Tag: communication

  • L’IA dans le viseur de la CGT Télécoms

    L’IA dans le viseur de la CGT Télécoms

    Le congrès départemental du syndicat CGT des télécommunications s’ouvre ce jeudi matin au camping de l’Arquet, à Martigues. L’emploi figure au cœur des préoccupations.

    Le secrétaire à la communication du syndicat Guillaume Lamourette, issu de l’opérateur Orange, explique que « petit à petit, l’intelligence artificielle est en train de remplacer des salariés. Quand on appelle le service client ou technique, on tombe sur une IA. Et c’est pareil pour les chatbots », de discussion instantanée.

    Les conséquences sur l’emploi seraient édifiantes selon le syndicaliste. « Quand je suis rentré chez Orange en 2009 nous étions 160 000. Nous sommes aujourd’hui 68 000. Et le projet de restructuration Orange regain prévoit de passer à 35 000 à horizon 2030 », affirme Guillaume Lamourette, à grand renfort de « non-remplacement de départs en retraite et de sous-traitance, comme c’est le cas pour l’intégralité de la branche fibre ».

    Syndicat de proximité

    Le responsable CGT contextualise : « On nous dit que l’intégralité du territoire est couverte en fibre, mais on a aucune vision sur l’entretien du réseau ni sur les futures générations de fibres qui devront être déployées. Rien non plus sur la recherche ou l’innovation. Et c’est pareil chez les autres opérateurs. » Le recours à la sous-traitance peut expliquer ces choix.

    Dans ce contexte, la question de la proximité du syndicat se pose, d’autant plus que « la mise en place des CSE éloigne les directions des lieux de travail », rappelle Guillaume Lamourette. Chez les opérateurs comme dans l’intérim.

  • Les enjeux de l’étude de la nappe du miocène

    Les enjeux de l’étude de la nappe du miocène

    « C’est comme le compte en banque. Si on ne regarde pas combien on a, combien rentre et qu’on utilise sans compter, on risque très vite de se retrouver sans rien », lance Konstantinos Chalikakis, professeur-chercheur en hydrogéologie à l’université d’Avignon, à propos des réserves d’eau de la nappe du miocène.

    Car, à l’heure actuelle, on ne connaît pas exactement la quantité d’eau qui se trouve sous nos pieds. Des études ont été menées au fil des années, mais sans connaître précisément les réserves et le fonctionnement de cette nappe très particulière, qui fournit en eau 300 000 Vauclusiens à l’heure actuelle. Un intérêt relancé après la sécheresse de l’été 2022, qui avait frappé le Vaucluse et poussé le Département à organiser les premiers États généraux de l’eau, en décembre de la même année. « Le premier objectif est la connaissance du miocène, ressource particulièrement importante pour notre territoire », souligne la présidente (LR) du Département, Dominique Santoni, devant le rocher de Rocalinaud à Beaumes-de-Venise, affleurement qui illustre comment l’eau de surface pénètre dans le sol.

    Unir les forces

    Cette nappe, constituée en réalité de plusieurs masses d’eau distinctes dont la communication entre elles n’est pas encore avérée, s’étale sur plus de 1 000 km2 dans le département, qui était sous la mer lors de sa formation.

    « Il faut arrêter de travailler en parallèle et unir nos forces. Et ce, pour que nous puissions décliner des études en mesures concrètes », poursuit l’élue. Ce qui est lancé avec la structure GeEAUde, une chaire universitaire d’Avignon Université dédiée aux eaux souterraines. « On ne connaît pas bien la géométrie de la structure, et le type de fonctionnement, ce qui n’est pas encore le cas. Le sol qui contient l’eau est constitué de différentes couches géologiques dont on ne connaît pas la composition. Et la profondeur des forages peut varier de plusieurs centaines de mètres », confie ainsi Konstantinos Chalikakis.

    Des analyses et évolutions du niveau d’eau sont ainsi effectuées régulièrement. Un plan d’action, le Pare, a notamment été déployé jusqu’en 2028. Le réseau de points d’études devrait notamment passer de 19 à une trentaine pour étoffer les connaissances sur le sujet. « L’enjeu est aussi de voir si le Rhône alimente la nappe et comment, afin de protéger cela aussi », ajoute Patrick Merle, vice-président du Département et président de la commission environnement.

    CHIFFRES

    1 000

    kilomètres carrés de superficie totale de la nappe du miocène en Vaucluse

    16 millions

    de mètres cubes d’eau sont prélevés, chaque année, dans la nappe du miocène

    70

    communes sont couvertes par la nappe du miocène

  • L’Hérault, nouvel ambassadeur du don d’organes

    L’Hérault, nouvel ambassadeur du don d’organes

    À l’occasion de la journée internationale du don d’organes, le 17 octobre, le Département de l’Hérault s’est engagé à devenir ambassadeur de cette cause afin de sensibiliser et permettre de sauver des vies. La collectivité -une des premières en France- a signé une charte, le 13 octobre, avec l’Association française des familles pour le don d’organes (Affdo). Une manière de promouvoir ce geste, peu ou mal connu du grand public. « Chaque jour, trois personnes en attente de greffe meurent, faute de greffon. Pourtant, 80% des Français sont favorables aux dons en cas de décès. Pour donner, il faut l’accord de la famille et du défunt. Mais une fois sur deux, la famille n’en a pas parlé, ce qui équivaut à un refus. Donc on ne prélève pas », souligne Didier Hève, président de l’Affdo.

    Le manque de communication est criant. Si 6 000 greffes sont réalisées chaque année dans l’Hexagone, pas moins de 30 000 personnes sont en attente de dons. « La solution pour ne plus avoir de morts est d’en parler. Un donneur peut sauver dix vies. Il n’y a pas plus beau geste que le don de soi », poursuit Didier Hève. De plus, les organes peuvent vivre bien plus longtemps que les personnes. En ce sens, il n’y a pas de limite d’âge pour les donneurs. Et le président de l’Affdo de prendre en exemple ce qui se fait de l’autre côté des Pyrénées. « En Espagne, ils ont bien communiqué, ils n’ont plus de morts. »

    La collectivité dirigée par le socialiste Kléber Mesquida s’est donc engagée à promouvoir les actions en faveur du don. « Au-delà de l’engagement du Département d’utiliser ses canaux de communication pour porter le message sur l’importance du don d’organes, cette charte a également pour objectif de contribuer aux manifestations en faveur du don comme la journée du 17 octobre, de promouvoir la culture du don au sein de la collectivité, de contribuer à l’information au sein des collèges, car la jeunesse est concernée », liste Nicole Morère, vice-présidente déléguée à l’administration générale et aux moyens. La mesure a été approuvée à l’unanimité.

  • [Entretien] Nathalie Roche : « Un non-événement qui éclipse l’important »

    [Entretien] Nathalie Roche : « Un non-événement qui éclipse l’important »

    L’arbre qui cache la forêt… La déferlante médiatique autour de l’ex-président de la République évite, selon la magistrate, d’évoquer les vrais problèmes comme le manque de moyens de la justice.

    La Marseillaise : Quelle analyse faites-vous de cette médiatique entrée en prison ?

    Nathalie Roche : C’est un peu désolant, il y a énormément de gens qui entrent en prison tous les jours, dont certains encore présumés innocents, d’autres lourdement condamnés. C’est un non-événement, on a déjà énormément commenté le fait que Nicolas Sarkozy aille à la Santé. Ces avocats ont déjà fait un recours, comme toute personne qui bénéficie de ses droits le fait. Ce qui peut être inquiétant en parallèle, c’est qu’on n’a toujours pas de budget figé pour la justice, en termes d’ambitions, aussi, pour l’aide aux victimes. Nous venons tous de recevoir une circulaire du ministère, qui s’adresse aussi et de plus en plus fréquemment aux juges du siège, pour des invectives à mieux faire, alors que les associations d’aide aux victimes ne peuvent dispenser toute l’aide [nécessaire] avec la baisse des subventions… Il y a un trouble à ce que les choses importantes, les réformes qui devraient être votées au Parlement, soient éclipsées par un non-événement.

    Que pensez-vous de l’attitude
    du président de la République
    et du ministre de la Justice
     ?

    N.R. : La question, c’est quelle pression met-on sur les gens amenés à rendre la justice pour qu’ils aillent dans une direction ou l’autre ? On peut considérer que les magistrats qui, dans les deux mois, en cours d’appel de Paris, devront statuer sur la mise en liberté de Nicolas Sarkozy, auront en tête qu’il y a une affection particulière de Monsieur Darmanin à titre personnel et politique. On pourrait attendre qu’en tant que ministre de la Justice, il préserve sa neutralité, mais ce n’est manifestement pas dans l’air du temps.

    Est-ce une remise en cause
    de l’indépendance des juges
     ?

    N.R. : Il y a un discours qui pourrait être mis en œuvre si certains politiques venaient aux affaires, il y a eu des invectives avec un pseudo-contrôle disciplinaire sur certains magistrats, la catégorisation d’autres en fonction de leur appartenance ou non syndicale, qui peut inquiéter. Ils pourraient se dire qu’ils auront tout bénéfice pour eux-mêmes, par la suite, à laisser les juges faire leur travail. Chacun a une mission dictée par les textes.

    Quels garde-fous existent-ils ? Faudrait-il en ajouter ?

    N.R. : Peut-être pourrait-on déjà réfléchir à la communication de certaines instances judiciaires. Il y a eu notamment de gros progrès avec un cadre légal fixé pour l’intervention du parquet dans certains dossiers. Le conseil supérieur de la magistrature (CSM) a sûrement aussi une voix à porter. Dans la Constitution, c’est le président de la République, garant de l’indépendance de la justice, qui devrait intervenir pour laisser les juges prendre leur décision en fonction de la loi et non du ressenti du grand public. Mais cet exercice-là n’est pas incarné. Et il y a évidemment cette réforme, de plus en plus lointaine malheureusement, sur l’indépendance du parquet. La pression mise sur les juges du siège est subjective, mais qu’en est-il de celle faite aux procureurs ? Celle plus insidieuse sur leur carrière par le ministère ? On touche là du doigt la très grande fragilité de l’institution judiciaire française, quand chacune des institutions ne remplit plus son rôle…

  • La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La police municipale, un corps mais une variété de métiers

    La Police municipale de Marseille organisait samedi sa Journée porte ouverte. Un événement en réalité à ciel ouvert pour cette 3e édition qui se tenait sur l’esplanade Gisèle Halimi face au Mucem. Un site très pratique pour la brigade maritime qui a pu faire la démonstration de sauvetage et la brigade de la prévention qui a pu monter un circuit de sécurité routière.

    « La police municipale de Marseille s’est tellement agrandie et diversifiée. Elle compte des brigades équestre, cynophile, VTT, scooters, motos, une brigade de nuit, une brigade environnement. Elle est dotée d’un centre de supervision urbain (CSU), d’un PC radio, d’une formation armement avec nos propres moniteurs en maniement des armes, d’une brigade, d’une brigade spécialisée fourrière aussi », décrit Laurie Carrillo, responsable de la division communication et attractivité des métiers.

    Cette journée de présentation des différentes spécialités visait aussi à communiquer sur l’ouverture de 100 nouveaux recrutements au sein de cette police du maire qui compte actuellement 703 agents. Les policiers municipaux sont armés depuis 2016, et équipés du semi-automatique Glock 17 de calibre 9mm.

    « On aura doublé les effectifs. C’était l’objectif de monsieur le maire. La police municipale de Marseille séduit énormément les jeunes parce qu’on a plusieurs métiers dans le même métier », ajoute Mme Carrillo. « On postule pour être policier municipal à la brigade de nuit, à la maritime, à l’équestre. Pour la brigade équestre il faut un galop minimum 7. pour la maritime, il faut être muni d’un BNSSA. Pour la brigade de nuit, il faut avoir une appétence pour la nuit et certaines conditions physiques. Chacun va trouver ce qui lui plaît. Chacun peut trouver sa place. On recrute à partir de 18 ans avec un brevet de collège pour pouvoir passer le concours. Il y a ensuite une formation initiale d’application (FIA), puis des formations continues obligatoires. »

    Les chevaux Juno, Griotte, Jac et Kraken

    La brigade équestre de 8 agents écuyers, c’est une maréchalerie avec déjà 4 chevaux, Juno, Griotte, Jac et Kraken qui gîtent à Pastré et dont la fonction est principalement la dissuasion, la surveillance et le lien avec la population en particulier le long du littoral, des Goudes aux Catalans de mai à octobre, dans les parcs publics et les massifs forestiers des Calanques Marseilleveyre, Luminy et Samena. Les chevaux ont d’ailleurs participé aux recherches du retrouver le Patou égaré dans le massif de Marseilleveyre et retrouvé vendredi. La brigade assure aussi la sécurisation d’événements sportifs et culturels (Course Marseille-Cassis, Parc Chanot, stade Vélodrome).

    La police municipale est sectorisée depuis juin 2024 avec trois bases de police municipale pour les secteurs, nord, centre et sud. Deux antennes de proximité vont ouvrir très prochainement à la base nord : l’antenne 13-14 et l’antenne Loubon.

  • One Provence à rebours des discours déclinistes

    One Provence à rebours des discours déclinistes

    Deux ans après sa création, et à l’aune d’une fusion programmée en 2026 avec Provence Promotion dans une Société publique locale, l’agence de marketing territorial One Provence de la Métropole Aix-Marseille continue de tracer son sillon. Plusieurs indicateurs témoignent de « l’appétence des investisseurs internationaux pour ce territoire qui a fait un bond aux classements. On se retrouve côte à côte avec des métropoles comme Lyon, reconnues pour leur attractivité. Sans faire un lien direct, ce serait prétentieux, les choses avancent dans le bon sens », glisse Olivier Flasseur.

    À l’occasion de la conférence de presse annuelle, le directeur général de l’agence et son équipe ont dévoilé une série d’initiatives pour travailler l’attractivité résidentielle et économique du territoire sur le dernier trimestre. Une campagne nationale de communication baptisée « Marque employeur territoriale » sera lancée fin septembre pour valoriser six filières économiques d’excellence (aéronautique, santé, numérique, maritime, énergie et cinéma) et casser l’image d’une Provence carte postale. Un kit de com sera aussi mis à disposition des entreprises locales.

    Décalage

    Des actions qui s’appuient sur des indicateurs assez encourageants malgré ses carences en transports et en logement : 83% des habitants recommandent le territoire à ceux qui envisagent de s’y installer (70% dans d’autres grandes villes), et l’indice de bonheur local atteint 7,8 sur 10 (7,3 en moyenne au national). Ces chiffres de l’étude ImageTerr24, mis en avant par One Provence tranchent avec les discours politiciens qui à droite, à l’aube des municipales, crient au déclin de Marseille, sa ville centre.

    « À chaque fois qu’on parle de Marseille, c’est sur un aspect. Je vous encourage à aller voir les taux d’insécurité ou de criminalité, ville par ville, et à comparer le traitement médiatique. Le décalage est extrêmement important », répond Olivier Flasseur, ne souhaitant pas polémiquer. « Dans une entreprise, normalement le DG comme le collaborateur, doivent être en capacité de parler de leur entreprise de la même façon. On doit avoir des éléments de langage pour éviter d’en parler de manière intuitive, en fonction de nos aspirations ou pour créer de la polémique. »

    C’est tout le sens selon lui de la mise en avant du collectif « Acteurs des transitions » et de l’opération « Tous ambassadeurs » qui donnera la parole aux habitants via des vidéos vantant les mérites du territoire, diffusées sur les réseaux sociaux de l’agence (62 000 abonnés).

    Récompensée pour l’usage de l’IA dans son moteur de recherche, et le film Manifeste, One Provence entend bien profiter de la fusion pour s’imposer en acteur majeur du marketing territorial. « C’est une belle reconnaissance qui témoigne, j’ose espérer, du travail qui est fait et des leviers mis en œuvre pour révéler ce territoire à sa juste valeur », conclut Olivier Flasseur

  • Une copieuse amende pour des recours abusifs

    Une copieuse amende pour des recours abusifs

    Un requérant qui bombarde le tribunal administratif de Marseille de centaines de requêtes toutes irrecevables, s’est vu infliger une nouvelle amende particulièrement salée pour le sanctionner et enrayer son délire processif.

    Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la semaine dernière dans une même ordonnance un lot de 14 requêtes émanant d’un même administré marseillais et lui a infligé 21 000 euros d’amende – 1 500 euros par requête – pour ce que le président qualifie de recours abusifs. Ces derniers mois, le tribunal avait déjà écarté comme étant manifestement irrecevables des lots identiques de requêtes fantaisistes. Plus de 200 décisions ont déjà rejeté ses requêtes. Le serial requérant avait déjà été condamné en février 2023 à 10 000 euros d’amende pour recours abusif.

    Point commun à toutes ces demandes, ses demandes rejetées de communication par la ville de Marseille mais aussi par celle d’Aix-en-Provence d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance. Ce singulier administré mitraille depuis plusieurs années de courriels les centres de supervision urbaine de ces communes, lesquelles lui opposent soit un silence valant refus implicite, soit en lui expliquant qu’il n’est pas une « personne intéressée » au sens que donne le code de la sécurité intérieure pour lui permettre de consulter les vidéos. Ce refus est pour le requérant une « atteinte grave et manifestement illégale au droit d’accès à des données à caractère personnel et à la liberté d’aller et venir ».

    Le syndrome de quérulence processive

    Dans sa dernière ordonnance du 17 septembre 2025, le président du tribunal administratif de Marseille énonce que « depuis le 1er janvier 2024, M. A. B. a déposé plus de 1 000 requêtes toutes rejetées pour irrecevabilité ». Ce même tribunal n’a pourtant eu de cesse de lui rappeler que les contestations de refus de communication d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance, doivent d’abord obligatoirement faire l’objet d’une saisine préalable de la commission d’accès aux documents administratifs.

    Qui est donc ce mystérieux procédurier qui ne semble pas être militant d’une organisation ? C’est en réalité un avocat du barreau de Marseille que des confrères disent atteint du syndrome de « quérulence processive », un délire paranoïaque. « Les requêtes revêtent un caractère abusif, il y a lieu, en conséquence, de condamner M.A. B. au paiement d’une amende 1 500 euros pour chaque dossier, soit un total de 21 000 euros », s’est borné à trancher le tribunal.

    L’article R. 741-12 du code de justice administrative confère au juge le pouvoir propre d’infliger une amende pour recours abusif. Cela concerne le plus souvent des demandes réitérées d’un même requérant qui ont le même objet ou des requêtes manifestement non fondées ou qui remettent systématiquement en cause les mêmes questions déjà tranchées. Un avocat interrogé nous dit connaître le phénomène de quérulence qui peut frapper des clients. « Cela fragilise notre légitimité à faire nos recours car cela décrédibilise nos actions qui elles ont un sens. »

  • La fin du cuivre dans les réseaux numériques en 2030

    La fin du cuivre dans les réseaux numériques en 2030

    D’ici 2030, toutes les lignes téléphoniques et internet en cuivre du Vaucluse seront remplacées par un réseau en fibre optique.

    Le téléphone fixe et l’internet par communication ADSL, VDSL ou SDSL seront donc définitivement interrompus. Une nouvelle ère numérique, car l’ancien réseau ne « répond plus aux besoins actuels en matière de débit, de fiabilité et d’adaptabilité », précise dans un communiqué l’entreprise Orange, qui pilote l’opération, tout en invitant les usagers à anticiper le plus tôt possible la migration vers d’autres solutions technologiques (fibre, 4G/5G ou satellite). Cette technologie offre un débit qui est, d’après Orange, 60% supérieur, mais aussi plus robuste, quatre fois moins énergivore et moins sensible aux aléas climatiques que le cuivre.

    « Le réseau cuivre a aujourd’hui plus de 50 ans. Le besoin de connectivité des Français ne cesse d’augmenter et cela demande de la réactivité », précise ainsi Charles de Widerspach, directeur du programme d’arrêt du cuivre Grand Sud-Est. Ce remplacement a déjà été effectué dans 11 communes vauclusiennes, dont Valréas et Vaison-la-Romaine. D’ici 2030, la transition pour le reste des villes se fera en six autres phases.

    Population sensible

    « C’est surtout pour des territoires larges, où le signal doit traverser de longues distances, que cette technologie est bien plus efficace. À Avignon, par exemple, le cuivre fonctionne très bien car la population est dense », estime de son côté Florent Depasse, expert solutions chez Orange, tout en présentant les différences entre les deux réseaux dans l’un des trois répartiteurs de réseau d’Avignon ce vendredi 12 septembre. Devant lui, un mur immense constitué de dizaines de milliers de petits fils de cuivre. Puis, quelques mètres plus loin, son équivalent en fibre optique, au moins dix fois plus compact pour la même quantité d’informations transmises. « Cela fait quand même un petit pincement au cœur de démonter ce que les anciens ont monté avec passion. Mais ce sera bien plus fiable », confie le technicien.

    Une transition qui s’effectue aussi en lien avec les municipalités, notamment autour des populations sensibles, comme les personnes âgées. « On échange beaucoup avec les élus afin d’identifier ces personnes et proposer des offres spécifiques. Mais, bien souvent, il y a juste un téléphone fixe à remplacer, car vieux de plusieurs dizaines d’années », affirme Lionel Chambenoit, directeur territorial de Vaucluse chez Orange.