Tag: citoyenneté

  • Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    Une Marche des fiertés à Toulon pour dire non aux discriminations

    C’est demain sur le pavé toulonnais que la nouvelle édition de la Marche des fiertés est attendue. Le principe est simple : rendre visibles celles et ceux qui ont longtemps été contraints au silence à cause de leur orientation sexuelle ou leur identité de genre, victimes de rejets et de violences ou de stigmatisations sociales.

    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’il reste encore du boulot, d’autant plus dans la Var, où l’extrême droite exerce de plus en plus son emprise sur les consciences. Rappelons que la députée RN Laure Lavalette avait dénoncé la programmation du Théâtre Liberté sur la thématique du genre avec ce type de propos : « Non, nous ne sommes pas tous concernés par ces théories nauséabondes… propagande LGBTQI avec l’argent du contribuable. »

    Raison de plus pour venir se mobiliser dans l’espace public et dire non à toutes les discriminations qui demeurent encore hélas une réalité dans de nombreux domaines.

    Festive et revendicative

    Et toutes les avancées obtenues ont été arrachées comme toujours par la lutte et la mobilisation. La Marche des fiertés s’inscrit dans cette tradition de lutte collective.

    L’occasion aussi d’alerter sur les violences homophobes et transphobes qui continuent.

    Une Marche des fiertés revendicative donc qui n’en oublie pas pour autant la dimension festive. La joie, la créativité et l’expression collective devenant alors aussi des moyens de résistance aux passions tristes exacerbées par les réactionnaires de tout crin.

    Rendez-vous donc ce samedi 13 juin dès 13h sur la place d’Armes.

    Pour ce qui est du programme, la journée sera marquée par plusieurs temps forts politiques et associatifs. Ainsi de 14h45 à 15h15, les associations prendront la parole afin de rappeler les réalités vécues par les personnes LGBTQIA+, les combats encore nécessaires et l’importance d’une mobilisation collective face aux discriminations.

    À noter également parmi les prises de paroles annoncées, la présence du premier adjoint à la mairie de Toulon, Julien Orlandini, ainsi que de Patrice Cazaux, adjoint à la Citoyenneté. Un signe fort envoyé par la municipalité à toutes les minorités.

    Vers 17h15, le cortège aura rejoint l’avenue de la République où un discours militant sera prononcé par le Collectif Fiertés Toulon et l’association Trans-mission Var. Afin de rappeler que « la République doit protéger tous ses enfants, quelles que soient leur orientation sexuelle, leur identité de genre ou leur expression de genre ».

    Chacun devant prendre sa part dans la construction d’une société réellement égalitaire.

    La journée se terminera par la fête de 19h30 à 00h avec DJ Set sur la place de l’Equerre.

  • Initier les jeunes à la justice pour prévenir la délinquance

    Initier les jeunes à la justice pour prévenir la délinquance

    « Le tribunal vous reconnaît coupable de deux ans de prison, dont un an avec sursis probatoire ! », lance une toute jeune présidente de tribunal. Robes d’avocat enfilées, dossiers sous le bras… Le public, s’il y en avait eu un, aurait presque cru à une audience classique de comparutions immédiates. Pourtant, ce mercredi, les magistrats et avocats du tribunal judiciaire ont cédé leur place à des élèves de quatre classes de troisième, issues de quatre collèges aixois.

    Dans le cadre du concours -Justice citoyen, projet porté par l’association Objectifs compétences de demain (OCD) et plus largement inscrit dans le cadre du projet Limit’s – visant à limiter l’entrée des jeunes dans le narcotrafic – ainsi que dans le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), les élèves ont endossé les rôles de prévenus, procureurs et avocats, le temps d’une matinée.

    Sur la base du volontariat, les collégiens ont effectué, en amont, « beaucoup de recherches sur le vocabulaire, les procédures », explique Pascal Macia, pour OCD. Un exercice « transversal », croisant éloquence et citoyenneté.

    « On est même allés au Repère jeunesse pour s’entraîner en conditions réelles. Ca va améliorer mes compétences à l’oral, ça me fait repousser mes limites », retrace Maysa, élève du collège Gisèle-Halimi. Elle incarne une avocate de la défense qui plaide pour un père accusé de coups et blessures sur un professeur, qu’il pense être l’auteur de viols sur sa fille. Il s’agit de l’une des quatre thématiques choisies par les élèves. Les trois autres portent sur le trafic de stupéfiants. Sur ce thème, « il faut tirer la sonnette d’alarme et les prévenir du danger », estime Olivier Poulet, procureur adjoint du tribunal et membre du jury. Plus largement, poursuit-il, cette journée permet aux élèves de « découvrir comment marche la justice, surtout dans cette période ou nous sommes extrêmement décriés ».

    La présidente du tribunal évoque l’affaire Lyhanna

    Évoquant le contexte actuel, Hélène Judes, présidente du tribunal et membre du jury, est revenue sur les fondements – parfois oubliés – du système judiciaire. « C’est difficile, dans la situation actuelle, de ne pas vous parler de l’actualité qui, j’imagine, vous interroge. Vous êtes de jeunes gens, je pense que, comme nous, vous avez été touchés par ce drame vécu par la petite Lyhanna. Bien sûr, comme tous les Français, nous pensons bien fort à elle et à sa famille, déroule Hélène Judes. Mais la justice ne se résume pas à cette affaire, heureusement (…). On oublie, dans le discours actuel, que la justice, c’est aussi les conflits du quotidien (…). La justice, c’est aussi ce que la nation, ce que nos élus, qui viennent manifester en grande pompe avec leur belle ceinture, veulent bien lui donner. Cette année, notre budget a encore bien été amputé (…). Chaque citoyen qui paie des impôts donne 6,50 euros par mois à la justice. Même pas le prix d’un kebab avec des frites… C’est ça, la justice aussi. »

  • Les ambassadeurs scolaires de Martigues contre le cyberharcèlement récompensés

    Les ambassadeurs scolaires de Martigues contre le cyberharcèlement récompensés

    « Le monde est connecté aujourd’hui, mais faut pas abuser et utiliser les réseaux sociaux de la bonne manière », affirme Méline Cortès. La lycéenne et ses camarades la terminale 4 du lycée Lurçat ont remporté le concours citoyenneté du Pays de Martigues ex æquo avec la terminale 3, lors de l’annonce des résultats vendredi après-midi à l’hôtel de Ville.

    Le thème de cette année était le respect dans un monde connecté. Chaque classe participante a dû y aller de son imagination. « On a fait une intervention à l’école primaire pour présenter les dangers des réseaux sociaux avec des jeux de memory et de pendu », restitue Mona Bertand, de Tle 3, constatant qu’« aujourd’hui tout le monde a un téléphone en primaire ». Leurs homologues de terminale technologique au lycée Lurçat ont fini 3e, mais peu importe, pour leur professeure de mathématiques Béatrice Babel. « Ça nous sort de l’habituel, le sujet les a tout de suite fédérés autour d’une vidéo. À aucun moment je n’ai dû faire de la discipline, ils ont vraiment donné le meilleur d’eux-mêmes, ce sont maintenant de vrais ambassadeurs contre le cyberharcèlement », insiste l’enseignante.

    Onze établissements

    Ce ne sont pas moins de 13 projets qui ont été présentés par onze établissements, collèges et lycées de Martigues, Port-de-Bouc, Châteauneuf-les-Martigues et Saint-Mitre-les-Remparts, de la sixième à la terminale. Les finalistes de chaque catégorie sont récompensés par une somme dédiée à une sortie pédagogique, de 600 et 400 euros pour les premiers et seconds.

  • Les lycéens de la région restituent leurs travaux sur la Shoah

    Les lycéens de la région restituent leurs travaux sur la Shoah

    Au lycée Adam-de-Craponne, à Salon-de-Provence, le projet pédagogique retenu a été celui d’un format du type « C’est pas sorcier » au sujet des femmes des Sonderkommando, ces déportées chargées de faire fonctionner les fours crématoires des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. « Nous avons travaillé, sur l’année, à partir des cahiers nouvellement édités d’Alter Fajnzylberg, militant juif communiste interné à Auschwitz, rescapé des Sonderkommando », rapporte Nathalie Dupont, professeur de lettres de terminale.

    Depuis 2015, 47 000 lycéens ont bénéficié du dispositif « Mémoire et citoyenneté », financé par la Région Sud. Ce travail de mémoire sur l’univers concentrationnaire est mené sur l’année scolaire par les enseignants avec les élèves, en lien avec des historiens et des auteurs.

    Un voyage d’étude « vraiment marquant »

    Le parcours « hors les murs » débute au camp des Milles, ancien camp d’internement et de déportation, situé à Aix. Les lycéens se rendent ensuite au Mémorial de la Shoah et au Panthéon à Paris, avant de se déplacer en Pologne, au camp d’Auschwitz-Birkenau, pour un « voyage d’étude ».

    « Ça a créé une dynamique de classe forte, c’était touchant », confie Margaux, en classe de terminale générale au lycée Adam de Craponne. « Nous étions au camp d’Auschwitz en janvier, ce qui nous a permis de voir à quel point les conditions étaient terribles. C’était vraiment marquant », conclut-elle.

  • Mehdi Kessaci : la piste de l’erreur de cible étudiée

    Mehdi Kessaci : la piste de l’erreur de cible étudiée

    Le « crime d’intimidation » annoncé par le procureur puis le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, quelques jours après l’assassinat de Mehdi Kessaci le 13 novembre dernier, le petit frère d’Amine Kessaci, militant écologiste et désormais adjoint au maire de Marseille, n’en serait peut-être pas un…

    Inconnu de la police et de la justice, Mehdi, 20 ans a été abattu par un commando à moto alors devant la pharmacie du rond-point Claudie d’Arcy (4e). Un assassinat qui a provoqué une vague d’indignation dans tout le pays, alors que son demi-frère, Brahim, 22 ans, impliqué dans le narcotrafic, avait été retrouvé fin 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture.

    Le combat continue

    Selon Le Parisien, la piste de l’erreur sur la personne, les tueurs pensant s’en prendre directement à Amine, est désormais sérieusement étudiée. Même si elle demande encore à être vérifiée. Pendant plusieurs jours, des « petites mains », chargées de surveiller les déplacements d’Amine auraient suivi son frère.

    Fin mars, l’enquête avait connu un développement majeur, avec l’interpellation dans la région marseillaise et dans l’Hérault de dix individus, 8 hommes et 2 femmes. Six d’entre eux sont soupçonnés d’avoir fourni aux tueurs l’arme et le véhicule et également d’avoir aidé aux repérages des lieux. D’autres sont suspectés d’avoir détruit la moto indique par ailleurs Le Parisien.

    Mis sous protection depuis août 2025, Amine Kessaci, fondateur de Conscience et adjoint à la jeunesse, à la citoyenneté et à l’engagement, a promis de poursuivre la bataille contre le narcotrafic, dès le lendemain de son élection. Il devrait cette semaine réunir les services de prévention et de délinquance et réaffirme son intention de créer une association des maires qui luttent contre ce fléau au niveau européen, a-t-il indiqué à La Provence. Conscience poursuit aussi son objectif, certains de ses représentants se sont rendus le 20 mars, à Turin, pour participer, aux côtés de familles italiennes frappées par les mafias, à une rencontre européenne dans le cadre d’un programme Erasmus soutenu par la Commission européenne.

  • La majorité se forme, l’opposition se défait à Port-de-Bouc

    La majorité se forme, l’opposition se défait à Port-de-Bouc

    Après la séance d’installation, qui a eu lieu dimanche, le premier conseil municipal port-de-boucain a été express. Neuf questions étaient à l’ordre du jour, ce mardi 24 mars, parmi lesquelles l’élection des représentants au sein du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, l’élection des membres de la commission de délégation de service public et de concession ou encore la fixation des taux des indemnités de fonction attribuées au maire et aux adjoints.

    Laurent Belsola (PCF) percevra 67,6% du taux maximal, soit 2 778,71 euros brut. Quant à ses neuf adjoints, ils seront indemnisés à hauteur de 28,6% du taux maximal, soit 1 175,61 euros brut. « Ça fait quatre mandats que je suis là et qu’on vote cette même délibération, rappelle le maire. Nous sommes dans un parti politique où nous reversons. Nous ne sommes pas là pour nous enrichir, mais pour servir nos concitoyens. »

    Autre fait marquant de ce conseil : les démissions supplémentaires dans le groupe d’opposition de Pascal Spanu, le candidat divers droite soutenu par le RPR de Franck Allisio. Cinq nouvelles défections s’ajoutent aux quatre précédentes, alors que trois élus siégeaient ce soir. « C’est la première fois qu’on voit l’opposition ne pas assister au conseil d’installation, réagit Laurent Belsola. Ils ont perdu, mais ils représentent 30% de la population quand même. Je comprends que la défaite est amère, mais c’est la démocratie. »

    Des formations en interne

    À la sortie de la séance, qui aura duré à peine plus d’une demi-heure, le benjamin de la majorité, Samuel Lozano, revient sur cette première expérience : « Je me suis bien senti, on est une bonne équipe de 28, on est très soudés. » À 19 ans, le Port-de-Boucain n’est pas démuni face aux délibérations grâce aux bases administratives qu’il acquiert dans le cadre de ses études de droit. L’encadrement de l’équipe municipale finit de le rassurer : « On est bien accompagnés par des personnes compétentes. On nous donne de la documentation à lire, etc. »

    En ce début de mandat, la majorité profite des réunions de groupe pour faire de la formation interne. Ce mardi soir, les élus avaient par exemple une session sur leur rôle, leurs droits, leurs devoirs et l’intérêt général. Un responsable explique : « L’idée, c’est de s’appuyer sur les techniciens de la Ville et l’expérience des élus qui sont repartis pour dégrossir la chose publique. »

    « Ces réunions sont précieuses pour les nouveaux comme moi, affirme Samuel Lozano. Je ne maîtrise pas tous les domaines et je pense que, quand on est élu, surtout dans les petites villes, il faut être le plus polyvalent possible. Il faut pouvoir répondre aux habitants sur l’urbanisme comme la citoyenneté, la jeunesse ou la culture. »

    La prochaine formation aura pour objet le budget, en prévision de la prochaine séance de conseil municipal du 8 avril lors de laquelle aura lieu le débat d’orientation budgétaire.

  • À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote

    À Marseille, la logistique électorale s’active avant le vote

    Seul le bruit du papier qu’on remue résonne dans l’immense entrepôt du Parc Chanot où, ce samedi matin, s’activent quelque 1 000 personnes. À une semaine du premier tour des élections municipales, la mise sous plis des professions de foi a commencé dès 7h30, explique Carine Laurent, directrice adjointe de la citoyenneté, de la légalité et de l’environnement à la préfecture des Bouches-du-Rhône, qui supervise les opérations avec son équipe.

    Il y a là 550 fonctionnaires « toute fonction publique confondue », précise-t-elle, qui se sont portés volontaires et ont été autorisés à venir avec un accompagnant. Avec 13 documents de propagande à mettre par enveloppe, chaque binôme ayant une part de 1 000 plis à réaliser, « c’est quand même un travail important, même s’il est un peu plus rapide que d’autres élections nationales que certains ont pu connaître », estime Carine Laurent.

    Pour ces premières municipales organisées après le passage de la loi PLM qui instaure un double scrutin à Marseille, soit 1 094 206 enveloppes à envoyer pour 547 103 inscrits recensés, cette mise sous plis à Chanot concerne uniquement la liste pour la mairie centrale et « trois communes, Allauch, Plan-de-Cuques et Septèmes » précise-t-elle. Le travail pour les listes marseillaises par secteur se faisant à Toulouse, confié à une entreprise privée, la société SMS. Tout comme la propagande destinée aux communes de Barbentane, Châteaurenard, Eyragues, Graveson, Noves et Rognonas indiquait dès décembre le préfet, dans un communiqué. Préfet qui a choisi de faire appel à « un marché régional qui existe, utilisé par beaucoup de préfectures, avec un prestataire qui a l’habitude de travailler sur les élections, qui le fait déjà depuis plusieurs années pour d’autres préfectures », indique la directrice adjointe, de ce côté-là, tout est déjà terminé depuis la veille se félicite-t-elle. Dans le département, la mise sous plis s’organise également par îlots, dans chaque sous-préfecture, complète-t-elle.

    La rémunération motive la plupart des troupes

    À l’intérieur, sur les grandes tables tout en longueur, des tas de feuilles soigneusement ordonnées ou classées dans des casiers en plastique. Chacun y va de sa méthode pour gagner en efficacité : le casque sur les oreilles, les gants fins, la glycérine pour éviter que le papier glisse, jusqu’à cette jeune femme équipée d’une petite boîte hermétique remplie d’eau, d’une éponge, pour mouiller les rabats encollés des enveloppes et mieux les sceller…

    On retrouve là David et Caroline. « Ça avance bien, c’est répétitif, il suffit d’être bien concentré, ne pas perdre le rythme », confient-ils. Un peu plus loin, Frédéric et Céline sont des habitués. « C’est mon mari qui est dans la fonction publique, et c’est comme dans les mariages, on a le droit d’amener un ami, on fait ça depuis dix ans », racontent-ils. Ils ont fait le déplacement aux aurores depuis Salon-de-Provence, râlent car ils n’ont pas eu accès au parking pour cause de salon de l’Étudiant.

    Ce qui les motive, comme la plupart, c’est la rémunération : très exactement 33 centimes par enveloppe. Même si, glisse quand même notre couple, ils ont aussi le sentiment de participer un peu au process démocratique. À 11h du matin, ils ont déjà atteint les 500, remplissant allègrement l’un des bacs à roulettes mis en bout de table. Une fois plein, les équipes de la Poste, positionnées à l’arrière du bâtiment, viendront les récupérer. « C’est fait au fil de l’eau », précise Carine Laurent. Une fois les 22 camions remplis, dont certains vont faire des rotations, « la Poste commence à livrer dans les centres de distribution. Elle n’attend pas », poursuit-elle. De quoi démarrer la distribution dès le lundi, quand tout devait être bouclé le dimanche en début d’après-midi, assurait, sereine, Carine Laurent.

    Sur l’organisation des élections en général, « les services de la préfecture ont l’habitude, on l’a vu même en cas de dissolution en 2024 », rappelle-t-elle. Tout est déjà calé pour les échéances logistiques, prévues les 18 et 19 mars, avant le second tour du 22 mars.

    Au Rove, les procurations s’anticipent

    À l’occasion des municipales, la commune du Rove, en lien avec la gendarmerie, met à disposition un service pour valider ses procurations, préalablement effectuées en ligne (maprocuration.fr). Accueil à l’Hôtel de Ville le lundi de 9h à 10h et le mercredi de 15h à 16h. Se présenter muni de la carte d’identité ou du passeport, le QR Code reçu après votre demande en ligne. Cette vérification, rapide et simplifiée, est assurée par des gendarmes spécialement mobilisés. Pour les personnes en difficulté, un agent municipal peut aider sur rendez-vous (04.91.46.80.00). Se munir de vos identifiants FranceConnect ainsi que des données d’état civil du mandataire.

  • Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Faire une « ville à hauteur d’enfant »

    Mettre « l’enfant au centre » : la formule est devenue un axe de campagne pour Nîmes en commun, qui décline une série de propositions allant de la petite enfance à l’adolescence, avec une idée directrice : une ville pensée pour les plus jeunes est aussi plus vivable pour tous.

    Côté petite enfance, la liste annonce le développement des structures d’accueil et l’élargissement des horaires, un accès facilité aux modes de garde et des aides municipales ciblées, notamment pour les familles monoparentales. Sur le pouvoir d’achat des familles, le collectif met en avant la gratuité des transports pour les moins de 25 ans, la gratuité des bibliothèques, et la mise en place d’un séjour vacances dès l’été 2026.

    Le cœur du volet école repose sur un plan d’urgence d’adaptation climatique et de rénovation pour les 83 écoles, complété par la renaturation des cours et un projet éducatif territorial renforcé : tutorat, accès au sport, éducation artistique et culturelle, ludothèque itinérante, réseau d’entraide parentale. La liste évoque aussi une refonte du Projet de réussite éducative pour mieux accompagner les enfants et familles en difficulté.

    Redonner la parole

    Enfin, sur la citoyenneté, le collectif veut créer un conseil municipal des enfants, élu dans les écoles, avec engagement de réponse publique à chaque proposition. Objectif affiché : agir tôt contre les déterminismes sociaux et rendre aux enfants une liberté réelle dans l’espace public. A.J

  • À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    À Sanary, Jean-Pierre Meyer veut rester constructif et favoriser la démocratie

    Seul élu de gauche au conseil municipal depuis 2020, Jean-Pierre Meyer se veut combatif. La tête de liste de « Renouveau pour Sanary » s’est entouré d’une équipe renouvelée de moitié pour mener son second combat municipal. On y retrouve des militants PCF, PS, et Écologistes, et des citoyens non encartés, avec, en seconde position, Patricia Gonzalez, déjà de l’aventure en 2020. « On a aussi placé de jeunes éléments en début de liste, pour l’avenir, analyse Jean-Pierre Meyer. Mais il est compliqué pour une personne qui travaille de participer à une campagne. Dans notre volonté de mixité sociale, et donc d’équilibre générationnel, c’est un combat à mener. »

    Tel qu’il s’est évertué à le faire durant ses années passées au conseil municipal, le candidat communiste prône le fait d’être « force de propositions, de partager nos projets et d’avancer à visage découvert », car avec « les municipales, il y a l’enjeu des sénatoriales. Il faut être clairs sur qui nous sommes ». Mais aussi « le dialogue respectueux, le refus du conflit permanent. Il y a le temps de l’élection, de la confrontation, puis celui du mandat, où il faut travailler pour la commune. Il ne faut pas s’opposer à tout parce qu’on est dans l’opposition », martèle-t-il. Il rappelle ainsi que « le bon sens l’a emporté » à travers ses propositions liées à la ligne de bus 83 ou à la préservation des oiseaux face aux projets immobiliers, malgré sa minorité au conseil municipal. Une notion qu’il espère faire valoir pour un retour à une gestion communale de l’eau : « Je ne pense pas que le contrat ait été mal négocié, mais mal rapporté, car on n’a retenu qu’une hypothèse, celle de la DSP », affirme-t-il.

    La primauté des élections communautaires

    Jean-Pierre Meyer a ensuite parlé de son programme, que sa liste « défendra, quel que soit le résultat des élections ». Parmi les grandes lignes : logement, mobilité, sécurité/tranquillité, services publics locaux, santé, jeunes et seniors, sport et culture, commerce, tourisme, artisanat et citoyenneté. Sur cette dernière notion, l’élu appelle à l’engagement. « La politique ne vous oublie jamais, que vous votiez ou pas. Quand vous ne le faites pas, les autres choisissent à votre place. Nous voulons multiplier les efforts en ce sens et on devrait commencer dès l’école », clame-t-il.

    Pour le candidat, l’élection la plus importante est celle du conseil communautaire, qui découle des municipales. « Le logement, l’eau, ce sont la communauté d’Agglomération Sud Sainte-Baume. Des élus sanaryens y siègent, dont certains de l’opposition qui disent militer pour la transparence, mais ont discuté de la DSP de l’eau en silence. Alors que le devoir d’un élu est de prévenir la population de l’importance d’un tel sujet », dénonce Jean-Pierre Meyer.

  • Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Un plaidoyer pour favoriser le sport populaire

    Gouvernance partagée, accessibilité des équipements, financements sécurisés, égalité femmes-hommes, inclusion… Dans un plaidoyer co-construit depuis cet automne avec ses clubs et ses comités, la FSGT appelle les municipalités à remettre le sport associatif de proximité au cœur de leur action. Au-delà des mesures, elle propose une méthode.

    Née en 1934 de la fusion de deux fédérations de sports ouvriers (USSGT et FST) face à la montée du fascisme, la FSGT revendique un héritage et une vision. Celle d’un sport populaire, associatif et émancipateur. « La FSGT a mis l’accessibilité au sport pour toutes et tous au cœur de son projet », rappelle Thomas Valle, coordinateur général de la fédération.

    Le contexte budgétaire tendu renforce l’urgence. « Le mouvement associatif subit des coupes qui fragilisent un service d’intérêt général : l’accès aux activités physiques et sportives », alerte Céline Machado, coprésidente de la FSGT, qui plaide pour consacrer 1% du budget de l’État au sport. Et les municipales doivent être un tournant : « Le sport associatif ne peut plus être une variable d’ajustement. Les clubs, bénévoles et pratiquants doivent être associés aux décisions locales (…). Agir pour l’égalité, ce n’est pas communiquer, c’est transformer les conditions d’accueil, de pratique et de gouvernance. »

    Ce plaidoyer, adressé aux candidats de l’arc républicain, décline neuf propositions avec l’objectif de proposer des solutions opérationnelles, pensées depuis le terrain, et structurées autour d’une conviction : sans coopération locale, pas de service public du sport. Première brique : gouverner ensemble.

    Pour Timothée Brun, en charge du développement du pôle vie associative fédérée, il s’agit d’instituer des lieux stables de dialogue où élus, services, associations et habitants co-construisent les priorités. Cette « culture de coopération » s’incarne dans un projet associatif municipal, un document-cadre négocié, qui fixe les règles. Quand un conflit surgit pour un créneau retiré ou une subvention contestée, la FSGT préconise un dispositif de médiation. L’enjeu ? Protéger la capacité d’action des associations.

    Deuxième brique : faire du sport un bien commun local. La FSGT invite les villes à co-concevoir leurs politiques enfance/jeunesse et pratique familiale avec les clubs, en s’appuyant sur l’expertise de terrain en matière de créneaux ou d’accompagnements… Une approche qui doit irriguer la planification des équipements, leur rénovation et la construction d’infrastructures de proximité, multifonctionnelles et ouvertes sur la base d’une une mise à disposition gratuite et équitable et de critères objectifs entre clubs. La FSGT porte une attention particulière à l’application de la loi de 2022 pour l’accès aux installations scolaires hors temps d’école, et celle de 2005 leur accessibilité universelle.

    Troisième brique : agir à l’échelle réelle des pratiques, car les vies quotidiennes ignorent les frontières administratives. La FSGT prône une action à l’échelle des bassins de vie avec des coopérations intercommunales ou départementales, une articulation avec le tissu socio-économique (les CE propriétaires d’équipements), la mutualisation des infrastructures et les financements croisés.

    Sans moyen, il n’y a pas de sport associatif

    Quatrième brique : sécuriser l’assise financière des clubs en sortant de la logique des appels à projets pour revenir à des financements de fonctionnement pluriannuels, fondés sur des critères transparents. Ces conventions pluriannuelles d’objectifs partagés doivent être co-élaborées « avec des objectifs communs, lisibles, évaluables ». La FSGT propose d’intégrer l’égalité femmes-hommes dans les critères de subvention. On parle ici de conditions d’accueil, parité des responsabilités, accès aux fonctions dirigeantes, efforts de formation et encouragement à la pratique. Une incitation structurante qui pousserait les clubs à faire évoluer leurs gouvernances et leurs pratiques.

    Cinquième brique : inclusion et innovation sociale. De nombreux clubs FSGT portent des projets d’inclusion : actions contre les violences et discriminations, pratiques partagées entre personnes en situation de handicap et valides, événements dédiés à des publics éloignés… La FSGT demande aux villes de faciliter ces démarches, comme elle demande d’encourager la sobriété matérielle et d’accompagner la transition écologique par de la formation.

    Reste un pilier transversal : le bénévolat. Sans bénévoles formés, pas de club vivant. La FSGT propose que les municipalités déploient des offres de formation et orientent les acteurs vers les fédérations, Cros/Cdos (Comité régional ou départemental olympique et sportif), le Mouvement associatif. Un investissement à long terme qui professionnalise l’engagement tout en préservant sa gratuité.

    Au final, la FSGT ne livre pas un catalogue, mais une méthode de gouvernance locale du sport. « Sans moyens, il n’y a pas de sport associatif fort. Et sans sport associatif fort, il n’y a pas de société juste et solidaire », martèle Céline Machado, déterminée à faire du sport un levier de transformation sociale.

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    La FSGT adresse neuf propositions aux candidats et futurs élus municipaux, articulées autour de trois axes : le rôle des associations dans la vie démocratique locale, l’action municipale pour le développement du sport, de la vie associative et de l’éducation populaire, puis le soutien aux associations et clubs, espaces de construction de la citoyenneté.