Tag: convivialité

  • [C’est l’été] Twerkistan à Marseille

    [C’est l’été] Twerkistan à Marseille

    Un événement à la croisée des cultures urbaines, mettant à l’honneur les scènes émergentes locales et internationales dans un cadre inclusif, accessible et convivial. L’occasion également de profiter d’un espace créateurs et associatif ainsi que d’un espace créatif et ludique destiné aux enfants accompagnés de leurs parents.

    De 18h à minuit.

    Gratuit.

  • [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    [C’est l’été] Le Rove a clôturé les fêtes votives avec une soirée « La Marseillaise »

    Alors que le mois des fêtes votives de la Sainte-Anne touche à sa fin, le maire PCF du Rove, Paul Sabatino, a lancé la dernière, mardi soir, organisée par La Marseillaise à la salle des fêtes. Il a salué sur scène l’apport au pluralisme de ce « journal qui donne la parole à ceux qui ne l’ont pas » et terminé son intervention sous les applaudissements en lançant « vive Le Rove ! »

    Sur place, des buvettes, stands de restauration et bien sûr l’association des amis de La Marseillaise présente pour vendre sacs, badges et goodies aux couleurs du quotidien et récolter des fonds pour soutenir « le développement obligatoire du journal », martèle son président, Serge Baroni, ravi d’avoir vendu 20 sacs à l’effigie de la peinture d’Ambrogiani qui orne les murs de la salle de la rédaction. Et d’en profiter pour rappeler également que les adhésions à l’association sont nécessaires.

    La soirée a été ouverte avec le groupe de reprises « Jukebox », qui a fait se lever et chanter les Rovenains. Plus l’heure avançait, plus l’ambiance montait, mais toujours une ambiance « bonne enfant et conviviale » comme s’accordent à le dire Nicolas et Audrey, des vacanciers de Limoges venus au Rove. « Nous n’avons pas su résister à la curiosité de savoir d’où venaient la musique et l’ambiance. Elles nous ont guidés directement à la salle des fêtes. »

    À l’entrée, les familles, groupes d’amis et autres fêtards continuaient de s’installer pour boire un verre ou manger un sandwich préparé sur place. Dehors, on faisait de grandes tablées, discutant avec les voisins, trinquant avec les uns et les autres. Une fois le public immergé dans l’ambiance, et le repas terminé, est arrivé l’artiste « Magnifico », un véritable showman incarnant Freddie Mercury et ses chansons.

    La ferveur est encore montée d’un cran, le public se pressant au pied de la scène où l’artiste interprétait les chansons de Queen comme s’il en était l’auteur. Les flashs et les briquets se levaient eux aussi. Même les plus jeunes comme Maxence, 18 ans, se laissaient entraîner : « Je suis déjà venu j’ai aimé l’ambiance donc je suis revenu c’est un bon moment de détente ». Place ensuite à JM Sicky, DJ originaire du Rove chargé de poursuivre et clôturer la soirée. « Il y a quelque chose que les DJ détestent, les gens assis ! Alors, poussez les chaises, faites de la place et venez danser ! », lance-t-il à la salle en jouant un air bien connu de Madison. Il continuera d’entraîner les Rovenains jusque tard dans la nuit.

    Louis Golliot

  • [C’est l’été] Karaoké géant à Flayosc

    [C’est l’été] Karaoké géant à Flayosc

    Ce lundi à partir de 20h30 vous êtes attendu sur la place de la République pour un moment festif et convivial avec le karaoké géant de Flayosc. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y aura tous les tubes pour toutes les générations !

  • À Marseille, la veille sociale crée des liens entre jeunes et personnes âgées

    À Marseille, la veille sociale crée des liens entre jeunes et personnes âgées

    « Allô bonjour ! », salue au téléphone Méline, 18 ans, opératrice de veille sociale estivale au Centre communal d’action sociale de Marseille. Cet été, vingt jeunes, dix en juillet et dix en août, passeront des milliers d’appels téléphoniques auprès des seniors marseillais pour les protéger des fortes chaleurs et de la canicule, dans le cadre du renforcement de la veille sociale du Centre. « Quand on appelle la personne, on essaye de créer un lien avec elle. On lui demande si tout se passe bien chez elle, si elle pense bien à s’hydrater », explique l’un d’entre eux. Sans oublier de leur rappeler aussi les bons gestes à adopter en cas de fortes chaleurs. « Ils ont conscience que la canicule dure de plus en plus longtemps et qu’elle est plus fréquente. Ils nous disent souvent qu’ils en souffrent », confie Méline, étudiante en prépa commerciale. Mais les appels ne s’arrêtent pas aux conseils pour faire face à la chaleur. Les opérateurs veillent aussi à ce que les personnes âgées ne soient pas isolées. « Vous avez de la famille qui vient vous rendre visite ? », demande, en ligne, l’un des jeunes à une personne âgée. « Oui, mes enfants et petits-enfants n’habitent pas loin. Je suis bien accompagnée. Pour l’instant, je touche du bois, tout va très bien », se réjouit cette senior.

    Des visites de convivialité

    Dans le cas où une personne âgée est isolée, une visite de convivialité est organisée à son domicile. Les opérateurs se rendent en binôme chez elle. L’occasion de lui donner un kit pour lutter contre la chaleur et, c’est la nouveauté cette année, de la sensibiliser aux écogestes. Mais aussi de lui tenir compagnie le temps d’une heure ou deux. « On essaye de partager un bon moment avec elle, de lui faire plaisir, pour qu’elle ne se sente pas seule », explique l’un des opérateurs. La visite est rythmée de discussions et d’anecdotes. « Ils racontent souvent leur enfance. Ce sont des personnes qui ont eu des vies remplies et extrêmement différentes. Pour les plus joueurs, on leur propose de faire un jeu de cartes », s’enthousiasme Méline. Et parfois, ce sont les personnes âgées elles-mêmes qui proposent une partie de Scrabble. « Derrière chaque appel, derrière chaque visite, il y a une attention portée à une personne. Un échange, un sourire, une présence. Souvent même une intervention qui permet d’éviter que les situations ne se dégradent. C’est cela l’esprit de la veille sociale, être présent avant qu’il ne soit trop tard. Être à l’écoute, aller vers celles et ceux qui en ont le plus besoin. Au CCAS de Marseille, nous sommes convaincus qu’une politique sociale efficace est avant tout une politique de proximité. Une politique qui protège, une politique qui innove, une politique qui ne laisse personne de côté », exprime Karim Touche, président du Centre communal d’action sociale et adjoint au maire de Marseille. À ce jour, 8 000 personnes sont inscrites dans le registre du Centre. Il est aussi possible d’inscrire quelqu’un d’autre que soit. Une initiative qui ne laisse pas indifférents les opérateurs. « Ça fait du bien. On tire des leçons de ces échanges. C’est constructif, pour les personnes âgées, mais aussi pour nous », constate Rafaël, 20 ans, opérateur et étudiant en troisième année en BUT réseau et télécommunication à Luminy. Un sentiment partagé par Méline. « J’aime le côté intergénérationnel. Je l’ai déjà fait l’été dernier. J’ai noué des liens avec certaines personnes. Revenir me permet de reprendre des nouvelles. »

  • Proman maître dans son royaume

    Proman maître dans son royaume

    Dès 9h30, les 64 triplettes inscrites au concours Proman, challenge des entreprises organisé en parallèle du Mondial, s’agglutinent autour de la table de marque, installée dans le parc Borély, à proximité de la Roseraie. Au centre, Christophe Creusot, dirigeant du club de pétanque La Boule gazeuse et responsable de l’organisation annonce la couleur : « Les tirages de vos parties se feront derrière nous, elles dureront quarante minutes et se termineront au coup de sifflet. Je vous souhaite une très bonne journée, car c’est l’objectif de ce rendez-vous : partager un bon moment tous ensemble ».

    Invités par la société Proman, groupe d’intérim et de recrutement, ou par les équipes de La Marseillaise, les joueurs sont venus de toute la région et au-delà pour représenter leur entreprise. « L’idée est de faire jouer tout le monde le plus longtemps possible, poursuit Christophe Creuset. Après les quatre premières parties, on établit un classement qui prend en compte les victoires et le nombre de points marqués. Les quatre premiers enchaînent pour la demi-finale. Les autres retentent une partie pour les places impaires ».

    « Sourire et engagement »

    Si certains joueurs sont venus « pour gagner », on trouve mardi des amateurs avec de plus modestes ambitions : celle, notamment, de participer à un « vrai moment de convivialité ». « Non il y en a que 3 ! Ça va, allez-y doucement, vous savez qu’on va perdre », s’amuse Violène, qui compose mardi matin avec Aurélie et Adeline la triplette de TGV Inouï. Arrivées de Lyon, elles affrontent une équipe apparemment plus habituée des boules. « Tu pourrais tenter de retourner la main pour lancer », suggère un joueur à Aurélie, qui joue à la pétanque comme au bowling. Mais, en fait, ça n’a pour elle pas grande importance. « Je connais très mal la pétanque, mais je suis vraiment heureuse d’être là. C’est l’occasion de renforcer les liens avec les collègues et les partenaires, et de faire rayonner le territoire, se réjouit-elle. Et puis c’est un beau sport fait de sourires, de sud mais aussi d’engagement. Quand on voit le sérieux de certains joueurs, c’est impressionnant ». La coupe arrivera finalement dans les mains de Sabrina Debrock, Laurent Lacrosaz et Philippe Roman, qui formaient ensemble une triplette Proman. Ils détrônent l’équipe Onet de Stève Cheilan, Guillaume Denis et Éric Hamza, double tenante du titre.

  • Premier Mondial pour les Finlandais

    Premier Mondial pour les Finlandais

    Une passion

    qui rassemble

    Crée dans les années 1980 par des Français installés en Finlande, la Fédération finlandaise de pétanque compte de plus en plus de membres. Licenciés d’un club d’Helsinki, Riku Manni, Kimmo Häärä et Rami Seppälä pratiquent la pétanque ensemble depuis 2017.

    Un premier mondial

    Pour ce groupe d’amis finlandais, participer au Mondial était un passage obligatoire dans leur carrière sportive. Ravis par l’ambiance et l’ensemble des parties de pétanque qu’ils vont disputer même hors compétition, les Finlandais comptent profiter du Mondial jusqu’à la finale, mercredi.

    Stratégie et convivialité

    Riku Manni, Kimmo Häärä et Rami Seppälä s’accordent sur le fait qu’ils apprécient particulièrement « la stratégie qu’il faut mettre en place lors d’une partie, ça change à chaque fois et c’est stimulant ». Au cours de l’année, ils s’entraînent plusieurs fois par semaine, à l’intérieur en hiver et à l’extérieur lorsque le temps le permet.

    Les boulistes français : un modèle

    Une des choses qu’ils attendent le plus : croiser les champions français dans les allées du parc Borély. Parmi ceux qu’ils ont le plus envie de croiser : Mickaël Bonetto. Chaque année, ils suivent l’ensemble des parties en ligne.

  • Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Un voyage en Andalousie avec le spectacle Paseo Flamenco

    Le flamenco sera à l’honneur ce dimanche 28 juin à la salle Saint-Marceaux de La Ciotat. L’école Éveil Flamenco y Mas y présentera Paseo Flamenco, son spectacle de fin d’année, l’occasion pour les élèves de partager avec le public le travail réalisé tout au long de la saison. Le rendez-vous débutera à 18 heures, avec une ouverture des portes dès 17h30.

    Préparé depuis le mois de septembre, le spectacle est l’aboutissement de plusieurs mois d’apprentissage et de répétitions. Sur scène, « les élèves, âgés de 5 à 70 ans, interpréteront différents styles de flamenco », présente Josy Delgado, la directrice de la structure, et ce à travers une succession de tableaux mêlant danse, musique et chant. Des plus jeunes débutants aux danseurs confirmés, chacun proposera une partie du travail accompli au cours de l’année.

    Pour cette représentation, les élèves seront accompagnés de musiciens professionnels, avec guitare, chant et violon.

    Les enfants et les élèves débutants sont formés par Josy Delgado, la directrice de l’école Éveil Flamenco y Mas, tandis que Teresa Deleria accompagne les danseurs les plus avancés. Les cours de guitare sont assurés par Paco Carmona.

    Des élèves de 5 à 70 ans sur scène

    Au-delà de la représentation artistique, Paseo Flamenco se veut un moment de rencontre et de convivialité. L’école souhaite faire de cette soirée une fête ouverte à tous, où familles, proches et amateurs de danse pourront découvrir l’évolution des élèves dans une ambiance chaleureuse. Une petite restauration sera proposée sur place avant et après le spectacle.

    Spectacle, dimanche 28 juin à 18h, salle Saint-Marceaux. Entrée : 10 euros, gratuit (- de 12 ans). Petite restauration et réservations sur HelloAsso ou au 06.62.68.05.41.

  • Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    « Il n’y avait pas de Fête de la musique dans le quartier des Crottes. En 2024, nous avons décidé d’organiser un grand repas participatif pour et avec les familles. Après la sardinade, le méchoui, cette année, c’est la bouillabaisse », explique Rose Moogy cheffe du pôle des attentions chez Jeanne-Barret. Et d’ajouter : « Nous voulions créer des moments, notre lieu est connu des familles du quartier et apprécié, car les tout-petits peuvent gambader en toute sécurité. »

    Inventivité et marchandage sont au programme du chef cuisinier Christian Qui, de la Bouillabaisse Turfu. Deux rendez-vous sont calés sur le Vieux-Port pour acheter le poisson frais. « L’idée est de partager des moments de découvertes du port, de Noailles pour les épices et du gyotaku, l’art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons », détaille le chef engagé. Et d’ajouter : « La bouillabaisse, à l’origine, est un plat populaire, de pêcheurs, un plat de partage et de convivialité. »

    Du poisson, il en faudra pour tous. Dès le premier étal, la petite équipe achète chez Sandrine et Kyllian la caisse entière de 11 kg de pataclets. Un peu plus loin, un autre arrêt en mode grande quantité chez Atimet, soit 30 kg de daurade durement négociées. S’ensuivront 10 kg de fiélas (nom marseillais du congre) chez Jean-Claude Izzo pécheur à la palangre. Une seconde tournée permettra de trouver d’autres espèces.

    Chez Jeanne-Barret, une douzaine de bénévoles prépareront ensuite la bouillabaisse pour une centaine de convives le soir même. En musique, gratuit et ouvert à tous : libre à chacun d’apporter quelque chose à partager.

  • Après 46 ans à régaler les papilles sur le port, Loury bouillabaisse le rideau

    Après 46 ans à régaler les papilles sur le port, Loury bouillabaisse le rideau

    « Les petits restaurants comme le mien, avec un patron et deux ouvriers qui font des spécialités du terroir, sont amenés à disparaître », observe Bernard Loury, en ce samedi 30 mai, pendant qu’un flot de passants, victimes consentantes des attrape-touristes et enseignes de restauration guindées, inonde le Vieux-Port. Prenant quelques minutes à l’heure du café en cette dernière et ultime journée de service, ses souvenirs jaillissent, goûteux et raffinés comme la bouillabaisse qui participe à sa renommée depuis 1980, lorsque ce Bourguignon a établi son restaurant Chez Loury au 3, rue Fortia, avec sa femme Ghislaine. « J’aurais aimé passer la main, mais ce n’était pas possible », confie-t-il, les mains posées sur une nappe en tissu blanc, non loin d’un tableau figurant un matelot étreignant sa belle à l’heure du départ. Ce cuisinier aussi chevronné que sa si reconnaissable moustache avait démarré il y a 46 ans « avec une carte de spécialités de Bourgogne. Mais ça n’a pas marché. J’ai changé au bout de deux mois car j’ai compris qu’il fallait que je me mette dans le moule du quartier, en faisant du poisson et des coquillages ».

    « Ici, on aime les gens »

    Mais au-delà des rascasses et autre faune méditerranéenne dont il s’approvisionne chaque matin auprès des pêcheurs du Vieux-Port, la terre s’ancre aussi dans sa carte avec daube provençale et pieds paquets que l’acteur Philippe Noiret aimait venir déguster, se remémore-t-il entre autres. « Je ne le connaissais même pas et un jour, alors que je revenais du marché aux poissons, Loury m’a demandé si je savais les mettre en filet. Il m’a appris à le faire dans la cuisine du restau. Je suis triste qu’il parte », témoigne Laure, jeune habitante du quartier. « Tellement tu es connu ici, il y a des cartes postales avec toi dessus », s’adresse-t-elle en direction du restaurateur, tout en pointant l’objet qui orne des murs tapissés d’œuvres et souvenirs d’épopées culinaires de Loury.

    « Ici, on aime les gens. Quand on leur fait du bien, ils vous le rendent », dit, ému mais serein et le sentiment du devoir accompli, cet homme « issu d’une famille communiste. Ma grand-mère, Eugénie Loury, a été l’une des premières femmes à se présenter sur une liste communiste en 1946. Et mon frère est élu en Bourgogne », précise Loury, compagnon de route du journal La Marseillaise dont les lecteurs ont vu pendant des décennies les encarts et articles imprimés sur ses pages. De beaux souvenirs qui ne le rendent pas pour autant nostalgique. « ça tourne, la vie avance. Je m’aperçois juste que j’ai pris un coup de vieux », plaisante-t-il, entre une photo prise avec groupe achevant son déjeuner et l’étreinte de son petit filleul.

    « Ce que je retiens de lui, c’est la rigueur. Il m’a transformée », se souvient Dania, apprentie serveuse il y a 20 ans chez Loury.

    Rigueur et humanité

    « Moi qui venait de Frais-Vallon, travailler chez lui m’a fait rencontrer un autre monde. ça m’a donné confiance en moi. Et ensuite, il ne m’a pas lâchée, s’est même porté garant pour que je loue mon appartement », rappelle-t-elle sur le toit-terrasse du Rowing club, au Pharo, où Bernard Loury a organisé dimanche un apéro d’au revoir avec ses proches et une cinquantaine d’anciens collègues de travail qui se retrouvent chaleureusement après tant d’années. « C’est le seul restaurateur qui a bien voulu m’employer. À l’époque, on n’embauchait pas les femmes dans ce secteur. Il est rigoureux dans le travail mais toujours très humain », fait part Carine, première apprentie femme en cuisine chez Loury. « Moi qui partais de zéro, il m’a tout appris : la découpe du poisson, le respect du client. Il m’a donné un espoir et m’a fait renaître », va même jusqu’à dire son ultime serveur, Ayoub, qu’il convie à chaque mois de novembre pour la récolte des olives. « Chaque fois que je remonte un Saint-pierre ou un chapon, je pense à toi », lui promet Achraf, l’un de ses fournisseurs. Autant de membres de la grande famille enfantée depuis 46 ans par Loury qui regrettent tous « la fin d’une époque », mais comptent bien continuer à cultiver les liens qui les unissent à leur chef.

  • Le goût des collines enchantera la 7e édition des Dîners insolites

    Le goût des collines enchantera la 7e édition des Dîners insolites

    « Rappelez-vous avant 2019, venait-on vraiment pour la gastronomie en Provence ? Aujourd’hui, c’est un levier, une fierté territoriale, un véritable vecteur touristique », lance en préambule la présidente de Provence Tourisme, Danielle Milon. Poursuivant : « Faire dîner 144 personnes par soir autour d’une seule et longue table, c’était pour nous raconter un peu l’histoire de la Provence, de la faire découvrir au plus près de ses paysages et de ses acteurs locaux. » Non sans humour, Danielle Milon, aussi maire de Cassis, rappelle que les places des dîners partent en environ une heure « aussi vite que les places pour la course Marseille-Cassis ! »

    Du temps suspendu

    « La colline assaisonne nos assiettes, elle était une évidence pour le thème de cette année », détaille Emmanuel Perrodin chef historien, et metteur en scène des Dîners. « C’est le goût des herbes sèches, du soleil, du brûlé et du fumé et puis le goût de l’eau sur ce territoire de sources, encensé depuis l’Antiquité, puis de Pétrarque à Pagnol. » En cette année internationale du pastoralisme, le thème du « goût des collines » était tout trouvé. Vingt nouveaux cuisiniers dont six femmes, du chef étoilé au chef émergeant relèveront le challenge. Au total, pas moins de 120 chefs se sont succédé avec un repas unique pour régaler 18 000 personnes. Et selon l’enquête de satisfaction réalisée en 2025, en fonction des territoires, la clientèle étrangère est plus ou moins représentée comme aux Baux-de-Provence. En revanche quand le dîner se fait sur la digue du large à Marseille, c’est l’inverse. Preuve s’il en faut, que l’envie d’une soirée hors du temps parle à tous, les Dîners sont recommandés par 4,5 utilisateurs sur 5.

    À l’essence de ce succès, des valeurs communes d’une équipe fidèle depuis la création qui, partage l’amour des paysages, des lieux et des histoires, mais aussi celui des gens qui fabriquent, qui cuisinent, et qui vinifient. « Finalement ce qui est très important dans ce projet, c’est le public avec cet engouement constant dès l’ouverture. Ils font partie du spectacle, de l’émotion de ce temps suspendu », rappelle enthousiaste Isabelle Brémond directrice de Provence Tourisme. Reste donc à se précipiter dès ce 1er juin pour acheter ses places en ligne à 11 heures. Cette année encore, la bourse aux billets permet d’échanger ou d’acheter des billets sur l’espace dédié de Marseille Provence Gastronomie.