Tag: chercheurs

  • [Entretien] Pr Yehezkel Ben-Ari : « L’autisme est un trouble multifactoriel »

    [Entretien] Pr Yehezkel Ben-Ari : « L’autisme est un trouble multifactoriel »

    L’intégralité des bénéfices de la soirée* sera reversée à des associations locales œuvrant auprès d’enfants autistes. L’autisme, ou plus précisément les « troubles du spectre autistique (TSA) », se caractérise principalement par une altération des interactions sociales et de la communication, ainsi que par des intérêts restreints et répétitifs.

    La Marseillaise : En quoi les mille premiers jours de l’enfant sont-ils cruciaux dans l’apparition ou non de troubles liés à l’autisme

    Pr Yehezkel Ben-Ari : L’autisme naît pendant la grossesse. Une des thèses que je défends depuis dix-sept ans, qui est je crois très importante pour comprendre les traitements de ce qu’est l’autisme, est que les maladies qui naissent in utero sont des maladies dans lesquelles la séquence maturative du développement du cerveau se dérègle. Les neurones restent à l’état immature. C’est comme les pommiers qui gardent des pommes immatures. Ce sont ces neurones qui, pour moi, sont la cause de la maladie. Je l’ai prouvé. C’est pour ça que j’ai eu le Grand Prix Inserm, en 2009.

    Avez-vous identifié ce qui conduit ces neurones à dysfonctionner ?

    Pr Y.B.-A. : L’essentiel de mon intervention, vendredi à l’Eden, sera là-dessus. Dans une étude récemment publiée dans le Journal of Medical Genetics, Etienne E. Dachin, chercheur, et moi-même démontrons que les facteurs environnementaux in utero, comme le stress maternel, les infections, les inflammations prénatales, les signaux hormonaux, l’exposition à des substances toxiques comme les pesticides influencent directement le développement cérébral du fœtus et favorisent l’apparition des Troubles du spectre autistique (TSA). La maternité est vraiment le gros point fragile et l’essentiel du message que je vais essayer de faire passer vendredi, c’est que le petit cerveau in utero n’est pas un petit cerveau adulte, il a ses propres propriétés, ses propres mécanismes. Donc il faut une pharmacopée spéciale pour lui.

    En quoi votre approche renouvelle-t-elle la compréhension des troubles autistiques ?

    Pr Y.B.-A. : En France, deux thèses ont dominé. La première, défendue par Bruno Bettelheim [1903-1990, psychanalyste américain d’origine autrichienne, Ndlr.] était que les mères étaient responsables de l’autisme car elles n’aimaient pas leurs enfants. Des psychanalystes en France continuent à défendre une thèse aussi idiote. Non, mesdames, vous n’êtes pas responsables. La deuxième thèse, à l’exact opposé, dit que tout est génétique et donc, mesdames, vous n’êtes pas responsables. Le problème est que les deux sont fausses. La génétique est largement dépassée. Pour moi, il est temps de considérer l’autisme comme un trouble multifactoriel, nécessitant une approche interdisciplinaire et un suivi attentif des facteurs environnementaux dès la grossesse. Les résultats de nos recherches mettent également en évidence les limites des outils génomiques, incapables de prédire efficacement ou de traiter les TSA. Ces découvertes ouvrent la voie à une nouvelle vision de l’autisme, centrée sur la prévention et l’intervention précoce.

    * Vendredi à 18h30 au cinéma Eden-Théâtre, 25 boulevard Georges-Clemenceau, à La Ciotat. Tarif unique : 10 euros. Conférence suivie d’une dédicace du livre de l’auteur.

  • Les soutiens de Pinar Selek réunis à l’Imera d’AMU

    Les soutiens de Pinar Selek réunis à l’Imera d’AMU

    « Transformer ce malheur en une action politique », déclarait, lundi, Pinar Selek dans nos colonnes, à propos de l’acharnement judiciaire que lui fait subir l’État turc depuis 27 ans. C’était l’ambition de la journée organisée, mardi, à l’institut d’études avancées d’Aix-Marseille, où la sociologue franco-turc et ses soutiens ont été reçus entre 9h et 16h, en parallèle de la 6e audience du 5e procès de la militante féministe. « Comme Pinar Selek n’assiste pas aux audiences à Istanbul, le comité de soutien organise des journées de sensibilisation et de mobilisation sur les journées d’audience, détaille Valérie Manteau, membre du comité de soutien à Pinar Selek de Marseille. Aujourd’hui, on a la chance d’être reçus par l’IMERA, un lieu qui accueille des chercheurs en exil. On a choisi de centrer la journée sur la question des libertés académiques parce que Pinar Selek est aussi poursuivie pour ses recherches universitaires ».

    Quatre chercheurs, dont Brian Sandberg, arrivée en France dans le cadre du programme Safe Place for science, imaginé pour accueillir les universitaires étasuniens qui ne pouvaient plus exercer librement avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, se sont donc exprimés sur le sujet. L’après-midi a également été l’occasion d’une visio conférence avec la délégation internationale présente à Istanbul pour le procès. Pour la 6e fois consécutive, le procès de Pinar Selek a mardi été reporté à avril.

    M.M.
  • Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Après Paris en 2024, c’est une première dans la cité phocéenne. Cet événement, à la fois salon et showroom, explore le vivant comme source d’inspiration pour l’innovation, la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la restauration de la biodiversité.

    Avec 130 exposants et 80 intervenants, le Biomim’expo s’adresse à un large public : chercheurs, scientifiques, équipes en recherche & développement, dirigeants, managers, représentants d’organismes publics, économistes, sociologues, universitaires et étudiants.

    Agriculture, biomimétisme, climat, eau ou encore intelligence artificielle font partie des thèmes abordés tout au long de la journée. Natural Solution, entreprise marseillaise, participera à une conférence-débat sur le rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans la préservation de la biodiversité. « Notre ambition, c’est de donner aux écologues des outils d’IA qui parlent leur langue et respectent la nature », explique Olivier Rovellotti, directeur général de Natural Solution et fondateur du projet nommé All Life Intelligence (ALI). Il poursuit : « Concrètement, ALI repose sur des agents intelligents capables d’analyser automatiquement des rapports écologiques, de cartographier des habitats ou de générer des recommandations de restauration. »

    Pour la première fois, la question d’une mode durable s’invite au salon. Un défilé est proposé par Biomim’expo pour stimuler la réflexion et la créativité autour d’une mode plus résiliente et régénérative, avec la nature comme directrice artistique.

    La science invite la mode

    Longtemps centrée sur le modèle de la fast fashion, l’industrie de la mode commence à repenser ses méthodes de conception et de production. En juin dernier, Marseille a accueilli la slow fashion week, semaine de la mode responsable et engagée. Une initiative du collectif Baga. Le thème central : le kimono, décliné en cinq concepts, vernaculaire, symbiotique, circulaire, bio-architecturé multifonctionnel et vivant non humain.

    « à ce jour, 12 kimonos venus d’un peu partout en France nous sont parvenus. Ce n’est pas juste un défilé, mais un parcours réflexif sur ce que la nature nous apprend », relate Jocelyn Meire, membre du comité du pilotage du défilé, fondateur de FASK et président du syndicat Mode in Sud.

    Le 28 octobre au Palais du Pharo. Programme sur le site biomimexpo.com

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ?

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    #DisMoiPourquoi parfois l’IA fait des erreurs absurdes alors qu’elle « voit » beaucoup plus de données que nous ? Emma, 11 ans, en 6e au collège Marie-Rivier à Sorgues

    Après trois semaines de publications quotidiennes, c’est aujourd’hui le dernier « Dis moi pourquoi ? ». Un grand merci aux enfants petits et grands, aux chercheurs de tous les labos qui se sont portés volontaires et aux Petits débrouillards, partenaires essentiels de cette opération. À l’an prochain !

    C’est une bonne question ! Les IA ont appris ce qu’elles savent sur des bases de données. Ces bases paraissent immenses, les temps d’apprentissage sont longs et l’énergie associée à l’apprentissage très importante, par exemple pour de la reconnaissance dans des images ou des IA génératives. Mais en réalité, ces bases sont toutes petites par rapport à l’expérience d’un humain qui apprend chaque jour sur des millions de données qui lui sont présentées en permanence, avec des circuits d’apprentissage qui sont également transmis de génération en génération et qui évoluent depuis la nuit des temps. Au final, les IA arrivent à très bien faire des tâches précises, mais les bases d’apprentissages sont infiniment moins générales et fines que celles des humains, ce qui engendre parfois des erreurs absurdes. »

  • Les épaves romaines du Rhône livrent leurs secrets

    Les épaves romaines du Rhône livrent leurs secrets

    C’est une phase de chasse aux trésors du Rhône un peu particulière qui se termine, ce week-end. Les rives arlésiennes du fleuve sont passées au peigne fin des plongeurs de l’opération Fouilles du Rhône 2025, depuis le 25 août et jusqu’à ce 3 octobre. Cette mission archéologique est conduite par le Musée départemental Arles antique et un consortium scientifique comptant l’Université d’Aix-Marseille et le CNRS, avec une équipe d’une quinzaine de spécialistes en plongée, en céramique ou encore en topographie.

    La cible principale des chercheurs est l’épave « Arles Rhône 15 », une chaloupe du Ier siècle de 4,70 m de longueur, découverte en 2009. Lors d’un point presse, le 30 septembre, le responsable de l’archéologie subaquatique du musée, David Djaoui, détaille l’opération : « une prospection de 900 m2 autour de l’épave pour inventorier des trouvailles, parmi lesquelles des amphores datant de 100 après JC, à l’âge d’or d’Arles. » Et plus encore, avec la découverte d’un « madrier de 15 m », un morceau de bois qui « signe l’assemblage d’un bateau », selon l’archéologue.

    Des conditions difficiles

    La mission revêt quelques difficultés, particulièrement pour les plongeurs, comme l’explique Sabrina Marlier, du Musée Arles antique. « Les conditions de travail sont dures. Le courant est fort, la visibilité faible et on fait des otites à répétition », indique l’archéologue, pour qui « le dérèglement climatique ne facilite pas la prévision des sorties en raison du temps ». S’il pleut en amont du Rhône, les alluvions viennent logiquement troubler l’eau plus qu’elle ne l’est déjà.

    Les objets présents dans l’eau aussi posent question, relève Louise Contant, du Musée national de la marine. « Les strates historiques se mélangent et il est surprenant d’observer des objets historiques à côté de canettes de boisson », ironise la cheffe des collections, quand il n’y a pas de verre brisé pouvant blesser les plongeurs. Entre 7 et 14 m de fond au maximum, les poubelles côtoient les trésors, ironiquement.

  • #DisMoiPourquoi Comment l’oxygène a-t-il été créé ?

    #DisMoiPourquoi Comment l’oxygène a-t-il été créé ?

    Lorsque la Terre s’est formée, il y a environ 4,5 milliards d’années, il n’y avait pas d’oxygène dans l’atmosphère. Il faudra attendre 2 milliards d’années pour que, au cours de l’évolution des organismes unicellulaires, apparaissent des organismes qui ont la capacité de transformer le dioxyde de carbone (le fameux CO2 qui réchauffe actuellement le climat) dissout dans les océans en oxygène (O2). Ce mécanisme, que l’on appelle la photosynthèse, est maintenant utilisé par beaucoup de plantes. En résumé, l’oxygène a été créé dans les océans et est passé lentement ensuite dans l’atmosphère. Enfin, il faudra presque 2 milliards d’années supplémentaires pour que le taux d’oxygène dans l’atmosphère atteigne celui que l’on connaît actuellement : 23%.

  • Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Premier point d’experts pour les assemblées de la Terre

    Espaces de réflexion et d’échange sur les Objectifs du développement durable (ODD), nés en France avant de s’étendre aux autres États (Allemagne, Brésil, Espagne, Équateur, Mexique et Pays basque prochainement), les assemblées de la Terre, portées par le programme Onusien Harmonie avec la nature, sont vouées à préparer le sommet de la Terre 2030 de l’ONU, qui dessinera les lignes directrices pour l’avenir en matière de développement durable.

    Une restitution par an

    Après un coup d’envoi donné le 2 juillet à l’université de Toulon par Caroline Regad et Cédric Riot, enseignants-chercheurs à l’initiative du projet et responsables de son comité scientifique, elles connaîtront ce jeudi leur première réunion de personnes qualifiées, qui abordera le premier lot d’ODD : santé et bien-être (ODD 3), eau propre (ODD 6), changement climatique (ODD 13), vie aquatique (ODD 14) et vie terrestre (ODD 15) avec des possibilités de transversalité.

    « D’ici décembre, on veut avoir une synthèse concernant le premier lot d’ODD, qui pourra encore évoluer, et qui sera présentée le 2 juillet 2025. Il y aura une restitution par lots d’ODD chaque 2 juillet jusqu’en 2030 », expliquent les deux scientifiques. Des sommets régionaux auront ensuite lieu (2029 en Amérique, 2028 en Europe) en vue du Sommet de la Terre 2030.

    Les citoyens, quant à eux, participent déjà en faisant remonter leurs observations via des formulaires qui leur sont régulièrement adressés. Ils seront auditionnés en novembre et pourront ensuite participer à des ateliers.

  • C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    C’est l’heure de la reconnexion à La Seyne

    « Une reconnexion profonde à la nature »

    Créée fin 2024 et soutenue par un comité international de scientifiques, artistes et éducateurs, ReconnectNature souhaite « favoriser une reconnexion profonde à la nature et promouvoir une transition écologique systémique en mêlant art, science et éducation ». Partant du constat qu’« un tiers des enfants de 8 à 12 ans ne savent plus distinguer une figure d’une courgette » ou encore que « dans le Var, moins de 10% de l’alimentation est produite localement », elle invite à créer des synergies entre acteurs engagés mais « souvent isolés », dans l’optique de « réussir la transition écologique, sociale et économique ».

    Pour ce faire, l’association insiste sur l’importance de créer des liens « avec la nature, entre générations et disciplines, d’entraide et de coopération », afin que l’environnement devienne une source d’inspiration plutôt que d’anxiété. Elle promeut ainsi l’approche dite des « 5 chemins » (contact, émotion, sens, compassion, beauté) et collabore pour l’événement avec… Jean-Louis Masson – homonyme du président du département, artiste engagé dans les transitions – qui adapte son concept « À Travers Champs », consistant lui aussi à relier les acteurs engagés.

    Au-delà des discussions entre acteurs, qui auront lieu de 9h à 17h, le grand public, des plus aux moins jeunes, est également invité à participer, de 13h30 à 16h30, avec une balade animée, des stands d’informations et un atelier land art (conception d’œuvres avec des matériaux naturels). Afin que chacun puisse entamer sa reconnexion.

    Infos sur reconnectnature.org

  • Le Gyotaku pour mieux connaître les poissons

    Le Gyotaku pour mieux connaître les poissons

    On va utiliser des daurades royales car c’est un poisson local. La philosophie de cet art est de célébrer la vie du poisson, remercier l’animal. On utilise l’encre Sumi-e et du papier artisanal Washi et des pinceaux. », détaille Mauro De Giorgi, l’artiste peintre qui anime l’atelier. Et de poursuivre « L’art du Gyotaku en français ichtyogramme, est une technique ancestrale qui permet de prendre l’empreinte d’un poisson sur un support léger. En faisant ça, on donne une seconde vie à l’animal. »

    À l’initiative de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), cet atelier intitulé « Imprime moi un poisson : traces de mer » est une première. Il s’inscrit dans le cadre du projet Biodiversité aquatique dans l’art (BiodivAquArt), une étude en écologie historique, destinée à mieux comprendre les écosystèmes aquatiques du passé. Jusque-là spécialisé dans le décryptage et l’explication des tableaux anciens (XVIe-XVIIIe siècles), l’idée de cet atelier est née d’une rencontre informelle avec l’artiste Mauro De Giorgi. Une approche originale et respectueuse du vivant, qui permet d’explorer autrement la biodiversité marine méditerranéenne. L’encre utilisée samedi est alimentaire et biodégradable, permettant ainsi de consommer le poisson après l’expérience artistique.

    Changer les mentalités

    « Depuis 2017, on développe un travail autour de l’art et la biodiversité aquatique, on monte des opérations qui associent le public et permettent de faire des comptes rendus scientifiques » explique Thomas Changeux, hydrobiologiste (IRD-MIO). La biodiversité aquatique est bien moins connue que celle terrestre. Pour exemple « on n’entretient pas la même relation avec les goélands, les lapins ou les poules qu’avec les méduses ou les poissons », illustre le scientifique. L’objectif des scientifiques étant de mieux cerner ce qui peut faire peur ou dégoûter. Et de poursuivre, « répugnant, sale ou cruel… sont des adjectifs que j’entends encore trop souvent quand on parle des poissons… »

    Plus d’infos sur ird.fr/imprime-moi-un-poisson-traces-de-mer
    L’atelier sera encadré par l’artiste Mauro De Giorgi et des experts AMU et des chercheurs. ce samedi, quai de la Fraternité, Vieux port de Marseille.