Ils étaient quatorze à visiter le journal ce mardi. Les élèves de quatrième du collège Le Ruissatel (11e) ont découvert les coulisses de la rédaction. Une sortie particulière pour ces jeunes élèves issus de plusieurs classes et qui constituent la classe média du collège. Les élèves ont pu assister à une conférence de rédaction en compagnie des journalistes, suivi d’un rappel important sur l’histoire du journal avec le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et enfin ils ont effectué une visite des locaux avec une présentation des plaques commémoratives et de l’emblématique tableau de Pierre Ambrogiani qui orne le mur de la salle de la rédaction. Une sortie marquante à la fois pour le journal puisque ces moments privilégiés de transmission sont fondamentaux pour La Marseillaise et également pour les minots qui découvrent l’impact des médias et développent ainsi leur esprit critique et leur curiosité face aux informations.
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Le collège Sylvain-Menu dans les coulisses de La Marseillaise
« Sous la dictature du régime de Vichy, La Marseillaise résistait à l’occupation nazie. Nos fondateurs risquaient leur vie pour briser le mur de désinformation et la censure. » C’est autour d’une table ronde que Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise raconte aux élèves l’histoire du journal. Il en profite pour évoquer les différentes notions associées au paysage médiatique : transparence journalistique, pluralisme, déontologie. Des discussions sur les outils nécessaires pour appréhender, vérifier, situer l’information. Après quelques échanges, le directeur tend un journal pour le présenter à la classe. Certains connaissaient déjà, d’autres un peu moins…
« Tombée dans
la désinformation »Après avoir levé sa main, Briac rétorque : « C’est démodé les journaux ! » Il réajuste ses lunettes, puis tente de se justifier entre les quelques rires de ses camarades. Le jeune garçon de troisième scolarisé au collège Sylvain-Menu n’a pas pour habitude de lire le journal. Et il n’est pas le seul. Sur la quelque vingtaine d’élèves du collège du 9e arrondissement, la plupart s’informe sur internet. C’est le cas de Chloé, qui raconte être déjà tombée dans la désinformation. « Sur les réseaux sociaux nous n’avons même pas à chercher l’actualité, elle nous tombe dessus. C’est plus simple, plus rapide, et gratuit. Il faut cela dit faire attention à ne pas se faire avoir par l’IA ! », réplique-t-elle avec humour. Sur ces nouvelles plateformes, on retrouve en outre, des vidéos générées par l’intelligence artificielle, qui mettent en scène des situations inventées de toutes pièces.
Pour Laurent Bedos, professeur d’histoire-géographie, il est important de sensibiliser les collégiens à la désinformation le plus tôt possible. « Cette visite s’inscrit dans le programme d’éducation morale et civique. J’ai pour habitude de pousser mes élèves à réfléchir. S’intéresser au monde qui les entoure. Les confronter à des idées qui ne sont pas les leurs. »
Apprendre à se renseignerL’objectif : savoir se renseigner correctement pour prendre du recul sur ce que l’on apprend. Confronter, comparer, opposer. Maîtriser sa gestion de l’information et ne pas tomber dans la propagande. Après une visite de l’open space, le groupe se dirige vers l’entrée. Au mur, des plaques gravées du nom de personnes qui ont perdu la vie pour la liberté de la presse et pour que vive La Marseillaise. Mala Kriegel, Jean De Bernady, Léon Paranque. Le directeur éditorial en profite pour rappeler : « Mala Kriegel s’est faite mitrailler alors qu’elle distribuait un tirage de La Marseillaise pendant l’insurrection pour la libération de Marseille. Les personnalités inscrites sur ces plaques se sont battues pour qu’aujourd’hui, vous ayez le choix du média sur lequel vous vous informez. » La pluralité. Mais encore faut-il savoir faire le bon choix. Selon lui : « Une partie des jeunes s’informe sur les médias traditionnels. L’autre exclusivement via les réseaux sociaux. C’est très inégal. Les matinées de sensibilisations comme celle-ci sont nécessaires pour que tous les collégiens partent avec le même bagage. »
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À Aubagne, des parents de collégiens inquiets pour l’avenir de leurs enfants
« Vous vous rendez compte, pas de prof de français en sixième ? Et en troisième alors avec le brevet ? » Devant le collège Lou Garlaban, au Charrel à l’entrée d’Aubagne, ce sont des parents d’élèves inquiets qui brandissent des pancartes pour dénoncer le non-remplacement des enseignants. Un manque d’effectif qui touche un peu tous les établissements du département, de l’école au lycée, provoquant une série de rassemblements depuis plusieurs semaines.
Dans ce collège de plus de 750 élèves, en pleine rénovation, classé en réseau d’éducation prioritaire, toutes les matières sont touchées témoignent les manifestants. « Sciences et vie de la terre, physique-chimie, musique… On a rencontré la principale, on a fait un courrier début mars, au recteur, à ce jour pas de réponse », assure Laurence, maman d’un élève de 4e. À ses côtés, Jadran Svrdlin, professeur des écoles, syndiqué à la CGT Educ’action et parent d’une collégienne, rappelle que le syndicat a demandé « depuis le 5 mars, date à laquelle le mouvement a commencé dans les lycées, une audience commune mais elle n’a pas été accordée ».
Depuis deux ans, tous dénoncent une aggravation de la situation où les remplaçants, en nombre insuffisant, sont devenus « une variable d’ajustement ». « Ils font partie des effectifs et on voit moins les suppressions de poste jusqu’au moment où ça explose », témoigne Jadran, lui-même confronté au non-remplacement dans son école primaire de la Tourtelle. Concrètement à Aubagne deux fermetures de classes, à Beaudinard et au Pin Vert ont été actées pour trois ouvertures à Victor Hugo et Louise Michel, selon le décompte du 2 avril publié par le Snuipp 13.
Venue « en soutien », Laurence Baussant, nouvellement élue de la majorité de gauche de Jean-Pierre Squillari, et surtout enseignante retraitée spécialisée auprès d’élèves en difficulté alors syndiquée FSU, en convient : « On nous dit qu’il y a une baisse de la démographie, c’est vrai, il y a moins d’enfants. »
Une spirale infernaleMais « quand il y a une baisse drastique des postes, des emplois temps plein dans le premier et second degré, qu’il y a moins d’enseignants, et que l’attractivité du métier n’est pas non plus pour compenser, on en arrive à cette spirale infernale », analyse-t-elle. Si les conseillers municipaux ne peuvent pas agir directement, « on va relayer », promet-elle.
Car il y a urgence. Des « solutions en interne » ont bien été trouvées mais « c’est déshabiller Pierre pour habiller Paul » déplore Laurence. Tous sont unanimes, pas question de remettre en cause l’implication des enseignants qui gagneraient à avoir « de la reconnaissance et de meilleures conditions de travail » mais ils s’inquiètent pour l’avenir de leurs enfants. « Il y a un problème d’égalité des chances. Ils sont dans une période compliquée, l’adolescence, où on leur en demande toujours plus. Et c’est difficile de leur dire “travaille à la maison”, l’école c’est pas ça », s’indigne Marlène, mère d’élève. Remerciant « les trois profs de français qui se sont portés volontaires » pour combler les trous, elle estime que « c’est une génération sacrifiée ». En attendant, les parents d’élèves aubagnais se coordonnent. Un nouveau rassemblement est prévu à 16h30 ce vendredi devant l’école de la Tourtelle.
ET AUSSI
La CGT reçue après l’agression de l’AESH
Les personnels AESH (accompagnante d’élève en situation de handicap) et enseignants de l’école Kalliste, dans le 15e arrondissement de Marseille, étaient à la Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), ce mercredi, pour une audience avec le soutien de la CGT Éduc’Action 13. Une audience qui fait suite à l’agression d’une AESH par un élève à ladite école le 30 mars dernier, dans le 15e arrondissement de Marseille, et l’alerte sociale faite dans la foulée par la CGT Éduc’Action 13. « L’audience a mis en lumière une gestion institutionnelle jugée défaillante », relate l’organisation syndicale. Avant de développer : « L’élève en question, ayant déjà fréquenté six établissements, présente une dangerosité connue de l’institution. Pourtant, l’administration a maintenu son accompagnement par les AESH hors cadre réglementaire. » Et de conclure : « Les mesures d’urgence pour sécuriser le quotidien restent dérisoires face à la gravité des faits. »
Situation critique au lycée de Salon-de-Provence
Les élus du Snes-FSU font un bilan critique de la situation du Lycée Adam-de-Craponne, de Salon de Provence, avec « des dysfonctionnements structurels qui minent le lycée, où les conditions de travail, de sécurité et de santé sont gravement compromises », n’hésitent-ils pas à écrire. Et de lister : le surnombre d’élèves, une dotation globale horaire en baisse, le non-remplacement d’enseignant… Concernant les A ESH, « les personnels sont sous pression, et le droit des élèves bafoué », quant à la « santé mentale des personnels », il s’agit selon les représentants des enseignants et des agents, d’une « maltraitance institutionnelle ». Ils exigent une série de mesures concrètes pour mettre un terme à cette dégradation.
Mobilisation dans le 04
Les Mées. L’école maternelle sera fermée ce jeudi en raison d’un mouvement de grève contre la fermeture d’une classe. Une manifestation est prévue à 8h.
Sisteron. Les parents d’élèves, les enseignants et le groupe d’union de la gauche Demain Sisteron appellent à un rassemblement ce jeudi à 16h30 contre le projet de fermeture de classe à l’école maternelle Delaplane.
Digne. Les décisions finales de fermetures de classes seront prises ce jeudi en CDEN (conseil départemental de l’Education nationale). La carte scolaire sera alors actée. Un rassemblement est prévu devant la DSDEN.
Lisa Défossez
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Vaucluse : un beau succès pour Reporters en Herbe
Parmi les dix-huit classes et plus d’une centaine de collégiens ayant participé à cette nouvelle édition du concours journalistique Reporters en Herbe, c’est la classe de 5e option provençal du collège André-Malraux de Mazan qui l’emporte.
Grâce à un financement du conseil départemental, les élèves auront l’occasion de visiter les studios de France 3 à Marseille afin de découvrir les coulisses de la fabrication d’un journal télévisé. Ont aussi été récompensées des classes du collège Champfleury à Avignon, du collège Jules-Verne au Pontet et un prix coup de cœur pour une classe Ulis du collège Arausio.
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Un partenariat entre la Flotille de Perfectionnement du Surfacier de Toulon et le collège Yves Montand
Susciter l’engagement. Tel est l’objectif de la convention signée, mercredi, entre la classe défense du collège Yves-Montand de Vinon-sur-Verdon et la Flotille de perfectionnement du surfacier de Toulon (FPS). Une unité créée en 2024 pour l’adaptation des marins à l’emploi sur les bateaux. Celle-ci vise « à améliorer la performance des marins de toutes spécialités (porte avion, frégate, porte-hélicoptères…) », décrit son commandant, le Capitaine de frégate Guillaume Soubirant.
« Promouvoir la défense » et « apporter du sens »Une unité qui s’appuie notamment, face à la vitesse de développement des nouvelles technologies, sur des outils numériques (simulateurs de conduite et propulsion, et de lutte sous la mer), qui « permettent de former quand les bateaux ne sont pas là », explique le capitaine. À son service également, un laboratoire d’innovation (FANLAB), qui agit sur la conception et le déploiement de solutions opérationnelles.
Ce type de partenariat permet, pour la FPS, de « promouvoir les valeurs de défense, ouvrir notre unité vers l’extérieur et montrer ce qu’on fait, avec un aspect mémoriel, en particulier dans le cadre des 400 ans de la Marine », projette Guillaume Soubirant.
Des marins de la FPS rendront visite aux collégiens -avant leur rentrée en classe de 3e – en mai. Ces derniers feront le chemin inverse l’an prochain, pour découvrir les métiers de la Marine. « C’est la première classe de défense de l’établissement. C’était un projet auquel on tenait, dans le cadre de notre parcours avenir. Le lien armée-nation est primordial. Vinon est un territoire isolé. Les jeunes ont besoin de sens, ce partenariat va en apporter », se réjouit Agnès Tarquin, principale du collège Yves-Montand.
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S’initier aux sports d’hiver au village sportif de l’hôtel du Département
Les chutes étaient nombreuses. Les jeunes collégiens des Bouches-du-Rhône ont pu tester le ski et différentes disciplines des sports d’hiver à l’occasion de la tournée « Provence Terre de Sports ». Le village sportif, hébergé à l’Hôtel du département, se tient jusqu’à vendredi.
Bobsleigh, patinoire, curling, biathlon…« Un clin d’œil aux Jeux olympiques » de Milano-Cortina, décrit Martine Vassal, la présidente (DVD) du département et candidate à la mairie de Marseille. Dans le grand hall de l’Hôtel du département, chaque stand abrite un sport. Les animateurs accompagnent les jeunes dans ces activités organisées, pour certaines avec des simulateurs.
Snowboard, bobsleigh, patinoire, curling, biathlon, handisport, e-sport et réalité virtuelle, ou encore « le ski, le hockey sur glace », testés par cette famille d’Isère en vacances. Les enfants ont leur préféré « la luge ! ». Pour la première fois, ils ont pu tester ces sports. « Une super initiative », estime leur mère Julie. « Nous on vient d’Isère, là où il y a les stations de ski, mais on n’a pas ça. Donc on se dit que ce serait bien d’en organiser dans notre département », lance-t-elle, avant de se diriger vers la patinoire à la demande de sa fille « Maman, je veux faire du patin à glace ! ».
L’édition d’hiver « est inédite pour le département », rappelle les organisateurs de l’événement, et c’est aussi l’occasion de « réunir les générations à travers le sport ». Enfants, parents, personnes âgées, ces animations se destinent à tous. Cette semaine, 500 personnes sont attendues chaque jour. Un lieu convoité par les collèges et centres de loisir, mêlant activités sportives et éducation. L’objectif premier est de « faire connaître », insiste Martine Vassal, « et de permettre aux jeunes de découvrir des sports qui ne connaissent pas particulièrement et des disciplines qui n’auraient pas l’habitude de pratiquer ».
À visée pédagogiqueUn objectif partagé par Adrien, éducateur familial au sein de SOS Villages d’Enfants, bénévole au stand de la Fédération française de Hockey sur glace. Ayant un enfant au club de hockey des Spartiates, il trouve le projet « génial ». Le bénévole appelle à la participation des écoles primaires, car « pour le hockey, c’est mieux de débuter étant petit ». Adrien perçoit ce village comme une réelle opportunité d’attirer les jeunes vers une carrière sportive. Les visiteurs pourront rencontrer les joueurs de hockey sur glace des Spartiates de Marseille ce vendredi 13 février à 14h30. La semaine prochaine, la tournée « Provence Terre de Sports » poursuivra son chemin dans le département. La présidente des Bouches-du-Rhônes détaille : « Ce village de sport va sillonner les communes qui le souhaitent pour faire connaître les épreuves olympiques. »
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Un nouvel éthylotest détecte l’usage de protoxyde d’azote
Alors que les accidents de la route causés par la consommation de protoxyde d’azote ne cessent d’augmenter, l’entreprise aixoise Olythe a développé un outil pour le détecter dans le souffle. Ce gaz, utilisé initialement pour les siphons à chantilly, est de plus en plus détourné, principalement chez les collégiens, lycéens et jeunes adultes, pour ses effets euphoriques et de perte de contrôle. Bien qu’interdit pour les mineurs depuis 2022, aucune loi ne l’interdit pour les majeurs.
Situé à Aix la Duranne, Olythe est une entreprise spécialisée, depuis 2013, dans la fabrication d’éthylotests. « On a commencé à travailler sur le projet de détecteur de protoxyde d’azote il y a un an et demi, explique Guillaume Nesa, cofondateur et président de l’entreprise. On a voulu répondre à la demande de nos clients qui en avait besoin. » Le détecteur, nommé OCIN2O, ressemble à une cigarette électronique et permet, en soufflant, de mesurer la consommation de ce gaz. Testé en Belgique et au Danemark au printemps, l’éthylotest est déjà au point et est à pour vocation première des tests routiers, où le problème de l’usage ne cesse de s’accentuer.
En effet, d’après une étude Ipsos paru en juillet 2025, sur les 14% de jeunes de 18 à 24 ans ayant déjà consommé ce produit, la moitié l’aurait fait au volant. Son inhalation entraîne pourtant une perte de contrôle d’environ une minute et peut causer des vertiges et des trous noirs jusqu’à 45 minutes après sa prise. Son inhalation n’est pour le moment interdit que pour les mineurs, suite à une loi de 2021.
Le manque de réglementation sur sa consommation au volant pousse le cofondateur à voir son outil comme une dissuasion. « On espère que savoir que cet outil existe pourra faire un peu peur aux jeunes et les empêchera de conduire sous influence de drogue », confie Guillaume Nesa.
Problème sanitaireUn problème qui va au-delà de la question de sécurité routière, selon le président d’Olythe : « D’un point de vue santé, c’est une catastrophe aussi. » Santé publique France indique que l’inhalation de ce gaz peut causer des asphyxies, pertes de connaissance et des troubles neurologiques, psychiques ou cardiaques dans le cas de consommations répétées ou à forte dose.
« Il faudrait que le ministère s’empare de ce sujet, interpelle Guillaume Nesa, pour mettre un pied dans la fourmilière. » Localement, certaines institutions tentent de réagir. Le préfet du Vaucluse a par exemple interdit la consommation et le transport du protoxyde d’azote pour tous de 19h à 7h jusqu’en mai 2026. À Marseille, la mairie a interdit sa consommation sur la voie publique.
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À Marseille, ils réclament un collège en plus dans le 13e
« Les collèges du 13e sont déjà au-dessus de leur capacité. Il y a un vrai besoin d’un collège en plus. » Dans la salle de l’union locale de la CGT à La Rose, ce mercredi, Maylis Merly, membre du collectif « un collège supplémentaire pour le 13e », explique pourquoi la relocalisation du collège Mallarmé, proposé ce mardi par le Département des Bouches-du-Rhône, ne les satisfait pas.
Ce collectif, créé en mars 2024, réclame la construction d’un nouveau collège, constatant une augmentation démographique importante dans le 13e arrondissement. « Entre 2018 et 2024, il y a eu 600 collégiens en plus sur tout le 13e arrondissement, soit un collège complet », souligne Elena Izquierdo, membre du collectif.
L’annonce, en juillet 2025, de la construction d’un collège à côté du lycée Simone-Veil aurait pu être une bonne nouvelle pour le collectif. « Mais, on a appris que ce n’est qu’une relocalisation du collège Mallarmé », se désole Maylis Merly. « Le collège devrait donc fermer d’ici 6 ans, lorsque l’autre établissement aura ouvert », précise Anaël Chauvet, professeur et membre du collectif. Le nouvel établissement devrait bénéficier de 200 places supplémentaires, ce qui, d’après le Département, « permettra d’accueillir le surplus d’élèves prévu sur cet arrondissement ». Selon le collectif, cela reste largement insuffisant.
Moins de moyensAux yeux des militants, le nombre de place limité n’est pas le seul point noir de cette relocalisation. « Leur argument pour fermer ce collège est le problème de sécurité lié au trafic. Mais retirer du service public dans ces lieux n’est pas une solution », affirme le professeur d’histoire-géographie. Le collectif craint également la perte de moyen. « Le collège Mallarmé est en REP+ (Réseau d’éducation prioritaire). Au vu de la nouvelle zone de construction et des coupes budgétaires, il y a peu de chances que le nouvel établissement conserve le même statut. Ce qui signifie moins de financement », estime Maylis Merly.
Le collectif exige donc le maintien du collège de Mallarmé et la construction du nouveau collège. Le Département des Bouches-du-Rhône assure être « attentif à l’évolution de la démographie et savoir adapter sa stratégie de gestion des collèges si besoin ».
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Intimidation policière au collège Fontcarrade à Montpellier
Au collège Fontcarrade, ce qui ne devait être qu’un exercice « alerte intrusion » s’est transformé en intervention policière disproportionnée. L’affaire démarre le vendredi 7 novembre. Dans la salle de permanence, les collégiens sont surexcités et ne respectent pas les consignes. La CPE demande alors aux agents de police d’entrer et de leur expliquer l’importance de ce genre d’entraînement, quand l’un des élèves s’écrie : « Garde-à-vous ! » « L’un des policiers s’est mis en colère. Il a dit qu’il fouillerait les élèves si personne ne se dénonçait », raconte un.e AED (assistant d’éducation) sous couvert d’anonymat.
Une menace rapidement mise à exécution. Les agents ont alors désigné six garçons au hasard, les ont placés contre le mur, les ont fouillés et ont relevé l’identité de quatre d’entre eux… « Nous, on était choqués. On ne s’attendait pas du tout à ce genre de réaction. On ne savait même pas si c’était légal ou pas », raconte l’AED. Dans un communiqué publié le 20 novembre, SUD Éducation dénonce un « abus de pouvoir » injustifié et illégal.
« C’était un exercice, ce n’était pas un contrôle diligenté par le procureur. Et il a été réalisé sans l’accord du chef d’établissement, qui n’était même pas présent au début des fouilles », complète Philippe Pacheco, délégué SUD Éducation au sein du collège. Pour l’heure, le rectorat n’a souhaité répondre ni aux sollicitations du syndicat, ni à celles de la presse. Contactée, la préfecture affirme quant à elle avoir réclamé un rapport administratif à la Dasen (Directrice académique de l’éducation nationale) et à la DIPN (Direction interdépartementale de la Police nationale).
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