Tag: chats

  • Un salon du chiot et du chaton interroge les pros

    Un salon du chiot et du chaton interroge les pros

    « Des animaux présentés pendant des heures sous des barnums, alors que la température avoisinait les 30°C, (…) régulièrement manipulés », décrit-elle, dénonçant les risques sanitaires et le stress subi par les bêtes. Elle déplore également la mécanique du « coup de cœur » qu’encouragent ces événements, hors du cadre réglementaire qui impose la signature d’un certificat assortie d’un délai de réflexion d’une semaine avant d’adopter. Pour éviter tout anti-datage à l’avenir, l’association propose « la mise en place d’un système national dématérialisé avec horodatage ou jeton électronique officiel ».

  • Contre les abandons d’animaux, le meilleur allié est la réflexion

    Contre les abandons d’animaux, le meilleur allié est la réflexion

    Depuis quelques semaines, sur les réseaux sociaux, les publications se multiplient : « Trouvée à Port-de-Bouc, femelle, non identifiée, attachée devant la clinique vétérinaire… » « Trouvé à Gignac-la-Nerthe, I-CAD (Identification des carnivores domestiques) pas à jour. » « Attend ses propriétaires au refuge. »

    La saison estivale est une période noire pour les animaux de compagnie. « En France, on est les champions d’Europe de l’abandon », affirme Philippe Adam, le président de la SPA de Salon-de-Provence. En 2025, 335 258 chats et chiens ont été pris en charge par les structures de protection animale, selon des données publiées début 2026 par Solidarité peuple animal à partir des fichiers de l’I-CAD. En été, les associations estiment qu’un animal de compagnie est abandonné toutes les deux minutes.

    Les malinois et les staffs surreprésentés

    À Salon-de-Provence, la SPA enregistre un pic de 30% sur les mois de juin, juillet et août. Créée en 1954, l’association n’a juridiquement rien à voir avec son homologue à la patte orange. « Société protectrice des animaux est un terme générique », explique Philippe Adam. En 2021, alors que la loi impose à chaque commune de disposer d’une fourrière, l’association indépendante passe une convention avec 43 collectivités du pays salonais.

    « Quand on capture un animal sur la voie publique, il y a un délai de 8 jours ouvrés et francs pour que le propriétaire vienne le récupérer, puis il est réputé nous appartenir, détaille le président. Après un protocole vaccinal complet et une quarantaine, il rejoint la zone refuge pour pouvoir être adopté. » Les chiens et chats peuvent aussi arriver suite à un arrêté de placement émanant du maire, à une réquisition judiciaire, ou à une procédure légale d’abandon en cas de force majeure (maladie, séjour à l’hôpital).

    En ce mois d’août, quasiment tous les boxs de la fourrière comme du refuge sont au complet. Environ 280 animaux vivent dans l’enceinte de la SPA, qui a une capacité maximale de 300 placements. Du côté des chiens, deux races sont surreprésentées : les staffs et les malinois, qui constituent à elles deux 50% du cheptel.

    Avec une problématique : ces chiens étant de catégorie 1 ou 2 (d’attaque ou de garde et de défense), ils sont plus compliqués à adopter. « Il faut avoir un casier judiciaire vierge, obtenir un permis de détention et souscrire une assurance responsabilité civile particulière », détaille le président de la SPA. Si ce classement peut faire peur, il suffit de rencontrer les concernés pour se libérer des préjugés. Derrière les grilles, les coups de langue sont abondants et la douceur des regards est frappante. « Avec de l’amour et de la patience, on arrive à beaucoup de choses », glisse Cathy Dautheribes, qui a créé Fos-Animalia il y a 30 ans.

    Cette association, également fourrière pour le territoire fosséen, double sa capacité en été et connaît la même problématique. « On a beaucoup de malinois, souffle la présidente. Ce sont des chiens de travail, pas des chiens de famille. Ils ont besoin de cadre. Les gens les prennent bébé parce qu’il y a un effet de mode, ils les gardent deux ans puis les abandonnent parce qu’ils s’en sortent pas. » Aux abandons en pagaille s’ajoute la période de reproduction des chats. « On est envahis de chatons, on en a une trentaine », révèle Cathy Dautheribes en entrant dans la chatterie, où les miaulements juvéniles illustrent à eux seuls la situation. « Le reste de l’année on a un roulement, mais les gens n’adoptent pas en été, il n’y a que des abandons », déplore-t-elle.

    Pour que ces situations ne se répètent pas, les refuges demandent aux adoptants de prendre un vrai temps de réflexion avant de sauter le pas, et de choisir un compagnon adapté à leur mode de vie. « Il faut venir plusieurs fois, que toute la famille se présente, essayer de promener le chien… Et surtout être conscient que c’est du temps et de l’argent », appuie Cathy Dautheribes.

    En 2021, le travail de collaboration entre la SPA de Salon-de-Provence et les députés Jean-Marc Zulesi (Ens) et Éric Diard (DVD) a mené à la publication d’une loi imposant à tout adoptant de signer un certificat d’engagement et de connaissance, assorti d’un délai de réflexion obligatoire d’une semaine avant la remise effective de l’animal.

  • [C’est l’été] Lecture : « Le chat a tout vu », de Dolores Hitchens

    [C’est l’été] Lecture : « Le chat a tout vu », de Dolores Hitchens

    Préfacée par Joyce Carol Oates
    et traduite par Clément Baude,
    la première enquête de la septuagénaire Miss Rachel Murdock, inséparable de sa chatte Samantha, fut l’un des best-sellers américains des années 1930, et fit entrer son auteure, Dolores Hitchens, sur la scène mondiale où se commettent les meurtres. Pour sa first investigation, Rachel devra trouver l’assassin de sa nièce, tuée sous ses yeux, hélas fermés puisqu’elle s’est endormie. Peu importe, sa petite boule de poils noire
    a tout vu.
    Les Classiques sont de retour… qu’ils soient
    les bienvenus !

    Éditions Philippe Rey, 21 euros.

  • Dans le Var, précautions de mise contre l’introduction de la rage

    Dans le Var, précautions de mise contre l’introduction de la rage

    Malgré sa réputation de mal d’un autre siècle, la rage continue de représenter un danger de nos jours, et ce jusqu’à chez nous. En 2025, 370 animaux domestiques (chiens, chats, furets…) ont été introduits illégalement dans le département en provenance de pays non indemnes de rage (pays du Maghreb et de l’est de l’Europe).

    Une situation à surveiller, car la maladie est 100% mortelle lorsque les premiers signes cliniques (anxiété, hypersalivation, agitation, troubles de la conscience, similaires à ceux des animaux) apparaissent, après une période d’incubation de un à deux mois : « Elle se transmet essentiellement par morsure, griffure, une brèche cutanée avec de la salive qui contamine la peau puis remonte les voies nerveuses par les nerfs périphériques », explique le docteur vétérinaire Laurent Magne. « Quand ça atteint le système nerveux central, la course est perdue. »

    D’autant plus que la maladie a récemment sévi en France : six personnes sont décédées entre 2017 et 2025 après avoir subi des morsures d’animaux à l’étranger, tandis que deux cas de chiens infectés (dans la Loire en 2015, et dans le Var en 2023) ont été recensés. Dans ce contexte, comme l’a rappelé mercredi lors d’un point presse la directrice départementale de la protection des populations Nathalie Guerson, il demeure impératif, « quand on ramène un animal de l’étranger, de s’assurer qu’il soit soumis à un vaccin homologué dans l’Union européenne, mais aussi dans l’autre sens, quand on emmène son animal dans des zones non indemnes ». Cela permettrait, selon le docteur Magne, de diminuer les risques de contamination « de 90-95%, même si le risque zéro n’existe pas ».

    De même, en cas de morsure par un animal à l’étranger – subie par un homme ou un animal -, il convient de réagir vite, « car c’est une course contre la montre », prévient Nathalie Guerson. « Même si on a été exposé au virus, le vaccin et l’immunité auront le temps de se mettre en œuvre. Il faut donc rapidement consulter un centre anti-rabique, bien savonner, désinfecter la plaie au moment de la morsure. » Des réflexes qui peuvent sauver des vies et éviter une potentielle épidémie.

  • Huit jeunes au chevet des chats errants à Martigues

    Huit jeunes au chevet des chats errants à Martigues

    C’est une belle histoire qui commençait pourtant mal. Au printemps dernier, les jeunes du centre social Jacques-Méli assistent à un accident. « Un chat errant s’est fait écraser devant nos yeux », raconte Moustapha. Dans les quartiers de Mas de Pouane et de Croix-Sainte, à l’ouest de Martigues, ils prolifèrent. « Impossible de les compter précisément, mais il y en a au moins une cinquantaine », affirme son ami d’enfance Ayoub. Rémi Berlier, chargé du développement urbain et social des quartiers, glisse : « Les jeunes y sont attachés, ils leur ont même donné des noms. » C’est alors qu’une idée germe dans l’esprit des garçons : mettre ces animaux à l’abri en construisant des cabanes.

    Après avoir réalisé un suivi sur plusieurs jours pour localiser les principaux points de passage en partenariat avec Mélanie, agente de la ferme pédagogique de Figuerolles, ils organisent des friperies et se relaient aux stands de merguez lors des fêtes de quartiers pour financer leur projet. « Le bois, c’est de la récup sur des palettes, mais il fallait acheter la calandrite pour imperméabiliser les cabanes et ça coûte jusqu’à 105 euros le rouleau », détaille Tonino. S’ensuivent des journées de bricolage au centre social. « C’était trop beau, on était entre copains à construire et à rigoler avec de la musique », se remémore Moustapha.

    La nécessaire stérilisation

    C’est comme ça que les huit adolescents se retrouvent un jeudi matin d’avril, en costard, à porter deux de leurs sept cabanes pour les installer à proximité de l’autoroute A55. « On dirait un cortège funèbre », lâche, hilare, leur éducatrice de proximité Laureen. Rémi Berlier précise : « S’il y a un message à passer aux habitants, c’est d’aller nourrir les chats errants dans ces abris. Souvent, ils les nourrissent au pied des immeubles par compassion. Il vaut mieux le faire dans un endroit précis et adapté, pour la propreté du quartier mais aussi pour que des associations comme l’École du chat libre puisse les attraper pour les faire stériliser. »

    La présidente de la structure, Josette Masson, en opère environ 200 chaque année. « C’est le minimum », assure-t-elle. La Ville, qui subventionne l’association pour financer plus de 80 stérilisations, a récemment construit le Chabanon, un refuge pour les animaux en convalescence.

    Désormais, la retraitée souhaiterait que ces cabanes se multiplient dans les zones les plus touchées, comme Notre-Dame des Marins ou Saint-Pierre. Les jeunes approuvent : « On voudrait continuer et devenir un quartier pilote. » Neuf abris sont déjà dans l’attente de financements publics.

  • Les chats des rues stérilisés ont un nouveau refuge à Martigues

    Les chats des rues stérilisés ont un nouveau refuge à Martigues

    C’est un sacerdoce. Depuis près de trente ans, Josette Masson prend soin des chats errants de Martigues et tente d’endiguer le phénomène. « On va leur donner à manger tous les jours », raconte la présidente de l’association l’École du chat libre, créée officiellement en 2001. Chaque mois, les bénévoles qui se comptent sur les doigts de la main dépensent entre 400 et 1 000 euros de nourriture. Quelques dons et adhésions graissent les rouages de la structure, mais globalement « ce sont nos sous, notre essence, et notre temps », affirme la retraitée. Ce nourrissage permet aux bénévoles « d’apprivoiser les chats pour pouvoir les attraper plus facilement et les emmener chez le vétérinaire pour les stériliser », poursuit-elle.

    C’est bien là, le nerf de la guerre, puisqu’un couple de chats peut engendrer jusqu’à 20 000 descendants en seulement quatre ans. À Martigues, certains quartiers sont particulièrement touchés par cette prolifération, à l’instar de Notre-Dame-des-Marins ou Saint-Pierre. Josette Masson estime qu’environ 300 chats errants vivent actuellement sur le territoire.

    Chaque année, l’École du chat libre stérilise donc entre 180 et 190 animaux. Une subvention de 9 000 euros de la part de la Ville a permis de financer l’opération de 84 femelles cette année. Après la stérilisation, les chattes trouvent refuge chez une bénévole, qui accueille également les femelles en gestation, les chatons et les chats malades, faute de locaux propres à l’association. « Elle n’a plus de place », confie la présidente de l’École du chat libre.

    Un abri pour les chats

    en convalescence

    Depuis quelques années, l’association est accompagnée par la Ville de Martigues. « Nous avons réalisé mon souhait, nous avons construit un petit refuge que nous avons appelé le Chabanon », se réjouit Josette Masson. Les chats en convalescence y trouveront un peu de répit, ce qui allégera au passage la charge de travail des bénévoles. « Nous sommes aussi à la recherche d’un local pour que l’association puisse entreposer son matériel et avoir un bureau, pour à terme tenir une permanence », précise Charlette Benard, adjointe au maire déléguée aux seniors, qui s’est saisie de la problématique.

    Le service Environnement de la Ville et les jeunes des centres sociaux ont également bâti quelques petites cabanes disposées dans les quatre coins de la commune pour que les chats puissent y trouver refuge.