d’Europe. Leur seul duel remonte à l’édition 1998-99. L’UBB s’était imposée au stade André-Moga (31-10) et les Irlandais leur avaient rendu la pareille à Lansdowne road (9-3) en phase de groupes.

    Pour atteindre la finale, dont l’affiche est inédite, les deux protagonistes ont réalisé un sans-faute. Le Leinster est notamment venu à bout de La Rochelle et Bayonne lors de la première phase de la coupe des Champions. Et après avoir éliminé les Anglais de Sale en quart de finale, ils sont venus à bout, difficilement, de Toulon en demi-finale (29-25).

    Côté UBB, les Girondins ont également facilement dominé leur première partie de la compétition. Avec notamment trois gros scores réussis à Chaban-Delmas face aux Scarlets gallois (50-21) aux Anglais de Northampton (50-28) et de Leicester (64-14).

    En quart de finale, ils ont retrouvé Toulouse, la saison dernière, en demi-finale européenne et en finale du Top 14, les Girondins se sont imposés sans trop forcer (30-15). Avant de réaliser une démonstration de force face aux Anglais de Bath en demi-finale (38-26), grâce notamment aux deux essais de Maxime Lucu.

    Mais c’est surtout sur la vitesse et l’inspiration de Louis Bielle-Biarrey que l’UBB comptera. L’international français a déjà inscrit huit essais et contribué, avec son coéquipier Salesi Rayasi (sept essais), à faire de l’attaque de l’UBB la plus efficace en Europe (305 points, moyenne de 43,6 points par match). Maxime Lucu, le capitaine bordelais, résume ce qu’il faudra réussir pour dominer le Leinster. « Il faudra aussi aller chercher dans nos retranchements, dans nos tripes pendant les temps durs, quand le Leinster multipliera les temps de jeu. » Et tenir compte de la chaleur, qui s’annonce intense dans la cuvette de San Mamès.

    Finale de la Coupe des Champions de rugby

    Stade San Mamès, samedi, 15h45.

    Arbitre : Karl Dickson (ANG).

    LEINSTER : Keenan – O’Brien, Ringrose, Henshaw, Ioane – Byrne (o), Gibson-Park ( m ) – Doris, Conan, van der Flier – McCarthy, Ryan – Clarkson, Sheehan, Porter.

    UBB : Rayasi – Uberti, Penaud, œefana, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Lucu (m) – Gazzotti, Bochaton, Woki – Palu, Coleman – Sadie, Lamothe, Poirot.

  • Le Rouet dans la dernière ligne droite avant l’Euro des micro-nations

    Le Rouet dans la dernière ligne droite avant l’Euro des micro-nations

    Depuis leur qualification pour la phase finale de l’Euro Conifa, les joueurs du Rouet n’ont pas chômé.

    Ils ont préparé d’arrache-pied le rendez-vous de Milan, avec des séances d’entraînement très intenses. Et un premier match amical contre Martigues Sud qui a permis de jauger les qualités du groupe. Lucien Jaserne a pu estimer les forces et faiblesses de chacun. Et, en bon sélectionneur national, se faire une première idée sur le groupe qu’il emmènera en Lombardie.

    Une liste de 22 joueurs a été définie, avec deux gardiens de but. Notamment l’expérimenté Jean-Baptiste Didier qui sera en quelque sorte le grand frère des Jaune et Bleu.

    À deux semaines du coup d’envoi de l’Euro, un dernier test grandeur nature est au menu des Rouégasques. Samedi, ils vont affronter une sélection des Bouches-du-Rhône. L’occasion de voir où se situe la sélection et dans quel état de forme sont les joueurs retenus.

    Lucien Jaserne utilisera ce face-à-face pour tenter diverses tactiques. Il sera temps ensuite de se projeter sur la compétition officielle. L’équipe du Rouet connaît ses deux adversaires de la phase de groupes. Elle débutera face aux Suisses du Tessin, qu’ils ont déjà affronté et battu lors des qualifications. Puis enchaînera sur un duel face à un adversaire plus coriace, Chypre du nord, dans laquelle évoluent des joueurs de Ligue 1 turque.

    Le Rouet – Sélection des Bouches du Rhône.

    Samedi, 17h, stade de Carry-le-Rouet. Entrée gratuite.