Tag: Collégiens

  • Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Accueillie par Élisabeth Édouard, la principale du collège Alice-Guy, ce jeudi à La Ciotat, Martine Vassal (DVD) constate l’ampleur de la rénovation de l’établissement : un investissement du conseil départemental de près de 14 millions d’euros d’investissements, a notamment permis la création d’une salle polyvalente, la réhabilitation des bâtiments et l’amélioration de leur isolation thermique. L’établissement abrite un « micro-collège » destiné aux élèves décrocheurs. L’occasion pour Martine Vassal de rappeler son soutien au dispositif.

    C’est déjà l’heure de la distribution des ordinateurs. Dans les yeux des 6es, c’est un peu Noël en septembre. « C’est un matériel d’une valeur de 600 euros, il faut en prendre soin », insiste Martine Vassal tout en présentant la carte « CJeune » qui contient 150 euros, destinée à financer une licence sportive, à acheter des livres ou des places de spectacle. « Elle sera rechargée chaque année jusqu’à vos 25 ans », annonce la présidente du conseil départemental. « C’est vieux 25 ans non ? », interroge-t-elle les 6es, dans un sourire. « Non, vieux c’est 40 ans », répond un élève.

    Hilarité garantie chez les élus présents : le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol (DVD), Béatrice Bonfillon-Chiavassa, maire de Fuveau et conseillère départementale chargée des collèges et son homologue de Ceyreste et conseiller départemental, Patrick Ghigonetto… lui-même ancien élève de l’établissement « l’année dernière », plaisante Martine Vassal.

    À leurs côtés, le président de La Marseillaise, Léo Purguette, représente le club de la presse pour évoquer le prix « Collégiens 13 info ». Mais avant que l’échange ne s’engage, une question brûle les lèvres d’un jeune ciotaden : « Est-ce que dans La Marseillaise vous parlez de l’OM ? ». « Oui, presque tous les jours on parle de l’OM : les matches, les supporters, le mercato… Donc en ce moment on parle du club et on le critique aussi… », indique Léo Purguette.

    Martine Vassal saisit le ballon rond au bond : « il n’y a pas que l’OM que La Marseillaise critique… mais c’est la liberté de la presse, c’est ce que vous allez découvrir ».

    Citoyens en devenir

    L’échange se poursuit au CDI où est installé un grand portrait de Christophe Gleizes. « C’est l’un de nos confrères qui est injustement détenu en Algérie pour avoir simplement exercé sa profession », explique le président de notre titre aux collégiens en rappelant que le club de la presse exige sa libération et que son portrait a été placé sur la façade des Archives départementales pour qu’on ne l’oublie pas.

    « La liberté de la presse, le pluralisme, sont indispensables à la démocratie. Au collège, vous ne venez pas simplement étudier pour avoir un métier plus tard, vous êtes des citoyens en devenir », insiste Léo Purguette, convaincu que la meilleure manière d’être immunisé contre les fakes news, c’est de participer soi-même à la fabrique de l’info. C’est dans cet esprit que le collège Alice-Guy va concourir aux côtés de 17 autres établissements des Bouches-du-Rhône au prix « Collégiens 13 info » avec son journal Le Petit Ciotaden mais aussi une émission de radio rendue possible par la remise du matériel nécessaire par le conseil départemental.

  • Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    Lumexplore, le grand rendez-vous des explorateurs

    « Le monde est encore un vaste champ de recherche : sous terre, dans les océans, dans l’espace. Nous voulons faire découvrir au grand public les innovations scientifiques et technologiques par le biais des expéditions archéologiques, océanographiques, spatiales… dans le respect des différentes cultures » expliquent les organisateurs de la manifestation, la Société des explorateurs français (SEF).

    Depuis 11 ans, le festival est soutenu par la fondation Iris, la Ville de La Ciotat et l’association Les Lumières de l’Eden. Outre les projections cinéma au sein de l’Eden, Lumexplore est aussi un festival pour tous en plein air et gratuit. À noter, la très belle exposition « Austral, les engagés pour l’Océan » dans la cour de l’Eden. Elle entraîne le public dans les entrailles de la recherche océanographique au large des Terres australes et antarctiques françaises.

    Réalisé à bord du Marion-Dufresne, navire français ravitailleur des Terres australes et antarctiques françaises du sud de l’océan Indien, cet essai photographique, réalisé par Franck Desplanques et Stéphanie Jacquet propose une autre manière de raconter l’océan.

    Une aventure sensible, poétique et profondément humaine dans les coulisses de la recherche en mer. Des expositions sont aussi visibles dans la chapelle des Pénitents, sur la place du 8-Mai et l’esplanade du berceau du cinéma.

    Des projections

    Enfin, à ne pas rater, la visite du bateau 7e continent amarré au port, en présence du chef d’expédition Patrick Deixonne et de son équipage. Animations, stands et visite des bateaux sont totalement gratuits.

    Une compétition est aussi prévue pour des livres, et des Bandes dessinées avec un jury de collégiens. Pas moins de 13 films seront projetés en compétition et 3 hors compétition lors de cette 11e édition. Un jury prestigieux les départagera lors de la soirée de clôture le samedi 12 septembre à 20h30. À noter, la catégorie nommée Lumexplore junior qui ouvre ses portes aux plus jeunes depuis la création de l’événement et c’est sans doute la grande originalité de ce festival. Il leur permet de participer en tant que réalisateurs avec des prix à gagner au même titre que les adultes.

    « Une façon de les sensibiliser et de mettre en avant leurs idées sur les thèmes de la science et de l’environnement. Nous souhaitons leur donner les outils pour mieux se protéger dans l’avenir en les informant des dernières techniques et de l’état de la planète, mais aussi écouter ce qu’ils ont à nous dire », détaille la SEF. Et d’alerter : « En inspirant les jeunes générations, nous plantons les graines de la curiosité et de l’innovation qui façonnent notre avenir. L’exploration n’est pas seulement l’apanage des grands explorateurs du passé. »

    La mémoire des figures emblématiques est entretenue, mais les moyens sont aussi donnés aux plus jeunes pour poursuivre des recherches et découvrir de nouveaux horizons. La fondation Iris, finance une expédition chaque année. Le résultat est présenté durant le festival, avec les intervenants.

    Projections à l’Eden du 9 au 13 septembre. Expositions, animations sur les stands et visites des bateaux : gratuites.

  • En visite officielle au collège Borrely de Digne

    En visite officielle au collège Borrely de Digne

    Elle était aux côtés du recteur de la région académique Benoît Delaunay, de la directrice académique des services de l’Éducation nationale des Alpes-de-Haute-Provence, Véronique Blua, et du secrétaire général de la préfecture, Xavier Pannecoucke.

    La présidente du département a ensuite également rencontré les élèves du collège Marcel-André de Seyne pour leur rentrée, avec Sandra Raponi, vice-présidente du département déléguée aux collèges, à la jeunesse et à la vie associative, jeudi après-midi.

  • À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    À Marseille, les 6e découvrent des classes rénovées

    Nouveau look pour de nouvelles vies. C’est dans une cour fraîchement rénovée que les 6e du collège André-Chenier (12e) ont fait leur rentrée, mardi, accueillis pour l’occasion par Martine Vassal, présidente (DVD) du Département, et ses équipes.

    Mais c’est au chef d’établissement, aux airs marqués de chef militaire, qu’est naturellement revenu le discours de « bienvenue » aux tout nouveaux collégiens. « Le collège André-Chenier jouit d’une extrême réputation. Cette réputation est due à notre travail, mais surtout au travail des élèves, a-t-il débuté. Notre projet d’établissement est intitulé “tradition et modernité“. Tradition, car nous sommes ici attachés à certaines valeurs : travail, discipline, respect, politesse. (…) Ici, c’est la norme et c’est obligatoire ». Une entrée en matière presque adoucie par la prise de parole de la présidente, centrée, elle, sur « la chance d’apprendre ». « L’entrée en 6e est un cap. (…) Vous allez changer. Comme vous pouvez le voir dans les différents rangs, vous avez des tailles différentes. Vous allez aussi grandir différemment dans la tête, dans le corps. Les personnes présentes aujourd’hui sont là pour vous aider à faire cette mutation », a-t-elle rappelé. Et de poursuivre : « La chance que nous avons dans notre pays, c’est de permettre à toute personne, d’où qu’elle vienne, quel que soit son milieu social, de pouvoir apprendre. Saisissez-la ! »

    Nouveaux locaux

    Une chance qu’on sait pourtant inégalement répartie, d’où, sans doute, la nécessité de la distribution du traditionnel kit de rentrée, remis à l’ensemble des jeunes lors de leur arrivée en 6e. Chaque élève entame donc sa scolarité dans le secondaire muni d’un ordinateur portable – dont le fonctionnement est interrompu à partir de 21h – une calculatrice scientifique Texas Instruments de niveau collège, et une carte C-Jeune, chargée à hauteur de 150 euros, utile pour payer une licence de sport, acheter des places de cinéma ou des livres. La carte est recréditée à chaque rentrée scolaire pour tous les collégiens.

    En plus de leur nouveau matériel, les 6e vont donc pouvoir profiter de nouveaux locaux cette année, comme leurs camarades des autres niveaux. Une salle polyvalente et un CDI équipés de ventilateurs au plafond, des brise-soleil aux fenêtres, une entrée sécurisée, un toit tapissé de panneaux photovoltaïques qui alimentent 44% des besoins énergétiques du bâtiment et un sol désimperméabilisé pour que les eaux de pluie soient absorbées : autant d’aménagements qu’auront permis les travaux de réhabilitation, pour un coût avoisinant les 10 millions d’euros pour le Département. Entamé il y a deux ans dans le cadre du projet Charlemagne, qui promettait la rénovation de 132 établissements entre 2017 et 2027, le chantier a été livré le 28 août. « La question, pour un collège urbain, qui existe et qui a été construit assez bien, était de savoir comment le mettre au goût du jour, c’est-à-dire faire en sorte qu’il soit conforme au programme de l’Éducation nationale tout en respectant les normes environnementales, a détaillé le directeur de l’architecture et de la construction au Département. La restructuration a permis d’amener le collège aux normes actuelles et permet un respect absolu de l’environnement, sachant que le Département a une politique très volontariste sur le sujet, la présidente est extrêmement regardante. » Des arbres doivent encore être plantés dans la cour centrale pour y amener de la fraîcheur.

  • À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    À Martigues, les collégiens rendent hommage à Rosalie Solitude

    « Cette fresque passe un message aux générations futures qu’aucune justice n’est immuable », lance le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux lors de l’inauguration de cette peinture murale mardi après-midi. Sur le parking de la pharmacie du 8 mai 1945, les élèves du collège Gérard Philipe et deux artistes dont Pierre Maes ont réalisé une fresque toute en longueur rendant hommage à Rosalie Solitude, figure métisse de la lutte anticoloniale noire de Guadeloupe, après le rétablissement de l’esclavage par Napoléon en 1802. Le choix du nom est une collaboration avec le club humanitaire du lycée Lurçat.

  • À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    À Martigues, le nouveau collège Pagnol inaugure le pôle éducatif nord

    Le voile tombe et Marcel Pagnol apparaît, en habits d’académicien. Ça y est : le nouveau collège Pagnol de Martigues est inauguré, mardi matin, après trois ans de travaux. Les élèves et leurs professeurs ont déjà pris possession des lieux depuis le 2 mars.

    « Je suis fier que ce collège porte le nom de mon grand-père, même si je n’y suis pour rien », réagit Nicolas Pagnol, tout sourire, devant l’assemblée, espérant « que son œuvre sera encore enseignée aux jeunes ». Les quatre élèves de 5e qui ont récité un extrait de la scène de chasse dans la garrigue de La gloire de mon père le démontrent, introduits par le solo de hautbois de leur professeure reprenant le thème du film « Jean De Florette ». « C’est la transmission de beaux sentiments, l’amitié, le travail et la famille », conclut Nicolas Pagnol.

    Le maire (PCF), Gaby Charroux, ne manque pas de reconnaître le « talent » des élèves, parlant d’une « magnifique réalisation » pour désigner le lieu. Un « investissement dans l’avenir » de 34 millions d’euros souligné par la conseillère départementale (Ren.) Laurence Angeletti, issu du plan Charlemagne de modernisation des collèges.

    « Collège du XXIe siècle »

    Chacun prend ses marques dans ce nouveau complexe, dont la surface est presque double de celle de l’ancien site, avec des salles de cours lumineuses. De la cuisine moderne au self immaculé, en passant par le gymnase, le plateau sportif et la salle de travaux manuels équipée, l’établissement offre de vastes espaces de circulation dans ses couloirs gris béton. Il est également accessible aux personnes malvoyantes : chaque porte et panneau d’indication est traduit en braille.

    L’équipement sportif est particulièrement fourni, avec mur d’escalade, tables de ping-pong, archerie, ainsi que plusieurs terrains intérieurs et extérieurs, entourés d’une piste d’athlétisme de 200 m. « C’est la moitié de l’homologation en compétition, plus adapté pour les collégiens », fait remarquer Samir Dahmani, conseiller municipal (SE). « C’est presque un J”ulien-Olive” au collège ! », s’émerveille Valérie Baqué, adjointe (PCF).

    L’établissement est « conçu pour répondre aux exigences du XXIe siècle renchérit Gaby Charroux. Il est remarquable pour ses équipements, notamment sportifs et pour la Segpa » et par « la prise en compte des enjeux environnementaux ». Tant en termes de compensations que de construction. « L’établissement est moderne par sa conception bioclimatique et sa chaufferie bois, indique Laurence Angeletti. Il prépare à vivre dans un monde plus durable. » Les bancs et les tables de ping-pong en dur, dans la cour, sont en matériaux recyclés, d’après l’architecte.

    Un chantier qui donne le ton de l’évolution de ce nouveau quartier de la ville, au cœur du « pôle éducatif » relevé par l’édile.

  • Les collégiens brisent les barrières par la musique avec Marsatac School

    Les collégiens brisent les barrières par la musique avec Marsatac School

    Sur scène, quelque 150 jeunes des collèges Stéphane-Mallarmé (13e), Henri-Barnier (16e) et Françoise-Duparc (4e) défilent devant un public de parents, d’amis et de curieux venus assister à ce grand concert. « C’est un projet d’initiation à la musique qui est né en 2018, justement au collège Françoise-Duparc », rappelle Pauline Wohlhuter, administratrice de Marsatac School.

    Pendant dix séances d’une à deux heures, des élèves de la sixième à la troisième ont été accompagnés par des artistes, lyricistes et beatmakers pour réaliser leurs propres musiques. « On leur montre comment on crée des rythmes, des rimes, des paroles. Après ils apprennent à chanter, à rapper, et ils arrivent comme des vrais artistes sur scène », sourit Loucas, qui a accompagné le projet.

    Soutenue par le Département des Bouches-du-Rhône, cette initiation à la musique a permis à trois classes, dont une classe Ulis pour enfants en situation de handicap, de créer quatre chansons chacune. « Le but c’est aussi d’être inclusif et de les aider. On a des retours sur des élèves qui sont en décrochage scolaire, et c’est un projet pour lequel ils reviennent à l’école », affirme Pauline Wohlhuter.

    Artistes en devenir

    Grâce à Marsatac School, certains se voient déjà continuer dans cette voie. « Maintenant on sait rapper et écrire. Peut-être que plus tard, on percera dans le rap et on fera un groupe », rêvent Ylias et Mehdi, élèves de troisième au collège Françoise-Duparc.

    Le projet permet aussi aux jeunes de s’affirmer. « Déjà, ça donne un accès à la culture et en plus ça joue sur leur confiance, leur sociabilité, leur empathie », admet Loucas. « Au début j’étais timide. Maintenant je me dis, autant me lancer », atteste Linoa, qui espère poursuivre dans le rap. Une volonté entendue par Pauline Wohlhuter, qui souhaite que l’accompagnement des élèves perdure. « On essaie de travailler sur une Marsatac Academy pour donner l’opportunité à ces jeunes de continuer à pratiquer. »

    Dans le public, les cris de soutiens fusent. « Ça les a vraiment rassemblés, ils créent de la coopération. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à participer à Marsatac School », détaille la professeure d’anglais des collégiens. De quoi confirmer le pouvoir de la musique comme levier d’inclusion pour les jeunes.

  • Jour de deuil et d’hommages à la petite Lyhanna

    Jour de deuil et d’hommages à la petite Lyhanna

    Au balcon de la mairie de Fleurance, les drapeaux étaient en berne, vendredi matin, ont constaté des journalistes de l’AFP.

    Dans cette petite ville de 6 000 habitants, au cœur d’un territoire rural et vallonné, une marche blanche avait réuni dimanche plusieurs milliers de personnes, en hommage à la petite fille.

    Devant le collège Hubert-Reeves, où elle a été aperçue pour la dernière fois le 29 mai, montant dans la voiture du principal suspect, Jérôme Barella, plusieurs dizaines de bouquets de fleurs, des bougies et des peluches étaient posés au pied d’un cèdre du Liban, où une pancarte rendait « hommage à Lyhanna et à tous les enfants victimes ».

    Des bougies, pour ne pas tomber « dans l’oubli »

    Sandy Lannes, 45 ans, « maman, grand-maman et tatie », « vient tous les soirs rallumer les bougies pour Lyhanna ».

    « C’est important de rallumer ces bougies. J’espère que ça ne tombera pas dans l’oubli avec la Coupe du monde », ajoute cette mère de deux enfants et grand-mère de trois petits-enfants, « dont quatre filles », tient-elle à préciser.

    « Ça serait bien que la loi intégrale soit votée », dit-elle encore, faisant référence à une proposition de loi globale sur les violences sexistes et sexuelles portée par une coalition transpartisane de députés dont la mise en œuvre est chiffrée à 2,7 milliards d’euros.

    Au cimetière, en début d’après-midi, le cercueil bleu a été porté par les agents des pompes funèbres vers son lieu d’inhumation où seule la famille a pu se recueillir. Les gens avaient l’opportunité dans la foulée de la cérémonie publique de laisser un petit mot d’hommage sur un livre d’or.

    Lors de la cérémonie, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a pris la parole. « Nous ne disons pas au revoir à un symbole, une lutte, mais à une enfant de 11 ans et demi : Lyhanna », a dit l’édile, avant de saluer la « leçon de vie » donnée par les parents de l’adolescente, Charly et Martial.

    « Une leçon face à leur absolue dignité au moment d’affronter le pire : perdre un enfant. Une leçon, enfin, dans leur façon de nous ramener sans cesse à l’essentiel », a affirmé Grégory Bobbato.

    Michel Baylac, président de l’association des maires de France dans le Gers, avait par ailleurs lancé un appel dans la semaine à observer un « moment de recueillement » à l’heure des obsèques. L’idée, c’est d’« être en communion avec la famille aujourd’hui, au même moment, et sans troubler l’intimité familiale (…) tout simplement pour dire qu’on pense à Lyhanna », a-t-il déclaré à l’AFP.

    « Et après, le fait qu’on ait mis en berne les drapeaux, le drapeau français en particulier, c’est pour dire qu’il y a des choses à faire », a-t-il dit, ajoutant : « Aujourd’hui, il faut revoir (…) ce qui a conduit aux dysfonctionnements et encourager ceux qui ont en charge le pouvoir, ou qui l’auront demain, ainsi que les parlementaires, bien évidemment, à légiférer, à trouver les moyens pour que cela ne se reproduise plus. »

    Dans l’enquête sur la mort de la collégienne, le suspect numéro un est Jérôme Barella, un père de famille de 41 ans dont la fille aînée était amie de Lyhanna. Interpellé par les gendarmes le lendemain de la disparition, il est en détention provisoire depuis sa mise en examen pour enlèvement le 1er juin.

  • Vingt ans, le plus bel âge de la vie des Archives

    Vingt ans, le plus bel âge de la vie des Archives

    La Marseilloise, avec une Une particulière : « Jul, nouveau maire de Marseille, lance les JO 100% phocéens ! » À l’occasion des 20 ans des Archives et Bibliothèque départementales (ABD), plusieurs événements ont été organisés mardi, lançant des animations qui se poursuivront durant le mois de juin. Parmi eux, une restitution d’un projet d’éducation artistique et culturelle, réalisé par des collégiens de la cité scolaire Jacques-Chirac et André-Chénier.

    « Cette image est vraie ou fausse ? », demande un collégien qui présente une installation en forme de bateau, nommée CTRL+S, rempli de fausses informations. Durant l’année, les élèves ont réalisé un travail autour de notions du vrai et du faux et de thématiques liées à la mémoire, illustrant la manière dont les archives peuvent aborder des problématiques actuelles. « L’idée était d’ancrer les archives dans la réalité, le monde présent », souligne Marie-Claire Pontier, directrice des Archives. Le projet, porté par le Département et l’association Planète émergences, a fait appel à Germain Prévost, artiste plasticien, pour encadrer les élèves. « J’ai voulu transformer le bâtiment des Archives en bateau, car vu d’au-dessus, il a une forme de coque », sourit l’artiste. « L’objectif était d’apprendre à comment naviguer sur un océan qui serait Internet, avec son flux d’informations, et comment gérer ce que les jeunes voient sur les réseaux sociaux », développe-t-il. Driss, élève de 3e, a participé à l’élaboration du « navire ». « Je pense que c’est un projet important, on voit de plus en plus de fake news, surtout avec l’augmentation de l’utilisation de l’IA sur les réseaux sociaux », explique-t-il.

    Préserver la mémoire

    Autre temps fort, une frise photographique « 20 ans des ABD » déroulée sur le mur extérieur du jardin de la lecture, présentant le quartier d’Arenc avant Euroméditerranée, avec la construction du bâtiment et l’histoire du quartier, qui était à l’origine dans une friche industrielle. « Ce bâtiment est emblématique, c’était une première en France. Il part d’une volonté du Département d’installer deux compétences dans une même structure », note Marie-Claire Pontier. Des espaces habituellement fermés au public sont également ouverts, une manière de mettre à l’honneur l’architecte du bâtiment, Corinne Vezzoni.

    « Préserver et transmettre nos archives, c’est faire vivre notre mémoire collective et la rendre accessible à tous », rappelle Martine Vassal, présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône.

    Germain Prévost partage cette idée : « Il y a une réelle importance des lieux comme les Archives, qui sont des garants de l’information, un sanctuaire des rôles de l’histoire, permettant de préserver la démocratie », déclare-t-il.

    « Vous pourrez venir voir vos travaux quand vous serez plus grands ! », lance la directrice des Archives aux élèves. Les documents des collégiens seront rangés et conservés dans les 14 kilomètres de rayonnage, aux côtés des 415 000 archives des Bibliothèques départementales.

    Programme sur archives13.fr

  • La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    La centrale d’achat rapproche les champs et des cantines

    Au cœur du Salon des agricultures de Provence, c’est un petit stand. Mais à l’échelle du Département, il s’agit d’une grande avancée. Depuis 2025, la collectivité présidée par Martine Vassal (DVD) a décidé de se lancer dans la commande de fruits et légumes dans le cadre de la centrale d’achat qu’elle a créée, en 2023, permettant de « franchir une étape décisive pour concilier qualité et proximité ».

    L’objectif premier :
    « Garantir à nos collégiens une alimentation saine, équilibrée et accessible », affirme l’élue. Chaque jour, près de 58 500 élèves déjeunent à la cantine dans les Bouches-du-Rhône, pour la somme de 3 euros, ou d’1,20 euro pour les boursiers. Parmi eux, 20 000 mangent des fruits et légumes locaux et de saison issus du marché de la centrale d’achat. En un an, environ 23 tonnes de ces produits végétaux ont été servies dans les 61 établissements adhérents. « 25% des fruits et légumes consommés dans les collèges du département sont locaux », précise Laurence Angeletti, conseillère départementale déléguée au bien-être et à la santé alimentaire des collégiens.

    La centrale d’achat gère aussi un marché épicerie (69 collèges partenaires) et un marché beurre, œufs et fromage (68 collèges partenaires). Au total, 131 des 132 établissements du département sont adhérents à la centrale d’achat.

    La part de bio consommée par les élèves atteint 10%. Pour rappel, la loi Egalim fixe notamment un objectif d’au moins 20% de produits bio en valeur d’achat, au 1er janvier 2022, pour les cantines de France métropolitaine. « La difficulté, c’est le prix des denrées, poursuit l’élue. On privilégie toujours le raisonné au conventionnel en augmentant la part de bio, tout en respectant le budget des collèges et des ménages. »

    Sécuriser les débouchés des exploitants

    Au-delà de cette « montée en gamme dans les repas des élèves » que salue Mickael Mangos, chef cuistot à la cantine du collège Pierre-Matraja de Sausset-les-Pins, la centrale d’achat répond à l’ambition du Département de soutenir l’économie agricole des Bouches-du-Rhône, de structurer les filières locales et de renforcer les circuits courts. « Il faut assurer des débouchés aux exploitants et prendre en charge la logistique qu’il y a autour », affirme Laurence Angeletti. Cette logistique est organisée par le plus grand hub alimentaire du Sud de la France, le Grand marché de Provence et sa plateforme de 7 hectares implantée à Châteaurenard.

    À l’heure actuelle, 27 exploitants locaux ont rejoint le marché fruits et légumes de la centrale d’achat, dont Sébastien, producteur de poires et de pommes à Saint-Andiol. Lui estime que cette démarche est importante à « trois égards » : « Elle permet de rapprocher les jeunes du territoire de notre agriculture, ce qui nous permet de faire de la pédagogie, d’expliquer la saisonnalité des produits etc. La 2e raison, c’est de valoriser notre agriculture régionale, qui est de grande qualité, mais qui est consommée à 90% en dehors de notre territoire. Aujourd’hui, 100% des pommes consommées par les collégiens viennent de la région depuis le démarrage de ce partenariat. Enfin, les producteurs ont une vraie place autour de la table pour discuter de la rémunération, des coûts de production, ce ne sont pas les distributeurs qui se chargent de ça. Et puis, ça nous sécurise des débouchés, c’est beaucoup moins volatil parce qu’on s’engage sur la durée. »