Tag: Comores

  • [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    [Football] Comoriens et Sénégalais ont ensoleillé Marseille

    Soprano qui donne le coup d’envoi fictif. Les mémoires de Pape Diouf et Victor Ciss honorées, les bases d’une communion autour du ballon rond étaient bien là.

    Et si les tribunes du Vélodrome n’étaient pas pleines, voir les supporters des Comores et du Sénégal faire la fête ensemble, transformant les Virages en farandoles colorées, démontrait que le football peut encore redevenir cette osmose amicale, le temps d’un match. Un match qui avait débuté bien avant le coup d’envoi donné par Lawrence Visser, l’arbitre Belge. Et qui s’est prolongé.

    « C’est historique de vivre un tel rendez-vous. Où deux pays amis se retrouvent pour une grande fête de la fraternité et de la solidarité. » Ibrahim M’ze, conseiller municipal (PCF) délégué à la mutuelle de la Ville de Marseille, était heureux comme un minot dans un magasin de jouets.

    « Voir la sélection des Comores revenir ici, à quelques kilomètres de l’endroit où elle a disputé son premier match, c’est fantastique », poursuit-il. C’est en effet à Martigues, en 2014, que sont nés les Cœlacanthes. « Un match contre le Bénin qui a lancé une belle dynamique. Les voir aujourd’hui à Marseille, la cinquième île des Comores, c’est fantastique. »

    Près de 20 000 supporters des deux camps se sont retrouvés boulevard Michelet pour communier autour d’une première confrontation entre les deux sélections. Un duel amical qui venait clore une séquence de qualification pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations.

    Iliman Ndiaye salué

    Le résultat, avec un succès du Sénégal 1-0, n’avait pas d’importance. Pour Hubert Velud, « c’était le point d’orgue d’un rassemblement qui a été positif ». Le sélectionneur comorien a vu une opportunité. « Nous jauger face à une très belle équipe sénégalaise, alors que nous sommes en plein renouvellement de génération. Pour les jeunes, c’était le moyen d’acquérir de l’expérience et de lancer un processus de découverte du haut niveau. »

    Pour Patrick Vieira, qui disputait son troisième match officiel à la tête des Lions de la Teranga, c’était aussi un test. « Il y a des progrès dans notre projet de jeu et j’ai apprécié l’implication des joueurs », a constaté le champion du monde 1998 avec l’équipe de France. Il a noté, « la belle prestation d’Iliman Ndiaye. Il est devenu un joueur phare de la sélection, et même sans être au mieux de sa forme, il a été extraordinaire ». L’ancien de l’OM appréciera.

    Comores 0 (0)

    Sénégal 1 (1)

    Match amical

    Stade Vélodrome, 18 000 spectateurs.

    Arbitre : L. Visser (BEL).

    But : I Ndiaye (5).

    COMORES : Anzimati – Omari (M. Abdallah, 33), Toibibou, A. Abdallah ( c ) – L. Mohamed – Ahmed, B. Hamada, Bourhane – Rivière, Zakouani, Youssouf. Finisseurs : Saindou, Mahamoud, Mmadi, Zaydou, I. Mohamed, Amir, Lutin. Sélectionneur : H. Velud.

    SENEGAL : Diaw – Sy, N. Mendy, Koulibaliy ( c ), M. Sarr – P. Sarr, I Gueye, B . Ndiaye – I. Ndiaye, Soumaré, Mbaye . Finisseurs : Dio, Dia, Diakhon, R. Ndiaye, Ma. Sarr, Fall. Sélectionneur : P. Vieira.

    Coupe d’Afrique des nations : le Sénégal fixé jeudi

    Qui du Maroc ou du Sénégal a gagné la dernière Coupe d’Afrique des nations ?

    C’est à cette question que va devoir répondre le Tribunal arbitral du sport, jeudi. Sur le papier, après plusieurs graves incidents, le Sénégal a gagné le match (1-0). Sur tapis vert, le Maroc a été désigné vainqueur.

    « Il y a eu une faute de l’arbitre. Si l’on se réfère à la jurisprudence, le TAS va deman-der à ce que la finale soit rejouée. Car l’arbitre aurait dû arrêter le match aux premiers incidents qui ont provoqué le départ des Sénégalais du terrain » indique Pape Seck, spécialiste du football africain. Le précédant concerne un match éliminatoire de la Coupe du Monde, entre, déjà, le Sénégal et l’Afrique du Sud en 2017.

    M.Ga.

  • [Football] Le long chemin de l’équipe des Comores vers la lumière

    [Football] Le long chemin de l’équipe des Comores vers la lumière

    Comores – Sénégal au stade Vélodrome, une confrontation immanquable, promettant un rassemblement de deux communautés phares de la cité phocéenne. Pour les Comoriens, « c’est une très grosse affiche ». Désormais deuxième gardien d’Aubagne (Ligue 3), Ali Ahamada a évolué à Toulouse et possède 37 sélections avec les Cœlacanthes, l’animal emblème de l’équipe nationale.

    Le portier né à Martigues raconte qu’un tel match aurait déjà pu se dérouler il y a quelques années. « Il y a énormément de personnes qui cherchaient à créer cet engouement, cette ferveur à travers un match. À l’époque, c’était en 2020, je connaissais quelqu’un, un agent de match, qui cherchait à organiser un Comores-Algérie au Vélodrome. Justement parce que, vu les deux grosses communautés présentes à Marseille, ça aurait été le rêve de pouvoir organiser ça dans un contexte où tu es au Vélodrome », explique-t-il.

    Abassi Boinaheri, ancien joueur comorien, né à Marseille, parle, lui, de « fierté » de voir une rencontre pareille se disputer sur le boulevard Michelet. Ahamada s’attend à voir une vague comorienne débarquer au Vélodrome, ce dimanche 4 octobre. Comparant même cette ferveur avec les concerts de certains grands artistes. « À mon avis, ce sera à guichets fermés. C’est une certitude que les Comoriens vont se déplacer en masse. C’est comme les chanteurs qui font deux ou trois dates au Stade de France. Tu peux organiser un match Comores contre qui tu veux au Vélodrome et faire trois dates consécutives. »

    Le foot se développe

    à petits pas dans le pays

    Une rencontre de ce calibre est donc un événement monumental pour un tout petit pays comme les Comores. Avec ses 850 000 habitants pour 3 000 km², cette nation est l’une des plus petites et des plus pauvres d’Afrique. Le développement du foot y est limité, mais en plein essor, malgré très peu de moyens. « Pour moi, l’évolution est extraordinaire. Maintenant, les plus jeunes peuvent participer pleinement aux compétitions africaines. C’est l’une des choses qui a permis aux Comoriens qui vivent sur l’île d’avoir plus de fierté, grâce au football », souligne Abassi Boinaheri, appuyant aussi le fait que de « nouveaux stades émergent ».

    Depuis 2019, la sélection possède un stade national, le Stade omnisports d’Iconi-Maouzini, où elle peut disputer tous ses matches, devant 10 000 personnes au maximum. Par ailleurs, l’équipe est affiliée à la Fifa depuis 2005, c’est-à-dire hier. D’où un développement plus tardif que beaucoup de nations africaines.

    Pourtant, cela n’a pas empêché le petit pays posé dans l’océan Indien de participer à deux Coupes d’Afrique des Nations, en 2021 et 2025. Déjà un exploit, avec même un huitième de finale il y a cinq ans. C’était contre le Cameroun, à Yaoundé, avec une courte défaite 2-1. « C’est l’histoire du Comorien. Rien ne lui a été donné, mais il a de l’abnégation et une grande croyance », souligne l’actuel gardien du Scaab.

    Justement, les Cœlacanthes ont démarré leur campagne de qualification à la CAN 2027. Après une défaite face au Cameroun, ils ont vaincu la Namibie pour prendre la 2e place provisoire du groupe G. En restant dans le top 2, les Comores auront leur siège pour la phase finale de la compétition. Une prouesse de plus.

  • [Trafic de stupéfiants] La fable du jeune transporteur de grosses liasses de billets

    [Trafic de stupéfiants] La fable du jeune transporteur de grosses liasses de billets

    Chamsedine (*) 21 ans, comparait pour la troisième fois. Le 9 juin dernier, la Bac Nord l’a contrôlé à 21h au volant d’une Opel qui n’était pas la sienne, immobilisée moteur tournant, à côté de la cité Félix Pyat, sur un parking considéré comme un point de deal. À leur vue, le conducteur a vite éteint ses deux portables et agité ses jambes. Sous le siège, un sachet contenant 21 000 euros conditionnés en liasses de billets de 50, 20 et 10 euros. « Ce sont mes économies et des jeux d’argent » avait-il narré en garde à vue réfutant qu’il fut la petite main collectrice d’un réseau de stupéfiants.

    « La bonne version »

    « J’ai pas donné la bonne version aux policiers car j’étais stressé », s’élance le prévenu très hâbleur dans un récit qu’on est prié de croire. « En réalité, c’est l’argent de mon père que j’ai pris sans autorisation dans son coffre pour louer une grosse voiture. C’était 1 000 euros la location et 20 000 la caution. Mais j’ai pas envie de donner d’éléments sur le loueur pour ne pas le mettre à l’envers. » De narrer que son père gardait tout cet argent car « il fait souvent des retraits pour préparer un voyage en famille aux Comores ». De remettre une liasse de documents bancaires parentaux pour donner corps à la fable.

    Pas dupe, la présidente ironise : « Vous nous dites avoir eu accès au code du coffre de votre père qui est poseur de portes blindées. Les cordonniers sont décidément les plus mal chaussés. » De lui rappeler ses récentes condamnations : en novembre 2023 pour trafic de stupéfiants à 10 mois de prison aménagé en détention à domicile avec interdiction de séjour dans les 15e et 16e arrondissements ; en mars 2024 pour violation d’interdiction de séjour et refus de donner le code de son portable à 6 mois de prison ferme convertis par le juge des libertés et de la détention en 210 heures de travaux d’intérêt général toujours pas effectuées car il n’a pas daigné récupérer le courrier judiciaire… « Ce sont des œuvres de jeunesse, c’est du passé. Il faut regarder devant », jure l’oiseau qui a déjà grillé son permis de conduire probatoire.

    « Vous naviguez en eaux troubles ! »

    « Il nous raconte une histoire enjolivée avec aujourd’hui, deus ex machina, des relevés bancaires des parents pour faire tenir une histoire ridicule, ce qui n’est pas encourageant pour l’avenir de ce jeune », se cabre la procureure qui qualifie son positionnement de « particulièrement éhonté et inquiétant ». Elle lui lance : « Que faites-vous à 21h près de Félix Pyat dans une voiture qui n’est pas à vous avec deux téléphones en main et 21 000 euros à vos pieds ?! Le décor est déjà posé ! Vous naviguez en eaux troubles ! » De requérir un an de prison dont 6 mois avec sursis probatoire de deux ans avec l’obligation de travailler. Pour les six mois ferme, un bracelet à domicile.

    Du coup, la défense se retrouve à devoir justifier les retraits mirifiques de modestes parents. « Sur les 30 000 euros retirés en 3 ans, il y a une indemnité de 15 000 euros reçus des parents pour leur logement qui a été jugé insalubre. »

    Au regard de cette « détention d’argent fortement suspecte », de « déclarations contradictoires » et « des éléments produits insuffisants pour rapporter une origine légale des fonds », le tribunal l’a reconnu coupable et condamné à la peine requise avec confiscation de l’argent saisi.

    * Son prénom a été modifié

  • [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    [Infographie] Une majorité confortable pour Benoît Payan

    Forte de 54,34% des suffrages, la nouvelle majorité du Printemps marseillais s’assure une avance confortable avec 73 élus sur les désormais 111 sièges du conseil municipal, version réforme de la loi PLM, soit 10 de plus qu’en 2020. Pour mémoire il y a 6 ans, en pleine crise sanitaire, il avait fallu ferrailler dur pour que l’écologiste Michèle Rubirola prenne la tête de la Ville, avec le soutien de Samia Ghali (DVG) qui briguait elle aussi le poste dans un premier temps.

    Devenue finalement maire adjointe, cette dernière a désormais intégré le Printemps marseillais et fait partie des piliers sur lesquels s’appuie le Printemps nouvelle mouture. Tout comme Pierre Huguet (G.s), ex-adjoint à l’Éducation, Éric Méry, ex-adjoint à l’Urbanisme, le député PS Laurent Lhardit, les socialistes Joël Canicave, ex-adjoint aux Finances, Anthony Krehmeier, maire des 2-3 réélu, ou encore Yannick Ohanessian ex-adjoint en charge de la Tranquillité publique. Jusqu’alors en charge du Logement, Patrick Amico (GRS), bien que 71e sur la liste, est aussi de retour.

    On retrouve également les communistes, Audrey Garino, Jean-Marc Coppola, Nathalie Tessier, respectivement en charge de la Solidarité, la Culture et le Droit des femmes dans la mandature écoulée. Rangs du PCF qui se trouvent renforcés avec Anthony Gonçalves, oncologue et chef de file du parti pour ces municipales, Mohamed Itrisso, militant des quartiers nord et cofondateur du collectif SOS Comores et Ibrahim Mze, responsable du collectif fédéral du logement du PCF 13.

    Troisième de la liste, le militant écologiste, Amine Kessaci, devenu symbole national de la lutte contre le narcotrafic après l’assassinat de deux de ses frères, va également peser dans l’hémicycle.

    Une opposition RN

    Il y a aussi les petits « nouveaux » qui ne le sont pas vraiment, ayant déjà fait leurs preuves dans les secteurs ou à la métropole, comme Emilia Sinsoilliez, ex-première adjointe au maire des 2-3, Enda Amraoui, présidente du collectif pour une société plus inclusive, « Plus jamais sans nous » et ex-adjointe à la mairie des 4-5, Juliette Masson, ex-déléguée aux Écoles dans les 6-8 ou Jean-Marc Signes, ex-conseiller métropolitain écologiste, élu dans les 11-12. Côté société civile, Karim Touche, directeur général de la Ligue de l’enseignement 13 ou Yahya Güngörmez, représentant du Conseil démocratique kurde à Marseille font leur entrée.

    En face l’extrême droite. Franck Allisio, ayant totalisé 40,29% des voix, se pose en leader d’une opposition passée de 9 à 34 élus. Cumul des mandats oblige, il devra sans nul doute démissionner de la Région. Il s’appuiera sur des historiques comme Jean-Marc Graffeo, responsable départemental de Reconquête !, la députée RN Gisèle Lelouis ou Eléonore Bez, conseillère régionale. Il pourra compter sur une ribambelle d’ex-élus de secteur, Sophie Arrighi, Thibaut Charpentier, Jessy Nakache, ou Gérard Audibert. Figure aussi Jean-Baptiste Rivoallan, ancien président du groupe de la droite marseillaise à la métropole.

    Droite marseillaise atomisée avec 4 élus seulement dont Martine Vassal (DVD), présidente du Département, son bras droit Romain Simmarano (Ren.), Fabienne Bendayan, ex-présidente du Crif Marseille et Stéphane Pichon, président du Conseil régional de l’ordre des pharmaciens.

  • Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Une grande histoire d’amour lie la cité phocéenne aux Comores. Et cette romance passe également par le biais du sport. Si le pays de la Lune a une passion dévorante pour le ballon rond, le noble art occupe de plus en plus une place importante sur l’île.

    « Ça se développe de plus en plus et de manière exponentielle », confirme Farid Ahamada, sélectionneur de l’équipe comorienne de boxe, vainqueur de la Coupe du président, compétition entre Madagascar, le Gabon, la Tanzanie et les Comores. Ancien protégé de Louis Lavaly au Challenge Boxing, là ce Marseillais profite de son statut dans la cité phocéenne pour organiser un gala pour mettre en avant les boxeurs comoriens.

    Après une première édition au gymnase de Font Vert en mars 2024, le Comboxe fait son grand retour à la salle Vallier, cette fois-ci, avec dix duels amateurs entre des athlètes comoriens et des boxeurs régionaux, sans oublier deux combats professionnels, dont l’un des quarts de finale de la ceinture Jean-Claude Bouttier (dédiée aux boxeurs Elites 3 et Elites 2), « pour apporter un peu plus de spectacle ». Le Marseillais Paul Japhet (29 ans, 1 victoire, 4 nuls, 4 défaites), licencié à Monaco, défiera le Haut-Garonnais Enzo Rey (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), pensionnaire du Boxing Club de Blagnac. Le vainqueur de ce combat accédera aux demi-finales de la compétition, où il sera opposé au gagnant du duel entre Nicolas Vannier et Yanice Benghalia.

    Prôner la mixité et la paix sociale

    Le deuxième affrontement professionnel mettra en scène la grande première du Vauclusien Adam El Ghayat, membre du Boxing Montfavet, et le Milanais Youssef Gogna (20 ans, 1 nul). Parmi les duels amateurs, le nom d’Ali Nassur, finaliste des Jeux des îles de l’océan Indien en 2023, à seulement 18 ans, sera à suivre de près, même s’il n’a toujours pas d’adversaire pour le moment.

    Au-delà de l’aspect sportif, Farid Ahamada veut faire passer un message en organisant le Comboxe. « Je veux que tout le monde soit réuni dans une même salle. Peu importe l’origine sociale ou le lieu de vie, je veux que tout le monde puisse passer une bonne soirée devant de beaux combats de boxe », souligne l’entraîneur du 13e arrondissement de Marseille, qui suit notamment les aventures de Sindy Said (-67 kg), devenue au mois de janvier la vingtième championne de France issue de cette institution marseillaise.

    « On veut réunir les quartiers nord et les quartiers sud pour montrer que Marseille est une terre unie à travers la mixité et la paix sociale », conclut-il.

    Combats amateurs

    M. Malki (Nice) vs H. Souvenir (COM)

    A. Bouchara (Marseille) vs M. Assoumani (COM)

    T. Murris (Nice) vs J. Djae (COM)

    J. Aggoun (Pennes-Mirabeau) vs W. Soulaimana (COM)

    Y. Mouhassi (Nice) vs M. Bilal (COM)

    D. Partouche (Marseille) vs R. Youssouf (COM)

    L. Boualem (Pertuis) vs M. Moussa (COM)

    Y. Arruabarrena (Istres) vs F. Ahamadi (COM)

    D. Fournier (Istres) vs N. Mohamed (COM)

    X vs A. Nassur (COM)

    Combats professionnels :

    P. Japhet (Monaco) vs E. Rey (Blagnac)

    A. El Ghayat (Marseille) vs Y. Gogna (ITA)