Tag: collectif

  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »

  • Pays de Sorgues : le collectif amiante change de tête

    Pays de Sorgues : le collectif amiante change de tête

    C’est assurément une page qui se tourne au sein du collectif amiante Pays des Sorgues 84. Après 14 ans comme président, Christian Arena a passé la main à Guy de Zordi, jeudi dernier lors d’une assemblée générale au parc de la SEPR. « L’amiante n’est pas seulement un scandale du passé, c’est une injustice qui continue de tuer tous les jours », a rappelé le président sur le départ, après avoir fait respecter une minute de silence en hommage aux disparus. Le collectif continue d’alerter sur l’ampleur du fléau : près de 90 000 personnes meurent chaque année dans le monde de maladies liées à l’amiante, tandis que 125 millions de travailleurs restent exposés, dont 2 millions en France, où plus de 300 000 tonnes de déchets amiantés sont encore traitées chaque année. Face à cette situation, les associations de victimes réunies notamment au sein de la Cavam (coordination des associations de victimes de l’amiante et des maladies professionnelles), poursuivent leur mobilisation. Présent, Alain Guéret, président de la Cavam, a redéfendu la création d’un pôle public dédié à l’élimination de l’amiante, ainsi qu’une évolution des méthodes de traitement.

    Le Caps 84 est aussi soutenu par la Ville de Sorgues. « Depuis de nombreuses années, votre collectif agit avec constance, courage et détermination, vous êtes de véritables sentinelles de la santé publique », a salué Jean-François Laporte, adjoint à l’urbanisme, au nom du maire LR Thierry Lagneau, en assurant l’association « du soutien financier ou institutionnel » de la municipalité.

  • Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    Une pédagogie inspirée de la Légion pour accompagner les jeunes

    IRVIN. Initier la Révolution de la Vie par l’Immersion Naturelle… Derrière cet étonnant acronyme pointe une association créée en 2012 en Bretagne, par Patrice Valantin, ancien cadre de Légion étrangère devenu entrepreneur en génie écologique. Confronté dans son activité « au déficit de compétence humaine » de la jeunesse, ce militaire a choisi de développer une pédagogie d’un genre particulier.

    Exigeante, centrée sur l’effort, le collectif et la responsabilité, elle s’inspire notamment de la Légion à travers sa règle d’or de « l’oubli du passé », et des écosystèmes qui veulent que « la vie n’existe que dans la diversité et la relation ». Depuis sa création, 300 jeunes ont été formés par IRVIN qui entend désormais se développer en Provence avec l’ouverture d’un centre à Aubagne.

    Au menu, des parcours immersifs pour les 18 – 30 ans, mêlant stages en pleine nature, vie collective sans téléphone, chantiers pratiques et vie en entreprise. Objectif : restaurer la confiance en soi, développer les compétences humaines et faciliter l’insertion sociale et professionnelle de jeunes en rupture ou en quête de sens.

    Si Patrice Valantin tient à préciser qu’IRVIN n’est « pas une structure d’insertion » préférant faire un « parallèle avec le service militaire », la présence de représentant de NGE, Proman ou la SEM, lors de sa présentation mercredi, montre l’intérêt du monde économique. Même la préfète déléguée à l’égalité des chances avait fait le déplacement.

    La première promotion (une dizaine de jeunes) sera parrainée par la boxeuse Myriam Lamarre, et encadrée par six formateurs. Une seconde promotion est prévue mi-juin. La suivante en septembre.

  • Hyères unie à gauche veut « poursuivre le combat »

    Hyères unie à gauche veut « poursuivre le combat »

    Avec 7,86% des voix et aucun siège glané au conseil municipal, Hyères unie à gauche n’a pas obtenu les résultats escomptés. Qu’importe : sa tête de liste Caroline Moulin (Les Écologistes) veut capitaliser sur cette première campagne, pour « poursuivre ce combat. Nous ne lâcherons rien », promet-elle.

    Pour la liste progressiste, le contexte particulier de ce scrutin, marqué par « la volonté de tourner la page Giran, a favorisé Véronique Bernardini. Les autres candidats ont fait les frais du vote utile : Jean-Michel Eynard-Tomatis perd 744 voix entre les deux tours et Nicolas Massuco 273. Quant à Jean-Pierre Giran, malgré sa fusion avec François Cornileau, il ne parvient pas à conserver le total des voix de leurs deux listes du premier tour », commente-t-elle, a posteriori.

    « Redonner goût à l’engagement citoyen »

    Si Hyères unie à gauche « salue l’élection d’une femme à la tête de la troisième ville du Var », des réserves persistent : « Ce sont toujours les mêmes responsables, d’une liste à l’autre, qui portent depuis des décennies les mêmes politiques. La véritable rupture était portée par notre liste, autour de priorités claires : santé, environnement, culture, logement, démocratie et services publics. »

    Par ailleurs, l’élection de la nouvelle maire par seulement « 28% des électeurs inscrits », couplée aux plus de 41% d’abstention, « confirme une crise démocratique profonde. Redonner goût à l’engagement citoyen sera un enjeu majeur », ambitionnent les progressistes, qui lancent un appel à « celles et ceux qui refusent les mêmes politiques à nous rejoindre. Rien ne changera sans engagement collectif. C’est ensemble que nous construirons une alternative crédible, durable et clairement ancrée à gauche pour Hyères ».

  • Escale littéraire au Rojava à l’occasion du Newroz

    Escale littéraire au Rojava à l’occasion du Newroz

    Troisième et dernier rendez-vous de la 4e édition de Newroz Marseille organisée par le collectif Solidarité Kurdistan 13 et l’association Solidarité Liberté Provence pour célébrer le Nouvel an kurde. Ce samedi, dans les rotatives de La Marseillaise, cette séquence se penche sur la littérature avec une rencontre organisée à partir de 17h autour du livre Nous vous écrivons depuis la révolution : Récits de femmes internationalistes au Rojava publié en 2021 aux éditions Syllepse.

    Composé de textes de réflexion, poèmes, contes, extrait de journaux intimes, lettres, interviews… « L’ouvrage a été pensé collectivement et écrit par des femmes : internationalistes, mères, journalistes, militantes, principalement françaises, qui ont passé de quelques jours à plusieurs années au cœur de la plus jeune révolution du Moyen-Orient », résume l’éditeur. « Avec ce récit, elles invitent à découvrir le projet et la réalité des femmes du Rojava et du nord-est syrien, qui depuis 2012 travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes : autodéfense armée et civile, éducation, coopératives, démocratie de base… » Pour en discuter, Sarah Marcha, Marie et Mireille Court, co-autrices du livre, et Yasmina Touaibia, docteure en Science politique.

    « Emblème

    de la résistance »

    Fête ancestrale de la culture kurde, le Newroz célèbre l’équinoxe du printemps le 21 mars. C’est un « symbole identitaire, d’unité, de diversité » et « l’emblème de la résistance », précise Annick Samouelian, présidente de Solidarité Liberté Provence qui orchestre l’événement avec le Collectif Solidarité Kurdistan 13 et le soutien de la mairie 2-3, de la Ville de Marseille… et de La Marseillaise.

    Cette manifestation permet d’attirer l’attention sur cette communauté bien implantée dans la région mais aussi sur le combat mené par ces résistants et combattants de la liberté au Moyen-Orient. La première soirée organisée en mairie des 2-3 a focalisé sur le sort réservé aux femmes dans la prison de Mardin en Turquie. La seconde étape a conduit en Iran. Direction le Rojava avec cette dernière rencontre à l’occasion de laquelle la librairie l’Ile aux mots tiendra un stand littéraire.

  • À Avignon, le bar antifasciste « Chez Louise » va ouvrir le samedi 11 avril

    À Avignon, le bar antifasciste « Chez Louise » va ouvrir le samedi 11 avril

    Dans la rue de l’Oriflamme, à Avignon, aucune devanture ni grande porte ne laisse présager l’ouverture prochaine d’un lieu festif dans moins de deux semaines. Pourtant, c’est bien là que doit ouvrir, le samedi 11 avril prochain, le bar antifasciste « Chez Louise ».

    Un moment « très attendu par le milieu militant », se réjouit Claudine, membre du collectif No Pasaran à l’origine du projet. Le lieu sera, dans un premier temps, ouvert uniquement les vendredis et samedis soir « car nous fonctionnons sur la base du volontariat et nous allons voir ce que cela donne au niveau du planning des bénévoles », poursuit-elle.

    Un projet rendu possible grâce à une cagnotte en ligne ayant permis de récolter pas moins de 20 000 euros. Cette somme a notamment servi à installer un comptoir, une tireuse à bière, un évier, mais aussi une bibliothèque, grâce à un partenariat noué avec la librairie avignonnaise Youpi.

    Une discrétion qui n’est pas due au hasard. « On l’a un peu fait exprès », glisse Claudine. Car la crainte de visites peu amicales de membres de groupuscules d’extrême droite n’est pas à écartée. « Il y a des comportements que nous n’accepterons pas, dont la violence évidemment. Nous mettons l’accent sur la sécurité », insiste la membre du collectif. Une adhésion sera ainsi nécessaire pour consommer.

    Ces dernières années, de nombreux locaux d’organisations syndicales ou d’associations ont été tagués de croix celtiques, de croix gammées et d’autres symboles liés à l’extrême droite. Du côté de la préfecture et de la municipalité, aucune crainte particulière n’est évoquée concernant ce nouveau lieu.

  • Des Biterrois toujours en lutte contre Ménard

    Des Biterrois toujours en lutte contre Ménard

    Près de 75 %. Au lendemain du premier tour des municipales, c’est la douche froide pour les progressistes biterrois devant le score de l’extrême droite dans la cité de Riquet. R. Ménard a été réélu confortablement (65,6%) et se prépare à entamer un troisième mandat. Les 9% restants sont apportés par le député RN Julien Gabarron qui, après avoir éjecté Emmanuelle Ménard du palais Bourbon en 2024, comptait ne faire qu’une bouchée de Robert. Pari raté. « Mais le vote de l’extrême droite est bien implanté à Béziers. Robert Ménard a réussi sa stratégie de l’union des droites sur laquelle il travaille depuis 2014  », soupire Mathilde Vidal, membre du média En vie à Béziers. À cela s’ajoute une communication municipale démesurée au service de l’idéologie réactionnaire de l’édile. « Nous avons une très grosse difficulté dans la ville à organiser la lutte contre cette propagande d’extrême droite. Il y a eu plusieurs tentatives mais toutes ont capoté », reprend Mathilde Vidal, évoquant le manque d’unité entre collectifs.

    Alors, le 11 avril, à 17h, est organisée à la Cimade une journée de débats
    – ainsi qu’un concert – avec plusieurs associations* et des collectifs voisins de lutte contre l’extrême droite (Sète, Montpellier). « L’idée est d’étudier les possibilités de création d’un collectif de lutte, mais aussi de réfléchir ensemble à un maillage régional », souligne Mathilde Vidal. Tout en proposant un contre-projet pour mobiliser les gens. « Il faudrait organiser une contre-culture idéologique sur le long terme contre l’extrême droite mais aussi regagner du terrain en termes de propositions politiques pour notre ville », reprend la Biterroise. La naissance d’un collectif pérenne ?

    *Technopolice, collectif Justice pour Mohamed Gabsi, collectif anti-CRA.

  • La chapelle Buffon, vingt ans de gâchis alors qu’elle allait enfin être confortée

    La chapelle Buffon, vingt ans de gâchis alors qu’elle allait enfin être confortée

    Au lendemain de l’incendie qui a ravagé la chapelle des Carmélites (4e) classée monument historique avec l’ensemble des bâtiments du parc Longchamp, le constat d’un gâchis s’impose. Victime collatérale de l’effondrement de la toiture : un os de baleine que le Musée d’Histoire Naturelle stockait, enseveli sous les gravats des voûtes. En 2003, un marché mal évalué qui prévoyait sa reconversion en salle de conférences ou de concerts, avait capoté. Puis la municipalité Gaudin avait sorti la chapelle de la grande opération de restauration du palais Longchamp. En mars 2022, l’édifice « en état de dégradation très avancé » est déclaré en péril imminent.

    Le confortement de la chapelle par la pose de quatre tirants forés était prévu pour octobre 2025. Le marché public tardivement lancé en juillet 2025 pour un montant global de 235 000 euros venait seulement d’être notifié le 10 mars 2026 aux entreprises Mariani et Vivian. Les subventions de la DRAC avaient été maintenues. Désormais, c’est le sauvetage de la chapelle qui doit être programmé. Les marins-pompiers ont envoyé hier un robot inspecter le site avant la venue des experts demain.

    D’où l’émoi du Collectif des écoles de Marseille et la « vive indignation » exprimée par l’association nationale Sites & Monuments : « Malgré une situation parfaitement identifiée, aucune mesure effective de sécurisation, de conservation ou de mise hors de danger n’a été mise en œuvre durant près de quatre années. Une telle inertie constitue une carence fautive manifeste. »

    Les agents du parc signalaient souvent au cours de leur tournée les intrusions de jeunes galopant sur les toits. La chapelle et ses abords sont tagués depuis des mois, y compris ses murs intérieurs. Pourquoi l’édifice de 1837 n’était-il pas équipé d’un détecteur de présence comme l’EPF le fait sur ses friches et immeubles vacants exposés au squat et aux dégradations ? Le marché de gros œuvre prévoyait justement la pose de protections anti-intrusion « afin d’éviter l’accès sur les toitures depuis l’appentis nord ».

    Pour ne prendre aucun risque, l’école maternelle Longchamp restera fermée. Depuis 4 ans toutes ses fenêtres en façade nord sont occultées pour parer à un risque d’effondrement de la chapelle.

  • À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    À Marseille, Didier Jau appelle à continuer le travail engagé

    Est-ce que vous êtes Jauuuuuu ? » Ambiance au théâtre des Chartreux (4e) plein à craquer ce jeudi 12 mars. Avec pour commencer un avertissement. « Les choix que nous allons faire sont essentiels » alerte Anne Vial, adjointe d’arrondissements sortante, déléguée au sport, la santé et à l’égalité des droits. Elle insiste : « L’extrême droite raciste, antisémite, xénophobe, anti-féministe est à nos portes, les ingénieurs du chaos sont à la manœuvre et notre liste porte la résistance. »

    Elle aussi sortante, adjointe au maire de Marseille en charge de la valorisation du patrimoine, Perrine Prigent (PM) enchaîne. « Six ans c’est court et c’est long, ça marche quand la gauche est unie, le deuxième mandat c’est aller plus vite, plus loin », pose-t-elle, estimant que « les 4-5 c’est le reflet de ce que peut être Marseille ».

    Sur scène défilent les colistiers issus de collectif ou encartés au sein de Génération.s, du PCF ou du PS, pour une présentation du programme quartier par quartier avec des zooms de Beausoleil aux Chutes Lavie et son fameux portail de la discorde, en passant par Chave et Baille, sans oublier un détour par le programme pour la jeunesse et l’éducation, parce que « l’avenir ce sont nos enfants », un peu de santé publique au passage, beaucoup de réaménagement de places, d’espaces publics, de modes de mobilités apaisés entre vélos, voitures et trottinettes… De quoi préparer le terrain à « Didier », galvanisé. « Dimanche l’objectif est clair, il s’agit de relever le défi de défendre la Marseille qu’on aime, de diversité, de solidarité, d’entraide, antiraciste, antifasciste », insiste le maire EELV sortant.

    « On ne vous vend pas

    du rêve »

    Plus important pour lui encore, il faut « préserver nos libertés individuelles » quand elles sont mises à mal. Ce qui se passe dans l’Amérique de Trump ne tardera pas à « arriver chez nous » prévient le candidat. Et de remettre sur la table, les valeurs du Printemps marseillais. « On ne vous vend pas du rêve, le chantier a commencé il y a 6 ans, c’est toute une démarche que nous défendons, la reconstruction du lien démocratique qui nous lie à toute la population, c’est fini les réseaux ! », assure-t-il. Il martèle : « Nous avons dit ce que nous allions faire et on a fait ce qu’on a dit. » Parce qu’il reste trois jours jusqu’à dimanche, « y a-t-il encore une place au doute ? », interroge le candidat du Printemps marseillais, insistant lourdement sur l’utilité d’un seul bulletin de « presque » toute la gauche unie. Il assène : « Nous sommes au pied du mur. »

  • Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Après la démolition de la tour Sofia l’été dernier, le bailleur social Unicil programme de raser deux autres tours identiques au sein du grand ensemble immobilier des Canourgues à Salon-de-Provence (44 500 habitants) dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) validé en 2019.

    Marseille n’a pas le monopole des ensembles immobiliers complexes et dégradés. Le quartier des Canourgues à Salon-de-Provence regroupe 3 560 habitants. Il a trouvé son plein essor à sa construction dans les années 60-70. L’ensemble locatif au nord-est est composé de 1 455 logements à 92% de logements locatifs sociaux répartis sur trois bailleurs Unicil, Erilia (qui a absorbé Logirem) et 13 Habitat.

    L’habitat collectif est formé principalement de barres en R+4 et de hautes tours en R+12. On y trouve essentiellement de grands logements de type T3 et T4. C’est un bâti vieillissant relativement enclavé qui ne répond plus aux attentes. Après la tour Sofia démolie par grignotage en août dernier, Unicil qui gère 14 bâtiments se cherche une maîtrise d’œuvre pour raser la tour B4 en février 2027 et la tour B3 pour février 2028. Il faudra aussi raser les bâtiments Renaissance et D18.

    La pauvreté y frappe 53% des ménages

    « Le secteur est fragile en termes de fonctionnement social et urbain et présente des tendances de précarisation accrue et des problématiques de sécurité urbaine », écrit pudiquement la Métropole peut-on lire dans le cahier des charges de la consultation pour désigner la maîtrise d’œuvre. Plus crûment, ce quartier prioritaire et populaire cumule les difficultés. 53% des ménages se situent sous le seuil de pauvreté. La part des 16-25 ans non scolarisés et sans emplois est de 35%. Celle des familles monoparentales de 40%.

    Cette rénovation urbaine [validée en 2019 en comité d’engagement de l’Anru] est budgétée à hauteur de 150 millions d’euros portés pour l’essentiel à 46.3% par les trois bailleurs, à 19.5% par la Métropole, à 7.3% par Salon-de-Provence et à 17% par l’Anru. Elle doit être achevée à l’horizon 2030. Déclinée en trois axes – « oxygéner, mixer, ouvrir » – elle ambitionne de régénérer tous les bâtiments conservés pour atteindre la performance énergétique, d’améliorer le confort et la santé des habitants et de changer l’image du quartier.

    394 logements sociaux seront démolis en tout, 953 réhabilités. Jusqu’à 118 logements locatifs libres et en accession sociale seront créés. 394 logements sociaux seront reconstitués hors site pour plus de mixité. La restructuration de l’école Saint-Norbert est au programme avec la création d’une école d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture et d’un pôle santé mentale. Une serre bioclimatique, des jardins de formation professionnelle et des jardins partagés seront développés, ce qui vaut au projet le label « Quartiers fertiles » de l’Anru.