Tag: chercheurs

  • Le Gyotaku pour mieux connaître les poissons

    Le Gyotaku pour mieux connaître les poissons

    On va utiliser des daurades royales car c’est un poisson local. La philosophie de cet art est de célébrer la vie du poisson, remercier l’animal. On utilise l’encre Sumi-e et du papier artisanal Washi et des pinceaux. », détaille Mauro De Giorgi, l’artiste peintre qui anime l’atelier. Et de poursuivre « L’art du Gyotaku en français ichtyogramme, est une technique ancestrale qui permet de prendre l’empreinte d’un poisson sur un support léger. En faisant ça, on donne une seconde vie à l’animal. »

    À l’initiative de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), cet atelier intitulé « Imprime moi un poisson : traces de mer » est une première. Il s’inscrit dans le cadre du projet Biodiversité aquatique dans l’art (BiodivAquArt), une étude en écologie historique, destinée à mieux comprendre les écosystèmes aquatiques du passé. Jusque-là spécialisé dans le décryptage et l’explication des tableaux anciens (XVIe-XVIIIe siècles), l’idée de cet atelier est née d’une rencontre informelle avec l’artiste Mauro De Giorgi. Une approche originale et respectueuse du vivant, qui permet d’explorer autrement la biodiversité marine méditerranéenne. L’encre utilisée samedi est alimentaire et biodégradable, permettant ainsi de consommer le poisson après l’expérience artistique.

    Changer les mentalités

    « Depuis 2017, on développe un travail autour de l’art et la biodiversité aquatique, on monte des opérations qui associent le public et permettent de faire des comptes rendus scientifiques » explique Thomas Changeux, hydrobiologiste (IRD-MIO). La biodiversité aquatique est bien moins connue que celle terrestre. Pour exemple « on n’entretient pas la même relation avec les goélands, les lapins ou les poules qu’avec les méduses ou les poissons », illustre le scientifique. L’objectif des scientifiques étant de mieux cerner ce qui peut faire peur ou dégoûter. Et de poursuivre, « répugnant, sale ou cruel… sont des adjectifs que j’entends encore trop souvent quand on parle des poissons… »

    Plus d’infos sur ird.fr/imprime-moi-un-poisson-traces-de-mer
    L’atelier sera encadré par l’artiste Mauro De Giorgi et des experts AMU et des chercheurs. ce samedi, quai de la Fraternité, Vieux port de Marseille.

  • Dans le sillage de Lumexplore, images et récits d’une planète en mutation

    Dans le sillage de Lumexplore, images et récits d’une planète en mutation

    Le photographe, plongeur et biologiste naturaliste Laurent Ballesta. L’astrophysicien Jean-Pierre Luminet. L’astronaute Jean-François Clervoy. Ivan Griboval, navigateur autour du monde (…). Lumexplore, initié et organisé par la Ciotadenne Vera Frossard, porté par la prestigieuse Société des Explorateurs Français, en partenariat avec l’association Les Lumières de l’Eden et la Ville de La Ciotat, s’apprête, à nouveau, à accoster à La Ciotat. Au premier sens du terme. Tout illuminée, mardi soir, la goélette « Expédition 7e continent » fera en effet son entrée dans le Port-Vieux.

    Non, tout n’est pas foutu

    Basé « sur l’échange du réalisateur ou d’un invité avec le public », renseigne Lili Le Gall, directrice adjointe de Lumexplore, le festival* « présente 12 films en compétition et 18 hors compétition ». Si l’essentiel des longs-métrages est diffusé au cinéma l’Eden théâtre, « plus vieux cinéma du monde », un petit hors les murs est programmé à la médiathèque Simone-Veil. Autre nouveauté : en plus de la goélette, le public pourra visiter le catamaran Love the Ocean et le voilier Jonathan III, quai Berouard.

    Divers univers sont à découvrir. Monde sous-marin avec Cap Corse, le mystère des anneaux, archéologie avec Liban, les secrets de Byblos, préhistoire avec Chauvet, voyages aux origines, film sur l’une des plus belles grottes ornées au monde découverte il y a trente ans dans le sud de l’Ardèche, films sur des animaux, sur l’agriculture… à noter que le 10 septembre, le festival programme une « journée de la mer », avec entrée gratuite à toutes les séances.

    « Les films sélectionnés à Lumexplore posent une question, tentent d’y répondre, avec une réponse porteuse d’espoir », commente Lili Le Gall.Par exemple, le film Plastic Odyssey 2, diffusé le 12, relate le périple du navire qui a voyagé pendant trois ans autour du monde, le long des côtes les plus frappées par la pollution plastique. à son bord, de jeunes marins, des ingénieurs, des scientifiques qui imaginent des solutions concrètes et simples à mettre en œuvre pour transformer les déchets plastiques en une ressource pour les populations. De même, Sols couverts d’espoir, diffusé le 13, donne à voir les solutions de paysans européens pour régénérer les sols, restaurer la biodiversité et préserver l’eau.

    « Lumexplore a une vocation, celle d’éclairer la jeune génération sur le monde qui l’entoure », complète Lili Le Gall. Lumexplore junior a sélectionné 7 films réalisés par des collégiens et lycéens du monde entier. Une dizaine de jeunes ont été invités. La relève est assurée.

    * Tarif une séance : 3 euros, 12 euros la journée, 40 euros les six jours. Au cinéma l’Eden théâtre.