Tag: citoyens

  • Enfin un QG pour rêver ensemble

    Enfin un QG pour rêver ensemble

    Parmi les grands carnavals provençaux, celui de Martigues se distingue par sa notoriété et son inventivité. Sa fabrication est en cours et a désormais son lieu de ralliement, un QG installé au cœur de l’espace Simone-Veil de la Venise provençale. En ce mois de décembre, habitants et artistes travaillent ensemble pour réussir le carnaval 2026. Ici point de barrières et encore moins de compétition entre Martégaux. Le carnaval est une affaire citoyenne et collective. Il mobilise les quartiers et les services publics. On y cultive l’esprit transgressif et émancipateur de la culture carnavalesque.

    Faire vivre la cité

    Cela peut sembler d’une folle légèreté mais réussir à fédérer, à embarquer les habitants dans cette aventure est un acte politique au sens premier du terme : faire vivre la cité, promouvoir la concorde, l’amitié, la fraternité. Avec sa dimension théâtrale, mythique et délurée, le carnaval devient, dans ses temps sombres où les semeurs de divisions pullulent, un acte de résistance. Une résistance de joie que l’on se fabrique, de bonheur que l’on se tricote ensemble, dans le partage et les savoir-faire. Non pour oublier les duretés du quotidien mais pour puiser l’énergie indispensable pour faire face aux désordres du monde, à l’égoïsme triomphant. C’est à cela que l’on reconnaît, outre sa qualité, la visée d’une politique culturelle ouverte sur le monde et tournée vers l’autre à commencer par son voisin. Cultiver l’altérité et offrir des outils pour grandir, c’est aussi le sens du carnaval martégal qui sait fédérer au-delà de la commune. En cette fin d’année, c’est un sacré message d’espoir.

  • La laïcité comme vecteur de vivre-ensemble au collège

    La laïcité comme vecteur de vivre-ensemble au collège

    Une vraie ruche. Le hall du collège Coutarel d’Istres était rempli d’élèves de toutes les classes jeudi après-midi à l’occasion de la journée de la laïcité organisée par l’établissement. Dès l’entrée, l’exposition du Département sur le sujet se présente avec explications. « Avant l’Église intervenait dans les affaires de l’État », présente un professeur à ses élèves. « Il y a une loi pour séparer l’Église et l’État en 1905. Une loi est une obligation, sinon punition. Mais la laïcité n’est pas une loi, c’est un principe moral qui doit être respecté par tout le monde », nuance-t-il.

    Outre ce principe, on y parle aussi de harcèlement, de culture provençale comme japonaise, de religion aussi. On peut aussi manger un bout de saucisson à la table corse. À cette table, quatre élèves s’activent à distribuer verres d’eau et tranches de lonzo. Mais ce n’est pas seulement de gourmandise dont il s’agit.

    « Ce moment sert surtout à réunir tout le monde, peu importe son origine ou sa religion, pour s’amuser » avance Nikki Jezewski, élève de 3e. « Ça nous oblige à être en groupe, ensemble, à discuter », complète sa sœur Luan. Loredana Rodrigues, amie des deux précédentes, fait remarquer que « certains peuvent envoyer de la haine. Mais nous, on essaie de sympathiser quand même ». Est-ce que c’est ça le vivre-ensemble ? « oui c’est ça en fait », répond directement la jeune fille, « les gens ont leur histoire et la laïcité c’est pas être ami avec tout le monde, c’est respecter les autres et pas les juger ».

    « Réunir les gens »

    Leur réflexion sur la laïcité ne s’arrête pas là. « Ça permet aussi de réunir les gens pour vivre sans problème car il n’y a que ça dans le monde », reprend Nikki Jezewski. « Et sans TikTok » lance Loredana Rodrigues, « y’a des gens ça leur monte à la tête et ils deviennent violents ou harceleurs », estime-t-elle. Luan Jezewski nuance : « Les réseaux peuvent aider certains à s’ouvrir, mais d’autres c’est le contraire et sortent ce qu’il y a de moche en eux.»

    À entendre ces paroles, la principale Isabelle Décoret se dit « touchée que ces élèves dans notre établissement dit violent prouvent qu’il y a des valeurs auxquelles elles croient ». « Cet enseignement quotidien fait partie de leur parcours de futurs citoyens », estime la principale. Son adjointe Nathalie Reiniche parle d’en faire « une expérience tactile, et non un cours frontal ». « La laïcité est souvent abîmée car mal comprise. Avec cette expérience, ils peuvent se l’approprier, et ce dès la sixième », conclut-elle.

    Un travail nécessaire selon Carine Benarous, du stand du centre culturel Edmond-Fleg, présente pour expliquer la fête juive de Hanouka. « Il y a de l’incompréhension et une recrudescence de l’antisémitisme. Mais les enfants sont des éponges, il faut leur en parler », estime l’intervenante, « la laïcité nous permettant d’être ce qu’on est ».

    Et de vivre, échanger, partager ensemble.

  • Remises de diplômes sur le stade nautique Florence Artaud

    Remises de diplômes sur le stade nautique Florence Artaud

    La formation Premiers Secours Citoyens ou PSC est une formation qui aide à avoir les bons réflexes pour les incidents les plus communs : malaise, brûlure, étouffement…

  • Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Gaby Charroux a inauguré son local de campagne électorale

    Nous voulons garder une mairie à gauche et un maire communiste qui doit être Gaby Charroux » lance Marc Beltran à plus de 500 autres soutiens de Gaby Charroux rassemblés dans la cour du local de campagne du 1 bd Gérard-Philipe, devenue amphithéâtre le temps d’une inauguration aux allures de meeting.

    Les soutiens au maire sortant ont eu l’occasion d’exprimer leur vision de la campagne. À l’instar de la photographe Caroline Malatrait, autrice d’un travail de mémoire sur la famille Zavattoni et pour qui Gaby Charroux « est le garant de l’histoire sociale et humaine de Martigues, ville façonnée par le travail, la solidarité, non par la spéculation ou l’exclusion ». Et abonde : « Nous sommes saturés de discours simplistes et de peurs instrumentalisées, noyés dans les réseaux sociaux et la désinformation. Il suffit de sortir et de regarder autour de nous pour constater que Martigues a avancé, s’est transformée, sublimée année après année », affirme Caroline Malatrait.

    L’ancien proviseur du lycée Langevin, Marc Beltran, part d’une expérience toute personnelle, mais prise pour exemple. « Comme tout malvoyant de France, on a droit à une télécommande fournie par les Villes » pour le guidage sonore des piétons. « À Martigues, non seulement le service vous donne rapidement l’équipement mais en plus il vous demande votre itinéraire pour vous accompagner ! » souligne l’ancien fonctionnaire.

    Le candidat Gaby Charroux veut toujours plus pour la ville. L’actuel maire l’annonce : « Nous allons demander à récupérer la propreté urbaine et la régie des eaux à la Métropole car on faisait mieux » face au mécontentement des usagers. « Nous refusons la résignation » lance l’édile, dans « un moment charnière où deux visions du monde s’affrontent » au local comme à l’international. Et à 83 ans, « s’il n’y a que mon âge à me reprocher, alors tout va bien ».

    « Son optimisme et son expérience inspirent »

    Il y a de tous les âges dans le public. Marc Beltran parlait d’ailleurs d’« une ville qui a investi dans sa jeunesse ». Selma Bechagra, 21 ans, en atteste. « Le maire nous a aidés dans l’obtention du Bafa avec des stages payés. Ça a été une vraie première expérience professionnelle avec salaire, surtout que je passais en même temps le permis », raconte cette travailleuse sociale de métier. « Notre maire écoute ses citoyens, est proche d’eux et ça fait la différence », assure-t-elle.

    Eddy Dekkiche, étudiant en droit, partage. « Son optimisme et son expérience m’inspirent, comme sa capacité à répondre aux besoins de la ville qui évoluent » relate le juriste, qui s’estime « chanceux d’avoir grandi avec l’éducation, la culture et le sport pour s’épanouir dès le plus jeune âge ».

    Le prochain atelier de la campagne a lieu mercredi 17 décembre à 18h, salle Dufy.

  • Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Jean-Pierre Meyer fixe les enjeux de la liste de gauche

    Candidat de la gauche aux élections de 2020, ce qui lui avait permis de glaner un poste au conseil municipal, Jean-Pierre Meyer ne va pas tout bouleverser en 2026, mais tout de même apporter quelques retouches à sa liste. Celle-ci, et les 33 colistiers, s’inscrivent dans la continuité de la précédente, tout en s’offrant un vent de fraîcheur nécessaire, et parfois contraint : « C’est une liste renouvelée à plus de 50%. Un certain nombre de personnes qui étaient avec nous en 2020 nous ont quittés, d’autres sont partis. Mais il était évident de prendre appui sur ceux qui, depuis 2020, m’accompagnent dans cette mission. Je ne sais pas s’il faut les citer, mais il y a un noyau dur très diversifié de citoyens encartés ou pas », décrit l’élu de 70 ans.

    Une continuité qui s’exprime également dans les orientations du projet politique, qui « s’appuie sur celui de 2020, qui n’a pas pris une ride. Il est en cours de finalisation. On se donne jusqu’au 19 février, date de la réunion de présentation du programme, pour l’affiner », explique-t-il. Avec une volonté affirmée de favoriser la démocratie de proximité : « Il s’inscrit dans une vision municipale qui associe les citoyens à la vie de la cité. On veut favoriser la participation citoyenne. Nous voulons réconcilier les gens avec la vraie politique, pas celle qui consiste en des intérêts personnels, mais celle qui agit pour concrétiser un slogan qui nous est cher : mieux vivre tous ensemble à Sanary. Il y a également toute une série de propositions qu’on va réactualiser, car certaines de 2020 se réalisent, comme le projet d’accession sociale à la propriété, un sujet sensible notamment pour la jeunesse qui a du mal à rester à Sanary eu égard aux prix des logements. »

    « Rééquilibrage générationnel »

    La jeunesse, un facteur important pour Jean-Pierre Meyer, pour qui ce sera la dernière campagne : « La campagne et le mandat seront ceux de la relève. On doit laisser notre place aux plus jeunes car ils constituent l’avenir. Nous aurons donc une représentation des 35-45 ans. Ce ne sont pas des tout jeunes, ils sont encore en nombre insuffisant, mais nous comptons sur eux pour gagner des personnes de leurs générations et de celles qui les précèdent. Il faut qu’ils soient en situation de prendre de plus en plus la parole pour porter leur vision de la place que doit avoir la jeunesse à Sanary. Ça fait partie de nos objectifs : créer les conditions du rééquilibrage générationnel. On a ce problème à Sanary comme dans beaucoup de stations balnéaires méditerranéennes, à cause des prix et l’insuffisance des infrastructures pour la petite enfance, le manque de transports en commun. L‘échelon municipal nous paraît être le plus évident pour permettre de renouer entre citoyens et politiques, car les communes ont encore assez de pouvoirs pour mettre en place des décisions proches de la volonté populaire », veut croire l’élu.

    Enfin, la liste revendique une vertu, sa transparence : « Comme en 2020, nous avons opté pour une liste de rassemblement de citoyens et de citoyennes adhérents ou pas à un parti politique, mais soutenus par le PCF, les Écologistes et le PS, et qui ont le même idéal progressiste et écologique. Et nous avons tous considéré qu’il était primordial de dire aux électeurs qui nous sommes et qui nous soutient. Contrairement aux six listes qui risquent de se présenter en face, qui sont soit DVD, soit sans étiquette. Nous, on fait le choix de marcher à visage découvert, c’est la moindre honnêteté qu’on doit aux électeurs », conclut la tête de liste de Renouveau pour Sanary.

  • Les jeunes font vibrer la laïcité lors d’un concours d’éloquence à Ollioules

    Les jeunes font vibrer la laïcité lors d’un concours d’éloquence à Ollioules

    La Journée nationale de la laïcité, instituée en 2021, vise à informer les élèves sur la loi de 1905 de séparation des Églises et de l’État et sur le principe même de laïcité. C’est dans ce cadre que plus de 250 élèves de quatrième, issus de divers collèges du département, ainsi que quatre jeunes de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), ont participé, mardi à Châteauvallon, à un concours d’éloquence. Le thème : « Plaidoyer pour les sceptiques de la République ». Une initiative portée depuis quatre ans par la préfecture.

    La matinée était dédiée au concours collectif, remporté par le collège Coubertin, durant lequel chaque établissement présentait un plaidoyer issu des réflexions de chacun des élèves. Avait également lieu le concours de la PJJ, qui a récompensé Maël, 16 ans : « J’ai beaucoup appris et ça m’a permis de concrétiser les valeurs de la République. Ça m’aidera aussi pour d’autres projets sur le plan de l’éloquence », se félicite-t-il. « On mène des ateliers sur les valeurs citoyennes et républicaines avec nos jeunes. On a travaillé sur les textes pendant deux mois. C’est important qu’ils puissent s’en inspirer », affirme Kaltoum Karimi, son éducatrice.

    « La laïcité peut être ajoutée à notre devise »

    L’après-midi, place à un concours individuel de grande qualité. 19 candidats sélectionnés par leurs camarades de classe se sont exprimés sur des sujets transversaux à la thématique de la République et de la laïcité : égalité, immigration, éducation, racisme, féminisme… « Tant qu’il y aura les mêmes droits pour les hommes et les femmes, les sceptiques les remettront en cause. Tant qu’il y aura l’immigration, les sceptiques tenteront de la supprimer. Tant qu’il y aura un système scolaire gratuit et laïc, les sceptiques voudront le rendre religieux et payant », martèle Adem, du collège la Marquisanne, lauréat du concours. « La laïcité peut être ajoutée à notre devise, car elle est aussi importante que la liberté, l’égalité et la fraternité. Chacun doit être respecté, qu’importent ses origines ou ses croyances », soutient l’adolescent de 13 ans à la tête bien faite. « Nous sommes en éducation prioritaire renforcée. Pour nos élèves c’est une fierté de se confronter à d’autres publics et de voir qu’ils ne déméritent pas », réagit Claude Richerme, professeure de lettre à la Marquisanne.

    Une plaidoirie qui, comme chacune, a impressionné le préfet, Simon Babre : « Ils sont capables d’un discours argumenté, sans se départir, et en tenant compte de l’avis d’autrui. Les sceptiques pensent que les valeurs de la République en valent d’autres. Les enfants, au contraire, disent qu’elles sont vivantes et trouvent des illustrations quotidiennes. On sent que ce sont leurs tripes qui parlent. »

    Ce projet, porté par le Département, la CAF, la PJJ et l’Éducation nationale, a été animé par la slameuse K-Rol, qui a réalisé deux ateliers avec chacune des classes : « On leur inculque la liberté d’expression, qui implique aussi qu’ils puissent critiquer la République, tout en en étant acteur. Et en tant qu’artiste, je voulais qu’ils prennent la parole, car quand on a été écouté une fois, on se dit que c’est possible. La parole est une arme », conclut-elle.

  • La mémoire vive de la rue d’Aubagne aux Archives

    La mémoire vive de la rue d’Aubagne aux Archives

    Sept ans après les effondrements, le drame de la rue d’Aubagne poursuit son chemin mémoriel. Une partie de cette histoire est officiellement entrée ce vendredi aux Archives municipales de Marseille. La convention a été signée lors d’une table ronde organisée dans le cadre des 5e Rencontres de l’éducation populaire.

    En septembre 2019, des chaînes ayant fermé les immeubles frappés d’arrêtés de péril avaient déjà fait leur entrée au Musée d’histoire et rejoint les collections muséales de la ville pour en devenir « un bien culturel inaliénable ». Cette fois ce sont des documents et récits toujours collectés par Noailles Debout ! avec la coopérative Hôtel du Nord auprès des habitants, qui seront conservés et mis à disposition de tous.

    « La profondeur du récit, du témoignage, en est d’autant plus émouvante et pertinente. Car c’est le propre des récits de vie, des témoignages oraux que de donner du sens à des documents, des informations ou des objets, produits par des services publics ou conservés par eux », apprécie Jean-Marc Coppola, adjoint à la culture. Dans ce projet de collecte, « l’équipe des Archives municipales s’est contentée de conseils et recommandations juridiques et pratiques », insiste l’élu communiste, rappelant que Noailles Debout ! et Hôtel du Nord « ont mené, en toute indépendance, le projet de collecte et fait le choix de cette donation ».

    « Projets co-construits »

    Présents pour l’occasion, quatre membres de Noailles Debout !, Laura, Jean, Laurent et Mélina, ont rappelé à la tribune le chemin parcouru par cette « association à but réparateur » qui s’est très vite retrouvée à marcher dans les pas de convention de Faro, à laquelle la municipalité a adhéré en juillet 2025, en œuvrant à la constitution d’une mémoire vive et collective du quartier et témoignant de l’engagement des habitants dans la préservation de leur patrimoine et le respect de leur histoire. Désormais un comité d’archives du quartier est à l’étude.

    « Des projets co-construits avec les habitants, dans un but de résilience pour dépasser le traumatisme en l’inscrivant dans une histoire collective reconnue », développe encore Jean-Marc Coppola. L’illustration d’« une conjonction heureuse entre projets administratifs, politiques et citoyens », note Olivier Muth, le directeur des Archives municipales.

    Un projet en lien direct surtout, avec la table ronde de la matinée baptisée : Écouter, reconnaître, transmettre : démarches mémorielles, patrimoniales et historiques portées avec et par les habitants. « L’idée des Rencontres de l’éducation populaire, c’est d’avoir un temps où on rend visibles des pratiques qui participent de la co-construction avec les habitants de la politique publique dans la ville dans une démarche d’éducation populaire », explique Marie Batoux, adjointe (PM) en charge de l’éducation populaire, pour présenter cette table ronde qui a mis en avant, durant près de deux heures, « la question des mémoires des habitants et leur place dans la ville ».

    Un travail notamment mené dans plusieurs centres sociaux et illustré par les témoignages de Fatima et Amina, ambassadrices citoyennes de Frais Vallon, sur l’histoire de leur quartier, ou dans un autre genre, par celui de Nicolas Dupont, animateur du groupe Mémoire de la coopération territoriale sur la Belle de Mai.

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    « Construire oui, mais pas n’importe où et pas n’importe quoi », tranche Jean-Pierre Squillari.

    Si lui et son équipe sont élus en mars prochain, « on stoppera le bétonnage sauvage. Les logements construits ces douze dernières années durant le mandat du maire sortant (LR) Gérard Gazay ne sont pas accessibles à la majorité des Aubagnais. On part du principe que les logements doivent correspondre aux besoins des habitants, et non aux envies des promoteurs ». En accord avec le programme de la liste*, « nous ferons un moratoire sur les constructions. Il y aura un statu quo sur celles qui sont programmées. Pour les autres, on regardera si la réglementation est respectée, si le réchauffement climatique est pris en compte. Si tout est dans l’ordre, il n’y aura pas de problème. Dans le cas contraire, on arrêtera les projets de construction ».

    Il martèle : « Finies les opérations clinquantes pour investisseurs. On remet les familles au centre : loyers accessibles, tailles adaptées, vraie mixité pour garder 25% de logements sociaux. »

    Non à l’étalement urbain

    Selon l’Agence départementale d’information sur le logement des Bouches-du-Rhône (Adil 13), citée dans un article de la Ville d’Aubagne daté du 13 mai dernier, il y aurait, dans cette ville de 47 342 habitants, 22 656 logements, dont 27,43% de logements sociaux, et 3 043 demandeurs de ces logements. Si la Ville est dans les clous quant à la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), « c’est grâce aux municipalités précédentes, car le maire sortant n’a pratiquement rien construit », pose-t-il. Pour autant, « le parc social se dégrade, les loyers s’envolent, les jeunes ne trouvent rien, les anciens ne peuvent plus rester chez eux, les familles monoparentales serrent les dents… Et pour acheter, n’en parlons même pas : des prix qui donnent le tournis », constate-t-il. Et d’embrayer : « Et ça, ce n’est pas arrivé par hasard. C’est le résultat d’une politique municipale qui a laissé filer la spéculation, qui a couvert l’extension urbaine. »

    Un autre axe fort de ses propositions entend « réviser les plans d’urbanisme pour reconstruire sur l’existant. Densifier un peu, intelligemment, là où il y a déjà des bâtis, des transports publics, des services et des commerces. Revitaliser plutôt qu’étaler. Et surtout : stop au grignotage des terres naturelles et agricoles. »

    Dans le même état d’esprit, l’idée est de « mobiliser les 1 500 logements vacants » situés dans le vieil Aubagne. « Ils ne seront pas tous disponibles, car certains font l’objet de procédures en cours par exemple en cas de problèmes sur un héritage, ou sont en procédure de péril, mais une partie pourrait être disponible. On va travailler avec les propriétaires, utiliser tous les outils existants, et remettre ces logements sur le marché. À titre d’exemple, la réhabilitation du centre ancien de Salon-de-Provence est une réussite », argumente-t-il.

    * Depuis le 30 novembre dernier, son site de campagne a été ouvert : www.aubagne-en-commun.fr

  • Jacques Witkowski devient officiellement préfet de région

    Jacques Witkowski devient officiellement préfet de région

    Une main de fer dans un gant de velours ? Nommé le 19 novembre, Jacques Witkowski, nouveau préfet de région, de la zone de défense et de sécurité Sud et des Bouches-du-Rhône, est officiellement devenu, ce lundi 1er décembre, le représentant de l’État sur notre territoire. Tout droit arrivé du Grand Est après le passage éclair de son prédécesseur, Georges-François Leclerc, parti de Marseille rejoindre, le 30 octobre, les ors de la République en tant que directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, il lui a aussi succédé durant trois ans en Seine-Saint-Denis.

    « Je sais ce que je trouve, il sait ce que je vais faire », a-t-il lâché dans un sourire au cours de son allocution, reconnaissant qu’il n’imaginait pas se retrouver dans la cité phocéenne. « Je suis avec vous et tout à vous », assure-t-il néanmoins, devant un large parterre d’élus et de représentants du monde politique et économique. Le style tranche déjà son prédécesseur, le nouveau préfet affichant sa volonté d’être à l’écoute. « Vous me trouverez toujours à vos côtés, c’est dans la lettre que j’ai envoyée ce matin à l’ensemble des maires du département », affirme-t-il. Trois mots « seront toujours [son] guide », détaille-t-il : « Un État lisible, proche, réactif. » Il développe : « Lisible car il faut faire savoir ce que l’on fait. Sur les grands projets, le déficit d’explications, parfois, nous met à la peine. » La proximité, car « il faut que les services de l’État puissent avoir cette attention, avec chacun de nos citoyens ». Pour la réactivité, « vous aurez un préfet qui sera ouvert d’esprit et qui essaiera de faire des choses le plus vite possible… quand ça l’est », s’engage-t-il.

    Le narcotrafic

    en ligne de mire

    « J’ai conscience que les Bouches-du-Rhône, la région Paca, Marseille, ce n’est pas un poste comme les autres », estime Jacques Witkowski, fort de ses « 26 affectations ». Avant de laisser à voir son expérience méditerranéenne, « il y a quelques années à Montpellier » en tant que préfet de l’Hérault de 2019 à 2021, et de faire part de son attachement au sud.

    Il promet d’être « très attentif au développement de l’ensemble de la région Provence Alpes Côte d’Azur » où « de nombreux projets structurants sont devant nous », comme les Jeux olympiques, un dossier sur lequel il a travaillé plus de trois ans lors de son passage en Seine-Saint-Denis. « Un enjeu » dont la Région, est-il persuadé, sortira « gagnante avec le Département et la Ville ». Il pointe également des dossiers départementaux « aussi nombreux et d’une importance considérable » dans « une ville monde, une ville port, Marseille ». « Je n’ignore pas tous les enjeux liés aussi au savoir-vivre ici. Pour bien vivre, il faut être bien logé. Pour bien vivre, il faut avoir un travail », martèle le représentant de l’État.

    Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’essentiel de sa feuille de route a déjà été clairement affichée : la lutte contre le narcotrafic. C’est même pour ça qu’il a été choisi par le président de la République, alors que l’assassinat de Mehdi Kessaci choquait tout le pays. Sous le côté affable, on devine sans peine la rectitude pour ne pas dire la tendance plus que droitière du diplômé de Saint-Cyr et gendarme. Pour mémoire, après des incendies de voitures et autres tirs de mortier pour le Nouvel An 2024 en Alsace, il n’avait pas hésité à convoquer en préfecture les parents étrangers des mineurs fautifs, se réservant même la possibilité de réexaminer leur titre de séjour…

    Pointant la remise en cause d’« une de nos libertés fondamentales », celle de la sécurité civile et du quotidien, il assène : « Je m’investirai à 100%. Je serai particulièrement réactif. » Il sera même « à fond », d’« une détermination totale ». Et de menacer « tous ceux qui viennent troubler la paix publique, qui empêchent les libertés individuelles et collectives de s’exprimer au quotidien », de sa « férocité » toute « républicaine ». Les voilà prévenus…

  • Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Patrick Chini mènera une liste d’union de la gauche à Salon-de-Provence

    Il y avait du monde dans le local de campagne de la gauche salonaise rassemblée autour de Patrick Chini (PS), à l’occasion de l’inauguration de leur QG pour les élections municipales de 2026. Le PCF, PS, Génération.s, les Écologistes, Place publique et Génération écologie sont parties prenantes de cette alliance.

    Patrick Chini, ingénieur retraité depuis avril dernier, est la tête de liste de ce rassemblement « pour un autre avenir » en « mettant de côté nos divergences sur des sujets nationaux pour travailler au local » avec « bon nombre de citoyens » au-delà des militants politiques, d’après le candidat qui insiste sur sa volonté d’« intégrer systématiquement la participation citoyenne » dans les réflexions et les décisions pour construire une ville « plus transparente et inclusive ».

    L’écologie en pilier

    Le collectif met en avant plusieurs orientations avant de présenter son programme fin janvier. « Notre premier souci est de faire face à la transformation écologique et économique au regard du changement climatique et tout ce qu’il implique en termes de santé et d’alimentation » détaille Patrick Chini, qui lie cet enjeu à celui de « rendre la ville autonome en énergie et en eau dans la mesure du possible ». « Nous voulons aussi favoriser une alimentation saine et locale car nous avons la chance d’avoir des agriculteurs et des producteurs bio qui nous accompagnent », complète le candidat.

    La campagne sera jalonnée de rencontres dans les quartiers. La liste au complet sera dévoilée le 11 février tandis que le meeting de fin de campagne est déjà programmé au 9 mars à la Maison de la vie associative.

    Local au 21 avenue
    du Maréchal Joffre.