Tag: citoyens

  • Une marche citoyenne pour la Palestine s’élance depuis la Busserine

    Une marche citoyenne pour la Palestine s’élance depuis la Busserine

    Une quinzaine de citoyens organisent, à partir de samedi, une marche citoyenne pour « l’égalité, la liberté et la justice » du peuple palestinien, et de tous les autres. Le départ est prévu à Marseille, depuis la gare de la Busserine (14e), et l’arrivée à Paris, le 29 novembre, où une manifestation nationale est organisée à l’occasion de la journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien.

    Objectif : inviter tous ceux qui le souhaitent à se mettre en mouvement pour rencontrer des personnes qui ne sont pas encore sensibilisées au respect du droit international, humanitaire et humain, dans des espaces politiques, culturels, cultuels, juridiques, de santé ou d’enseignement.

    Concrètement, en passant Marseille, Martigues, Port-de-Bouc, Fos-sur-Mer, Arles, Tarascon, Avignon, Montélimar, Valence, Saint-Etienne, Lyon, Vaulx-en-Velin, Melin puis Paris, les marcheurs iront à la rencontre d’acteurs de tous les domaines pour aborder, avec eux, la question de la Palestine et du droit international.

    L’épopée, définie comme « citoyenne, transpartisane, laïque et non violente » portera quatre revendications essentielles : le droit des Palestiniens à « l’autodétermination », « la fin de l’occupation, de la colonisation et de l’apartheid », l’exigence de « sanctions pour Israël » et l’application d’un « cessez-le-feu définitif ». Depuis les attentats du 7 octobre 2023, plus de 69 000 personnes sont mortes à Gaza, selon le ministère de la Santé local. Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 10 octobre 2025.

    Itinéraire du samedi

    La marche partira à 8h samedi de la gare de La Busserine avec une première étape en train jusqu’à la gare Saint Charles (1er). A 8h45 depuis Noailles (1er), les marcheurs rejoindront la Joliette (2e), puis Arenc EuroMed (2e), avant une nouvelle étape en train jusqu’à Couronne, avec une arrivée prévue à 13h30. Les militants « apartisans » reprendront lla marche pour rejoindre Martigues, où ils déjeuneront, avant de rejoindre Port-de-Bouc puis Fos-Sur-Mer, à 19h, où ils passeront leur première nuit.

    Inscriptions : marchepalestine2025@gmail.com, @marchepalestineparis
    ou 07.46.40.45.05

  • Scop-Ti. Les Français attachés à « une épargne vertueuse »

    Scop-Ti. Les Français attachés à « une épargne vertueuse »

    Depuis la reprise de Duralex par ses salariés en juillet 2024, Olivier Lerberquier est en contact régulier avec le directeur général de la verrerie, François Marciano, et Alexia Avril, l’ancienne déléguée CGT, désormais présidente du conseil d’administration. « Ils m’avaient sollicité à l’époque pour partager notre expérience et depuis, au fil de nos rencontres, on a aussi évoqué l’idée de faire des choses ensemble », raconte le président de Société française coopérative ouvrière provençale de Thés et Infusions (Scop-ti).

    Basée à Gémenos, Scop-ti a fêté ses dix ans et fait référence en matière de coopérative ouvrière avec sa marque 1336, symbolisant le nombre de jours de lutte des ex-salariés Fralib dont l’outil de production était menacé de délocalisation par la multinationale américaine Unilever.

    Ces « relations régulières » entre les responsables des deux coopératives devraient d’ailleurs très bientôt aboutir sur diverses collaborations. La boutique de l’emblématique verrerie installée à Orléans devrait prochainement proposer des produits 1336 dans ses rayons. Les boutiques en ligne de Duralex et Scop-ti, devraient de leur côté mettre en vente un pack de produits dans lequel la couleur du verre serait en adéquation avec l’infusion vendue. Enfin un verre collector dont « le chiffre que tout le monde regarde au fond » serait 13 336, est en réflexion.

    Sociofinancement

    Inutile de préciser que le succès du financement participatif de Duralex est forcément vu d’un bon œil par Olivier Leberquier, même si son souci du détail l’amène à la nuance. « Ils en avaient besoin et c’est une très bonne chose, mais on parle ici de titres participatifs, défiscalisés, avec une rémunération à hauteur de 8% », souligne-t-il rappelant que les choses sont différentes par exemple de la campagne de sociofinancement, une levée « don pour don », initiée par Scop-ti dont le montant cumulé s’élève à 452 000 euros.

    « Ce qui est intéressant au-delà de la somme globale, c’est ce que cela traduit dans l’attachement des Français à une utilisation vertueuse de leur épargne. Or ils ne le savent pas parce qu’on ne le leur dit pas mais cet argent sert souvent à financer des fonds de pension américains ou des projets de recherche qui épuisent les ressources naturelles à l’autre bout de la planète. Des choses auxquelles ils pourraient être totalement opposés », observe Olivier Leberquier rappelant que plus de 2 000 milliards sont placés en assurance vie en France. « Alors on ne va pas compter sur la BNP ou la Société Générale mais il y a des banques de l’économie sociale et solidaire comme le Crédit Mutuel, le Crédit coopératif, la Caisse d’épargne, le Crédit Agricole qui pourraient être des leaders dans ce domaine, et dire : l’épargne des Français on s’en sert pour l’économie, principalement en France, et surtout pour les entreprises vertueuses comme les coopératives. L’engouement pour Duralex montre bien que les citoyens y sont attachés. Dès l’instant qu’ils peuvent intervenir directement, ils le font. »

  • Beaucaire : Perrin à la tête d’une large alliance

    Beaucaire : Perrin à la tête d’une large alliance

    Le profil désigné par les militants d’Unis pour Beaucaire (UPB) est peut-être la parfaite antithèse du maire actuel. Nelson Chaudon (RN), l’élu choisi par Julien Sanchez pour occuper son fauteuil de maire après son élection au Parlement européen (simple étape pour pouvoir se présenter à Nîmes ?), n’a que 33 ans et avait jusqu’ici surtout été l’assistant parlementaire de Yoann Gillet (RN). « Un apparatchik », dira même de lui Charles Ménard, opposant insoumis au conseil municipal.

    Luc Perrin, lui, n’est arrivé en politique que sur le tard. Ingénieur informatique de formation aujourd’hui âgé de 66 ans, il n’est pas encarté dans un parti politique. Son engagement est avant tout local, avec comme priorité de ramener la 4e ville du Gard dans le giron républicain. « Depuis bientôt 12 ans notre ville est utilisée comme outil de propagande politique par le RN aux dépens des Beaucairois. Nous, dans cette élection, nous sommes uniquement sur le local », martèle-t-il.

    Début septembre, les militants de l’association Unis pour Beaucaire l’ont élu (à 80%), face à Christophe Isnardon, syndicaliste CGT, ancien agent des services techniques de Beaucaire aujourd’hui à la Ville de Nîmes, pour mener cette liste citoyenne. Plusieurs réunions publiques sont prévues d’ici décembre avant la présentation de la liste et du programme.

    Soutenu par la gauche

    En 2020, quatre listes s’étaient constituées à Beaucaire avec le RN de Sanchez (59,50%), une liste macroniste menée par Lionel Depetri (8,61%), une insoumise dirigée par Charles Ménard (6,82%) alors qu’UPB, incarnée à l’époque par Pascale Noailles Duplissy (25,05%), rassemblait des militants de gauche et de droite. En 2026, la donne sera différente. La droite a organisé une réunion publique le dimanche 26 octobre pour annoncer la constitution d’une liste dont l’objectif est bien de grappiller des voix à un Nelson Chaudon (pas encore officiellement candidat mais dont l’aspiration à se représenter ne fait pas de doute) qui devra cette fois être élu sur son nom.

    Si la liste se veut apartisane, toutes les forces de gauche, du PS à LFI en passant par le PCF, soutiennent Luc Perrin. « En 2020, nous n’avons eu qu’un seul élu et face au RN qui n’arrête pas de progresser, on s’est dit qu’il fallait cette fois faire l’union la plus large possible pour au moins stopper cette progression et si c’est possible, le battre aux Municipales. D’autant qu’ici, le RN a tout : le député, les deux seuls conseillers départementaux RN, la mairie… Mais il lui manque la communauté de communes, loupée de deux voix la dernière fois », explique Jean-François Milesi, secrétaire de la section de Beaucaire du PCF. Malgré le soutien de toute la gauche, Luc Perrin a prévenu ses partenaires qu’il souhaitait le rassemblement le plus large possible, qui dépasse le cercle (restreint) de la gauche beaucairoise.

  • Un bilan riche pour la tournée citoyenne de la Région Occitanie

    Un bilan riche pour la tournée citoyenne de la Région Occitanie

    Pas moins de 330 déplacements sur le terrain pour 30 000 personnes rencontrées, 5 076 questionnaires remplis et 1 500 propositions de citoyens. La tournée de la Région Occitanie, qui s’est déroulée d’avril à août 2025, fut quelque peu intense pour les élus de la majorité, regroupée derrière la présidente PS Carole Delga. « Nous traversons un épisode de crise politique qui abîme le lien entre citoyens et politiques. L’étude “Fractures françaises[qui montre que 90% des Français se disent mécontents de la situation du pays, Ndlr] confirme cette défiance entre les élus et le peuple. Notre souhait était d’avoir une relation réinventée avec les citoyens, c’est le fil rouge de nos mandats », souligne Carole Delga.

    Pouvoir d’achat en tête

    Ainsi, au fil des rencontres avec la population, les élus ont pu prendre le pouls de leurs attentes mais aussi recueillir leur avis sur les politiques publiques menées depuis plus de 3 ans, date de l’élection de Carole Delga à la tête de l’Occitanie pour un second mandat. « Nous sommes allés sur le terrain hors contexte électoral, ce qui est d’autant plus intéressant car le dialogue est beaucoup plus franc. Nous n’avons pas toujours bien été accueillis mais assez vite, on voit que ce dialogue apaise la relation des citoyens avec la démocratie, on en a particulièrement besoin », soutient Benjamin Assié, président du groupe Occitanie Écologie.

    À l’analyse des questionnaires, il semblerait que plusieurs préoccupations soient primordiales pour les Occitans. « La question du pouvoir d’achat revient spontanément, toutes les mesures qui viennent en aide aux familles comme celle visant à faire la rentrée scolaire la moins chère de France. Les soins, ensuite, avec les recrutements de médecins dans les déserts médicaux. Enfin, la question des déplacements car nous sommes la région la plus enclavée de France, les citoyens nous demandent de rouvrir des lignes de train hors métropole », énumère Carole Delga. Autant de requêtes résonnant avec les dispositifs mis en place par la Région.

    Ensuite, vient le « mieux vivre ensemble » avec l’égalité femmes-hommes et la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Une manière de montrer que les Occitans sont en réalité bien éloignés de la frénésie autour de l’immigration chère à l’extrême droite. « On veut présenter la France comme excédée par les immigrés mais ce n’est pas vrai. Certains populistes présentent l’immigration comme facteur d’insécurité mais ce n’est pas vécu comme tel par les Français », observe Carole Delga. La transition écologique quant à elle arrive en troisième position dans les propositions faites par les Occitans. « Il y a un éco-bashing de l’extrême droite, par certains médias. Mais en réalité, les habitants voient d’un bon œil le développement de cette filière », poursuit Benjamin Assié.

    Néanmoins, la collectivité socialiste a essuyé quelques critiques. « Nous étions parfois interpellés sur le fait d’avoir une meilleure connaissance de l’offre des transports. Nous allons faire des efforts pour avoir une meilleure lisibilité. Tout comme l’installation de médecins où dans certains départements, il n’y en a pas encore assez », reconnaît la présidente. Concernant le projet quelque peu décrié de l’A69, « elle est citée dans le Tarn mais les gens ne nous en parlent pas en dehors du département. C’est un phénomène monté en épingle », précise Carole Delga. Forte de ces échanges, la Région prévoit un acte 2 de cette tournée après les élections municipales, en mars 2026. La collectivité compte également lancer un Comité régional du dialogue citoyen, afin de pérenniser cette relation.

  • Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    Des ateliers pour conjuguer police, prévention et proximité

    L’initiative peut paraître légère, mais l’objectif poursuivi est majeur. Ce vendredi après-midi, de 13h30 à 17h30, des activités sportives et citoyennes gratuites seront proposées au centre social Nelson-Mandela, dans le quartier des Comtes. Au programme : initiation aux gestes de premiers secours, présentation des missions de la police, mur d’escalade mobile, structures gonflables, tatamis, présentation du matériel spécifique au métier de policier ou encore parcours de sensibilisation à l’alcool et aux drogues.

    Derrière cet après-midi porté par la Métropole, il y a l’association Raid aventure organisation, qui œuvre au rapprochement police-population depuis plus de trente ans. L’événement porte d’ailleurs le nom de « Prox », pour proximité. Laurent Belsola, maire (PCF) de Port-de-Bouc, explique : « C’est un moment ludique pour découvrir les missions des différents métiers de la sécurité, plus du côté de la prévention, de l’éducation, de la médiation et faire en sorte de casser les clichés et les a priori qu’il peut y avoir entre la jeunesse et la police, mais dans les deux sens. »

    « C’est vrai qu’il y a de ça quelques années, on avait une police de proximité, qui avait ce rôle-là d’aller vers la jeunesse des quartiers et les habitants, de ne pas faire que de la répression, mais aussi de la présence et de la prévention », note Valérie Rambaud, responsable de la Gestion urbaine et sociale de proximité de la Maison des projets, qui avait organisé la première édition de cette action, en août, aux Aigues-Douces. Mises en place en 1998, sous le gouvernement de Lionel Jospin, ces brigades locales, qui comptaient 13 500 agents, avaient été supprimées en 2003 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur.

    Ces ateliers Prox ne remplacent pas cette unité, mais ont l’ambition de participer aux bonnes relations entre police et population. « Le fait de briser les appréhensions autour de l’uniforme permet aussi de désamorcer en amont d’éventuelles problématiques », affirme Laurent Belsola.

    Susciter des vocations

    Mais l’après-midi est aussi dédiée au recrutement, avec la présence des partenaires de l’emploi et de l’insertion comme la Mission locale. « Lors de la première édition à Fabien Menot, on était très agréablement surpris de voir que des jeunes des Aigues-Douces s’étaient attablés avec les recruteurs de la police nationale et de la gendarmerie et ont même, pour certains, signé des contrats et se sont engagés, se remémore Laurent Belsola. Cette initiative est aussi faite pour montrer que les forces de l’ordre, c’est aussi des débouchés, des métiers divers et variés qui peuvent présenter un intérêt et c’est pas parce qu’on vient d’un quartier qu’on ne peut pas intégrer la police. »

  • À Aubagne, le parc de l’Huveaune a été inauguré

    À Aubagne, le parc de l’Huveaune a été inauguré

    200 mètres de berges restaurées, 500 mètres de voie verte pour vélos et piétons, 10 000 plants pour redonner vie à la nature, 8 000 m² d’espaces végétalisés : après 20 mois de travaux, le parc de l’Huveaune a été inauguré samedi en présence de nombreux élus venus entourer le maire d’Aubagne Gazay. D’un coût total de 3,3 millions d’euros, le projet revu suite à une importante pression citoyenne, a été réalisé par l’Epage HuCA et soutenu par la Métropole, dont la présidente, Martine Vassal, a salué samedi « un lieu de respiration et de vie où la rivière retrouve sa place, protège la ville et lui rend sa verdure ».

  • Des jeunes parlementaires pour construire avec la Région

    Des jeunes parlementaires pour construire avec la Région

    « Nous vous donnons la parole mais aussi les moyens d’agir », a indiqué le président (Ren.) Renaud Muselier dans l’hémicycle rempli de parlementaires âgés de 15 à 22 ans, lors de la session inaugurale, samedi, du Parlement régional de la jeunesse (PRJ). Issus des cinq départements, ces lycéens des filières générale, technologique, technique et agricole, apprentis et étudiants en formation professionnelle ou sanitaire et sociale, disposent d’un budget de 50 000 euros pour faire émerger des actions concrètes au sein de la politique régionale à destination de la jeunesse.

    Il y a 9 ans, sur le modèle du Département, « on s’est dit que faire découvrir le fonctionnement des instances démocratiques à la jeunesse était une bonne idée. Au fil du temps, les jeunes s’en sont emparés et sont passés des recommandations aux propositions. L’idée est devenue une boîte à idées », explique Renaud Muselier. Avouant son « incompréhension face à la montée des tendances suicidaires chez les jeunes », il entend puiser dans cette génération les enseignements capables « de nous faire avancer sur des problématiques propres à leur époque. Nous sommes les mêmes, mais dans un contexte différent ».

    Un lien intergénérationnel

    Le PRJ a déjà à son actif des travaux autour du devoir de mémoire, de la promotion d’actions écologiques innovantes, du développement de la pratique sportive en lien avec l’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. « C’est une chance de faire part de problématiques du quotidien, et de se dire que quand on peut les régler, les conseillers sont à l’écoute », a souligné, fort de deux mandats, Loris Martin, 19 ans, désormais étudiant en 2e année de droit.

    La nouvelle session organisera son travail sur les thèmes de l’Europe, de la communication, du développement durable, de la lutte contre le harcèlement en milieu scolaire, de la citoyenneté et du sport et les Jeux olympiques et paralympiques. Dans l’hémicycle, la curiosité et l’intérêt des jeunes se sont déjà fortement exprimés. « Peut-on financer des projets pour lutter contre la désinformation ? », « Comment aider ceux qui passent le Bafa à trouver des stages pratiques ? » ou « comment lutter contre le mal-être des jeunes ? »

    Ce nouveau mandat constitue pour ces 123 jeunes « une école formidable pour apprendre à devenir acteur de la vie publique » a salué Bruno Genzana (Les Centristes), président de la commission jeunesse. Une occasion, pour David Galtier (DVD), vice-président de la Métropole délégué aux Sports, aux équipements sportifs et aux JO, de « montrer que la jeunesse n’est pas seulement l’avenir mais le présent. Vous n’êtes pas là pour suivre mais pour proposer. Nous, pour transmettre ». Et, en un mot, « Osez ! » ont encore encouragé Élodie, Julie et Hakim, venus témoigner de leur expérience au sein du PRJ.

  • Toulon : jeunes et policiers, ensemble pour s’écouter

    Toulon : jeunes et policiers, ensemble pour s’écouter

    « L’objectif premier de cette rencontre, c’est le rapprochement police-population à travers un événement sportif », explique Hugo, pour la Ligue varoise de prévention (LVP). Il s’agit ni plus ni moins que de permettre à des jeunes, issus des quartiers, et des agents des forces de l’ordre d’échanger, apprendre à se connaître, afin de restaurer le lien de confiance nécessaire à une cohésion sociale plus ou moins abîmée par la fracture sociale.

    Et ce sont des jeunes également, mobilisés par la LVP dans le cadre du dispositif Action Jeunes Citoyens, qui sont à la manœuvre. Aussi bien pour la logistique le jour J que pour la préparation et l’organisation en amont. Sans compter le travail de réflexion mené de bout en bout, lors de la manifestation, sur la sécurité et l’autorité, comme le souligne le responsable de la structure de prévention spécialisée : « C’est intéressant de voir le cheminement de part et d’autre. Autant de la part des jeunes que des professionnels, qui sont eux aussi comme nous-mêmes, remplis de constructions, de préjugés, de stéréotypes sur ce genre de thématiques. »

    « On est là justement pour faire tomber les a priori », confirme le brigadier-chef Fabrice Gombault. Sur le stand de la police nationale, les questions fusent. Beaucoup portent sur les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre sont autorisées à faire usage de leur arme à feu. « Non, si on est à 50 mètres, l’individu portant un couteau n’est pas un danger. Par contre, s’il s’apprête à tuer quelqu’un avec ce couteau, on peut intervenir », répond un professionnel.

    « Mais monsieur, si quelqu’un a une arme et qu’il ne l’utilise pas, c’est compliqué de juger s’il est dangereux ou pas, non ? », interroge un jeune. Réponse : « Logiquement, tant qu’il ne menace personne, qu’il n’y a pas de réel danger imminent, on n’a pas le droit de tirer. » Le sujet est éclairci.

    Sécurité publique

    Dans la salle réservée aux groupes de parole, si l’ambiance est plus feutrée, les propos n’en sont pas moins riches d’enseignements.

    « Monsieur, pourquoi il n’y a pas de policiers qui font de la prévention dans les quartiers, qui sont un peu plus présents, qui communiquent ? » demande non sans malice un jeune. Avec le sourire, le jeune officier lui répond que cela a existé et que cela s’appelait la police de proximité, dans les années 2000. « Avant, on s’appelait aussi les gardiens de la paix... », lui explique-t-on. La réplique du jeune est bien sentie : « Je crois que la personne qui a arrêté ça, bizarrement, elle est en prison. Non ? » Bravo, minot ! Ce dernier fait référence à Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l’Intérieur (2002-2004 puis 2005-2007) et président de la République (2007-2012), aujourd’hui incarcéré.

    Retour à présent dans le gymnase, où des ateliers sportifs sont menés. La maire de Toulon, Josée Massi (SE), assiste à une initiation à la boxe : « Notre objectif est d’arriver à faire tomber les barrières entre les jeunes et les polices nationale et municipale. Regardez là, ça marche, ça crée du lien. »

    Et, en effet, ce type d’expérience redonne espoir à tous ceux qui croient en la prévention comme levier de sécurité publique.

  • L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’épineuse question des transports et des embouteillages, qui affectent régulièrement le quartier de Luynes, est de nouveau saisie par l’association locale Luynes en Action. En parallèle des ateliers mis en place par la mairie d’Aix-en-Provence, organisés après une réunion publique au printemps dernier, le collectif lance une enquête citoyenne sur le sujet. Ouverte depuis le 7 octobre, en place jusqu’au 4 novembre, cette évaluation permet de « comprendre comment les Luynois utilisent les transports en commun, ce qu’ils en pensent et quelles améliorations ils souhaitent pour mieux répondre aux besoins d’aujourd’hui », précise l’association, dans un contexte ou « la circulation se densifie et que la recherche d’alternatives à la voiture devient urgente ».

    Il suffit pour les usagers de se rendre sur le site de l’association pour remplir un questionnaire en ligne. L’enquête close, les retours seront dépouillés et étudiés sous deux angles. Le premier étant celui de la « satisfaction » (avis et attentes des usagers, améliorations envisagées…), le second une « analyse des usages » (identifier les lignes de transports empruntées, dans quelles directions…).

    « à cet instant, les données récoltées sont largement représentatives. Plusieurs centaines de réponses ont été reçues, estime Rémi Girardin, co-président de l’association. Elles proviennent de Luynois, mais aussi d’usagers qui travaillent, passent ou étudient à Luynes. (…) Ces données seront précieuses pour alimenter nos prochaines rencontres la Métropole Mobilité, mais aussi pour faire un parallèle avec l’étude globale du village pilotée, en ce moment, avec l’Agence d’urbanisme du pays d’aix (AUPA). »

  • Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Les socialistes veulent faire de Marseille un exemple national

    Comment répondre à la crise provoquée par Emmanuel Macron ? « Avec l’union évidemment et dans les Bouches-du-Rhône, on sait faire ! » À la Fête de la Rose, ce samedi 11 octobre, le premier secrétaire de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, Yannick Ohanessian, annonce la couleur, du rose à l’arc-en-ciel. Il ne s’agit pas là d’une réunion de militants, mais d’un « rendez-vous avec l’histoire ». Où le contexte national s’entrechoque avec les enjeux des municipales. Et d’ériger Marseille en exemple, un « terrain d’union, témoin d’une gauche rassemblée et responsable » qui « redonne de la dignité » quand, à droite, la candidate Martine Vassal (DVD) lorgne sur l’extrême. « Elle veut se servir de Marseille, pas servir Marseille », balance Yannick Ohanessian, pour qui elle représente « toujours la même droite rigide et rance ».

    Dans la salle des Tables de la Friche, on retrouve presque toutes les composantes de la gauche, du sénateur PCF Jérémy Bacchi à l’écologiste Didier Jau, en passant par l’Après 13 avec Katia Yacoubi, des syndicalistes aussi.

    « Revenir à ce que

    nous sommes »

    Les maires PS d’Avignon, Cécile Helle, et de Vitrolles, Loïc Gachon, celle des 1-7 à Marseille, Sophie Camard (GRS), rappellent, lors d’une table ronde, combien ils sont en prise directe avec les citoyens. Loin de « l’ego trip de la présidentielle », commente cette dernière.

    Kamel Guemari, pilier de l’Après M, McDo devenu resto solidaire à Sainte-Marthe (14e), insiste : « il ne faut pas reproduire ce que l’on a déjà subi, les échéances sont courtes. »

    Pierre Jouvet, secrétaire général du PS, lui, martèle : « Faites de Marseille un exemple national, nous devons gagner les municipales avec la gauche rassemblée », avant de laisser la place à celui qui l’incarne : le maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). « Il est temps de revenir à la genèse de qui nous sommes », s’enflamme l’élu, rappelant l’histoire du congé maternité, de l’abolition du travail des enfants ou de la réduction du temps de travail, des « conquêtes sociales », dont les « mêmes toujours nous disaient que ça allait être une catastrophe ». Il n’oublie pas de tirer sur LFI, affirmant sa « honte » quand il entend « certains députés pointer du doigt les communistes, oubliant que le parti des fusillés s’est levé avec les socialistes, les gaullistes, pour défendre nos libertés ». Vient le tour de la droite, avec sa honte « pour ceux qui oublient leur passé qui, se réclamant de l’héritage du général de Gaulle, sombrent et rampent devant les héritiers de Vichy ». Avant d’asséner, solennel : « nous n’avons pas été élus pour faire des compromissions mais pour changer la vie des gens. »