Tag: championnat du monde

  • Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Pétanque féminine : une saison en or pour la Tropézienne Cindy Peyrot

    Son balancier inimitable et sa précision d’enfer font d’elle la meilleure tireuse de l’Hexagone. Cindy Peyrot (31 ans) a parfaitement mis son don à contribution cette année en s’imposant lors de trois grands rendez-vous du calendrier boulistique. D’abord aux finales PPF, au mois de février à Aix-en-Provence, où elle s’est imposée aux côtés d’Anna Maillard et Manon Debard. La native de Saint-Priest-en-Jarez, dans le département de la Loire, a ensuite glané sa deuxième étoile au Grand Prix féminin Paprec du Mondial La Marseillaise à pétanque, en compagnie d’Anna Maillard et Maëlle Bertrand. Et comme jamais deux sans trois, la pensionnaire de la Boule Tropézienne a fait des merveilles lors du championnat de France doublette en compagnie de sa partenaire habituelle Anna Maillard, lui permettant ainsi d’obtenir un quatrième titre national. Ce qui a également mis fin à une série de cinq finales perdues. « Je ne peux pas dire que j’ai franchi un cap mentalement, parce que je pense que je dois travailler encore plus. J’avais beaucoup de passages à vide et je pense que j’en ai peut-être un peu moins aujourd’hui. Je pense que ma vie actuelle me fait énormément de bien », poursuit celle qui se décrit comme quelqu’un de compétitrice, gagneuse, nerveuse et impulsive. « J’aurai toujours mes travers, mais je me suis vachement calmée », ajoute-t-elle. « C’est une saison où elle a fait vraiment des progrès, notamment dans son attitude sur un terrain et sur les capacités à revenir dans une partie », confirme son compagnon Julien Serrano, figure du Jeu Provençal.

    « Comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé »

    Malgré le jeu qu’elle a pu produire tout au long de la saison, Cindy Peyrot n’a pas fait partie des joueuses sélectionnées pour intégrer le collectif France féminin. « Je sais que je ne suis pas un ange, j’ai mes défauts, mais les excuses qu’ils m’ont données lors d’un appel en janvier ne sont pas fondées », martèle la vice-championne du monde 2021. « C’est comme si Deschamps ne sélectionne pas Mbappé », compare Julien Serrano, convaincu qu’elle est la joueuse la plus forte du circuit féminin en terme de « talent pur ». Cette semaine, Cindy Peyrot a été contactée par le responsable du collectif Ludovic Pereira, pour qu’elle fasse de nouveau partie du groupe. Se sentant « trahie » et « déçue » d’avoir été privée d’une « possible sélection » lors du dernier championnat du monde à domicile, elle a décidé qu’elle ne reviendrait pas en équipe de France tant que le staff ne changera pas.

  • Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Samedi, avec ses potes Nancy Poirot, Baptiste Civiale et Marc-Brille Tapoum, elle a été sacrée championne du Monde.

    « Sur le moment, j’ai eu du mal à réaliser ce que je ressentais. C’était puissant, touchant, intense. En fait, se retrouver sur la plus haute marche d’un podium mondial, cela ne se décrit pas. Cela ne peut que se vivre ! » Et Lalie Carlier vit intensément son bonheur de championne du Monde. Elle qui ne s’attendait pas à un tel sacre.

    Même si elle a déjà connu les podiums dans sa jeune carrière. « Je pratique le décathlon en club et j’ai déjà fait un podium, en championnat de France », se souvient-elle. Mais une médaille d’or mondiale, c’est une récompense que peu d’athlètes peuvent revendiquer dans leur carrière.

    De la danse au rugby

    Pour Lalie, c’est d’autant plus fort qu’elle n’est pas issue d’une famille de sportifs. « Mon père faisait un peu d’équitation, sans jamais faire de compétition. Et ma mère, à part un peu de danse, n’a jamais été attirée par une pratique quelconque », indique la Martégale.

    D’ailleurs, comme Stéphanie sa maman, « c’est d’abord dans la danse que je me suis épanouie. Classique, modern-jazz, hip-hop, j’étais une touche à tout. » Idem pour le sport. « Je suis curieuse de nature. Mais pour l’athlétisme, c’est à 16 ans que j’ai fait mes premiers essais, après avoir testé le rugby », se remémore-t-elle.

    Elle est repérée par Martigues sport athlétisme, après quelques épreuves en scolaires avec l’équipe du lycée Paul-Langevin. Et depuis un an, Lalie a intégré la SCO Sainte-Marguerite, « je fais mes études à Luminy, c’est plus pratique pour moi et j’ai un cadre parfait pour le décathlon », assure celle qui se voit bien « travailler dans l’événementiel sportif ».

  • Une troupe marseillaise de ballet sur glace en lice pour un titre mondial

    Une troupe marseillaise de ballet sur glace en lice pour un titre mondial

    Grâce à leur deuxième place au Critérium, sorte de coupe de France, l’équipe de ballet sur glace de l’association phocéenne des sports de glace a décroché pour la première fois de son histoire son billet pour la Gold Cup 2026. Cette grande compétition, aux allures de championnat du monde, se tiendra à Lansing, dans l’État du Michigan, au nord des États-Unis. « Il y a beaucoup d’excitation au sein du groupe », confie Albane Loiseau, co-capitaine de la troupe aux 15 patineuses. « On se connaît toutes très bien, la majorité d’entre nous est entrée au club très jeune. C’est quand même incroyable de pouvoir vivre un tel événement toutes ensemble », ajoute celle qui continue de construire ses programmes, période appelée « montage », jusqu’aux vacances de Noël. Avec ses coéquipières, elle entrera ensuite dans une phase de perfectionnement, plus intensive et plus théâtrale, afin d’être prêtes pour la compétition.

    60 000 euros pour une semaine de compétition

    Se qualifier était une première montagne à gravir. Mais avant de s’envoler vers Lansing, les Marseillaises vont devoir trouver le moyen de financer un tel séjour. « C’est un projet qui coûte très cher », reconnaît Albane, consciente qu’il faut emmener deux entraîneurs et deux membres du club en plus des 15 patineuses. Une semaine qui devrait coûter près de 60 000 euros. « Tout est payant aux États-Unis, et souvent au prix fort », martèle la co-capitaine. Elle compte sur la participation de sponsors pour leur permettre de réaliser leur rêve.

  • Poinsot ne perd pas le Nord avant les Mondiaux féminins

    Poinsot ne perd pas le Nord avant les Mondiaux féminins

    Elle mérite amplement sa place en équipe de France au terme d’une saison exemplaire et remarquable.

    Championne de France tête-à-tête, médaillée de bronze en doublette mixte aux Jeux mondiaux de Chengdu (avec Desport) et lauréate de la dernière édition du Grand prix Paprec au Mondial La Marseillaise à pétanque (avec Peyrot et Bertrand), Sandrine Poinsot (36 ans) a sans le moindre doute réalisé sa « meilleure saison et de loin », comme elle le reconnaît avec beaucoup de plaisir. « J’ai déménagé à Nîmes au mois de janvier, et forcément, la saison a été beaucoup plus simple », estime la licenciée de la Boule Tropézienne, originaire de Cysoing, dans le Nord.

    « J’ai joué plus parce que j’étais plus proche des grandes compétitions qui se passent principalement dans le Sud. Et les résultats ont suivi », ajoute celle qui retient par-dessus tout sa première victoire aux championnats de France, elle qui restait sur trois finales perdues dans cette compétition. « Gagner en tête-à-tête en plus, c’était que du bonheur. Et surtout, finir comme j’ai fini, je m’en souviendrai pour toujours », sourit l’autrice d’un magnifique « carreau-gagné » décisif.

    Ses excellents résultats lui ont permis de garder sa place dans le collectif France, et ainsi figurer dans la deuxième équipe de France à l’occasion des championnats du monde féminin, qui se tiendront du 9 au 12 octobre à Sin-le-Noble, dans le Nord, aux côtés d’Émilie Vignières, Caroline Bourriaud et Aurélie Bories.

    « Après ma saison 2024 très moyenne, je pensais que ma place allait être remise en question », souligne Poinsot, persuadée que la confiance accordée par l’entraîneur fédéral lui a permis de connaître un déclic. « Je me suis dit “allez, on me fait encore confiance, il faut se donner les moyens de performer” », poursuit-elle, consciente que les Mondiaux à venir ne vont pas être une partie de plaisir.

    « On n’est pas favorites et on le sait », martèle la partenaire annuelle de Cindy Peyrot, grande absente du collectif tricolore. « Les Thaïlandaises sont au-dessus aujourd’hui, elles sont professionnelles, avec une préparation inégalable. Après, on y va avec beaucoup d’envie. Je pense que décrocher une médaille, peu importe la couleur, ce serait magnifique. On a de l’ambition, mais on sait que le chemin sera compliqué. »

    Surtout que jouer à domicile, et doublement dans le cas de la Nordiste, qui habitait à 30 km du boulodrome de Sin-le-Noble, qu’elle a inauguré en 2022, peut être un cadeau empoisonné.

  • Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot médaillée de bronze

    Lauriane Nolot complète sa collection de breloques. Vice-championne olympique dans la marina marseillaise il y a un an, la Varoise s’est offert une médaille de bronze lors des Mondiaux de kitefoil. En Sardaigne, elle a été régulière tout au long de la semaine, jouant le titre jusqu’au bout. Les dernières manches ont plutôt tourné en faveur de ses adversaires. Néerlandaise aux quatre passeports, installée dans le Var, Jessie Kampman est allée chercher l’or. L’Américaine Daniela Moroz s’est parée d’argent au terme de la dernière course.

    Les athlètes ont dû faire avec une météo capricieuse tout au long de cette semaine de compétition. Le vent a changé son intensité d’une session à l’autre, parfois dans une même journée. Entre rafales et vent léger, il a fallu être patient et viser juste pour engranger de la vitesse.

    Lauriane Nolot se satisfait finalement de cette médaille, avec encore des points à améliorer dans sa gestion : « Je suis contente d’être sur le podium, j’ai été régulière toute la semaine. Il m’a manqué un peu de vitesse, mais ma lecture du plan d’eau et mes décisions se sont améliorées au fil des jours. J’ai encore des axes de travail à explorer. Aujourd’hui, j’ai eu un gros “crash” sur la première finale, puis un départ moyen sur la deuxième… Je termine finalement troisième. Avec Benoît, on est très heureux de ramener deux belles médailles à la France : cela montre le niveau des Français ! »

    En effet, le kitefoil français s’est bien comporté avec également une médaille de bronze pour le Girondin Benoît Gomez. Plus tôt dans la semaine, Louise Cervera a dompté la météo sarde pour aller chercher un titre mondial en catégorie Ilca 6. Tom Arnoux, en planche à voile, a reçu une breloque argentée. Un bilan de quatre médailles pour la voile tricolore et de grands espoirs dans ce début de cycle qui doit mener les Bleus vers les Jeux olympiques de Los Angeles, en 2028.