Tag: Châteauneuf-les-Martigues

  • Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Un bal patriotique pour commémorer la victoire en toute convivialité

    Assise à l’ombre des fanions tricolores, Jeanine observe son amie valser sur la piste au son des trompettes, sourire aux lèvres. « J’adorais danser, mais je n’ai plus les jambes », confie la retraitée de 92 ans. Mais peut-être trouvera-t-elle la force de se lever « si un beau jeune homme », vient le lui proposer, plaisante-t-elle, bien qu’il y ait « plus de vieilles dames que de jeunes hommes ».

    Ne pas oublier

    Peu importe, le bal patriotique du 8-Mai est une bonne occasion de sortir entre amis. « On est huit voisins à être venus manger un bout dans le parc et profiter de la musique, glisse-t-elle. C’est agréable et on a la chance d’avoir le soleil avec nous ! »

    Après s’être arrêté dans les villes de Marseille, Arles, La Ciotat et Aubagne, l’événement se tient donc dans le parc municipal François-Mitterrand de Châteauneuf-les-Martigues.

    La présidente du Département, Martine Vassal (DVD), détaille : « C’est un moment convivial, mais c’est surtout un moment de mémoire, puisque nous fêtons une fin de guerre. C’est fondamental dans le monde actuel, qui est très anxiogène, de pouvoir faire ce travail de transmission, qui se fait aussi au quotidien grâce aux associations. Il faut expliquer ce qu’il s’est passé pour que les horreurs de la guerre ne se reproduisent plus. Il ne faut jamais qu’on oublie que beaucoup de nos aînés ont sacrifié leur vie pour qu’aujourd’hui, on vive en liberté. »

    Venue de Marseille avec ses deux enfants pour profiter des animations gratuites et familiales, Léa a saisi l’occasion pour leur expliquer la Seconde Guerre mondiale. « C’était une bonne opportunité d’apprendre à mon fils de 7 ans ce que c’est que le 8-Mai. Il n’a pas encore vu ça à l’école, mais je pense qu’il a compris grâce au contexte actuel. Je lui ai dit que la guerre qu’il y a là-bas, autrefois, elle était ici. »

    Dans le public, Ginette, 100 ans, se rappelle du 8 mai comme si c’était hier : « On a d’abord eu la nouvelle par la radio, puis c’était dans tous les journaux. On était tellement contents que ce soit fini… Impossible d’oublier ! »

  • À Châteauneuf-les-Martigues, Total réaffirme ses priorités sur la santé

    À Châteauneuf-les-Martigues, Total réaffirme ses priorités sur la santé

    Les sujets de santé au travail, en particulier lorsqu’ils concernent des expositions potentielles à des substances comme le benzène, sont sérieux et appellent des réponses claires », affirme Jean-Michel Diaz, directeur régional Paca de TotalEnergies, en réponse à la conférence de presse de la Fnic-CGT donnée mardi 28 avril.

    Cette réponse intervient dans un contexte de tensions autour de la plateforme TotalEnergies de La Mède, ancienne raffinerie de pétrole convertie en bioraffinerie de carburant de synthèse à base d’huile végétale. Une tension qui se mesure à la plainte au pénal pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui pour l’exposition au benzène déposée par le syndicat CGT et 14 salariés et la saisie des Prud’hommes par 180 salariés pour préjudice d’anxiété lié à cette exposition.

    « Je comprends les préoccupations qui peuvent s’exprimer, et je sais à quel point ces sujets peuvent être sensibles pour celles et ceux qui travaillent sur le site. La santé et la sécurité de l’ensemble des équipes qui interviennent sur nos sites sont au cœur de notre exigence au quotidien », affirme en réponse le directeur régional de TotalEnergies. Ce dernier rappelle avoir « passé 37 ans de ma carrière dans des usines TotalEnergies, je sais à quel point ces enjeux sont concrets ». « À La Mède, les équipes opérationnelles de TotalEnergies comme celles des entreprises partenaires évoluent sur le même site industriel. Cela nous engage collectivement à une vigilance permanente, c’est la priorité dans nos métiers », poursuit-il.

    « Respect des réglementations »

    Sur le plan plus technique, Jean-Michel Diaz précise que « nos activités sont conduites dans le respect des réglementations applicables, sous le contrôle des autorités compétentes, avec des dispositifs de prévention et de suivi en place, et nous restons à leur disposition pour apporter tous les éléments utiles ». Cela repose notamment sur « des campagnes régulières de mesures et de contrôle des installations, la formation des équipes aux risques chimiques et un suivi médical adapté des salariés concernés ».

    En définitive, le directeur régional de TotalEnergies indique que « dans cet esprit de transparence continue, nous organisons régulièrement des visites du site pour des élus, des riverains, des étudiants et des associations, afin de présenter concrètement nos activités et nos exigences en matière de sécurité. La semaine dernière encore, nous avons accueilli des lecteurs du journal La Provence sur le site ».

    Ce discours jettera-t-il un nouveau pont ? Alors que TotalEnergies et Air Liquide s’associent pour une nouvelle production d’hydrogène intégrée au processus biocarburant, sur place, le syndicat CGT pointait « une bonne nouvelle » selon le secrétaire Fabien Cros en janvier. Ceci en raison de « l’arrêt du reformer, plus gros producteur de benzène du site ». François Wioland, responsable des projets pour Total, lors de la présentation des projets, affirmait que « la présence de tous les éléments CMR, comme le benzène, a été modélisée et le pire scénario révèle un impact en particule par million ». « Nous n’avons pas confiance » tranchait le responsable CGT.

  • [Mort au travail] La Mède : à Total, la lutte contre l’amiante et le benzène

    [Mort au travail] La Mède : à Total, la lutte contre l’amiante et le benzène

    « Vous êtes exposés à du benzène rien qu’en étant venu à ce rassemblement », lance Fabien Cros, secrétaire du syndicat CGT de la plateforme Total de La Mède, devant ses auditeurs massés devant l’entrée de l’ancienne raffinerie mardi matin. Le rassemblement organisé par l’union locale CGT, le syndicat de la plateforme et la branche régionale de la fédération des industries chimiques CGT (Fnic) vise à partager les différentes luttes pour la sécurité et la santé au travail en cette journée internationale dédiée. Les syndicats de Kem One Saint-Auban (04), d’Arkema Marseille et de Sanofi Sisteron (04), entre autres, ont répondu présent.

    C’est la présence du benzène, un composé réputé cancérigène, mutagène et reprotoxique (CMR) lié à la production du site qui a conduit le syndicat à attaquer son employeur par deux moyens : au pénal pour mise en danger de la vie d’autrui, et aux Prud’hommes pour le préjudice d’anxiété lié à l’exposition des travailleurs de la plateforme. « La limite à laquelle les travailleurs pouvaient être exposés en 2000 à mon début de carrière était de 1 ppm », resitue Fabien Cros. « Aujourd’hui on est à 0,2 ppm grâce à la pression mise par nos syndicats et nos avocats. Pourtant le benzène n’a pas d’effet de seuil, en respirer une ou 100 fois ne fait pas de différence », dans les risques d’après le syndicaliste. « Cela démontre que ce seuil est politique et non médical (…) Nous voulons que le benzène soit reconnu au même titre que l’amiante », insiste-t-il.

    Son camarade Ludovic Veyret, délégué CGT Sanofi Sisteron, illustre le problème : « On met des casquettes des chaussures de sécurité, mais on nous laisse respirer des trucs et se démerder pour laver nos vêtements. »

    L’avocate du cabinet TTLA Julie Andreu suit ces sujets. « Les expositions perdurent et la prévention n’est pas là : pas de repérage avant travaux ni diagnostics » pour l’amiante. Les procédures judiciaires visent « une juste réparation et reconnaissance des conditions de travail » selon l’avocate. « Les pathologies se déclarant 20 à 40 ans après exposition, l’employeur ne sera peut-être plus là ou pourra dire que c’est faute d’hygiène de vie », relate-t-elle, « c’est pour ça qu’il faut agir avant d’être malade pour prouver qu’il y a eu exposition si demain vous l’êtes ».

    C’est le combat mené avec la CGT dans les industries de la région.

  • Laurence Jouanaud veut rendre Châteauneuf à la gauche

    Laurence Jouanaud veut rendre Châteauneuf à la gauche

    Si elle est élue, la liste d’union de la gauche de Châteauneuf-les-Martigues aura un principe : « Faire des budgets de besoins et pas de moyens. » C’est ce qu’a assuré Jacques Messeguer (PCF), colistier de Laurence Jouanaud (PCF) et adjoint à l’éducation sous Vincent Burroni (PS), lors du meeting de premier tour.

    Et des besoins, dans cette commune de l’étang de Berre, il y en a. D’abord en termes de pouvoir d’achat. La liste Un élan pour l’avenir veut instaurer le repas de cantine à un euro, diminuer au maximum le reste à charge des familles pour permettre aux enfants de participer aux classes de découverte ou aux colonies de vacances ou encore proposer une aide financière aux jeunes pour l’obtention du permis de conduire et du Bafa.

    Laurence Jouanaud et son équipe veulent aussi pallier les problématiques de logement. « Lors de nos rencontres, les habitants nous ont remonté le mal-logement dans le parc privé, l’impossibilité d’accéder au logement social, les loyers qui augmentent plus vite que les revenus, les charges qui explosent, les bailleurs qui laissent se dégrader le bâti… », développe la tête de liste, qui promet qu’elle fera tout son possible pour faire appliquer la loi et assurer le droit pour tous à un habitat digne.

    Pour les autres projets structurants qu’elle imagine, comme la réunification des écoles maternelle et primaire à La Mède, la liste certifie qu’« aucune dépense ne sera engagée sans concertation ». « Nous avons l’espoir de rendre notre commune à la gauche, après cette trop longue parenthèse d’immobilisme engluée dans la droite », affirme avec émotion Laurence Jouanaud.

  • La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    La gauche présente une liste volontariste à Châteauneuf

    « Votre présence nous confirme la nécessité d’une candidature comme la nôtre », lance Laurence Jouanaud (PCF) aux soutiens venus au meeting de mercredi soir, à la salle Michel-Blasco de La Mède. L’enseignante retraitée y présente le programme et la liste d’union de la gauche « Un élan pour l’avenir » qu’elle conduit avec ses 34 colistiers qui « ont en commun les mêmes valeurs de justice sociale ».

    Parmi les candidats mis en avant, Marc Lopez (PS), présenté comme « le compagnon de lutte idéal dans la campagne », Élodie Thiebaut, conseillère municipale sortante, Guy Defrance (EELV), également sortant, Jacques Messeguer (PCF), ancien adjoint à l’éducation de Vincent Burroni (PS). Figure aussi sur la liste Cyril Mistral, sapeur-pompier professionnel et président du moulin associatif Les moulins d’Olive, produisant de l’huile. Mais également Sylvie Grosseau, « châteauneuvaine depuis 1966 qui se battra contre l’abandon des quartiers périphériques » selon Laurence Jouanaud, ou encore Toomaï Boucherat, chercheur associé au CNRS.

    La santé sujet n° 1

    « La justice sociale signifie des services publics forts et accessibles à tous » développe Marc Lopez, qui veut répondre à « l’insécurité routière, physique et des biens. Nous voulons un poste de police nationale, combler les municipaux vacants et former les agents », par exemple à l’accueil de femmes victimes de violences. Et propose de créer une « plateforme de veille sociale avec les associations pour lutter contre l’isolement et l’habitat indigne », bref, « les insécurités sociales comme environnementales ».

    Élodie Thiebaut, ancienne infirmière, fait de la santé « un sujet primordial ». « Avec un médecin pour 3 000 habitants, c’est difficile. Le maire sortant s’en remet à l’État, mais nous avons une volonté en attendant », affirme-t-elle, proposant d’« assurer la disponibilité des locaux et le financement du matériel et des internes pour leur installation » sur la ville.

    Un habitant demande : « Pourquoi vouloir municipaliser l’eau ? ». Guy Defrance répond que « l’eau qui passe par Châteauneuf va à Martigues, mais ils paient moins cher que nous. C’est politique, nous voulons passer en régie ». « C’est les actionnaires qui coûtent cher » complète un autre. Un dernier remarque qu’il s’agit d’une compétence de la Métropole. Jacques Messeguer l’affirme : « En votant pour nous et pour les listes de gauche partout, on récupérera la Métropole. » L’ambition est affichée.

  • [Entretien] Fabien Cros : « Il manque des infos sur la sécurité de la plateforme »

    [Entretien] Fabien Cros : « Il manque des infos sur la sécurité de la plateforme »

    Totalenergies et Air Liquide se sont associés pour produire sur place l’hydrogène nécessaire à la bioraffinerie de la Mède (voir notre édition du 13/01). Fabien Cros, délégué CGT de la plateforme, aborde les enjeux de cette évolution à la suite de la clôture de l’enquête publique, le 13 janvier.

    La Marseillaise : Comment accueillez-vous la perspective de ces deux nouveaux outils industriels ?

    Fabien Cros : Nous sommes satisfaits de voir l’investissement de 30 millions d’euros qui signifie que l’intérêt du site n’est pas remis en cause. Après tout, nous sommes le seul site européen de Totalenergies où le groupe a maintenu ses investissements dans les secteurs du raffinage et de la chimie. Mais le diable se cache dans les détails. On a été consulté sur l’étude d’impact, nous nous sommes abstenus, car nous avons estimé qu’il manquait des informations. Car la sécurité n’est abordée à aucun moment dans les dossiers d’enquête publique.

    Quelles sont vos inquiétudes ?

    F.C. : Déjà du contexte. Le site de la Mède va devenir une plateforme au sens juridique, c’est-à-dire qu’il n’y a plus qu’une seule entreprise sur place. C’est un statut récent, nouveau dans la loi [décret de 2019, loi inscrite au code de l’environnement en 2023, Ndlr]. Cela signifie des accords économiques et en termes de sécurité. Dans notre cas, c’est Totalenergies la Mède qui s’en occupera. Notre reformer [outil de production d’essence à partir de produit pétrolier, Ndlr] présente des risques connus, mais nous ne connaissons pas la nouvelle unité SMR d’Air Liquide [production d’hydrogène à partir d’hydrocarbures, Ndlr]. Est-ce que nos pompiers seront aussi efficaces sur cette installation ? Le scénario de plus gros danger actuel est pensé autour du bac à gasoil. Est-ce que ce scénario va changer ? Nous n’avons aucune étude pour l’instant, la loi oblige l’employeur à préparer ce scénario un an avant la mise en service des installations [prévue en 2028, Ndlr].

    La cohabitation entre les deux unités vous pose-t-elle un souci ?

    F.C. : Le SMR d’Air liquide sera opéré à distance. Les opérateurs viendraient de Lavéra, où ils en ont déjà un. Mais avec quel cadre horaire ? C’est une donnée cruciale pour nous, on ne sait pas qui vient, quelles mesures de sécurité, ni s’ils passeront par nos installations. Aussi, qui intervient s’il y a un accident sur le SMR ? Priorité à la protection de nos installations, celles d’Air Liquide, les deux ? Quels moyens supplémentaires ? On ne sait pas. En attendant, pour la CGT, il est hors de question qu’une structure qui n’est pas sur la plateforme fasse de l’ingérence. Comme pour la maintenance, sous-traitée sur tout le site. Nous sommes pour la réinternalisation.

    Vous restez donc méfiant…

    F.C. : Il y a une bonne nouvelle : l’arrêt du reformer, plus gros producteur de benzène du site [cancérigène, mutagène et reprotoxique CMR, Ndlr]. L’étude d’impact fait 6 000 pages, les directions nous disent de leur faire confiance car ils maîtrisent. Nous n’avons pas confiance, nous avons porté plainte au pénal pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui contre Total pour l’exposition au benzène.

    Quid du modèle économique ?

    F.C. : Nous sommes plus un démonstrateur industriel qu’une unité de production. Soit on perd un peu d’argent, soit on en gagne beaucoup. On a perdu 300 millions d’euros en 2025, mais on en a gagné 70 en 2024. On est capables de gros résultats, avec seulement 250 salariés c’est énorme, mais cyclique.

  • À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    Châteauneuf-les-Martigues n’avait pas vu une telle union de la gauche depuis « au moins deux mandatures », estime Laurence Jouanaud (PCF). Alors, au moment d’inaugurer le local de campagne ce vendredi 23 janvier, la tête de liste et ses colistiers, représentants des diverses composantes partisanes et citoyennes d’« un Élan pour l’avenir », ont partagé la parole.

    Parmi les priorités du groupe : un nouveau mode de gouvernance « plus à l’écoute de la population afin de développer une intelligence et une solidarité collectives », explique Marie-Thérèse Rochedix, des écologistes. Élodie Thiebaut, représentante d’un mouvement citoyen du centre et conseillère municipale d’opposition, dénonce le « comportement autoritaire et antidémocratique » de l’actuelle majorité. Les forces de gauche entendent donc mettre en place des consultations participatives pour les grands projets, qu’elles souhaitent orienter vers le social.

    Elles proposent notamment de rétablir une maison de la solidarité, de rouvrir un foyer pour seniors à la Mède ou encore de mettre en place un bus administratif afin que les services publics de proximité puissent aller au-devant des publics précaires.

    Sécurité et centres-villes

    Un sujet tient particulièrement à cœur à Élodie Thiebaud, infirmière de profession : la santé. « Les communes peuvent être actrices dans ce domaine », maintient-elle. La liste compte mettre à disposition des locaux et instaurer des aides au financement d’équipements, des bourses et des aides aux internes pour attirer les jeunes soignants.

    Marc Lopez, conseiller municipal d’opposition et colistier PS, insiste quant à lui sur la sécurité, ne voulant pas laisser ce sujet au maire sortant (DVD), Roland Mouren, et au candidat RN, Alain Vaccaluzzo : « Il faudra qu’on embauche rapidement des fonctionnaires municipaux et qu’on renforce les actions de proximité et de prévention, avec des médiateurs devant les écoles. (…) En 1970, il y avait un bureau de police nationale à Châteauneuf. Aujourd’hui, on est trois fois plus et on n’a rien du tout. On mettra tous les moyens nécessaires pour faire revenir les corps d’État. »

    La liste veut aussi redynamiser les centres-villes de la commune de 18 000 habitants « laissés à l’abandon pendant douze ans », selon Marc Lopez. La tête de liste Laurence Jouanaud (PCF) explique : « Tout le monde doit pouvoir s’épanouir dans une ville facile et apaisée, agréable à vivre autour de centres-villes qui proposent des lieux d’échanges et de rencontres. On a l’idée de mettre en place un cyber café municipal. Il faut aussi soutenir l’attractivité pour avoir des commerces attrayants dans des quartiers où les problèmes de circulation seront réglés, avec la mise en commun de transports par exemple. » Tout un programme, qui sera dévoilé dans son entier mi-février.

  • Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union de la gauche à Châteauneuf-les-Martigues

    Il y a du changement à gauche pour les municipales. Suite à un deuil familial, Patrice Philip (PS) se désiste et laisse la tête de liste à Laurence Jouanaud (PCF). Cette institutrice à la retraite, installée à La Mède depuis 32 ans, s’était déjà présentée aux élections législatives de 2017 et aux départementales de 2015.

    Laurence Jouanaud mènera une liste d’union des forces de gauche progressistes et de personnes issues de la société civile, face au maire sortant élu par deux fois au premier tour, Roland Mouren (DVD), et au candidat d’extrême droite, actuellement conseiller municipal d’opposition, Alain Vaccalluzzo. Pour elle, la menace RN est « réelle et grave vu leurs scores aux dernières élections législatives et européennes ».

    « On s’est réunis sur cette liste sur la base : plus Mouren et pas le RN », explique-t-elle. La gauche veut en finir avec l’édile sortant, qui a « agité pendant douze ans le spectre des bêtises qui avaient été faites par ses prédécesseurs socialistes, cet emprunt toxique, disant que grâce à lui, la dette va beaucoup mieux ». Mais à quel prix ? « Il a notamment fait des économies sur le tissu associatif, avec des subventions données au coup de cœur. »

    Redynamiser

    le centre-ville

    Laurence Jouanaud dénonce l’immobilisme de Roland Mouren, qui « n’a rien dépensé pour la population, en dehors de la construction de la salle des fêtes qui a coûté plus de 10 millions d’euros, qui a été sa seule réalisation en douze ans ».

    La tête de liste veut se battre pour la qualité de vie des habitants de Châteauneuf-les-Martigues. « Il faut arrêter de faire de cette commune une ville dortoir avec des ensembles résidentiels, des immeubles qui se développent partout sans espace vert, ni aire de jeux pour les enfants, affirme-t-elle. Rien n’est prévu pour la vie des gens. On veut développer les espaces de vie collectifs. »

    Elle ajoute : « On veut aussi redynamiser le centre-ville, qui se meurt, en aidant les bistrots, les restaurants et les petits commerces à s’installer, en baissant les loyers par exemple. »

  • Des perturbations massives sur le réseau de cars

    Des perturbations massives sur le réseau de cars

    « Le mouvement de grève a bien pris », se réjouit Marc Garcia, délégué syndical de la CGT de l’Établissement Interurbain de la RTM (Régie des transports métropolitains). Et pour cause : ce vendredi, plusieurs dizaines de lignes de bus verront leur service largement perturbé sur le réseau de la Métropole Aix-Marseille-Provence. De Marignane à Martigues en passant par Aix et Aubagne, moult lignes oscillent entre 30 et 60% du niveau d’offre habituel, quand elles ne sont tout simplement pas en service.

    La RTM évoque « de fortes perturbations » et a dressé une liste longue comme le bras des lignes concernées. L’intersyndicale (CGT, SUD et CFTC) à l’origine du mouvement, explique que les dépôts de Gémenos, de Châteauneuf-les-Martigues et d’Aix le suivent particulièrement. Elle a notamment dans le viseur « le maintien des accords » qui étaient de mise lorsque les agents interurbains étaient sous le pavillon de la RDT 13 (Régie départementale des transports), avant qu’elle ne fusionne avec la RTM en janvier 2024. « Cela fait plus de 10 mois qu’on négocie mais rien n’avance. Ils veulent même nous enlever des conquis sociaux », développe Marc Garcia, citant par exemple la prime de participation « qui disparaîtrait ». Autre conséquence concrète de la fusion : « Avant, on changeait les cars tous les 5 ans, maintenant c’est tous les 7 ! On roule avec des problèmes de matériel ! » Reste que « les réseaux urbains d’Aubagne, La Ciotat-Ceyreste et Martigues-Port de Bouc-Saint-Mitre-les-Remparts tout comme le réseau urbain Marseille-Allauch-Plan-de-Cuques fonctionnent normalement », selon la RTM.

  • Un ouvrier de Lhoist Chaux de Provence se tue dans une chute de 30m

    Un ouvrier de Lhoist Chaux de Provence se tue dans une chute de 30m

    Le drame s’est noué tôt, ce mardi matin. C’est vers 8 heures qu’un ouvrier a fait une chute mortelle d’une trentaine de mètres. La victime, âgée d’une quarantaine d’années, intervenait au troisième niveau du four sur le site de Lhoist Chaux de Provence la Mède, une carrière située à Châteauneuf-les-Martigues. Sur place, les pompiers ont tenté de le ranimer, en vain.

    L’usine, détenue par le groupe familial belge Lhoist, emploie une petite trentaine de salariés et produit des solutions à base de chaux destinées principalement au génie civil, au traitement des fumées, des eaux usées et des boues, au papier et à la sidérurgie.

    Michel Bianco, co-président du Carrefour citoyen de Venelles et membre d’un collectif de familles de victimes, note : « Les chutes de hauteur sont l’une des principales causes d’accident de travail. On dénombre deux accidents mortels par jour en France, on est l’un des pays les plus mal classés en Europe. »

    En cause, selon lui, un manque de culture de la prévention et, parfois, une pression managériale sur les délais de production. « Il faut aussi poser la question de la sous-traitance : quand les entreprises externalisent, elles externalisent aussi la santé et la sécurité », souligne-t-il.

    En 2024, l’Assurance maladie a dénombré 710 000 accidents du travail, dont plus de la moitié a entraîné un arrêt. La même année, près de 800 décès sont survenus sur un lieu de travail.