Tag: conseil municipal

  • Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Avec le RN, quelles subventions pour les associations à Six-Fours ?

    Dans un communiqué adressé aux associations, le sulfureux maire (RN) de Six-Fours assure que tous les projets de ces dernières « seront maintenus et soutenus ». Mais entre les lignes, tout ne semble pas aussi limpide. Ainsi, la municipalité ajoute « continuer à soutenir des actions d’intérêt général ». Des termes empruntés à la proposition de contre-budget des députés RN à l’automne 2025, revendiquant 36 milliards d’euros d’économie, impliquant une baisse des « subventions aux associations ne relevant pas de l’intérêt général » de 3,2 milliards. Parmi elles, comme le révélait Libération, des coupes de 240 millions pour les associations d’aide au logement des personnes vulnérables, et de lutte contre la pauvreté, 234,5 millions pour celles liées aux politiques de la ville , et 140 millions pour les associations culturelles. « La répartition concrète des subventions attribuées aux associations » sera connue lors du conseil municipal, formulation tendancieuse utilisée par la mairie, qui laisse augurer de choix politiques à surveiller.

    Boccaletti ôte le drapeau de l’UE

    Comme nombre de maires RN, Frédéric Boccaletti a décidé de retirer le drapeau de l’UE de la façade de la mairie. Un choix ironique au vu de la propension du parti à (ab)user des aides européennes, que la gauche six-fournaise qualifie d’« acte idéologique malvenu » et de « pulsion nationaliste et souverainiste du repli sur soi ».

  • Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Coup de chaud à venir sur le budget au conseil municipal d’Aix

    Après le conseil municipal d’installation, les élus de la majorité et de l’opposition, désormais officiellement élus, seront de nouveaux réunis en salle des États de Provence. Ce vendredi 3 avril, le deuxième conseil municipal du mois se tiendra en mairie, avec, à l’ordre du jour, 29 rapports.

    Surtout, cette séance permettra aux élus d’examiner le Rapport d’orientation budgétaire (ROB) et devrait dresser les priorités budgétaires de la majorité de Sophie Joissains (UDI). Dossier sur lequel les oppositions devraient intervenir. « Les orientations budgétaires ne changent pas, c’est les mêmes, nous allons répéter les mêmes choses : il y a des orientations, mais derrière, il n’y a pas de vraie politique, clairement définie, les orientations budgétaires permettent surtout de répondre aux urgences, aux besoins », commente Marc Pena, député PS des Bouches-du-Rhône, candidat aux élections et désormais à la tête du groupe d’opposition Aix Avenir. « Il permet aussi à la municipalité de rappeler son opinion, qui consiste à dire qu’elle n’augmente pas les impôts et qu’elle est très précautionneuse de son champ public… », résume-t-il.

    Diverses interventions

    « J’aurai l’occasion de montrer que les impôts augmentent autrement, notamment la part métropolitaine qui augmente puisqu’il y a une réversion commune importante au sein d’Aix-Marseille, telle qu’elle est aujourd’hui, poursuit Marc Pena. Au-delà de cela, il y a une nouvelle équipe, on pourrait penser qu’il y a des choses plus audacieuses proposées, mais ce n’est pas le cas. Je crains une chose, c’est la façon dont sera traité financièrement le monde associatif dans son ensemble. » Dans le même groupe d’opposition, David Tessier (PCF) indique que le groupe interviendrait sur les « baisses de dotations de l’état, qui empêchent les collectivités de fonctionner » et sont une « entrave au fonctionnement démocratique ». Les élus d’Aix Avenir devraient prendre également la parole sur le rapport annuel de la Ville en matière de développement durable (RAD), à l’ordre du jour. Idem pour Philippe Klein (Horizons), qui siège dans l’opposition aux côtés du conseiller départemental Cyrille Blint. « Nous n’interviendrons pas seulement sur le ROB mais aussi sur le RAD, il me paraît, sur de nombreux points, insuffisant et ne permet pas d’avoir une adaptation suffisante au changement climatique, ce sont des mesurettes là où il faudrait avoir une vraie prise de conscience sur l’incidence du changement climatique sur la vie des Aixois », indique l’élu. Aussi, vingt rapports de désignations des représentants du conseil municipal aux conseils de la ville, devraient occuper la seconde partie de la séance.

    Conseil municipal retransmis sur le site de la Ville dès 9h.

  • Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Réélu maire de Montpellier, Michaël Delafosse met le cap sur le service public

    Deux mille cent soixante dix-huit jours. Sitôt reconduit dans ses fonctions de maire de Montpellier par ses colistiers (53 voix sur 68), samedi 28 mars, Michaël Delafosse a immédiatement relancé le compte à rebours dans son bureau du 8e étage de l’Hôtel de Ville. 2 178 comme le nombre de jours à mettre à profit durant son second mandat à la tête de la 7e ville de France qu’il promet « plus belle, plus solidaire, plus écologiste, plus fraternelle ».

    Avant de s’attaquer à convaincre les 30 maires de la Métropole qui devront élire leur président jeudi 9 avril, l’étape municipale n’était pour Michaël Delafosse qu’une formalité depuis sa nette victoire (50,13%), le 22 mars, face à Nathalie Oziol (25,06%) et Mohed Altrad (24,81%). Mais le premier maire de Montpellier à se faire réélire depuis Georges Frêche en 2001 n’a pas bâclé l’exercice, bien au contraire.

    Au cours d’un discours fleuve, empli de gravité, d’espoirs et d’émotion, le maire socialiste à qui deux enfants du conseil municipal des jeunes ont remis son écharpe tricolore, a pris son temps à la tribune. Dans une ville qui s’est abstenue à 54,16%, dans un monde qui va mal entre intolérances, climatoscepticisme et guerres, M. Delafosse refuse la résignation et joue la carte du vivre ensemble. « Mon engagement est viscéralement républicain ». Qu’il s’agisse de lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, les violences faites aux femmes, le narcotrafic ou les marchands de sommeil, « il n’y a pas de République à géométrie variable, il y a une République pour tous les habitants ».

    En présence de la maire honoraire Hélène Mandroux, il a d’abord remercié les Montpelliérains. « Votre confiance m’honore, m’engage et m’oblige ». Dans un salut républicain, il a d’abord dit au revoir à ceux qui ne siégeront plus dont Jacques Domergue (LR) ou l’ancien maire, Philippe Saurel, battu. « Nous nous sommes affrontés vivement mais le respect doit l’emporter, la République l’exige ». Il a ensuite eu des remerciements poignants pour les siens : son épouse Anne-Lise, ses enfants Hugo, Adrien et son père, disparu il y a 2 ans sans qui le professeur d’histoire géographie ne serait pas où il est. Le gorge nouée, saluant la mémoire de récents disparus (Gasset, Serrou, Montanari…), M. Delafosse a aussi décrit le « compagnonnage douloureux avec la mort » qui entoure la difficile fonction de maire.

    La liste des 26 adjoints

    L’édile a ensuite esquissé le « cap » de son second mandat. A l’instar du premier, il promet de tenir ses engagements de campagne. Après « la question écologique et sociale » grâce à la gratuité des transports, la 5e ligne ou la mutuelle communale, il vise « les services publics les plus performants de France ». Et se veut rassurant : « Chaque euro dépensé sera un euro utile ». Pêle-mêle, il liste la création d’une maison des syndicats, d’une agence municipale du logement et d’un millier de logements étudiants avec le Crous, la rénovation de quartiers populaires comme la Mosson, les Cévennes ou la cité Saint-Martin. Mais aussi la naissance de 10 nouveaux parcs, un millier de jardins partagés, des places réaménagées avec leur mobilier urbain (bancs…) qui favorisent les rencontres. Ou encore une aide à la rénovation des façades pour les enseignes commerciales, les « circuits courts » plutôt que le « Mercosur » ou le soutien aux entreprises de l’économie sociale et solidaire.

    Pour mener à bien sa mission, M. Delafosse a désigné 26 adjoints. Certains l’étaient déjà (Sébastien Cote, Marie Massart, Tasmine Akbaraly, Laurent Nison, Agnès Saurat, Manu Reynaud, Radia Tikouk, Stéphane Jouault, Agnès Robin, Eddine Ariztegui, Michel Aslanian, Boris Bellanger, Emilie Cabello, Alban Zanchiello, Mustapha Laoukiri, Elodie Brun-Mandon). D’autres le deviennent (Christophe Bourdin, Serge Guiseppin, Muriel Ressiguier, Inbal Benayon, Nelly Lacince, Delphine Esselin, Annie Benezech, Yvan Nosbé, Sophiane Mansouria, Adama Kanté). Leurs délégations seront dévoilées lors du prochain conseil municipal du 8 avril.

    D’ici là, les deux oppositions ont fait savoir qu‘elles veilleraient au grain, chacune à leur manière. Orphelin de son leader Mohed Altrad, absent alors qu’il aurait présidé la séance en tant que doyen à la place de Michel Calvo, Salim Jawhari a promis une « opposition constructive ». « On continuera à défendre nos idées en espérant mixer nos valeurs et projets ». Tonalité différente chez les Insoumis où Nathalie Oziol déplore ne pas avoir pu s’exprimer avant l’élection du maire à laquelle elle candidatait (8 voix). « Cela aurait pu être un moment de changement de pratiques démocratiques. Ce n’est pas en nous coupant le micro qu’on nous fera taire », prévient la députée LFI dont le groupe revendique la présidence de la commission des finances. Vu leur entrée en matière musclée, pas sûr que les Insoumis aient gain de cause.

  • Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Premières divergences sur la sécurité lors du conseil municipal

    Cette séance inaugurale – après le conseil d’installation du 21 mars – a déjà laissé apparaître certains clivages politiques, notamment lors de la création des commissions municipales, où sont débattus les sujets et les propositions avant leur présentation en séance plénière.

    Et déjà, Kévin Jacquin, élu du Rassemblement national, a pointé « l’absence de commission dédiée à la sécurité, en décalage avec les ambitions » affichées du maire (DVG), Frédéric Vigouroux, lors de la campagne électorale, d’après l’élu d’extrême droite.

    L’intéressé considère que « la sécurité est un sujet important, oui, mais traité dans le cadre de la commission cadre de vie ». À l’inverse, Kévin Jacquin souhaiterait « une commission faite pour ça ». Ce à quoi Frédéric Vigouroux répond que « la sécurité est aussi une question d’éducation » et « dépend de plusieurs instances, comme le contrat local de sécurité avec État et préfet ».

    À noter que le groupe RN ne s’est pas porté volontaire pour siéger dans les conseils d’écoles, de collèges et de lycées.

    Recrutement

    Six postes ont été créés dans divers services, principalement techniques, dont cinq en CDD. Cette situation interroge Vincent Trotot, élu de l’opposition LFI/EELV, qui s’étonne de l’absence de créations de postes en CDI. « C’est un CDD de 12 mois qui fait office de période d’essai » justifie l’adjointe Magali Nicolas, , avec à la clé une titularisation « si l’agent donne satisfaction ».

  • Les indemnités du maire d’extrême droite font réagir à Fréjus

    Les indemnités du maire d’extrême droite font réagir à Fréjus

    Grisé par sa victoire dès le premier tour, le maire de Fréjus n’a de toute évidence rien perdu de sa morgue et a continué d’adresser des remarques incisives à son opposition. C’est sans trembler qu’il s’est octroyé, lors du dernier conseil municipal qui s’est déroulé jeudi dernier, le maximum des indemnités prévues par la loi – soit 6 330 euros –, mais aussi, tant qu’il y était, la fraction la plus haute de ses frais de représentation, à hauteur de 800 euros mensuels. Il faut ce qu’il faut…

    Son opposition s’en est émue publiquement en fin de séance.

    à droite pour commencer. Mickaël Camilleri (Notre parti, c’est Fréjus) explique que les habitants auraient pu espérer que ce mandat commence différemment au regard du lourd endettement de la ville, rappelant « qu’il y a d’autres communes, dans un état financier pourtant meilleur que le nôtre, qui ont décidé d’envoyer un signal aux électeurs ». Et de poursuivre : « Ils ont décidé de servir la commune et non pas de se servir. » L’élu précisant qu’il « ne validera pas ce hold-up ».

    « Carrément ? Un hold-up autorisé par la loi… On imagine bien que vous auriez été bénévole si vous aviez eu la possibilité d’être maire », lui répondra le premier magistrat. Ce dernier jugeant que ce « bruit » ne traduit que de la « politique politicienne ». Et de conclure : « Votre aigreur de votre large et massive défaite ne me fait ni chaud, ni froid. »

    Double discours ciblé

    Du côté de la gauche, Christine Romano (PCF) fait habilement remarquer le double discours de l’extrême droite, et lance : « Malgré la volonté d’austérité votée par le RN avec les 4,9 milliards en moins pour les collectivités locales et les communes, vous, vous prenez le maximum. »

    L’élue de la liste rassemblant toutes les forces progressistes estime donc que, pour être cohérent avec la ligne politique du Rassemblement national, le maire devrait s’appliquer à lui-même la même discipline. « Je trouve que l’austérité, ça devrait être pour tout le monde », conclut-elle sous les applaudissements du public. Ce qui a beaucoup agacé l’édile.

    Ce dernier réplique, sans répondre sur le fond : « J’ai noté que vous étiez désormais partisane de l’austérité. C’est une découverte. Il y en aura sans doute d’autres, j’en suis sûr même. » Puis, l’élue lui faisant remarquer qu’elle n’était pas LFI – étiquette qu’il lui avait attribuée dans une réplique vide de sens –,le maire lance, visiblement à court d’arguments : « Vous êtes aussi communiste, socialiste, on sait, et verte. Et rouge surtout apparemment. »

    Dans un communiqué, la fédération varoise et la section de Fréjus du PCF déclarent : « Les communistes ne se laisseront pas impressionner par les diatribes de M. Rachline qui, par ailleurs, doit rendre des comptes à la justice. » Et de conclure : « Nous continuons à œuvrer pour l’honnêteté et la transparence dans la vie politique, pour des logements accessibles alors que les loyers explosent, pour un accès à des soins de qualité, pour la démocratie, contre l’hôtel de luxe à la base nature… »

    Une invitation à les rejoindre pour mener à bien tous ces combats.

  • Lila Desjardins, première femme maire de Peyruis

    Lila Desjardins, première femme maire de Peyruis

    Être la première femme à occuper ces fonctions, qui plus est une femme issue de l’immigration, me remplit de fierté et montre avec force à quel point Peyruis est une commune tolérante, juste et accueillante, qui rassemble plutôt qu’elle ne divise, comme certains voudraient le faire croire », a déclaré Lila Desjardins en regardant en direction des deux nouveaux élus RN du conseil municipal. La nouvelle maire a également tenu à s’adresser à sa petite-fille, présente lors du conseil d’installation : « Je veux lui dire que, si naître fille est plus simple aujourd’hui, le combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes n’est pas terminé. Le chemin est encore long. Je lui souhaite de devenir elle aussi cheffe de son village, mais elle a beaucoup plus d’ambition que moi, puisque son village, c’est Lyon ».

    Seule candidate au poste de maire, Lila Desjardins a été élue par 18 voix contre cinq bulletins blancs, équivalents aux cinq sièges de l’opposition.

    « Opposition constructive »

    L’ancien maire, Patrick Vivos, qu’elle a largement battu dimanche dernier, a pris la parole pour lui souhaiter « beaucoup de courage » et promettre une « opposition constructive ». Les deux nouveaux élus RN n’ont eux pas demandé la parole.

    L D.

    Les adjoints

    Premier adjoint, Joël Mercadier, directeur d’ASA. 2e adjointe, Chantal Michel, cadre de la fonction territoriale. 3e adjoint, Frédéric Julien, agent territorial. 4e adjointe, Françoise Crest, professeure de français. 5e adjoint, Hafid Essaidi, retraité. 6e adjointe, Floriane Idini, agent immobilier.Les délégations seront attribuées lors du prochain conseil municipal qui se tiendra le 14 avril.

  • Julien Di Benedetto élu maire de Digne à l’unanimité

    Julien Di Benedetto élu maire de Digne à l’unanimité

    Patricia Granet-Brunello, maire sortante (DVG) de Digne-les-Bains, a remis avec émotion son écharpe de maire à son successeur, Julien Di Benedetto, samedi matin. « Cette victoire est belle, c’est celle de la jeunesse », a-t-elle lancé avant d’évoquer « le défi » de l’hôpital. Elle a aussi rendu « hommage » à son ex-premier adjoint, Francis Kuhn, qui s’était désisté au second tour de l’élection municipale après le soutien de la maire sortante à Julien Di Benedetto plutôt qu’à lui au soir du premier tour. « Cher Julien, je sais que tu sauras porter cette responsabilité avec sérieux et dignité », a-t-elle dit à son jeune successeur.

    Seul candidat en lice pour le fauteuil de maire, Julien Di Benedetto a été élu à l’unanimité par les 33 votants du conseil municipal. « C’est un honneur », « cette confiance m’honore et m’oblige », a réagi le nouveau maire. Il a affirmé vouloir « répondre rapidement aux besoins de la ville », insistant notamment sur la sécurité, la tranquillité, le renforcement de la police municipale, le centre ancien, le conservatoire en piteux état et l’hôpital.

    Des liens avec la Région

    « Désormais, nous pourrons compter sur l’aide de la Région qui regarde avec attention ce qui se passe à Digne. Comptez sur moi pour rattraper la dette due à notre ville », a-t-il assuré. Le candidat s’était montré proche de figures locales de la majorité régionale, notamment du maire DVD de Forcalquier David Gehant qui l’avait soutenu pendant sa campagne. « La tache est immense et le défi colossal, mais les Dignois ont clairement indiqué ce qu’ils voulaient au cours de cette élection municipale qui était la plus importante depuis plus de 30 ans ». Le nouveau maire a salué sa famille, présente dans la salle, et plus particulièrement son grand-père, « arrivé en France il y a 74 ans » depuis l’Italie, qui avait du mal à essuyer toutes ses larmes au premier rang dans l’assistance.

    Le conseil municipal d’installation s’est tenu sans Gilles Chalvet et sept de ses colistiers qui ont annoncé leur démission et ont été remplacés par d’autres élus de leur liste. Leur nouveau chef de file, Pascal Rovere, a brièvement pris la parole pour féliciter la liste élue et promettre d’être une force d’opposition « du centre, responsable, constructive et vigilante ». Les neuf adjoints ont ensuite été élus, parmi lesquels le benjamin du conseil municipal, Mathys Legay, 20 ans, et le communiste Gérard Esmiol. Ils ont été élus à 32 voix, le 33e bulletin ayant été déclaré nul.

    Les adjoints

    1 – Alexis Audiffred (finances)

    2 – Marie-Pierre Rinaldi (culture)

    3 – Emmanuel Couronnel (jeunesse, action sociale)

    4 – Patricia Sarracanie (éducation et bien-être animal)

    5 – Jacques Dayan (urbanisme, cadre de vie et travaux)

    6 – Myriam Sereno (centre-ville, attractivité, commerces et événementiel)

    7 – Mathys Legay (sport)

    8 – Valérie Dompnier (santé, égalité femmes/hommes, handicap, accessibilité)

    9 – Gérard Esmiol (vie des quartiers et devoir de mémoire)

  • À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    À Vitrolles, Loïc Gachon investi pour son quatrième mandat

    Ce dimanche, la salle du conseil de l’hôtel de ville de Vitrolles était pleine, au point que certains sont restés debout. Autour de la grande table, les 39 nouveaux élus étaient tous présents pour ce premier conseil : les 29 élus de la liste divers gauche menée par Loïc Gachon (PS), les huit élus du Rassemblement national et les deux de la liste divers centre. Sans autre candidat face à lui, le maire sortant a été officiellement élu maire de Vitrolles, avec 29 suffrages exprimés contre 10 votes blancs.

    Nouvel adjoint

    pour les Bords de l’étang

    Premier à recevoir son écharpe tricolore, le nouveau maire réaffirme qu’« être maire et élu est un honneur mais aussi une injonction à faire, à agir et à être utile à tous ». Un rôle qu’il réendossera en étant le maire « de ceux qui ont voté pour notre liste. […] ceux qui ont voté pour des listes d’opposition […] ceux qui n’ont pas voté. Mais aussi les mineurs, les étrangers, les habitants de villes voisines et ceux de passage qui vivent Vitrolles au quotidien. »

    Un nouveau mandat dans un conseil où l’extrême droite est plus présente qu’avant, passant de 4 à 8 élus. Une situation qui laisse l’édile sur la réserve : « On verra au fil des débats. Mais j’espère qu’il y aura moins de turnover que l’on a pu connaître car c’est important d’avoir des gens qui restent pour construire des relations, même avec l’opposition. » Malik Mersali, adjoint (PCF) au maire depuis 2014, n’est pas inquiet non plus : « À Vitrolles, il y a toujours eu un fort vote RN. Le fait qu’ils soient plus nombreux au sein du conseil ne change rien, mais ça nous oblige à être plus présents et à continuer les grands projets que l’on a lancés. »

    Un travail que Loïc Gachon compte continuer avec l’assistance de 11 adjoints. Élus comme lui avec 29 suffrages exprimés sur les 39 bulletins de vote, ils sont six néophytes à ce poste. Trois d’entre eux, Isabelle Rovarino, Michel Piquet et Didier Saura se sont vus promus, passant de conseillers délégués à adjoints. Thomas Robert (3e adjoint), Martine Miglior (8e) et Frédéric Izacard (7e) sont eux de nouveaux élus.

    Une entrée dans la vie politique de sa commune qui émeut Martine Miglior (DVG), récemment retraitée. « J’espère porter ce rôle d’adjointe le mieux possible, en étant sur le terrain, et en travaillant en étroite collaboration avec les administrations, car les agents de la fonction publique sont très importants et font un travail de l’ombre essentiel. »

    Lors de ce conseil d’installation, la création d’un rôle d’adjoint au maire spécial pour les Bords de l’étang a été votée à l’unanimité. Un nouveau relais pour ce quartier qui s’est développé au cours des dernières années et qui est géographiquement un peu à l’écart du reste de la ville. « Cet adjoint de quartier va permettre de fluidifier les relations avec les habitants, de répondre de manière peut-être plus fine aux préoccupations et d’apporter des réponses de manière plus directe », explique le maire socialiste, qui se réjouit de son adoption à l’unanimité et que le choix de Malick Sahraoui à ce poste ait été validé par 31 suffrages, contre 8 blancs « soit le mieux élu », sourit l’édile.

    Les adjoints

    Les onze adjoints ont été élus avec 29 suffrages exprimés. Six des adjoints sont nommés pour la première fois et, parmi eux, seuls Thomas Robert, Martine Miglior et Frédéric Izacard sont également des nouveaux élus.

    Premier adjoint : Daniel Amar

    Lalia Attaf

    Thomas Robert

    Maryline Czurka

    Malik Mersali

    Nadine Cuillère

    Frédéric Izacard

    Martine Miglior

  • Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Une partie du public s’est engouffrée en mairie, tandis qu’une autre scrutait l’écran de la Maison du Peuple, sur lequel était diffusé le conseil municipal d’installation à Gardanne, ce samedi. Hervé Granier (DVD) réélu maire pour un second mandat, avec 50,45% des suffrages exprimés, vient d’être reconduit, avec ses adjoints, par son conseil municipal. À sa gauche, siègent six élus issus de la liste menée par Jean-Marc La Piana (DVG). « Les promesses ne devront pas être oubliées et devront se confronter aux faits. Notre équipe au conseil municipal sera engagée, déterminée à représenter une opposition vigilante, exigeante et constructive dans l’intérêt de nos concitoyens », affirme Jean-Marc La Piana.

    Deux sièges sont occupés par le RN, mené par Bruno Priouret, ayant obtenu 12,08% des voix. « Durant cette campagne, nous avons été dignes, honnêtes, sincères, transparents. Nous avons présenté un projet sérieux et concret, qui nous servira de base de travail pour ce mandat, déclare Hervé Granier. Au-delà de ces engagements, les électeurs ont validé, lors de ces élections, notre méthode et notre façon d’agir, à savoir la proximité et la transparence (…) nous poursuivrons également notre gestion rigoureuse pour faire en sorte de pouvoir rendre des services publics de qualité à l’ensemble des administrés. » Et de promettre qu’un premier engagement de campagne sera « prochainement » concrétisé : la signature par les élus de la majorité d’une déclaration d’intérêts, consultable par les citoyens. Celle-ci sera aussi proposée aux élus de l’opposition.

    Les adjoints

    La liste d’Hervé Granier se compose de 10 adjoints au maire. Les attributions de délégations restent encore à venir. Antonio Mujica, déjà premier adjoint en 2020, chef d’entreprise ; Sandrine Zunino-Ghougassian, adjointe aux finances en 2020, fonctionnaire territoriale ; Arnaud Mazille, adjoint à la culture en 2020, avocat ; Claire Campodonico, infirmière libérale ; Alain Giusti, retraité de la fonction publique territoriale ; Sophie Cucchi-Gilas, mère au foyer ; Pascal Nalin, ingénieur chargé d’affaires ; Noura Araba, assistante de vie ; Vincent Randazzo, chef d’entreprise retraité ; Magali Scelles, préparatrice en pharmacie.

  • À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    À Aubagne, la gauche rompt avec la chape de béton

    Je suis venu voir ça de mes yeux. Le retour d’Aubagne à gauche ! », lance un jeune homme en se frayant un chemin pour accéder à la salle du complexe du Bras d’Or, archi-comble. Josette, septuagénaire, préfère regarder la séance d’investiture du nouveau conseil municipal sur le grand écran installé à l’extérieur, « au soleil ! Car oui, c’est une belle journée, le signe du renouveau, je suis tellement soulagée. Enfin, c’est fini le bétonnage ! »

    Dans cette ancienne mairie communiste, la parenthèse de droite semble avoir été longue. Ils étaient près de 500 Aubagnais à venir assister au conseil d’installation du nouveau maire, de ses adjoints et conseillers municipaux, visiblement heureux de voir la page se tourner. Une défaite d’autant plus difficile à encaisser par la candidate du RN. Faisant fi des huées du public, Joëlle Mélin s’est estimée « très légitime » à se présenter lors du vote pour le poste de maire, comptant sur les voix de la droite pour soutenir sa candidature, « ce serait la moindre des choses ». Elle prévenait déjà, dans « le cas contraire » être « la seule garante » contre les projets « néfastes ».

    Une conférence des agents

    Mais Gérard Gazay et son groupe n’ont pas pris part au vote. L’ancien maire, prenant seulement « acte » de l’expression des urnes, a mis au défi son successeur : « Vous êtes désormais en responsabilité. Viennent vite les devoirs et les exigences, le temps des actes et non plus des promesses. » Déclenchant des rires dans la salle, il assurait aussi du devoir de son groupe « de surveiller, de proposer ». Jean-Pierre Squillari a été crédité de 28 voix contre 7, soit autant que de conseillers RN, en faveur de Joëlle Mélin, un bulletin nul et les six abstentions de la droite. Le maire a endossé son écharpe sous de longs applaudissements.

    Après des remerciements pour « l’esprit de corps » dont ont fait preuve ses troupes et à la population « de la ville d’Edmond Garcin » pour la confiance accordée, Jean-Pierre Squillari a réaffirmé sa volonté « d’écrire une nouvelle page avec vous ». Changement de cap et de méthode, pour l’ancien sapeurs-pompiers qui veut être « un maire de terrain qui écoute et agit ». Sur sa feuille de route, figure en premier lieu la volonté de « réparer et protéger : les écoles, les espaces publics le centre-ville qui ont besoin d’investissements. Et mettre fin à la frénésie du tout béton, créer des lieux de fraîcheur, installer des fontaines… ». Garantissant « respect, soutien et renforcement » aux agents municipaux, il leur a proposé « une conférence pour point de départ » dans les 100 premiers jours.

    Sanctuariser les espaces naturels et agricoles

    Le nouveau capitaine de l’union de la gauche aubagnaise a également donné des « signes rapides, concrets et visibles » de ses engagements. « Un moratoire sur le béton pour stopper l’urbanisation et sanctuariser des espaces naturels et agricoles ». Mais aussi « le retour du marché sur le Grand Tertre dès que possible pour revitaliser le centre-ville ». Et encore, la création d’une « grande braderie festive ». Et pour ce faire, les 12 adjoints au maire et les 4 adjoints de quartiers ont été élus.

    Les adjoints

    Les 12 adjoints au maire ont été élus à 29 voix et 7 nuls sur 36 votants, le groupe DVD conduit par Gérard Gazay n’a pas souhaité participer au vote.

    Clémentine Fardoux (première adjointe)

    Giovanni Schipani

    Hélène Di Vita Danchesi

    Denis Grandjean

    Betty Chiquet-Corallo

    Arthur Salone

    Anne-Gaëlle Rodeville

    Pierre Arnoux

    Fadila Teyssier

    François Otchakovski-Lorens

    Sandrine Salemme

    Fabio Chikhoune

    Les quatre adjoints de quartiers

    Les adjoints de quartiers ont été élus avec le même nombre de voix :

    Mickaël Tedesco

    Jean-François Budon

    Soumicha Draoui

    Julianne Bouvot