Tag: collectif

  • Le collectif Luynois en action réclame une réponse forte face aux bouchons

    Le collectif Luynois en action réclame une réponse forte face aux bouchons

    Pour le collectif Luynois en action, quelques ateliers ne suffiront pas à résoudre une problématique qui perturbe le quotidien des habitants. « On parle de 2 000 véhicules par jour qui bouchent des rues inadaptées », rappelle Rémi Girardin, coprésident du collectif citoyen, alors que le quartier est, aux heures de pointe, saturé de véhicules allant et venant entre Aix, Les Milles, Gardanne et Marseille.

    à la suite d’une réunion publique, en mai dernier, la mairie d’Aix-en-Provence a pris la décision d’organiser des ateliers publics pour débattre la question. Le premier – Dessine moi Luynes – a eu lieu au mois de juillet. Le second – Raconte moi Luynes – se tiendra le samedi 4 octobre, entre 9h et 12h, en salle Ughetti. Les informations sont à retrouver sur le site du collectif Luynois en action, ainsi que sur des affiches, distribuées dans le quartier de Luynes.

    « On aimerait que ces ateliers tapent dans le dur. On attend des discussions concrètes, pas des sujets superficiels. Ce n’est pas le moment de parler de la couleur des géraniums sur le rond-point », martèle Rémi Girardin, qui regrette une communication trop tardive autour de ces ateliers. Dans un communiqué paru ce jeudi, le collectif estime que « les seules actions concrètes évoquées à ce jour (aménagements ponctuels de trottoirs ou mobilité douce) ne peuvent pas constituer l’aboutissement d’un processus de transformation urbaine ambitieux. »

    Après avoir demandé une réunion en mairie pour « un cadrage davantage méthodique sur le déroulé de ces réunions », le rendez-vous a été accordé au collectif, le 24 septembre.

  • Ils veulent interdire les vols de nuit à l’aéroport de Marseille

    Ils veulent interdire les vols de nuit à l’aéroport de Marseille

    Les associations de riverains de l’aéroport Marseille-Provence se mobilisent à nouveau ce samedi 13 septembre contre les nuisances attribuées au trafic aérien, en particulier nocturne. À la manœuvre, l’association marseillaise Cap au nord et l’Association pour la protection de l’environnement des Marignanais (Apem), en partenariat avec quatre comités d’intérêt de quartier de Saint-Victoret, Vitrolles et des Pennes-Mirabeau, ainsi que des colectifs contre les nuisances sonores aériennes du secteur .

    Une opération escargot est organisée le matin à 9h30 à l’entrée de l’aéroport, pendant que l’Apem s’installe dès 10h à la mairie annexe du Jaï, à Marignane, pour proposer deux conférences, buvette et restauration dans le cadre de la Journée mondiale pour l’interdiction des vols de nuit. Pour le président de l’Apem Gilbert Caccioto, « la priorité est de faire respecter notre santé », qui passe par le sommeil. Santé publique France recommande à cet effet 7h de sommeil minimum pour les adultes. C’est pourquoi les associations organisatrices demandent « l’interdiction des vols de nuit entre 22h et 6h » pour le permettre.

    « 60% des vols de nuit se font entre 22h et minuit »

    Les associations, l’État et l’aéroport sont régulièrement réunis pour échanger. Depuis 2023, l’État a d’ailleurs lancé une étude d’impact selon l’approche équilibrée (EIAE) avec la Direction de la sécurité de l’aviation civile sud-est (Dsac-SE) et du bureau d’études To70 afin de proposer des mesures de réduction du bruit. De son côté, l’aéroport Marseille-Provence a d’ores et déjà « échangé avec les compagnies aériennes pour demander de moins programmer de vols nocturnes », la menace d’un couvre-feu planant sur toute de la nuit ou une partie.

    Car comme l’affirme Jalal Samain, coordinateur des associations mobilisées, « plus de la moitié du trafic aérien de nuit est opérée par des compagnies low cost », dont « 60% se font entre 22h et minuit, avec une fréquence à 45 vols en moyenne, et des pics à 65 vols par nuit » indique-t-il. Alors, « nous demandons que soit pris en compte le coût social et de santé publique » exige Jalal Samain. Gilbert Caccioto abonde en demandant « des études épidémiologiques sur les riverains de l’aéroport », demande adressée à l’Agence régionale de santé restée sans réponse d’après le président de l’Apem.

    En attendant la décision de l’État d’ici juillet 2026, l’Apem propose deux conférences ce samedi. L’un à 10h sur les oiseaux de nuit, animée par Henri Pierre Goacoulou, garde cynégétique (garde-chasse). L’après-midi, de 14h30 à 17h30, plusieurs invités débattront de l’impact des vols de nuit avec le Dr Didier Cugy, médecin au CHU de Bordeaux et membre de l’association Santé environnement France.

  • Une cagnotte lancée pour la création d’un bar antifasciste

    Une cagnotte lancée pour la création d’un bar antifasciste

    « Chez Louise, le seul bar qu’aucun Bolloré ne pourra jamais se payer. » Dès la première phrase de la description du projet de la cagnotte en ligne pour la création d’un bar antifasciste en intra-muros à Avignon, le ton est donné.

    Ce lundi 8 septembre, l’association Dolorès 84 (en hommage à Dolorès Ibárruri, communiste espagnole qui a prononcé le fameux discours « No pasarán» en 1936), issue du collectif No Pasaran, a lancé une campagne de financement en ligne pour « créer un lieu populaire, vivant, engagé. Un bar où boire un verre, retrouver des ami·es, débattre, assister à des concerts et s’organiser », peut-on lire ensuite sur le site en question.

    « C’est parti du constat, que l’on a eu avec d’autres militants de plusieurs causes, qu’il est toujours compliqué de se rassembler, car on se retrouve dans un bar ou un restaurant. Et plutôt que de devoir sans cesse avoir à chercher un lieu, on souhaite désormais en créer un », résume ainsi Manuel Suanon, membre de la collégiale de l’association qui lance le projet, surnommé donc « Chez Louise » en hommage à l’écrivaine et figure majeure de la Commune de Paris Louise Michel. « Avoir un tel lieu permettrait ainsi de se rencontrer, de fédérer et de pouvoir bien plus facilement mettre en place des projets communs. Des luttes antifascistes, bien sûr, mais il y a une intersectionnalité des luttes, comme celles pour la communauté LGBT, les féministes, les étudiants, le droit des étrangers et bien d’autres », poursuit le co-porteur du projet. En plus du service classique, l’objectif est aussi d’y organiser des conférences et de mettre en avant des artistes militants en y éditant des œuvres.

    Objectif 20 000 euros

    Un lieu avec également pour objectifs de faire « reculer l’extrême droite », précise l’association. « Si on regarde la carte du Vaucluse, c’est marron de partout. C’est aussi pour cela que l’on souhaite faire d’Avignon centre un bastion contre cette vague-là », poursuit Manuel Suanon. Le lieu exact n’a pas encore été défini, mais plusieurs locaux sont susceptibles de pouvoir accueillir le projet.

    Et pour mettre en place tout cela, il faut tout d’abord des financements. Plusieurs objectifs ont ainsi été fixés, et le premier est la somme de 20 000 euros, qui permettrait de louer un local adapté, d’avoir une trésorerie, de faire des travaux, d’acheter du matériel et du mobilier. En quelques jours, la cagnotte est déjà montée à plus de 2 800 euros. D’autres objectifs sont aussi définis, jusqu’à celui de 100 000 euros pour l’achat d’un local.

  • Fleurs et chants sur le canal de Martigues

    Fleurs et chants sur le canal de Martigues

    Les violences lesbophobes isolent et tuent » martèle Fabienne Baroni, de la FSU de Martigues, face aux participantes – et quelques participants – au rassemblement en hommage – ou « femmage » – à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice d’école du Cantal s’étant suicidée, le 1er septembre.

    « Elle a été poussée au suicide après des mois de harcèlement lesbophobe débutés en 2023 par des insultes et des menaces sur les murs de l’école où elle exerçait son métier » relate la militante, qui rappelle que Caroline Grandjean-Paccoud « avait alerté l’Éducation nationale qui, en ne proposant rien d’autre qu’un changement d’affectation ». « Elle n’a pas été écoutée. Ce drame témoigne de la persistance silencieuse de la lesbophobie dans notre société. Car être lesbienne en France en 2025, c’est encore être en danger. Les violences lesbophobes isolent et tuent. Le silence et l’inaction des institutions y contribuent largement » juge Fabienne Baroni, rappelant à la mémoire le suicide de Dinah, lycéenne de 14 ans, « après des mois de harcèlement, de menaces de mort et d’insultes racistes et homophobes » en octobre 2021

    La chorale féministe des Meutes rieuses entonne « À la gloire des femmes en deuil » puis l’hymne du MLF, pendant que des fleurs sont jetées dans le canal Baussengue. « Nous exigeons que l’État protège et accompagne les élèves et les personnels contre la lesbophobie et toutes formes de discriminations » conclut Fabienne Baroni.

  • Le label controversé adressé à la bénédiction des calissons inquiète

    Le label controversé adressé à la bénédiction des calissons inquiète

    Ce premier dimanche de septembre, la cérémonie de bénédiction des calissons célébrera sa douceur à base d’amande, à l’occasion d’une grande fête. Organisée par l’association Excalisson, la journée de bénédiction des calissons promet un programme chargé. Mais en coulisses, un tabou pèse. Récemment, la fête provençale, a été labellisée Plus belle fête de France. L’association éponyme, créée en 2024, se « fait un porte-parole du patrimoine culturel immatériel ». Et fait couler de l’encre. L’association est en partie financée par le milliardaire d’extrême droite Pierre-Édouard Stérin (voir notre édition du 16 août), d’après les révélations de L’Humanité, en juillet dernier. Dans un communiqué de presse paru le 7 août, l’association explique être « victime d’articles de presse calomnieux et imprécis remettant en cause son caractère apolitique » et nous affirmait que « Monsieur Stérin n’est pas membre de l’association, et l’association ne lui rend aucun compte ». Inquiet, le Collectif anti-extrême droite aixois organisera une opération de tractage et de sensibilisation ce dimanche, en parallèle des festivités. Composé de plusieurs partis de gauche et syndicats et associations humanitaires, le Collectif précise ne pas souhaiter « attaquer » la fête, ni l’association organisatrice, mais alerter sur le « projet idéologique et politique » de Pierre-Édouard Stérin. « On n’en fera pas plus. On est obligés de relier ça à bien d’autres choses, au fait qu’il s’infiltre de partout de façon plus ou moins insidieuse », précise Philippe Sénégas, coprésident de la Ligue des Droits de l’Homme, prenant pour exemple plusieurs fêtes locales. « La bénédiction des calissons est organisée par une association indépendante, explique de son côté la municipalité. La Ville n’est donc pas à l’origine et n’a aucun lien avec la démarche d’obtention du label “Les Plus Belles Fêtes de France”. » Sollicitée, l’organisation Excalisson n’a pas pu nous répondre.

  • « Je m’engage pour un parc naturel des étangs »

    « Je m’engage pour un parc naturel des étangs »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui motive votre investissement dans les municipales ?

    Jean-Louis Sanial : Le collectif Sauvons nos étangs que je préside depuis deux ans a permis de faire reculer le projet HyVence de Géosel, qui consistait en la couverture sur cinq cents hectares de panneaux solaires flottants sur les étangs de Lavalduc et d’Engrenier. Ce qui équivaut presque à la surface habitée de la ville. Une usine d’hydrogène devait prendre place entre les étangs et une ligne électrique haute tension (souterraine, Ndlr) devait être tirée jusqu’à la zone industrialo-portuaire. Ce projet a provoqué un fort mécontentement dans la population face à cette nouvelle usine Seveso sur un terrain inondable, aux grands besoins d’eau douce, sans parler des dégradations paysagères et de la biodiversité. Le projet a été retiré suite à la mobilisation, mais maintenant, il faut passer à une nouvelle étape dans la défense de ce site naturel.

    En vous présentant d’emblée comme futur maire ?

    J.L.S. : Non, même si je l’ai déjà fait par le passé, lorsque j’étais dans la liste citoyenne du Front de gauche en 2014. Aujourd’hui, je suis engagé comme citoyen dans un collectif transpartisan, qui donne la parole à tous et dont les soutiens vont de LFI au RN. Mon but est avant tout de mettre en œuvre le projet de parc naturel des étangs de Fos-sur-Mer que nous avons développé avec le collectif, qui a été présenté aux élus et institutions de la région ainsi que lors du débat public Fos-Berre. Alors, je précise que nous sommes favorables au développement économique de la zone ainsi qu’aux projets industriels au sein de la zone industrialo-portuaire. Nous ne sommes pas contre l’industrie, mais nous voulons laisser libre accès à la population à cette zone humide, ce poumon vert de biodiversité, car nous avons déjà assez donné.

    Vous ne vous présentez pas comme tête de liste alors ?

    J.L.S. : Mon objectif est d’accéder à un statut d’élu dans une équipe qui me confie la mise en œuvre de ce projet de parc naturel. J’ai intégré Génération écologie car je n’étais membre d’aucun parti jusqu’à présent, et dont je partage un certain nombre de valeurs dont l’approche transpartisane. Par contre je réfléchis à mon implication, mais je ne serai pas tête de liste. J’intégrerai l’équipe qui aura le plus d’affinités avec le projet de parc naturel. Je crois que la problématique environnementale va être au cœur de la campagne, alors que 20% des émissions de carbone du pays se font à Fos.

  • Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Un spectacle ambulant pour visiter le château d’If

    Qui sont ces drôles de gus en bleu de travail qui déambulent sur les remparts du château d’If ? Il semblerait qu’on les ait déjà aperçus à la citadelle de Marseille, mais cette année les membres du collectif l’Agonie du Palmier ont pris le bateau pour se rendre sur l’île du château d’If. Ce dimanche 31 août, les comédiens prennent leurs quartiers dans la prison du Comte de Monte-Cristo pour proposer des visites théâtralisées de plus en plus loufoques.

    Un peu d’animation pour l’édifice du XVIe siècle, passé à travers les siècles en tant que forteresse militaire puis prison imprenable. Ce dimanche, les membres du collectif marseillais l’Agonie du Palmier proposent des visites guidées de la grande bâtisse de pierre, placées sous le signe du théâtre. Pendant une heure, l’initiative propose à des groupes de 35 visiteurs de suivre les G.P.S (Guides parfois sérieux), le long des dalles blanches du château pour une véritable représentation théâtrale interactive.

    Enquête et Pataphysique

    Touche énigmatique de l’animation, la visite se déroule comme une véritable enquête au cours de laquelle les comédiens se transforment en scientifiques d’un autre genre : des pataphysiciens. Définie par Alfred Jarry en 1897, comme : « La science des solutions imaginaires », cette science burlesque vient au service des visiteurs pour percer les mystères qui hantent les murs de la forteresse marseillaise. Pour Lucie Bondoux, responsable de la diffusion du collectif l’Agonie du Palmier, l’enjeu est de rendre le visiteur acteur de sa visite : « C’est très différent d’une simple visite. On propose un spectacle qui suit une trame mystérieuse mélangeant le vrai et le faux. Le but est de révéler le château d’If par l’absurde ».

    Pour arriver sur l’île du château d’If, les visiteurs sont invités à prendre le ferry depuis le quai du Vieux-Port. À partir de 15h, le spectacle démarre. Les pataphysiciens en herbe reçoivent leur livret de bord et partent, sans plus attendre, à la découverte d’un lieu fascinant, chargé d’une aura historique presque intacte. Conseillé pour un public âgé de plus de 7 ans, ce spectacle ambulatoire retrace l’architecture et l’histoire du fort, de la tour Saint-Christophe en passant par la cour centrale du château. L’initiative unique en son genre prévoit une dernière date le 6 septembre, avant de laisser les mystères du Château d’If, résolus de préférence.

  • Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Marseille : une dernière soirée festive et gratuite pour les Apéros du 4-5

    Pour cette dernière date des Apéros du 4-5, le Makeda, salle de spectacle marseillaise, en partenariat avec la mairie des 4e et 5e arrondissements, propose un voyage sonore entre l’Afrique, les Caraïbes et l’Amérique latine.

    Cette soirée vient conclure une série de cinq rendez-vous musicaux organisés cet été. Chaque date a été un franc succès. « Notre dernière date du 22 juillet était énorme, il y avait beaucoup de spectateurs », se réjouit Francine Ouedraogo Bonnot, gérante du Makeda.

    Ce mardi soir, de nombreuses personnes sont également attendues (nombre de places limitées). Dès 18h30 et jusqu’à 23h, cette soirée, intitulée « Casa Tropical » sera orchestrée par le collectif de DJ marseillais Mobylette Sound System. « C’est un collectif local avec lequel on a l’habitude de collaborer, ils aiment leur travail et ça se ressent », confie Francine Ouédraogo Bonnot.

    « Gratuit et accessible à tous »

    Au programme, Dj sets et concerts live. Le groupe local franco-chilien Cumbia Chicharra sera également mis à l’honneur. Il est décrit comme « un vrai laboratoire musical au service de la danse » sur les réseaux sociaux de Mobylette Sound System. Un mélange de rythmes tropicaux, fusionnant cumbia, afrobeat, funk, mais également hip-hop, taillé pour faire vibrer le public marseillais.

    Les Apéros du 4-5 se veulent avant tout inclusifs et populaires. « Cet événement joue un rôle fédérateur, puisqu’il est gratuit et accessible à tous », affirme Francine Ouédraogo Bonnot. « Que tu sois médecin, étudiant, sans-abri, que tu aies 2 ans ou 80 ans, tu peux avoir accès à ces soirées », insiste-t-elle. Une activité ouverte à tous, qu’importent l’âge et le statut social. En plein air, les spectateurs seront invités à danser, se retrouver et à célébrer la musique venue des quatre coins du monde.

    Le choix du Parc Longchamp n’est pas anodin : « C’est un espace emblématique de Marseille où il n’y a pas forcément beaucoup d’événements. Cela permet d’offrir un moment culturel au cœur de la ville », ajoute la gérante du Makeda.

    Entre Dj sets de Mobylette Sound System et concerts live de Cumbia Chicharra, cette soirée vient clore en beauté les Apéros du 4-5. « Un final qui promet d’être chaud », selon le collectif de DJ marseillais.

    Infos pratiques : https://etemarseillais.fr/evenements/aperos-du-4-5