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  • Énergie, taxis, services publics… la riposte sociale s’organise contre le budget Bayrou

    Énergie, taxis, services publics… la riposte sociale s’organise contre le budget Bayrou

    C’est le 1er septembre que doivent se réunir les différentes confédérations syndicales, au niveau national, pour travailler à une riposte sociale commune face au budget et les annonces associées, portées par le gouvernement Bayrou.

    Si la CGT organise son comité confédéral national (CCN), l’une des instances décisionnaires de l’organisation, ces 26 et 27 septembre, certaines fédérations ont d’ores et déjà un programme chargé pour cette rentrée. C’est notamment le cas des énergéticiens CGT, qui lancent une grève reconductible, dès le 2 septembre, dans tout le pays et avec plus d’une dizaine de rassemblements prévus en Provence. « On se mobilise pour une revalorisation de notre grille des salaires au niveau de notre branche [celle des industries électriques et gazières, IEG, Ndlr], mais aussi contre la hausse des factures des usagers dont la TVA est passée à 20 % cet été pour l’électricité et le gaz », explique Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille. Une mobilisation lancée en amont des annonces Bayrou, dans l’optique « d’être à l’offensive et de prendre de court le calendrier patronal ». « Le contexte global de colère sociale et les annonces de Bayrou jouent évidemment : deux jours fériés de moins, c’est 300 euros de moins pour les agents », développe le syndicaliste. « 150 piquets de grève dans toute la France sont déjà établis dans 150 entreprises des IEG », abonde Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence.

    Les taxis mobilisés et des appels locaux pour le 10

    Dans la foulée, ce sont les taxis qui prennent le relais avec un appel à la grève intersyndical. « À partir du 5 septembre, il faut reprendre notre mobilisation qu’on espère aussi forte que celle du 19 mai », martèle Rachid Boudjema, président de l’Union nationale des Taxis et secrétaire général du Syndicat des taxis marseillais et de Provence. Il pointe « l’absence de réponse du gouvernement », notamment pour « la convention sur les tarifs pour les transports sanitaires », sujet de leur précédente mobilisation. Ensuite, c’est la fameuse date du 10 septembre qui est dans le viseur. Si la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a qualifié le mouvement de « nébuleux », reste que plusieurs fédérations CGT se préparent à la mobilisation, en attendant la position de la centrale.

    « Il y a peu de doute sur le fait qu’on sera en grève le 10 », explique Nicolas Davan, secrétaire général de la CGT Énergie Provence. Faits notables : plusieurs Unions locales CGT dans la région appellent clairement à la mobilisation le 10 septembre. À l’instar de celle d’Avignon et de Toulon. La première juge que « la lutte syndicale avec ses spécificités et le mouvement spontané du peuple avec les siennes peuvent et doivent aller de la main si nous partageons les revendications ». À Marseille, des assemblées générales ont régulièrement lieu en vue de la préparation de cette date (lire notre article du 19 août) avec des réunions par quartiers. Celle du centre-ville de la cité phocéenne se tient ce mercredi 27 août, place de la Providence dans le 1er arrondissement et doit « proposer et voter des lieux de rassemblement ». Celle des quartiers est de la ville se tient ce mardi, au niveau du tramway des Caillols, une autre avait lieu au Parc Longchamp.

    « Un processus cohérent et convergent »

    De quoi appuyer les appels lancés nationalement, sur les réseaux sociaux ou en dehors des cadres syndicaux. Ces derniers sont nombreux : Sud-Rail, la fédération CGT commerces et services, celle des industries chimiques (Fnic CGT)… « On avait déjà prévu une mobilisation le 10 septembre avant que ça monte. Et quand on a vu les annonces de Bayrou et les réformes qu’il veut imposer, ça a enfoncé le clou », explique Éric Chopineau, secrétaire général de la CGT Air liquide Sud-Est, syndicat rattaché à la Fnic. Avant de développer : « Dans les ateliers, ça parle beaucoup, les salariés s’interrogent. D’ici là, on va faire grandir cet appel ».

    Faire grandir les appels, c’est aussi le but de l’Union départementale CGT 13. « La question est bien de construire un rapport de force, un processus cohérent et convergent. Notre rôle est d’aller dans toutes les entreprises et les services publics pour organiser la riposte avec les travailleurs, y compris avec la date du 10, mais pas que », explique Jessica Jadé, secrétaire de l’UD CGT 13. La syndicaliste insiste : « Nous appelons toutes les organisations à travailler à la jonction et la convergence pour la mobilisation des travailleurs ».

  • Les cheminots CGT veulent aller plus loin pour le triage ferroviaire

    Les cheminots CGT veulent aller plus loin pour le triage ferroviaire

    Maintenant qu’on a l’infrastructure, il faut aller chercher les clients », lance le secrétaire du syndicat CGT des cheminots en région Paca Robin Matta. La visite ce jeudi matin du PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou à la gare de triage de Miramas s’est faite sans la presse, deux mois après les deux semaines d’arrêt du tri suite à une panne de télécommande le 12 juin.

    À la recherche de marchés

    « Après avoir investi cinquante-sept millions d’euros pour le triage, il faut le faire vivre », estime le secrétaire des cheminots CGT de Miramas. Car au-delà de vouloir récupérer les vingt-trois flux logistiques retirés à Fret SNCF lors de la privatisation imposée par la Commission européenne, Robin Matta pense qu’aujourd’hui « toute la question pour nous est de nous outiller pour effectuer le tri ferroviaire à la carte des petits trains assemblés en wagons isolés », comme c’est le cas au Terminal ouest Provence de Clésud où seul un train contenant de l’eau est géré par la SNCF. « Nous avons posé la question au président pour savoir quelle démarche commerciale a été entamée pour aller chercher les marchés », abonde le cheminot.

    Dans le même temps que la recherche de marchés supplémentaires, les cheminots interpellent également Jean-Pierre Farandou sur l’infrastructure. Comme l’indique Robin Matta, « nous avons dit au président que nous considérons devoir aller plus loin dans la rénovation et l’amélioration technologique du triage de Miramas », s’appuyant sur les 57 millions d’euros déjà déboursés combinés au débat public sur l’industrie actuellement instruit dans la région, et dont le rendu est le 18 septembre.

    À ce titre, le secrétaire régional des cheminots l’affirme, « la CGT se tient à disposition de la SNCF pour travailler ensemble à un véritable projet global pour le fret ferroviaire ». « On est plus dans la situation de 2020 où plus rien ne fonctionnait. Il nous faut accélérer pour ne plus se retrouver dans la situation de juin, où nous n’avions plus de télécommande », conclut-il.

    L’investissement de SNCF Réseau a déjà permis « l’accomplissement de la 1ère phase du grand plan de rénovation de la gare de triage amorcé en 2025 », détaillé dans le dossier de presse idoine. Treize voies de formation de train sur les quarante-huit au total ont été régénérées, en même temps que vingt aiguillages et quatre freins de voie pour le tri ont été remplacés. Le système informatique de protection du personnel a également été modernisé.

    Une usine ferroviaire pour décarboner la logistique

    La seconde tranche du plan de rénovation du triage se déroule entre cette année et 2027, et concerne « le renouvellement de 24 freins de régulation pour le triage et la régénération d’une quinzaine de voies » d’après la SNCF. L’entreprise publique considère que « cette remise à niveau intervient dans un contexte encourageant de hausse du trafic fret sur la zone et les perspectives de réindustrialisation du golfe de Fos qui portent des enjeux de décarbonation propices au développement du mode ferroviaire ». Avec 2 430 arrivées et départs confondus par mois, cette gare trie, relaie et remise des wagons pour tout le grand sud de la France. Une position « stratégique en amont de la Zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer » pour la SNCF.

    Les cheminots dès lors demandent « un cap » à leur direction, alors qu’une rumeur persistante annonce le changement de présidence du groupe public pour l’ancien premier ministre Jean Castex (Ex-LR) à l’automne. Contactée jeudi soir pour réagir, SNCF Réseau n’a, pour l’heure, pas donné suite à nos sollicitations.

  • Provence : une dizaine de rassemblements prévus par les travailleurs de l’énergie CGT

    Provence : une dizaine de rassemblements prévus par les travailleurs de l’énergie CGT

    Si les organisations syndicales se réunissent le 1er septembre pour organiser la riposte face au budget du Premier Ministre, François Bayrou, et que des appels au blocage du pays sont au programme pour le 10 septembre, ce sont bien les énergéticiens CGT qui vont officiellement lancer la rentrée sociale de cette année. En effet, la FNME-CGT (Fédération nationale des mines et de l’énergie), qui regroupe les travailleurs des entreprises du secteur de l’énergie, a déposé un préavis de grève pour le 2 septembre.

    Et pour l’occasion, les énergéticiens prévoient de mettre les petits plats dans les grands. À titre d’exemple, plus d’une dizaine de rassemblements sont d’ores et déjà prévus dans les Bouches-du-Rhône, avec 3 seulement à Marseille mais aussi 3 autres sur le pourtour de l’étang de Berre. On en dénombre également à Aix, Cabriès, Aubagne, Salon-de-Provence ou encore Avignon pour le Vaucluse… En bref, le mouvement social dans l’énergie s’annonce suivi selon les prévisions de la CGT. Et pour cause, les agents du secteur mettent au cœur de leurs revendications deux points principaux : Celui des factures des usagers et leurs salaires. « Le gouvernement impose une TVA à 20% sur l’abonnement électricité et gaz depuis le 1er août », pointe la CGT alors qu’elle revendique une taxe à 5,5%. Côté salaires, les agents espèrent arracher une revalorisation au niveau du secteur de 9%.