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  • Préfet, procureur et maire ensemble contre le narcotrafic

    Préfet, procureur et maire ensemble contre le narcotrafic

    Huit gardes à vue, 20 commerces contrôlés dont 3 vont être fermés administrativement : deux enseignes pour l’emploi d’étrangers en situation irrégulière, une pour détention de stupéfiants. Voilà pour le bilan de la dernière opération de sécurité renforcée (ex-dispositif Place nette) mené du 2 au 10 septembre dans le quartier Mosson au nord-ouest de Montpellier.

    Si les prises restent modestes eu égard à l’ampleur présumée du narcotrafic, le préfet de l’Hérault y voit un coup d’arrêt majeur au point de deal de l’avenue de Louisville. En coordination avec la Ville et sous l’œil du Parquet, « on mène un travail de démantèlement au milieu du spectre pour éviter que ce point de deal se réinstalle », insiste François-Xavier Lauch.

    Depuis le vote de la loi contre le narcotrafic qui permet le déploiement de moyens supplémentaires, les opérations anti-drogue de ce type se multiplient à Montpellier, notamment dans 4 secteurs gangrenés : Mosson/Petit Bard, les Marels, Figuerolles/Gambetta et l’hypercentre. Ainsi depuis le 19 mars, 677 personnes ont été interpellées, 528 placées en garde à vue et 127 déférés au tribunal judiciaire. 808 amendes forfaitaires délictuelles ont été délivrées (+168%) et 96 étrangers sans carte de séjour en règle ont été interpellés. Outre 56 armes à feu et 70 armes blanches, ainsi que 226 000 euros ont pu être saisis, 14 kg de cocaïne, 12 kg de cannabis et 1 kg d’héroïne qui fait son retour.

    Dans un quartier populaire comme la Mosson où l’État et les collectivités investissent 530 millions d’euros pour le renouvellement urbain (Anru), François-Xavier Lauch ne blâme pas les habitants, bien au contraire. « Ce sont des victimes de ce trafic. Ce sont des conducteurs de Tesla que l’on voit venir se fournir en stups dans le quartier. » Tout en essayant de « savoir qui se cache derrière les commerces qui ne sont qu’une excroissance du blanchiment du trafic », le préfet de l’Hérault en est persuadé : il s’agit d’un grave problème de société. « Le cœur de la bataille, c’est le consommateur. Tant que nos concitoyens n’auront pas compris qu’il ne faut pas consommer de stupéfiants, on ne vaincra pas le mal. Que chacun fasse le lien entre l’achat de sa dose de stupéfiants et le narchomicide qui peut être au bout de la chaîne », prévient le préfet.

    De son côté, le nouveau procureur Thierry Lescouarc’h assure de sa « détermination sans faille » contre ce fléau. Et rappelle que « la détention, le transport, l’acquisition ou la cession de produits stupéfiants peuvent être punis de 10 ans de prison et de centaines de milliers d’euros d’amende par le Code pénal ». Il appelle la « nécessité absolue » pour le Parquet de « mettre à bas tous ces trafics qui gangrènent nos villes et nos campagnes et génèrent une économie souterraine ».

    Enfin, la Ville contribue elle aussi à l’effort, tient à souligner l’adjoint au maire à la sécurité. « On met les moyens avec la police municipale, la brigade du logement social et celle des transports qui dissuadent les points de deal et la consommation ». Quant aux commerces suspicieux, « j’en ai quelques-uns à vous donner… », révèle Sébastien Cote au préfet.

  • Quand les élus rencontrent les habitants de Paradis Saint-Roch

    Quand les élus rencontrent les habitants de Paradis Saint-Roch

    La place des commerces du quartier Paradis Saint-Roch s’anime tranquillement samedi matin. Devant la boulangerie, les communistes du quartier et de Martigues s’affairent à déployer table, café et gâteaux pour accueillir les habitants du quartier.

    Et ces derniers ont des choses à dire, particulièrement à leurs élus PCF présents, au premier rang desquels le maire de Martigues, Gaby Charroux. Cet habitant par exemple l’alerte sur un souci avec ses nouveaux volets roulants, « j’ai mis deux mois à avoir une réponse du bailleur ». Le maire remarque que ce dernier « a de gros problèmes avec l’entreprise qui a fait l’isolation ».

    Une autre habitante signale qu’« on glisse sur des escaliers en ferraille » qui se trouvent non loin de la place. Une autre, bien que reconnaissante « des choses qui sont faites », se plaint que « la balayeuse ne passe plus depuis 15 jours au bâtiment L1 ». À l’écoute, le maire note les remontées. « Tous ces braves gens qui vivent ici ont besoin de nous et il faut que les choses s’améliorent », considère l’édile, regrettant l’absence des bailleurs.

    Les matches de l’OM seront diffusés en public

    D’autres changements d’une autre teneur sont nettement visibles. Le préau face à la boulangerie a été enlevé « pour faire respirer le quartier », indique l’adjoint (PCF) Florian Salazar-Martin, habitant le quartier.

    Mais l’élu est aussi venu faire une annonce. « On va faire ici un lieu de rassemblement pour diffuser les matches de l’OM avec une buvette. On va appeler cet événement Fadas de sport, ça va mettre de l’ambiance car on pense même baisser le volume pour permettre aux gens de commenter eux-mêmes au micro », dit l’adjoint en souriant. Et pourquoi à Paradis Saint-Roch et pas en ville ? « Parce qu’il faut bouger les choses, changer la vie des gens ici, pas ailleurs, car c’est là qu’ils vivent », argumente l’élu.

    C’est aussi la motivation de l’artiste graffeur Kider TCK, résident du quartier et auteur de plusieurs œuvres au Cratère. « Je veux rebooster le quartier, montrer qu’il vit et qu’il n’est pas abandonné. On fait même participer les gamins », explique-t-il. « Ça ramène la culture hip-hop dans le quartier avec le soutien de la Ville pour ce type de projets », affirme l’artiste.

    De passage pour un café, le coach Jérémie Moreau, du club de MMA Furaçao, indique que « beaucoup de monde du quartier vient s’inscrire. On est déjà une cinquantaine alors que la saison n’a pas encore commencé », relève le sportif qui reprend les locaux de l’ancienne brasserie, rénovés durant l’été. « La Ville nous a toujours aidés à trouver un local » par l’action du service développement des quartiers.

    Après cinq Café des cocos depuis mai, le prochain rendez-vous aura lieu le 4 octobre aux Symphonides selon la même formule.