Tag: Champions Cup

  • Toulon renverse Glasgow et poursuit son rêve européen

    Toulon renverse Glasgow et poursuit son rêve européen

    Capables du moindre exploit, même quand leur saison en Top 14 est plus qu’insuffisante. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais se sont héroïquement qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup, après avoir battu les Écossais des Glasgow Warriors (19-22), samedi, dans leur antre. « On est très, très heureux. On savait que ça allait être un match très costaud et difficile. On les avait battus la saison dernière dans un autre contexte », rappelle Pierre Mignoni, le manager varois, fier de ses joueurs. « On a beaucoup souffert ces dernières semaines. La semaine dernière on a retrouvé notre équipe. Il y a beaucoup de gens qui ne croient pas en nous, mais ce qui est important c’est de croire en nous, croire en chacun, à notre solidarité. On a retrouvé notre groupe, ça fait plaisir », poursuit-il, conscient que la saison en cours est loin d’être une partie de plaisir, surtout en championnat, compte tenu des nombreux blessés de longue durée auxquels il a dû faire face ces derniers mois. « C’est énorme parce qu’on arrive de très loin, on s’est battus comme des diables », lance Baptiste Serin, l’un des grands revenants du groupe toulonnais. « Maintenant, il faut qu’on garde la tête froide. Il y a deux semaines, on était les plus grosses pipes du championnat et maintenant on va vouloir nous encenser. On va continuer à travailler et rester humbles. Il y a des choses à travailler mais ce qui est énorme c’est la solidarité. On était dans une phase compliquée et la victoire de la semaine dernière nous a remis sur le bon chemin. On est contents, on fait mieux que l’année dernière donc c’est très positif mais le chemin est encore long », souligne le demi-de-mêlée âgé de 31 ans.

    Exploits personnels

    Grâce à une défense de fer et des offensives rondement menées, avec des exploits personnels à l’instar des essais de Gaël Dréan (14e, 37e), Jean-Baptiste Gros (29e) et Ignacio Brex (60e). « On a fait une bonne entame de match même si on a été très indisciplinés en première mi-temps, moi le premier », reconnaît Charles Ollivon. « Ensuite on a réussi à prendre la mesure de ce match et de l’adversaire. On y a cru à 200%. En jouant avec la possession on a su scorer, c’est ce qui nous a réussi aujourd’hui, on a tenu le ballon. La qualification, c’est super franchement c’est que du plaisir et ça récompense à la fois nos efforts et les moments difficiles qu’on a eus dans la saison », ajoute l’international français. Les Rouge et Noir disputeront leur demi-finale sur la pelouse des Irlandais du Leinster, le week-end du 1er mai.

  • Les Écossais veulent poursuivre leur ascension

    Les Écossais veulent poursuivre leur ascension

    Deux défaites sur ces deux dernières années. Cette statistique effrayante démontre la suprématie des Écossais des Glasgow Warriors dans leur antre. Et dans leur florilège de victoires, on retrouve les plus grandes écuries européennes, comme le Stade Toulousain (défait 28-21, le 13 décembre 2025) ou le Leinster, cinq fois finaliste lors des huit dernières éditions de Champions Cup (défait 38-17, le 21 mars 2026). Mais sur le plan européen, leur montée en puissance n’a débuté qu’il y a deux saisons. Après un huitième de finale en 2024, puis un premier quart de finale l’année passée, les Guerriers veulent découvrir le dernier carré. Et pour cela, ils s’appuient sur les meilleurs internationaux du pays. « Les centres Sione Tuipulotu et Huw Jones peuvent mettre en difficulté n’importe quelle ligne de trois-quarts. Ce sont deux Lions britanniques qui, en attaque comme en défense, ont la capacité de produire plus que l’adversaire. Le premier domine les collisions, le second a toujours des courses tranchantes, intelligentes, et puis, il y a souvent un offload entre les deux », analyse Johnnie Beattie, ancien international écossais passé par Montpellier (2012-2014), à nos confrères de Var Matin. Parmi les Rouge et Noir, Ben White va retrouver ses partenaires de sélection. « Ils jouent très bien, surtout dans ce stade où c’est toujours difficile à jouer. On aura besoin de jouer à fond pendant 80 minutes si on veut se qualifier », lance le demi-de-mêlée aux 31 sélections avec les Chardons.

  • Cap au Nord pour Toulon

    Cap au Nord pour Toulon

    Le cap fatidique des quarts de finale. C’est à ce stade de la compétition que les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais avaient été sortis de Champions Cup, la saison passée, au terme d’une pénalité inscrite au dernier moment par le célèbre arrière toulousain Thomas Ramos. Un an plus tard, quasiment jour pour jour, les Varois ont parcouru le même chemin. Mais au lieu de recevoir un voisin à Mayol, ils se rendent à Glasgow, ce samedi, avec l’espoir de se qualifier pour le dernier carré de la plus prestigieuse compétition européenne. « On va en quelque sorte affronter l’Écosse », lance le manager du RCT, Pierre Mignoni, conscient que la grande majorité du XV des Warriors est composée d’internationaux du Chardon. Il s’inspire d’ailleurs de leur dernière confrontation face à l’équipe de France, le 7 mars, lors du Tournoi des Six Nations. « Ça va être un peu le même style de match. Les conditions seront forcément différentes, mais c’est une équipe favorite qui ressemble à son équipe nationale, actuellement première en Rugby Championship avec la meilleure attaque d’Europe », estime le technicien toulonnais.

    Jouer sans regrets

    En se qualifiant pour les quarts de finale, les Rouge et Noir ont atteint l’objectif fixé par le président Lemaitre en début de saison. « Je suis content d’y être parvenu, surtout quand on voit à quel point cette saison a été difficile pour nous », lâche Mignoni, jamais épargné par les longues blessures de ses protégés tout au long d’un lourd calendrier. « Il faut jouer avec un peu plus de légèreté, tout en apportant de l’énergie et de la détermination. Parce que si tu gagnes, tu fais une demi-finale », rappelle le manager de 49 ans, qui ne veut surtout pas connaître les mêmes regrets qu’il a connus à la suite de la défaite, l’année passée, face au Stade Toulousain. Et pour cela, il compte sur une stratégie « claire et comprise de tous ». Absent des 23 convoqués la semaine dernière face aux Sud-Africains des Stormers, Melvyn Jaminet sera un élément clé de la tactique varoise au poste d’arrière. Les retours tant attendus d’Esteban Abadie et Baptiste Serin vont également être déterminants pour que Toulon puisse repartir avec un succès inespéré. En cas de succès des Rouge et Noir, ces derniers disputeront leur demi-finale (le week-end du 1er mai) soit à Bordeaux, soit au Leinster, en fonction du résultat du club irlandais face aux Anglais de Sale.

  • David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    Dix-sept courses ballon en main, 100% de réussite au plaquage et une présence physique qui a épuisé la défense adverse. Le deuxième ligne international anglais, David Ribbans (30 ans), était l’homme de la situation, samedi au stade Mayol, au moment d’affronter son club formateur des Stormers du Cap, en Afrique du Sud. « C’est le leader de notre équipe, notre capitaine avec Charles Ollivon. Il a été énorme aujourd’hui. Que ce soit sur toutes les tâches obscures ou quand il a porté le ballon, on a eu un très grand David », a lancé le centre varois, Antoine Frisch. « C’est un joueur exemplaire. Il a emmené l’équipe. Son match d’aujourd’hui est probablement l’un de ses meilleurs depuis longtemps », a surenchéri le jeune deuxième ligne anglais, Junion Kpoku, conscient que Ribbans était moins performant ces dernières semaines, à l’image des performances de l’équipe toulonnaise.

    « David, ce n’a jamais été faute de vouloir. Il a eu des pépins, qui ne lui ont pas toujours permis de faire de belles performances. Maintenant, après les examens, il est rassuré. C’était important pour lui, et pour l’équipe », a confié Pierre Mignoni, le manager du RCT, persuadé que son capitaine tire l’ensemble du groupe vers le haut.

    « C’est une chance de l’avoir. Il fait avancer l’équipe, montre l’exemple. Il laisse tout sur le terrain pour le collectif. C’est un vrai leader, qui ne parle pas beaucoup », a souligné le deuxième ligne Corentin Mézou, qui prend énormément exemple sur son partenaire de jeu, dans un effectif où le grand blond compte déjà plus de 1 250 minutes de temps de jeu cette saison.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    S’il a encore montré quelques maladresses balle en main et parfois souffert face à la vitesse et au jeu de passes sud-africain, le RC Toulon a retrouvé des couleurs ce samedi après‑midi, et en a par la même occasion redonné au stade Mayol, qui en avait bien besoin. Joueurs et solidaires, notamment lors d’une fin de match où ils ont vaillamment défendu leur point d’avance, les hommes de Mignoni ont retrouvé un état d’esprit qu’ils semblaient avoir perdu depuis de longues semaines..

    Dominateurs dans les premières minutes, les Rouge et Noir ont été récompensés. Après un ruck au milieu du terrain, le ballon parvenait jusqu’à l’aile droite vers Dréan, qui prenait l’espace et servait White pour le quatrième essai du meilleur marqueur toulonnais en Champions Cup (10e, 7‑0).

    S’ils ont ensuite souffert pendant un quart d’heure — concrétisé par une pénalité de Matthee et un essai de Smith (7‑10, 24e) — les Toulonnais ont rapidement réagi grâce à Dréan, encore trouvé à droite, qui, cette fois, concluait seul et redonnait l’avantage aux siens (14‑10, 31e). Un avantage réduit juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Matthee (14‑13), que les Varois conservaient grâce à un sauvetage in extremis de Ribbans devant l’ouvreur sud‑africain, à cinq mètres de l’en‑but, après la sirène.

    Une fin de match sous respirateur

    Toujours solidaires et animés par la volonté de jouer à l’entame du second acte, les Varois se faisaient surprendre sur un essai de Roos (14-20, 54e). Mais ils réagissaient une nouvelle fois très rapidement. Ferté, entré en fin de première mi-temps à la place de Domon, blessé, était trouvé à gauche suite à une longue phase de possession et aplatissait (21-20, 59e).

    L’arrière toulonnais, souvent sorti du banc ces dernières semaines, était bien décidé à se montrer. Sur une nouvelle course, il servait Ollivon, qui décalait Tuicuvu. L’ailier fidjien finissait sa course dans l’en-but et permettait aux siens de prendre huit longueurs d’avance (28-20, 67e).

    Mais le danger guettait toujours. Et après avoir défendu sa ligne pendant de longue minute, le RCT, réduit à 13 dans les six dernières minutes après les carton jaunes d’Halagahu et Nonu, finissait par céder, sur un essai de Khan consécutif à une percée du prodige Feinberg-Mngomezulu (28-27, 78e).

    L’atmosphère devenait irrespirable. Et alors que les Sud-Africains espéraient avoir arraché leur qualification sur un ultime essai sur la ligne alors que la sirène avait retenti depuis trois minutes, M. Ridley, après de longues minutes de vérification, estimait que le ballon n’avait pas été aplati, libérant un stade Mayol qui pouvait enfin exulter.

    Au courage, le RC Toulon valide son billet pour les quarts, et ira défier le vainqueur du match entre Glasgow et les Bulls de Pretoria le week-end prochain.

    TOULON 28 – 27 STORMERS (MT : 14-13)
    8e de finale de Champions Cup
    Samedi 4 avril, 16h
    Stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    Points Toulon : 4E White (9e), Dréan (31e), Ferté (58e), Tuicuvu (67e) ; 4T Domon (10e), Albornoz (31e, 59e, 67e)

    Points Stormers : 2E Smith (24e), Roos (54e) ; 2T Mathhee (24e), Feinberg-Mngomezulu (54e) ; 2P Matthee (20e, 35e)

    Cartons Jaunes : Halagahu (74e), Nonu (80e)

    TOULON : Gros (Priso, 52e), Baubigny (Lucchesi, 59e), Sinckler (Gigaschvili, 52e) – Mézou (Halagahu, 46e), Ribbans (C) (Javakhia, 72e) – Kpoku (Mercer, 65e), Ollivon (Gros, 80e), Shioshvili – White, Albornoz – Tuicuvu, Frisch (Nonu, 72e), Brex, Dréan – Domon (Ferté, 35e)

    STORMERS : Kebble (Theunissen, 52e), Venter, Fouché (Mchunu, 52e) – Smith (Schikerling, 32e), Evans (Porthen, 52e) – De Villiers (Fourie, 64e), Dayimani, Roos – Reinach (Khan, 59e), Mathee (Feinberg-Mngomezulu, 52e) – Zas, Du Plessis (Simelane, 65e), Nel (C), Willemse – Gelant

  • L’Europe pour respirer ?

    L’Europe pour respirer ?

    Les semaines se suivent et se ressemblent sur la Rade. Encore défait sur la pelouse de l’avant-dernier Perpignan samedi dernier
    (36-20)
    , le RCT vient d’enchaîner cinq matches sans victoire. Et donne l’impression de ne pas trouver les ressorts qui lui permettraient d’inverser la tendance, après une nouvelle tentative d’électrochoc incarnée par un stage dans les Pyrénées-Orientales la semaine dernière. Dès lors, quels leviers peuvent encore être activés ? « Il nous en reste », veut encore croire Pierre Mignoni, à qui on ne saurait reprocher la combativité en ces temps difficiles. « On continue à travailler dans l’ombre, à se taire et à essayer de trouver des solutions, l’énergie. On en a besoin. C’est contradictoire, avec, malheureusement, l’image qu’on donne en ce moment. »

    Dans cette voie de garage, la Coupe d’Europe peut-elle apporter la fraîcheur mentale qui fait cruellement défaut aux Rouge et Noir ? « On a un matelas de confiance qui est faible. Quand on loupe, on peut vite se recroqueviller, tenter moins de choses. Ça peut nous faire du bien, mais il faut gagner face à un très bel adversaire », acquiesce leur homme fort. « C’est une autre compétition, tout est différent. C’est une bonne opportunité de retrouver de la confiance », pousse aussi en ce sens le capitaine David Ribbans.

    « Besoin d’être soutenus »

    Une rencontre qui symbolise aussi le fait que tout n’est pas à jeter dans cette saison à la tournure décevante, positive Pierre Mignoni : « Il ne reste pas beaucoup d’équipes dans la compétition, ça montre qu’on a fait le boulot. On a fini deuxième de notre groupe. Ça nous donne la possibilité, et c’est génial, de recevoir un huitième de finale, pour la deuxième fois de rang. »

    Ce sera également l’occasion de redonner du baume au cœur à un public gagné par la morosité ambiante : « Je comprends leur inquiétude. L’avenir, je le prépare à court, moyen et long termes. Il faut garder espoir, changer des choses, et je vais en changer », promet-il, demandant, en attendant, de l’unité : « On a besoin de se sentir soutenu, même si on ne le mérite pas toujours. Le but est de revibrer tous ensemble, à travers ce match. Mais derrière, il restera des matches. »

    Et pour remettre un peu de soleil dans les têtes, l’entraîneur toulonnais pourra compter sur le retour des internationaux, au repos – en décalé – après le tournoi des VI Nations : « On a besoin de Charles Ollivon, de sa fraîcheur. Je l’ai senti très impliqué. J.-B. (Gros) aussi. C’est l’un des plus grands piliers du club. Il fait partie de ces grands joueurs. On a besoin du niveau qu’il a montré durant le Tournoi des VI Nations. » Avec ses leaders en forme, Toulon pourra croire en ses chances.

    Villière et Jaminet pas retenus

    Pierre Mignoni a fait le choix de se passer des services de deux internationaux, Gabin Villière et Melvyn Jaminet, pourtant disponibles. De même pour Mateo Garcia, plus apparu depuis le 17 janvier, lors du dernier match européen à Gloucester.

    Saison terminée pour Ludlam

    Coup dur pour le RCT. Sérieusement blessé à l’épaule gauche sur son essai marqué samedi dernier à Perpignan, Lewis Ludlam va être opéré la semaine prochaine. L’international anglais sera indisponible deux à trois mois et manquera la fin de saison.

    TOULON – LE CAP

    8e de finale de Champions Cup

    Samedi 4 avril, à 16h.

    Lieu : Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Frisch, Tuicuvu – Albornoz, White – Shioshvili, Ollivon (cap), Kpoku – Ribbans, Mézou – Sinckler, Baubigny, Gros.

    LE CAP : Gelant – Willemse, Nel (cap), Du Plessus, Zas – Matthee, Reinach – Roos, Dayimani, De Villiers – Evans, Smith – Fouché, Venter, Kebble.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Ils devaient tout faire pour ne pas repartir du nord-ouest de l’Angleterre avec une défaite, sous peine de voir leur aventure européenne s’arrête précipitamment. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont réussi leur mission samedi soir sur la pelouse de Gloucester, lors de la 4e et dernière journée de poule. Ce troisième succès dans cette compétition leur permet de décrocher leur qualification pour les 8e de finale, où ils sont assurés de recevoir le futur adversaire au stade Mayol.

    « On est très content de la victoire, ça faisait un moment qu’on ne gagnait pas à l’extérieur », reconnaît Andréa Masi, entraîneur de l’attaque varoise. « On a dominé, mais il y a un peu de frustration, parce qu’on a manqué de précision. Pendant la période de Noël, on ne s’est pas trop entraînés, il y a un manque de repères collectifs et de rythme. Mais nos avants ont dominé physiquement, même si on n’est pas encore au top. Ça nous tenait à cœur de gagner à l’extérieur, ça va nous faire du bien pour la confiance. Maintenant, on veut aller le plus loin possible. On veut jouer des gros matches, il faut les vivre pour gagner de l’expérience », poursuit le technicien italien.

    Un plein de confiance

    « C’était un match très dur, c’est toujours difficile ici, contre une équipe qui se bat. Le plus important, c’était de gagner », martèle Lewis Ludlam, le troisième ligne toulonnais, conscient que ce genre de succès rebooste les troupes. « Nous, les avants, on devait donner une bonne plateforme à nos trois-quarts. On doit rester comme ça chaque semaine. On a beaucoup perdu à l’extérieur, là c’était important de gagner, ça donne confiance à l’équipe. L’ambition, c’est les trophées ! On veut en gagner un. On est contents, on a l’occasion de le faire maintenant », ajoute l’international anglais, auteur de l’un des quatre essais inscrits à Gloucester, aux côtés de Mathis Ferté et d’un grand Gaël Dréan. Les Rouge et Noir peuvent désormais se concentrer sur la réception de Montpellier, samedi 24 janvier (à 16h35).

    GLOUCESTER 14 (7)

    TOULON 31 (21)

    4e journée de Champions Cup

    Kingsholm Stadium, à Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : 2 essais (Clement 31’ ; Williams 68’), 2 transformations (Barton 32’, 69’)

    Toulon : 4 essais (Dréan 9’, 80+1’ ; Ferte 13’ ; Ludlam 37’), 4 transformations (Domon 10’, 14’, 38’, 80+2’)

    GLOUCESTER : Barton – Hathaway, Butler, Atkinson, Cotgreave – Atkinson, Williams (cap.) – Clement, Ludlow, Trenholm – Alemanno, Eite- Laulala, Crane, Bleuler. Remplaçants : Knowles (65’), Ruskin (44’), Knight (44’), Gwynne (64’), Venter (55’), Austin (79’), Byrne (60’), Morris (60’).

    Manager : George Skivington

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Ferté – Albornoz, White – Mercer, Ollivon (cap.), Ludlam – Ribbans, Alainu’uese – Sinckler, Baubigny, Gros. Remplaçants : Toevalu (78’), Ametlla (68’), Priso (47’), Javakhia (55’), Abadie (60’), Serin (55’), Garcia (78’), Sinzelle (68’).

    Manager : Pierre Mignoni