Tag: concurrence déloyale

  • La CGT des marins de Marseille demande audience à l’État

    La CGT des marins de Marseille demande audience à l’État

    Le 2 septembre des sénateurs et députés avaient publié une tribune transpartisane afin d’alerter sur l’ouverture d’une ligne passagers par la compagnie GNV entre les ports français et le Maghreb. Ils dénonçaient une menace sur l’emploi marin en France.

    Propriété de l’armateur MSC, NGV opère sous pavillon italien international, de quoi mettre en péril les missions des compagnies nationale naviguant sous pavillon français premier registre, Corsica Linea et La Méridionale. « Si nous nous félicitions de cette tribune, écrivent les responsables CGT des deux compagnies dans une lettre adressée aux parlementaires, elle ne saurait rester lettre morte. » Ils craignent que le sort des marins en Méditerranée suive celui de ceux qui opèrent sur le Transmanche « avec l’adoption d’une loi nationale -Le Gac- de libéralisation de tous les pavillons dans nos ports entre le Royaume-Uni et la France ».

    Soulignant que les ports sont sous la propriété des régions en Corse et en Occitanie, et le « poids de la région Paca sur le port de Marseille, Toulon et Nice », la CGT déplore que les compagnies low cost Corsica Ferries et GNV « ont toujours plus d’autorisations d’escales » accentuant une concurrence déloyale avec les compagnies françaises. Contre cette « catastrophe annoncée », le syndicat des marins en appelle au « courage et à la volonté politique » des signataires pour aller plus loin dans leur démarche et porter leurs propositions au niveau de l’État.

  • Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Avec la grève, les marins obtiennent des réponses

    Les syndicats de marins dénonçaient l’arrêt de la liaison opérée par leur compagnie entre Sète et Bejaïa (Algérie) au profit de Grandi Navi Veloci (GNV), compagnie italienne filiale de MSC aux pratiques antisociales. Obtenant des réponses de leur direction, ils ont levé l’ancre, vendredi.

    L’armateur français s’était retiré de la ligne Sète-Béjaïa pour se repositionner sur Marseille. Corsica Linea laissait ainsi « le champ libre à GNV ainsi qu’à Corsica Ferries », dénonçait Frédéric Alpozzo, secrétaire général du syndicat CGT des Marins de Marseille. Ajoutant que « ce repositionnement d’escale à Marseille réduit la fréquence du service public de continuité territoriale entre Marseille et Propriano ». Le syndicat demandait « le maintien annuel de la ligne régulière passagers ».

    Maintien de l’offre

    Soulignant que « cette évolution n’est en aucun cas liée à un choix de l’entreprise », mais qu’elle résultait « d’une décision des autorités algériennes », la direction de Corsica Linea a donné à ses personnels des assurances sur le maintien de l’offre à Sète. Quant à la liaison entre Marseille et la Corse, elle indique que « suite à l’annonce de Corsica Ferries d’ouvrir une ligne en OSP légères en situation de concurrence déloyale, nous maintenons nos trois voyages par semaine entre Marseille et Propriano en DSP ».

    « Tout sera fait pour couvrir la totalité des escales avec Algérie Ferries, et si ce n’est pas le cas, nous y veillerons », a réagi Frédéric Alpozzo, « GNV doit sortir impérativement des lignes à passagers France-Algérie en 2026, il n’y a pas d’alternative ».

  • La mobilisation des agriculteurs annoncée à Avignon et Tarascon

    La mobilisation des agriculteurs annoncée à Avignon et Tarascon

    En cette veille de mobilisation agricole, difficile d’obtenir quelques infos, même de la part des syndicats agricoles qui y appellent… Le président de la Fédération du syndicat des exploitants agricoles (FDSEA) des Bouches-du-Rhône, Romain Blanchard annonce simplement dans une vidéo qu’il ira manifester « chez lui, à Tarascon, vendredi 26 septembre ». Secrétaire général des Jeunes agriculteurs (Vaucluse), Guillaume Bonino, viticulteur à Roaix, près de Vaison-la-Romaine, consent à dire le lieu et l’heure de rendez-vous à Avignon (voir ci-contre), mais pas le détail des actions. « On donnera les consignes demain vendredi sur place, pour éviter comme l’autre fois que les infos fuitent », dit-il. Selon l’appel au national, les actions devraient par exemple se concentrer devant les services de l’État, les grandes et moyennes surfaces (GMS).

    La censure de la loi Duplomb contestée

    « On va se focaliser sur les problématiques de l’agriculture en Vaucluse », indique pour sa part Guillaume Bonino. « On veut que les GMS et la grande distribution jouent le jeu avec les producteurs français et nous achètent nos produits à des prix rémunérateurs pour les producteurs locaux », appuie-t-il. Il prend l’exemple de la « fraise de Carpentras, un des premiers fruits de la saison. Chaque année, notre production, vendue à 18 euros le kilo, est concurrencée par les fraises espagnoles et marocaines, vendues à 6 euros le kilo, et achetées par 90% des consommateurs. Or la fraise marocaine est cultivée avec des produits interdits en France. Les fraises de Vaucluse, qui ne se vendent pas, sont conservées dans des frigos et l’acheteur finit par nous les acheter à prix cassé, à 4 euros le kilo, mais il les vend toujours à 18 euros le kilo », dénonce Guillaume Bonino. Ce problème est loin d’être nouveau… « Nos parents ont connu les mêmes problèmes, mais avant le coût de la vie était moins cher… », pointe-t-il.

    Dans ce département où se côtoient beaucoup de productions agricoles, le viticulteur remet sur le tapis la loi Duplomb, dont le Conseil constitutionnel cet été a censuré l’article 2. Celui-ci prévoyait le retour, sous certaines conditions, de l’acétamipride, pesticide de la famille des néonicotinoïdes, jugé dangereux pour la santé et l’environnement. L’acétamipride est également accusé d’être un « tueur d’abeilles ». Guillaume Bonino déclare : « On ne veut pas d’interdiction sans solution. Car toutes les semaines, on nous retire des matières actives, ce qui met en péril nos cultures. » Quant aux taxes Trump, +15% de droits de douane annoncés sur le vin, cela risque de porter un mauvais coup aux Côtes-du-Rhône, « 1ère des appellations importées aux États-Unis » selon lui. Dans l’Union européenne, la France et l’Italie surtout se battent pour obtenir une exemption de ces droits de douane.