Tag: concertation

  • L’Union pour Arles veut des états généraux de la culture

    L’Union pour Arles veut des états généraux de la culture

    « La mise en place d’États généraux de la culture garantira une gouvernance démocratique et participative », clame l’Union pour Arles dans son programme culturel, présenté à la presse le 3 mars dernier. Ces propositions sont « le fruit d’un travail programmatique co-construit avec l’Appel d’Arles et les neuf partis partenaires », dans le respect des différentes cultures présentes à Arles.

    La liste d’union de la gauche hors LFI, conduite par Nicolas Koukas (PCF), promet ainsi une « concertation permanente avec les acteurs culturels et les habitants, l’évaluation publique, ajustable et pensé sur des critères co-construits, la transparence des critères d’attribution de locaux, de subventions et de moyens municipaux », « l’accès à la culture et la liberté artistique et associative », mais aussi « l’équité territoriale en favorisant les échanges avec les acteurs déployés sur le territoire » comme socle de sa politique culturelle.

    Elle affiche aussi une volonté de désaisonnaliser l’offre culturelle. « Nous soutiendrons les temps forts hivernaux comme Drôles de Noël, supprimés par la mandature actuelle (…), et les festivals hors saison comme Arles se Livre, festival de la BD, ou Octobre numérique », dans l’idée que la culture soit présente « toute l’année ».

    Une ambition territoriale

    Dans la plus vaste commune de France, l’Union pour Arles affirme que « la diffusion, la sensibilisation et la pratique culturelle doivent être consolidées sur l’ensemble du territoire », une « ambition » reposant sur « le renforcement des équipements existants comme les médiathèques, centres sociaux, musée et théâtre, la circulation des œuvres et des artistes dans tous les quartiers et villages, le soutien aux initiatives mobiles et itinérantes et le développement d’actions culturelles pérennes ou temporaires en milieu rural ».

    In fine, l’objectif de l’Union pour Arles est de « garantir un véritable maillage culturel et une égalité d’accès pour tous ». Pour cela, la formation compte donner comme moyen « la création de Maisons communes dans les quartiers et les villages, fruit du groupe de travail culture et sport des ateliers de l’Appel d’Arles ».

    Pour étendre cet accès, « un Pass culture pour les jeunes arlésiens » figure également au programme, tout comme la volonté de « renforcer les moyens à la transmission et sensibilisation au patrimoine », dans le cadre d’un programme co-construit avec le corps enseignant.

  • Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Saint-Cyr à gauche dévoile son plan logement et transports

    Pour leur avant-dernier meeting, Sylvie Vinceneux et Saint-Cyr à gauche se sont penchés sur le logement et les transports, deux de leurs engagements phares. Un programme basé sur « la concertation », pour « un logement accessible à tous. » À ce titre, la liste milite pour la relance du logement social, à « 9% aujourd’hui alors qu’on devrait être à 25, ce qui fait payer à la ville une amende de 570 000 € par an ! », pointe la candidate.

    Outre celui-ci, Saint-Cyr à gauche veut renforcer le prêt locatif aidé d’intégration et le bail réel solidaire pour les plus précaires, l’encadrement des loyers, la taxation des résidences secondaires (45% des logements saint-cyriens), la limitation des Airbnb, ou encore la création de logements pour les saisonniers et d’une deuxième résidence seniors.

    « L’OAP Pradeaux Gare ne pourra pas se faire »

    Pour les transports, la candidate veut mettre en place « un véritable plan », qui comprendra la « réactivation de la ligne St-Cyr – La Ciotat », en bus et en navette maritime, des « navettes électriques à la demande pour seniors et PMR », ainsi qu’un stationnement « qui ne doit pas être augmenté mais revu » avec des zones bleues, et une limitation de la gratuité « pour éviter les voitures ventouses » dans certaines zones, telles que le parking de la gare.

    C’est d’ailleurs dans ce quartier de la gare que se tenait la réunion publique, pour aborder la question des orientations d’aménagement et de programmation (OAP) Pradeaux-Gare. Lancé en 2014, le projet n’avance pas, alors que la commune a obtenu la construction du pôle d’échange multimodal de la LNPCA Marseille – Nice, terminus du « RER toulonnais », en 2020 : « Le maire a voulu faire financer par la SNCF le réseau viaire autour de la gare, en espérant qu’elle allait s’occuper de l’acquisition des terrains pour aménager la gare, et qu’il puisse asseoir son programme immobilier autour », précise Joël Duret, l’un des colistiers. Mais la cinquantaine de familles qui doivent être expropriées, faute d’accord avec la mairie « qui propose des prix 30 à 40 % en dessous du marché », ne l’entendent pas ainsi et empêchent toute avancée. « Le projet ne pourra pas se faire », certifie Joël Duret. Et comme, par définition, l’OAP ne met « rien par écrit qui engage la mairie », elle pourra être entièrement redéfinie par la future municipalité. De son côté, Saint-Cyr à Gauche la fera valider par référendum.

  • Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Mobilisés pour le maintien d’Orange à Saint-Mauront

    Ils y travaillent, y ont travaillé et ne veulent pas entendre parler de la disparition d’Orange à Saint-Mauront (3e). Métro national, devant les grilles du site, une centaine de personnes se sont rassemblées, ce mardi 3 mars, à l’appel de la CGT pour le maintien de l’entreprise, installée là depuis 1974. Des techniciens sont aussi venus en soutien depuis le Vaucluse ou les Hautes-Alpes. Après une première fermeture en novembre suite à une rixe à proximité, la direction Sud-Est de l’opérateur avait décidé de fermer de nouveau, le 8 janvier, après des impacts de tirs sur la façade. Même si la préfète de police avait indiqué que « tout [laissait] à penser que ces faits [s’étaient] produits en dehors des heures ouvrables ».

    Ce qui fait dire à Olivier Neri, secrétaire général de la CGT Télécoms 13, que tout cela n’est que prétexte. « On ne sait pas encore quelle est la vraie raison de cette décision, cela n’est pas possible qu’un opérateur historique, pour un problème de sécurité, ferme », estime le syndicaliste, rappelant que 35 millions d’euros ont été investis à Saint-Mauront en « même pas deux ans ». Sans remettre en cause le « sentiment d’insécurité », il l’affirme : « En 8 ans, on recense deux agressions. » Il dénonce les effets d’un discours d’extrême droite de la part de « certains syndicats ». En clair, la CFE-CGC dont le président, Sébastien Crozier, comparaît la situation « au même phénomène il y a 15 ans, dans une réserve d’Indiens qui s’appelle la Seine-Saint-Denis ».

    Depuis janvier, les salariés travaillent de chez eux toute la semaine ou s’inscrivent sur des sites de coworking loués par Orange. « Un retour des activités tertiaires (…) n’est pas envisagé. Le site est néanmoins pérenne car il va continuer à abriter les activités techniques », nous indique la direction, précisant avancer « en parallèle dans la recherche d’un ou deux sites complémentaires, à Marseille, pour l’ensemble des équipes tertiaires ». Après en avoir fermé ou vendu une bonne partie, rappelle la CGT.

    Manque de lien social

    Terminal des câbles sous-marins, le site de Saint-Mauront reste stratégique. Et a aussi toute sa place dans le quartier. Des habitants soutiennent les manifestants ce matin-là. « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici », commente une riveraine. Jean-Paul et Monique, anciens de ce qui était alors France Télécoms, acquiescent. « Vous vous rendez compte, 1 000 salariés, c’est une perte immense pour le quartier », s’inquiètent-ils. Olivier Neri se souvient, lorsqu’il jouait « au foot avec des équipes de Félix-Pyat », que les directeurs aidaient les clubs en donnant des équipements. « Cela ne se fait plus depuis 10 ans et on est en train de le payer », pense-t-il, pointant le « manque de lien social entre Orange et le quartier ».

    Pour Jérémy Bacchi, sénateur PCF des Bouches-du-Rhône, « une fois de plus, on fait le choix de reculer face au narcotrafic plutôt que de résoudre le problème ». Et de déplorer qu’on déménage des locaux « en laissant le quartier sans réponse ». Pour lui, la disparition d’Orange s’inscrit aussi dans la fuite des services publics, s’indignant qu’il puisse y avoir « des ghettos dans notre ville ».

    Sur la même longueur d’onde, Jean-Marie Angeli (PCF), adjoint au maire de secteur, s’inquiète du « mauvais signal envoyé » et fait le parallèle avec la fermeture du bureau de poste derrière la mairie centrale. « Autant d’emplois de proximité en moins, qui font pourtant vivre le quartier », dénonce l’élu, précisant que la direction d’Orange et le préfet vont être interpellés. Alladine Abdallah Salim, tête de liste LFI aux municipales dans le secteur, se dit lui aussi inquiet, mais estime qu’il est encore possible d’en sortir « par le dialogue et la concertation ». En attendant, la CGT Télécoms prévoit d’autres rassemblements.

    « Ils ont bien raison. Et nous alors, on y vit bien ici »

  • La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La RTM joue l’apaisement sur les fresques du métro

    La tribune publiée en novembre dernier dans La Marseillaise par l’Université Hors les Murs de Marseillologie (UHLMM) appelant à la sauvegarde des décors historiques du métro, suivie d’une pétition en ligne de près de 900 signataires, a suscité une rencontre d’artistes avec des cadres de la RTM et de la Métropole et débouché sur un accord.

    La rénovation sans concertation des stations de métro en cours s’est accompagnée de la dépose d’œuvres conçues entre 1977 et 1986 par des équipes associant architectes et artistes pour décorer les stations du métro de Marseille. La RTM n’avait pas pris soin de contacter les auteurs qui conservent les droits moraux sur leurs œuvres et l’intégrité de celles-ci.

    C’est à l’occasion des visites patrimoniales des Marseillogues dans le métro que ces artistes ont appris fortuitement le retrait de leurs créations. L’artiste John Pendray a découvert que ses œuvres émaillées représentant un TGV et une locomotive avaient disparu de la station Saint-Charles. La RTM lui a écrit pour lui apprendre qu’elles avaient été remises à l’association des Amis du rail et du Tramway de Marseille pour être mise à disposition du « musée provençal des transports » à Fuveau. Quant à son œuvre dans la station Rond-Point du Prado, la RTM se proposait de voir avec lui les solutions envisageables après études. La RTM l’a rassuré sur ses décors et fresques réalisés sur les voies de Noailles et dans le tunnel du tramway qui n’ont pas vocation à être déposés.

    Quant aux œuvres des stations Joliette et Castellane, deux auteurs ont mis en demeure la RTM par voie d’avocat. La régie métropolitaine a alors initié une rencontre en février. Il leur a été dit que l’absence de présentation du projet ne devait pas être interprétée comme du mépris de leurs œuvres, qu’au contraire, celles-ci avaient été conservées en parfait état avec vérification régulière par les équipes RTM. Pour la station Castellane remaniée pour le nouveau métro Neomma, la RTM a accepté la demande de l’architecte Roland Carta que son œuvre graphique sur la thématique des platanes soit repositionnée plus tard dans la station. Pour la station Joliette, Les Ports, l’œuvre d’Albert Jaubert qui évoque le passé ouvrier et portuaire de la cité, ne pourra être replacée pour des contraintes techniques, la RTM lui a assuré que celle-ci serait reprise dans le cadre du projet Imertium et exposée dans la Halle J1.

    « C’est une bonne nouvelle, comme quoi la mobilisation paye », se réjouit Sandro Piscopo de l’UHLMM, qui reste critique sur « une rénovation sans concertation citoyenne qui cède bien trop la place à des revêtements uniformes, aseptisés, sans âme ».

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Point d’étape à Croix-Sainte pour Gaby Charroux

    Les deux prochaines semaines sont déterminantes », affirme Gaby Charroux face aux participants à la réunion publique organisée à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi soir. L’édile martégal a d’emblée tenu à préciser son refus de participer aux débats des médias locaux : « pour des raisons politiques ».

    « Nous n’avons rien à échanger avec des gens qui étaient au conseil municipal, dont certains qui étaient avec nous au départ, et qui sont partis tôt ou tard », tance Gaby Charroux à l’égard de ses anciens partenaires. Le candidat considère que « les débats ont été pitoyables », et s’estime « en bonne compagnie des autres maires qui ont refusé ces débats », à Istres, Salon, Aix ou Cassis. « Vous savez ce que nous portons », tranche-t-il.

    Gaby Charroux fait notamment référence au « bouclier martégal », soit « les services publics gratuits ou à prix bas » comme « la cantine la moins chère du département, à 2,35 euros quand le repas revient à 14 euros à la Ville » ou encore « la médiathèque gratuite, pour laquelle on peut se dire que c’est normal mais non, en France certaines sont payantes ». Au total, il compte « 231 nouvelles propositions » dont le Centre d’initiation à la culture, une bourse pour accompagner la création artistique ainsi qu’une « concertation avec les jeunes pour savoir ce qu’ils veulent » en matière de loisirs sur la commune.

    Propositions et luttes

    Ces propositions sont adjointes de plusieurs luttes, plus idéologiques. Alors qu’un habitant déplore « les fuites d’eau mal réparées à Mas de Pouane », Gaby Charroux rétorque que « les bailleurs doivent s’y mettre », parlant d’une « bataille » avec eux, notamment « Erilia à Boudème et 13 Habitat à Notre-Dame-des-Marins ». Un autre participant, cuisinier pour la Ville, affirme être « fier de cuisiner du frais tous les jours et de faire découvrir le goût à nos enfants ». Cet aspect est inscrit au programme, distribué dans la soirée, à côté de « tendre à 50% de produits bio en préservant les circuits courts » et d’« un plan santé nutrition ».

    Gaby Charroux, a tenu à couper court à toute controverse à ce sujet. « Certains qui se présentent aux élections disent que la plaine agricole de Saint-Julien va devenir constructible. Non ! Nous voulons la protéger, après 100 ans à être cultivé », assène-t-il.

    Autre sujet du prochain mandat, le contournement autoroutier. « Nous serons présents à tous les instants où ça va se dessiner » promet Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint, affirmant que « la requalification de Croix Sainte est ce qui nous intéresse le plus, pour obtenir une ville apaisée sans tous les camions de matières dangereuses », passant non loin.

  • L’Union pour Arles veut réguler Airbnb et recréer du logement

    L’Union pour Arles veut réguler Airbnb et recréer du logement

    « Notre constat est clair : on refuse qu’il soit plus facile de se loger un week-end qu’à l’année à Arles », assène Nicolas Koukas (PCF), à l’occasion de la conférence de presse de l’Union pour Arles dédiée au logement, mardi matin.

    Le candidat avance le chiffre de 3 500 meublés touristiques disponibles à la location sur des plateformes comme Airbnb ou Booking. Face au « phénomène Airbnb » décrit dans notre édition du 28 janvier, Nicolas Koukas veut réguler la location saisonnière selon « un quota par quartier, comme à l’Hauture ou à la Roquette qui sont asphyxiés », et en limitant le nombre de location par immeuble : « Dans le cas où un multipropriétaire aurait plusieurs appartements, il ne pourrait en louer qu’un seul en meublé touristique », développe-t-il.

    Régulation, aussi, sur la durée, avec l’instauration d’un plafond de « 90 nuitées discontinues », précise Richard Vidal (SE), au regard de la « tendance à louer d’un coup l’été et plus rien en hiver ». Le chef de file de l’Union pour Arles parle également d’« instaurer un principe d’un meublé locatif pour un logement annuel pour rééquilibrer le marché ».

    « Les loueurs Airbnb sont l’électorat de de Carolis »

    Pour cadrer les locations existantes, Nicolas Koukas souhaite que les propriétaires d’Airbnb « s’engagent à faire signer une charte de bonne conduite à leurs locataires » pour éviter « les bruits des valises et les apéros jusqu’à 3h du matin ». Pour faire respecter cet engagement, le candidat compte créer une « brigade du logement », en lien avec la police municipale, à cet effet et pour recenser les locations qui ne le sont pas.

    Est-il question de vouloir interdire Airbnb ? Le candidat réfute « cette petite musique » qu’il attribue au maire sortant, Patrick de Carolis (Hor.). « On ne peut pas : c’est le marché privé », rétorque Nicolas Koukas, fustigeant celui « qui refuse de réguler, car il nous a toujours dit que les loueurs d’Airbnb étaient son électorat ».

    Outre la location saisonnière, les candidats de l’Union pour Arles veulent recréer du logement. D’abord en remettant sur le marché les « 3 400 logements vacants » recensés sur le territoire de la ville. « Nous souhaitons relancer une opération programmée d’amélioration de l’habitat [OPAH] sur 5 ans », annonce-t-il en ce sens, ce qui consiste en une convention passée avec l’État et l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) pour mener un diagnostic des problèmes, étudier les solutions et les financer. Le candidat argue que la précédente opération, achevée en 2020, a permis « de réhabiliter 1 500 logements sur 20 ans, de remettre 720 logements vacants sur le marché dont 200 à loyer maîtrisé, de rénover 880 façades et de mobiliser 38 millions d’euros pour des travaux, dont 8 millions de subventions ».

    Concertation avec la population

    De telles opérations urbaines ne sauraient se réaliser sans concertation avec la population, selon l’équipe de l’Union pour Arles. « Nous allons remettre en place la commission extra-municipale urbanisme avec tous les CIQ, tous les projets seront abordés avec le temps nécessaire », affirme Nicolas Koukas, prenant l’exemple du projet de rénovation « imposé d’en haut » sur la friche EDF de la rue Mireille, réputée polluée (La Marseillaise du 06/05/2025).

    « On fera confiance aux Arlésiens pour les projets », promet le candidat.

  • Des récifs artificiels à Fos-sur-Mer pour régénérer le milieu naturel

    Des récifs artificiels à Fos-sur-Mer pour régénérer le milieu naturel

    Depuis la capitainerie du port Claude-Rossi, la vue sur le golfe de Fos est imprenable. Les usines découpent l’horizon. Sur l’eau, les cargos qui attendent leur tour pour décharger leurs marchandises sont nombreux. L’un d’eux sort du lot. Près de la côte et immobile malgré la houle, seule sa grue orange opère des mouvements. « C’est un bateau spécialisé dans la pose précise, il a tout un tas de moteurs latéraux qui lui permettent de tenir sa position sans ancrage », explique Matthieu Lapinski, chef de projet chez Sea Boost, l’entreprise qui mène l’opération en cours sur le pont. Une vingtaine de travailleurs s’y affairent pour installer quinze récifs artificiels sur le sol marin, 7 mètres en dessous. Quinze autres seront placés au large du Cavaou.

    Un suivi scientifique

    Derrière ce programme porté par la municipalité fosséenne et subventionné à 80% par l’Agence de l’eau et la Région (pour un coût total de 570 000 euros), il y a Wafa Hechaichi. Chargée de mission pour la préservation des milieux aquatiques au sein de la Ville, elle a été chargée, fin 2022, de reprendre une première ébauche d’idée qui datait de 2016. « On a constaté que le golfe était en mauvais état écologique, surtout au niveau de l’herbier de posidonie », commence-t-elle.

    Souvent qualifiée de « poumon de la mer », cette plante endémique de la Méditerranée « produit 14 litres d’oxygène par m2 et par jour. Après sa mort, ses feuilles forment une banquette qui limite l’érosion des plages. Et elle fait office de nurserie pour les poissons et d’habitat pour les juvéniles », énumère la spécialiste. « On en a 80 ha, mais ils se portent mal à cause des pressions anthropiques : le mouillage des bateaux, les rejets industriels, mais aussi les apports du Rhône. Donc on s’est dit qu’il fallait agir et ne pas laisser le milieu se détériorer. »

    La chargée de mission le concède : la mise en place de ces récifs « a nécessité beaucoup de concertation avec les services de l’État et avec le Grand port maritime de Marseille, puisque le domaine maritime leur appartient ». Mais les récifs sont désormais installés et font office de « mesure compensatoire » des dégâts écologiques, bien que ni le port, ni les industriels, n’aient pris part à leur financement. « Nous avons obtenu une concession de dix ans et la publication d’un décret d’interdiction de mouillage », se réjouit Wafa Hechaichi.

    Un suivi scientifique devra maintenant dessiner le contour des améliorations apportées à la biodiversité marine. « On sait qu’on a des migrations d’espèces entre les lagunes, les ports et les petits fonds côtiers, donc on a une bonne idée de ce qu’on espère obtenir : typiquement, des sars, des loups, des daurades ou des langoustes, des poulpes, des crustacés, qui vivent plutôt dans des cavités », illustre Matthieu Lapinski.

    Des innovations inspirées du naturel

    De longs mois de recherche et développement ont précédé l’immersion des récifs artificiels. « On a eu une approche biomimétique dans la conception », commence Matthieu Lapinski, chef de projet chez Sea Boost. Les ingénieurs se sont inspirés de 13 rochers naturels situés sur six sites de la Côte Bleue grâce à la technique de la photogrammétrie. Les constructions ont été réalisées en béton biogène à partir de coquilles qui facilitent la fixation de micro-organismes. « On a aussi innové au niveau des ancrages pour réduire les pressions sur le milieu avec une réduction de la surface de l’objet, qui faisait 4 mètres au départ et qui en fait aujourd’hui 0,9. »

  • Les propositions de Nîmes en commun

    Les propositions de Nîmes en commun

    À un mois des élections municipales, Nîmes en commun affiche une ambition culturelle structurante, pensée comme un levier de cohésion sociale. Le programme défendu par le collectif repose sur une idée centrale : replacer la culture au cœur de l’action publique. Première mesure phare : la création d’un office culturel municipal, conçu comme un lieu permanent de dialogue entre la Ville, les institutions culturelles, les associations et les artistes. Objectif : coconstruire la politique culturelle, partager les moyens et définir collectivement les priorités à l’échelle communale et intercommunale.

    Faire culture commune

    Autre axe majeur : le soutien durable à la création. Nîmes en commun propose de généraliser les conventions pluriannuelles avec les acteurs culturels afin de sortir de la logique du projet par projet. Une manière d’instaurer un rapport de confiance, de sécuriser l’emploi artistique et d’assurer une offre culturelle continue pour les habitants. Le collectif défend également la gratuité intégrale des bibliothèques, couplée à un soutien renforcé aux librairies indépendantes et aux maisons d’édition locales. Cette politique s’inscrit dans un projet plus large : faire de Nîmes une véritable Cité du livre, en lien avec l’université, la formation et l’éducation artistique.

    Sur le plan des équipements, Nîmes en commun entend revoir en profondeur le projet de conservatoire, jugé sous-dimensionné. Le collectif plaide pour un nouvel établissement, capable d’accueillir davantage d’élèves et de viser le label de conservatoire à rayonnement régional. Enfin, le programme met l’accent sur le patrimoine, envisagé autrement que sous l’angle touristique, et sur la création de tiers-lieux culturels, les « places communes », ancrés dans les quartiers, co-gérés et ouverts à toutes les pratiques. Ces propositions seront au cœur de la réunion publique organisée dimanche 22 février à 15 heures, à l’auditorium du centre Pablo-Neruda, à Nîmes. Un temps d’échange est prévu avec les habitants pour débattre de l’avenir culturel de la ville qui sera précédé d’un moment musical.

  • La Maison départementale du handicap sous tension

    La Maison départementale du handicap sous tension

    La CGT des personnels du Département de Vaucluse dénonce, dans une lettre ouverte diffusée depuis le mercredi 11 février, une « situation extrêmement préoccupante » pour les équipes de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH).

    Une déclaration qui fait suite aux résultats d’un questionnaire distribué à l’ensemble des agents de la structure. « Malgré la réorganisation engagée et l’audit des risques psychosociaux, la situation ne cesse de se dégrader. Les agents comme les usagers en paient chaque jour le prix. Aujourd’hui, les équipes sont épuisées, démoralisées, et beaucoup ne croient plus être entendues », poursuit le syndicat, qui liste pour les agents une « surcharge chronique de travail », des « injonctions contradictoires », des « pressions chiffrées », des « postes non remplacés » ou encore une « précarité contractuelle ».

    Plusieurs secteurs seraient touchés. Au service d’accueil, la CGT assure qu’« aucun renfort n’est prévu malgré l’augmentation des sollicitations ». À l’évaluation, les recrutements seraient « inexistants alors que les départs s’enchaînent ». Ou encore dans le secteur enfant où il serait désormais, d’après le syndicat, « demandé de traiter des dossiers sans visite ni évaluations complètes, ce qui interroge gravement la légalité, l’équité et l’éthique professionnelle ». Il est également glissé que « des consignes conduiraient à renouveler ou rejeter des demandes sans véritable évaluation pluridisciplinaire ». Contacté par La Marseillaise, le conseil départemental de Vaucluse n’a pas souhaité répondre à nos sollicitations.

    Demande d’intervention

    Alors que le syndicat assure que « cette situation n’est pas seulement organisationnelle » mais aussi « politique », une « rencontre rapide » est demandée avec la direction pour faire valoir plusieurs demandes « afin d’apporter des réponses claires aux agents et aux usagers ». À commencer par « un plan d’urgence de recrutements et de remplacements des postes vacants », sans chiffrer les besoins. Mais encore des « renforts pérennes à l’accueil et à l’évaluation », la « fin des consignes dégradant la qualité des évaluations », le « respect des missions professionnelles et du cadre légal », mais aussi « le rétablissement du télétravail lorsque les tâches le permettent », une « concertation réelle avec les représentants du personnel » et un calendrier précis de mise en place des mesures correctives. Des réponses qui seront peut-être apportées avec la construction d’une nouvelle MDPH dont la livraison est prévue pour cette année.