Tag: convivialité

  • Premier Mondial pour les Finlandais

    Premier Mondial pour les Finlandais

    Une passion

    qui rassemble

    Crée dans les années 1980 par des Français installés en Finlande, la Fédération finlandaise de pétanque compte de plus en plus de membres. Licenciés d’un club d’Helsinki, Riku Manni, Kimmo Häärä et Rami Seppälä pratiquent la pétanque ensemble depuis 2017.

    Un premier mondial

    Pour ce groupe d’amis finlandais, participer au Mondial était un passage obligatoire dans leur carrière sportive. Ravis par l’ambiance et l’ensemble des parties de pétanque qu’ils vont disputer même hors compétition, les Finlandais comptent profiter du Mondial jusqu’à la finale, mercredi.

    Stratégie et convivialité

    Riku Manni, Kimmo Häärä et Rami Seppälä s’accordent sur le fait qu’ils apprécient particulièrement « la stratégie qu’il faut mettre en place lors d’une partie, ça change à chaque fois et c’est stimulant ». Au cours de l’année, ils s’entraînent plusieurs fois par semaine, à l’intérieur en hiver et à l’extérieur lorsque le temps le permet.

    Les boulistes français : un modèle

    Une des choses qu’ils attendent le plus : croiser les champions français dans les allées du parc Borély. Parmi ceux qu’ils ont le plus envie de croiser : Mickaël Bonetto. Chaque année, ils suivent l’ensemble des parties en ligne.

  • Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Le flamenco sera à l’honneur ce dimanche 28 juin à la salle Saint-Marceaux de La Ciotat. L’école Éveil Flamenco y Mas y présentera Paseo Flamenco, son spectacle de fin d’année, l’occasion pour les élèves de partager avec le public le travail réalisé tout au long de la saison. Le rendez-vous débutera à 18 heures, avec une ouverture des portes dès 17h30.

    Préparé depuis le mois de septembre, le spectacle est l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage et de répétitions. Sur scène, « les élèves, âgés de 5 à 70 ans, interpréteront différents styles de flamenco », présente Josy Delgado, la directrice de la structure, et ce à travers une succession de tableaux mêlant danse, musique et chant. Des plus jeunes débutants aux danseurs confirmés, chacun proposera une partie du travail accompli au cours de l’année.

    Pour cette représentation, les élèves seront accompagnés de musiciens professionnels, avec guitare, chant et violon.

    Les enfants et les élèves débutants sont formés par Josy Delgado, la directrice de l’école Éveil Flamenco y Mas, tandis que Teresa Deleria accompagne les danseurs les plus avancés. Les cours de guitare sont assurés par Paco Carmona.

    Des élèves de 5 à 70 ans sur scène

    Au-delà de la représentation artistique, Paseo Flamenco se veut un moment de rencontre et de convivialité. L’école souhaite faire de cette soirée une fête ouverte à tous, où familles, proches et amateurs de danse pourront découvrir l’évolution des élèves dans une ambiance chaleureuse. Une petite restauration sera proposée sur place avant et après le spectacle.

    Spectacle, dimanche 28 juin à 18h, salle Saint-Marceaux. Entrée : 10 euros, gratuit (- de 12 ans). Petite restauration et réservations sur HelloAsso ou au 06.62.68.05.41.

  • Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    « Il n’y avait pas de Fête de la musique dans le quartier des Crottes. En 2024, nous avons décidé d’organiser un grand repas participatif pour et avec les familles. Après la sardinade, le méchoui, cette année, c’est la bouillabaisse », explique Rose Moogy cheffe du pôle des attentions chez Jeanne-Barret. Et d’ajouter : « Nous voulions créer des moments, notre lieu est connu des familles du quartier et apprécié, car les tout-petits peuvent gambader en toute sécurité. »

    Inventivité et marchandage sont au programme du chef cuisinier Christian Qui, de la Bouillabaisse Turfu. Deux rendez-vous sont calés sur le Vieux-Port pour acheter le poisson frais. « L’idée est de partager des moments de découvertes du port, de Noailles pour les épices et du gyotaku, l’art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons », détaille le chef engagé. Et d’ajouter : « La bouillabaisse, à l’origine, est un plat populaire, de pêcheurs, un plat de partage et de convivialité. »

    Du poisson, il en faudra pour tous. Dès le premier étal, la petite équipe achète chez Sandrine et Kyllian la caisse entière de 11 kg de pataclets. Un peu plus loin, un autre arrêt en mode grande quantité chez Atimet, soit 30 kg de daurade durement négociées. S’ensuivront 10 kg de fiélas (nom marseillais du congre) chez Jean-Claude Izzo pécheur à la palangre. Une seconde tournée permettra de trouver d’autres espèces.

    Chez Jeanne-Barret, une douzaine de bénévoles prépareront ensuite la bouillabaisse pour une centaine de convives le soir même. En musique, gratuit et ouvert à tous : libre à chacun d’apporter quelque chose à partager.

  • Après 46 ans à régaler les papilles sur le port, Loury bouillabaisse le rideau

    Après 46 ans à régaler les papilles sur le port, Loury bouillabaisse le rideau

    « Les petits restaurants comme le mien, avec un patron et deux ouvriers qui font des spécialités du terroir, sont amenés à disparaître », observe Bernard Loury, en ce samedi 30 mai, pendant qu’un flot de passants, victimes consentantes des attrape-touristes et enseignes de restauration guindées, inonde le Vieux-Port. Prenant quelques minutes à l’heure du café en cette dernière et ultime journée de service, ses souvenirs jaillissent, goûteux et raffinés comme la bouillabaisse qui participe à sa renommée depuis 1980, lorsque ce Bourguignon a établi son restaurant Chez Loury au 3, rue Fortia, avec sa femme Ghislaine. « J’aurais aimé passer la main, mais ce n’était pas possible », confie-t-il, les mains posées sur une nappe en tissu blanc, non loin d’un tableau figurant un matelot étreignant sa belle à l’heure du départ. Ce cuisinier aussi chevronné que sa si reconnaissable moustache avait démarré il y a 46 ans « avec une carte de spécialités de Bourgogne. Mais ça n’a pas marché. J’ai changé au bout de deux mois car j’ai compris qu’il fallait que je me mette dans le moule du quartier, en faisant du poisson et des coquillages ».

    « Ici, on aime les gens »

    Mais au-delà des rascasses et autre faune méditerranéenne dont il s’approvisionne chaque matin auprès des pêcheurs du Vieux-Port, la terre s’ancre aussi dans sa carte avec daube provençale et pieds paquets que l’acteur Philippe Noiret aimait venir déguster, se remémore-t-il entre autres. « Je ne le connaissais même pas et un jour, alors que je revenais du marché aux poissons, Loury m’a demandé si je savais les mettre en filet. Il m’a appris à le faire dans la cuisine du restau. Je suis triste qu’il parte », témoigne Laure, jeune habitante du quartier. « Tellement tu es connu ici, il y a des cartes postales avec toi dessus », s’adresse-t-elle en direction du restaurateur, tout en pointant l’objet qui orne des murs tapissés d’œuvres et souvenirs d’épopées culinaires de Loury.

    « Ici, on aime les gens. Quand on leur fait du bien, ils vous le rendent », dit, ému mais serein et le sentiment du devoir accompli, cet homme « issu d’une famille communiste. Ma grand-mère, Eugénie Loury, a été l’une des premières femmes à se présenter sur une liste communiste en 1946. Et mon frère est élu en Bourgogne », précise Loury, compagnon de route du journal La Marseillaise dont les lecteurs ont vu pendant des décennies les encarts et articles imprimés sur ses pages. De beaux souvenirs qui ne le rendent pas pour autant nostalgique. « ça tourne, la vie avance. Je m’aperçois juste que j’ai pris un coup de vieux », plaisante-t-il, entre une photo prise avec groupe achevant son déjeuner et l’étreinte de son petit filleul.

    « Ce que je retiens de lui, c’est la rigueur. Il m’a transformée », se souvient Dania, apprentie serveuse il y a 20 ans chez Loury.

    Rigueur et humanité

    « Moi qui venait de Frais-Vallon, travailler chez lui m’a fait rencontrer un autre monde. ça m’a donné confiance en moi. Et ensuite, il ne m’a pas lâchée, s’est même porté garant pour que je loue mon appartement », rappelle-t-elle sur le toit-terrasse du Rowing club, au Pharo, où Bernard Loury a organisé dimanche un apéro d’au revoir avec ses proches et une cinquantaine d’anciens collègues de travail qui se retrouvent chaleureusement après tant d’années. « C’est le seul restaurateur qui a bien voulu m’employer. À l’époque, on n’embauchait pas les femmes dans ce secteur. Il est rigoureux dans le travail mais toujours très humain », fait part Carine, première apprentie femme en cuisine chez Loury. « Moi qui partais de zéro, il m’a tout appris : la découpe du poisson, le respect du client. Il m’a donné un espoir et m’a fait renaître », va même jusqu’à dire son ultime serveur, Ayoub, qu’il convie à chaque mois de novembre pour la récolte des olives. « Chaque fois que je remonte un Saint-pierre ou un chapon, je pense à toi », lui promet Achraf, l’un de ses fournisseurs. Autant de membres de la grande famille enfantée depuis 46 ans par Loury qui regrettent tous « la fin d’une époque », mais comptent bien continuer à cultiver les liens qui les unissent à leur chef.

  • Le goût des collines enchantera la 7e édition des Dîners insolites

    Le goût des collines enchantera la 7e édition des Dîners insolites

    « Rappelez-vous avant 2019, venait-on vraiment pour la gastronomie en Provence ? Aujourd’hui, c’est un levier, une fierté territoriale, un véritable vecteur touristique », lance en préambule la présidente de Provence Tourisme, Danielle Milon. Poursuivant : « Faire dîner 144 personnes par soir autour d’une seule et longue table, c’était pour nous raconter un peu l’histoire de la Provence, de la faire découvrir au plus près de ses paysages et de ses acteurs locaux. » Non sans humour, Danielle Milon, aussi maire de Cassis, rappelle que les places des dîners partent en environ une heure « aussi vite que les places pour la course Marseille-Cassis ! »

    Du temps suspendu

    « La colline assaisonne nos assiettes, elle était une évidence pour le thème de cette année », détaille Emmanuel Perrodin chef historien, et metteur en scène des Dîners. « C’est le goût des herbes sèches, du soleil, du brûlé et du fumé et puis le goût de l’eau sur ce territoire de sources, encensé depuis l’Antiquité, puis de Pétrarque à Pagnol. » En cette année internationale du pastoralisme, le thème du « goût des collines » était tout trouvé. Vingt nouveaux cuisiniers dont six femmes, du chef étoilé au chef émergeant relèveront le challenge. Au total, pas moins de 120 chefs se sont succédé avec un repas unique pour régaler 18 000 personnes. Et selon l’enquête de satisfaction réalisée en 2025, en fonction des territoires, la clientèle étrangère est plus ou moins représentée comme aux Baux-de-Provence. En revanche quand le dîner se fait sur la digue du large à Marseille, c’est l’inverse. Preuve s’il en faut, que l’envie d’une soirée hors du temps parle à tous, les Dîners sont recommandés par 4,5 utilisateurs sur 5.

    À l’essence de ce succès, des valeurs communes d’une équipe fidèle depuis la création qui, partage l’amour des paysages, des lieux et des histoires, mais aussi celui des gens qui fabriquent, qui cuisinent, et qui vinifient. « Finalement ce qui est très important dans ce projet, c’est le public avec cet engouement constant dès l’ouverture. Ils font partie du spectacle, de l’émotion de ce temps suspendu », rappelle enthousiaste Isabelle Brémond directrice de Provence Tourisme. Reste donc à se précipiter dès ce 1er juin pour acheter ses places en ligne à 11 heures. Cette année encore, la bourse aux billets permet d’échanger ou d’acheter des billets sur l’espace dédié de Marseille Provence Gastronomie.

  • Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Assise à l’ombre des fanions tricolores, Jeanine observe son amie valser sur la piste au son des trompettes, sourire aux lèvres. « J’adorais danser, mais je n’ai plus les jambes », confie la retraitée de 92 ans. Mais peut-être trouvera-t-elle la force de se lever « si un beau jeune homme », vient le lui proposer, plaisante-t-elle, bien qu’il y ait « plus de vieilles dames que de jeunes hommes ».

    Ne pas oublier

    Peu importe, le bal patriotique du 8-Mai est une bonne occasion de sortir entre amis. « On est huit voisins à être venus manger un bout dans le parc et profiter de la musique, glisse-t-elle. C’est agréable et on a la chance d’avoir le soleil avec nous ! »

    Après s’être arrêté dans les villes de Marseille, Arles, La Ciotat et Aubagne, l’événement se tient donc dans le parc municipal François-Mitterrand de Châteauneuf-les-Martigues.

    La présidente du Département, Martine Vassal (DVD), détaille : « C’est un moment convivial, mais c’est surtout un moment de mémoire, puisque nous fêtons une fin de guerre. C’est fondamental dans le monde actuel, qui est très anxiogène, de pouvoir faire ce travail de transmission, qui se fait aussi au quotidien grâce aux associations. Il faut expliquer ce qu’il s’est passé pour que les horreurs de la guerre ne se reproduisent plus. Il ne faut jamais qu’on oublie que beaucoup de nos aînés ont sacrifié leur vie pour qu’aujourd’hui, on vive en liberté. »

    Venue de Marseille avec ses deux enfants pour profiter des animations gratuites et familiales, Léa a saisi l’occasion pour leur expliquer la Seconde Guerre mondiale. « C’était une bonne opportunité d’apprendre à mon fils de 7 ans ce que c’est que le 8-Mai. Il n’a pas encore vu ça à l’école, mais je pense qu’il a compris grâce au contexte actuel. Je lui ai dit que la guerre qu’il y a là-bas, autrefois, elle était ici. »

    Dans le public, Ginette, 100 ans, se rappelle du 8 mai comme si c’était hier : « On a d’abord eu la nouvelle par la radio, puis c’était dans tous les journaux. On était tellement contents que ce soit fini… Impossible d’oublier ! »

  • De nouvelles expériences à la Foire de Brignoles

    De nouvelles expériences à la Foire de Brignoles

    C’est un événement attendu à chaque début de printemps. Pendant neuf jours, la Foire de Brignoles en Provence Verte – événement centenaire créé en 1921, initialement comme exposition consacrée aux vins du Var et aux innovations liées au monde viticole – va animer le territoire.

    Au total, près de 270 exposants locaux seront de la partie pour proposer une véritable vitrine du terroir, entre habitat, gastronomie, agriculture, loisirs et innovation.

    Tradition et modernité

    Les gourmands se donneront rendez-vous dans la traditionnelle Halle des Saveurs, où seront regroupés des exposants venus partager leurs spécialités et leurs savoir-faire culinaires (vins, produits du terroir, douceurs sucrées…). En complémentarité, le Marché des producteurs proposera de découvrir des spécialités issues directement des exploitations et ateliers artisanaux, en présence de ceux qui les font vivre.

    Plusieurs nouveautés seront également au programme. Les amateurs de vins sauront apprécier un hall dédié aux vins du terroir, avec à l’honneur, cette année, l’appellation Coteaux Varois en Provence. Pendant une journée, le 12 avril, plusieurs vignerons de l’appellation viendront présenter leurs cuvées et leur savoir-faire.

    Côté modernité, l’événement s’est doté d’une application mobile, qui présente les temps forts, les exposants, le plan de la foire, les espaces restauration… Toujours au rayon numérique se tiendra, pour la première fois, le salon gaming, du 17 au 19 avril, avec au programme des tournois, démonstrations et animations dans une ambiance conviviale. Les sportifs, eux, se tireront la bourre sur le Run de la foire, le 18 avril. Une course originale au cœur de l’événement, qui associe sport, convivialité et découverte de la Foire dans une atmosphère accessible à tous. Enfin, les soirées des 11, 17 et 18 avril offriront des instants plus festifs, avec, entre autres, des animations musicales.

  • Un après-midi musical et intergénérationnel au Rove

    Un après-midi musical et intergénérationnel au Rove

    Les trois comédiennes et le comédien-musicien de la compagnie « Après la pluie » ont offert un spectacle à la fois émouvant et joyeux, mêlant chansons, jeux de scène et instants de complicité avec le public. Un moment suspendu qui a su toucher les résidents, ravis de cette parenthèse artistique.

    Les textes chantés, au cœur de la représentation, s’inscrivent dans la démarche profondément humaine portée par la compagnie. Depuis 2009, celle-ci intervient auprès des enfants et adolescents du service d’hémato-oncologie de la Timone, à Marseille, en les invitant à créer leurs propres textes, reflets de leurs personnalités et de leurs talents.

    De ces ateliers naissent des paroles sensibles et authentiques, véritables fragments de vie. Cette année encore, les artistes ont parcouru, semaine après semaine, les chemins parfois secrets de la Timone – et d’ailleurs – pour recueillir ces mots précieux. Le spectacle présenté au Rove s’est ainsi nourri de ces récits intimes, comme un carnet de souvenirs, d’expériences et de rêves partagés avec le public.

    Ce bel après-midi a également été marqué par la participation des élèves de la classe de Florence Scotto. Engagés dans un projet scolaire autour du lien intergénérationnel, les enfants ont pleinement contribué à la réussite de cette rencontre, apportant fraîcheur, énergie et sourires.

    Parents, élus et acteurs du monde éducatif et médico-social étaient également présents pour partager ce moment convivial, parmi lesquels Michel Bartoli, premier adjoint, Francis Montalban, adjoint, Elodie Tassitro, directrice de l’établissement, Sylviane Medina, directrice de l’école, ainsi que l’ensemble du personnel aidant et soignant de l’établissement.

  • [Chronique Corse] La République libre du Macchione

    [Chronique Corse] La République libre du Macchione

    Guitariste et compositeur du siècle dernier, il a marqué de son talent la vie musicale bastiaise. On lui doit notamment la célèbre Barcarolle bastiaise qu’un autre insulaire, mais ajaccien celui-là, Tino Rossi, devait immortaliser avec la chanson devenue célèbre : « Quandu a luna splende sopra Bastia. »

    Vincent Orsini fut également le créateur des Macchiaghioli, groupe folklorique renommé à l’époque. Leur répertoire, inspiré des traditions musicales corses, portait haut les couleurs de l’île. Le groupe se produisit avec un succès jamais démenti en Corse bien sûr, mais aussi sur le Continent et même à l’étranger, contribuant à faire connaître la richesse de notre patrimoine musical.

    Cet homme élégant, toujours aimable et profondément attaché à sa ville, reste pour moi, et pour quelques-uns d’entre nous, l’animateur inoubliable des soirées de la République libre du Macchione.

    Immortelle
    Barcarolle bastiaise

    Sur les hauteurs de Bastia, dans ce quartier alors encore empreint de simplicité et convivialité, se réunissaient alors musiciens, chanteurs et amis, jusqu’à une heure avancée de la nuit. Les guitares passaient de main en main, les voix s’élevaient dans l’air doux du soir, et les mélodies corses trouvaient là un terrain privilégié pour s’épanouir.

    Ces rencontres étaient bien plus que de simples veillées musicales. C’étaient des moments de création et de partage où la qualité des voix et des mélodies se conjuguait au mieux, sous la conduite éclairée de Vincent Orsini.

    Aujourd’hui, alors qu’il nous a quittés depuis bien longtemps, Vincent Orsini continue par le souvenir de veiller sur Bastia, et ce quartier du Macchione qui a si profondément changé.

    Mais certaines choses demeurent.

    Car reste, immortelle, la Barcarolle bastiaise…

  • À Marseille, le repas de Noël solidaire des Petits frères des pauvres

    À Marseille, le repas de Noël solidaire des Petits frères des pauvres

    « Rompre l’isolement, c’est notre plus grande mission. » En ce jour de Noël, Laetitia Lesaux, coordinatrice Habitat partagé à Marseille, pour les Petits frères des pauvres ne chôme pas.

    D’un côté, il faut servir des assiettes de saumon, de l’autre quelques verres de Crémant, mais surtout être aux petits soins des 24 bénéficiaires, et quelques invités, de l’association présents pour le festin du jour. « On n’a jamais été aussi nombreux. Il va falloir pousser les murs l’année prochaine », glisse Murielle Gloux, responsable de la pension de famille Labadié (1er). Avant de rappeler l’objectif du jour pour l’équipe de l’association : « Offrir un vrai Noël à des personnes âgées et particulièrement isolées. » Autour de la table, on retrouve Laidia, Ahmed, Alain, Nouria, Jean ou Marie-Christine… Tous ont eu des parcours de vie pour le moins difficiles, entre vie à la rue, centres d’hébergement d’urgence ou hôtels pendant des années. Certains viennent de l’autre bout de l’Europe ou ont traversé la Méditerranée… « La plupart n’évoquent pas leur passé et presque tous étaient en habitat précaire », confie Marie-Jo Huyghe, bénévole depuis 5 ans.

    Des résidents aux anges

    Il faut dire que l’essentiel n’est pas là pour ce jour de fête. Ce repas de Noël se déroule au sein de la salle commune de la Maison Les Héros, à deux pas de la gare Saint-Charles. Et c’est comme un grand repas de famille : il y a des éclats de rire, des dizaines de cadeaux sous un magnifique sapin, des amuse-bouches qui disparaissent en quelques instants. Il y a des retardataires, comme Michel, ancien travailleur du BTP, qui taquine Laidia : « T’es toujours amoureuse de ton infirmier ? ». Et d’autres ponctuels, comme Bella, d’origine hongroise qui arrive avec des boîtes de chocolats comme cadeau pour les bénévoles. L’ambiance est chaleureuse, fraternelle. Et pour cause : c’est l’aboutissement « d’un gros travail en amont » qui a débuté bien plus tôt dans la matinée. Le repas a été « commandé chez un traiteur », la table est dressée avec une décoration de Noël achetée par l’équipe des Petits frères des pauvres. Et les bénéficiaires sont parties prenantes de ce moment convivial. « On laisse le choix à nos résidents pour le menu », explique Laetitia Lesaux.

    Au programme : foie gras ou saumon puis civet ou chapon, plateau de fromage… « Cela fait plusieurs semaines qu’on le prépare, on a fait des cadeaux personnalisés… », abonde la salariée de l’association. Et les résidents ont l’air ravi. Marie-Christine, résidente depuis 5 ans et demi au sein des résidences des Petits frères acquiesce avec le sourire : « Qui n’aime pas recevoir des cadeaux, partager un moment, participer à une ambiance certaine ? ». Elle confie qu’elle « admire le travail de Laetitia et des bénévoles ». Derrière elle, un résident joue quelques notes de piano. Vincent bientôt 88 ans, doyen des bénéficiaires, discute avec Alain, 27 ans de Petits frères des pauvres au compteur. Ce dernier profite aussi de ce repas : « Ça fait plaisir de voir du monde, sinon je suis seul. » De quoi mettre en valeur le travail réalisé toute l’année par les Petits frères des pauvres à Marseille. Car ce repas de Noël rassemble des habitants de la pension de famille Labadié mais aussi des résidents de la Maison Les Héros, un habitat inclusif avec des logements à caractère social. « Pour la pension de famille, les résidents sont autonomes mais ils ont un besoin d’accompagnement social et médical. Pour les résidents de l’habitat inclusif, ce sont des personnes qui font le choix de vivre dans un bâtiment avec d’autres personnes qui leur ressemblent, pour ne pas être seules », conclut Laetitia Lesaux.