Tag: CFE-CGC

  • Un grand rassemblement pour la Verrerie à Nîmes le 16 octobre

    Un grand rassemblement pour la Verrerie à Nîmes le 16 octobre

    Dans un contexte qui s’est à nouveau tendu ces dernières heures, plus de 150 personnes se sont rassemblées devant la Verrerie du Languedoc vendredi 10 octobre. Après les syndicats, plusieurs personnes ont pris la parole devant le site dont la maire (SE) de Vergèze, Pascale Fortunat-Deschamps, qui a renouvelé son appel à un grand rassemblement. À l’applaudimètre, la date du jeudi 16 octobre a été choisie pour se réunir sous les fenêtres de la préfecture du Gard à Nîmes (11h) où l’intersyndicale et les élus locaux espèrent être reçus par le préfet. Un appel a par la suite été envoyé à toutes les organisations syndicales du Gard et des départements voisins. « Les élus locaux répondront présents », a assuré Pascale Fortunat-Deschamps qui était déjà entouré par une bonne quinzaine d’élus. « Je demande à tout le monde de tout faire pour que l’on soit le plus nombreux possible jeudi », a martelé Yohan Goupille, le délégué syndical CGT. Toutes les organisations politiques présentes ont confirmé leur soutien et leur mobilisation jeudi. Une cantine solidaire sera même mise en place jeudi midi.

    Car la température est en effet remontée d’un coup jeudi 9 octobre sur le site de la Verrerie du Languedoc condamnée à la fermeture par son propriétaire américain Owens-Illinois (O-I). Après une salve de négociations qui a permis « des avancées » selon l’intersyndicale, la tension est repartie à la hausse sur les coups de 14 heures jeudi. La direction d’Owens Illinois a en effet envoyé un communiqué de presse (sans avertir l’intersyndicale de son contenu) pour annoncer la fermeture « dans les prochains jours » du four à cause de la mobilisation des salariés qui occupent l’entrée du site depuis une quinzaine de jours.

    « Il s’agit de la seule option permettant de rétablir la sécurité des personnes et des installations, tout en préservant l’intégrité du four », écrit la direction. L’intersyndicale, composée de la CGT, de la CFE-CGC et de FO, a immédiatement réagi en organisant un rassemblement avec les salariés et les élus locaux vendredi, accompagné d’un point presse, pour dénoncer « les mensonges de la direction d’OI ». « Ce sont des menteurs », a martelé Yohan Goupille, délégué syndical CGT.

    « Les prétextes cités ne sont pas justifiés. Pendant plus de dix jours, ce sont les salariés qui ont maintenu l’activité et la sécurité en l’absence totale de direction sur le site. C’est toujours OI qui met de l’huile sur le feu. Un accord de méthode a été signé stipulant la fin du PSE au 31 octobre. Pourquoi arrêter le four quinze jours avant ? OI sont des voyous », fustige Yohan Goupille qui confirme que si le four est arrêté, il ne pourra pas redémarrer.

    « Nous constatons une remise en cause du droit syndical par des pressions exercées sur notre Délégué Syndical Central CFE-CGC (Guillaume Boisson, Ndlr), également responsable maintenance, sommé d’organiser l’arrêt du four dans des délais intenables, alors qu’il est mobilisé depuis plusieurs semaines dans les négociations à Lyon. L’utilisation des heures de délégation ne peut être soumise à autorisation ni à contrôle préalable de l’employeur », ajoute l’intersyndicale.

    « Pour arrêter le four, il faut faire couler 400 tonnes de verre au sol. Ça ne se fait pas comme ça. La dernière fois qu’on l’a fait, on s’était préparé pendant trois semaines. On avait mis deux secours électriques, trois secours d’eau et louer deux chargeurs pour sortir le verre. Aujourd’hui, on n’a qu’un chargeur. S’il tombe en panne, c’est la catastrophe. On nous demande d’être prêts lundi matin (le 13 octobre). Mais nous sommes en sécurité avec le four qui fonctionne. Ça ne risque rien. Par contre, si on fait cette intervention rapidement, non organisée, on risque vraiment la catastrophe humaine et industrielle », précise Guillaume Boisson.

    « Toutes nos avancées négociées dans le cadre du PSE ont été conditionnées. S’il y a une destruction du stock, ou qu’une personne commet un acte qui ne va pas, on perd l’intégralité de ce qu’on a obtenu. On répète à nos salariés de rester calme. La frontière entre la négociation et le chantage est fine. Ils veulent que le personnel dégoupille pour justifier leurs actions sauf que le personnel reste très professionnel et ça ils ne l’avaient pas prévu », explique l’intersyndicale qui espère donc rassembler des centaines de personnes jeudi 16 octobre pour pousser l’État à intervenir contre cette fermeture jugée comme un non-sens « social, industriel, économique et environnemental ».

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

    Uzès, 9h45, départ devant la mairie.

    Un départ est organisé pour Nîmes à 13h30 de la Poste.

    Alès, 10h, rendez-vous devant la sous-préfecture.

    Bagnols-sur-Cèze, 10h, départ au Monument aux morts.

    Le Vigan, 10h30, rendez-vous devant la sous-préfecture.

    Nîmes, 14h30, rendez-vous Jardins de la Fontaine, allées Jean Jaurès.

    Montpellier, rendez-vous à 10h30, Place Albert-Ier.

    Sète, 10h30, départ Place de la mairie.

    Béziers, 10h30, au départ de la Bourse du Travail.

    Bédarieux, 10h30, rendez-vous devant la Maison des syndicats.

    Clermont l’Hérault, départ sur l’Allée Roger Salengro.

    Ganges, rendez-vous à 18h devant la mairie.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans le l’Hérault et le Gard

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement et pour la justice sociale et fiscale. Plusieurs rendez-vous sont programmés dans l’Hérault et le Gard.

  • L’intersyndicale au complet appelle à un 18 septembre massif

    L’intersyndicale au complet appelle à un 18 septembre massif

    Si bien des syndiqués se sont joints à l’appel citoyen du 10 septembre pour « tout bloquer », les syndicats n’étaient pas vraiment partie prenante, même si le mouvement était soutenu par la CGT et SUD. « Le blocage du pays ne peut se faire que par la grève, pas en bloquant des ronds-points », estime pour sa part Gilbert Fouilhé (FO 34).

    Jeudi 18 septembre, ce sera justement au tour des syndicats d’entrer pleinement dans la contestation sociale. Une journée de grèves et de manifestations* à l’appel d’une intersyndicale pour la première fois au complet depuis 2023 et le grand mouvement contre la réforme des retraites finalement passée en force via le 49-3. Si à l’époque l’épisode jugé anti-démocratique avait amené démobilisation voire résignation l’année suivante, il semble avoir été digéré et les troupes semblent à nouveau gonflées à bloc. « Une journée intersyndicale aussi tôt à la rentrée, c’est le signe de quelque chose qui va durer », professe Sébastien Audebeau, secrétaire de la FSU 34.

    Rien que dans l’Hérault, une cinquantaine d’appels à la grève public/privé sont déjà recensés le 18 septembre. De là à dire que des débrayages reconductibles vont s’enchaîner et réussir à faire fléchir le nouveau gouvernement Lecornu, il y a un pas. « Nous n’avons pas de bouton pour déclencher les grèves. Ce serait présomptueux d’annoncer tel ou tel mot d’ordre. Nous attendons les remontées de terrain, nos bases nous diront », tempère Franck Mary-Montlaur (FO 34). « L’intersyndicale a déjà prévu de se revoir. Mais ce n’est pas une journée de grèves qui suffira à faire plier le gouvernement », prévient le Sébastien Boudesocque pour la CGT 34.

    Ce qui est sûr c’est que tous les ingrédients de la colère sont là : une précarité grandissante et des solutions toujours plus austéritaires proposées par les gouvernements d’Emmanuel Macron au mépris du résultat des urnes. Mais plutôt que de réclamer le départ du chef de l’État ou de cibler son nouveau Premier ministre, l’intersyndicale appelle à un changement de leurs choix politiques.

    Redistribution des richesses

    À commencer par la question des salaires et des pensions à revaloriser. « Depuis 2010 et le gel du point d’indices des fonctionnaires, les collègues ont perdu 15 à 20% de pouvoir d’achat », calcule Sébastien Audebeau (FSU 34). Même tendance baissière du côté des cadres, insiste Frédéric Thieffy, président de la CFE-CGC 34. « Les entreprises privilégient l’actionnariat à l’encadrement. Le ruissellement à la baisse touche aussi les cadres. Il faut aussi arrêter de taper sur les retraités qui ont travaillé et cotisé toute leur vie. »

    Bref, « Les sacrifices pour
    le monde du travail, ça suffit
     ! », synthétise Sébastien Boudesocque. À la récurrente problématique de la dette, le cégétiste répond que des alternatives existent à l’image des 211 milliards d’euros annuels distribués aux entreprises sans contrepartie. « La part du PIB passé de la poche des travailleurs à celle du patronat est passée de 6 à 40%. » « La France est l’un des pays qui compte le plus de milliardaires où la rémunération du CAC40 est le plus élevée. Le monde du travail en a marre d’être les vaches à lait », abonde Franck Mary-Montlaur (FO 34). « De moins en moins de gens vivent dignement de leur travail. On a besoin d’une autre répartition des richesses, marre des miettes plutôt que la baguette », illustre Marie-Pierre Zabalète, co-secrétaire de Solidaires 34.

    Services publics à l’os

    L’inquiétude est tout aussi grande sur l’avenir des services publics. « Il y a une déconnexion entre les gouvernants et la réalité du terrain. Ils mettent en difficulté de fonctionnement les services publics, ce qui génère un sentiment de manque de reconnaissance », déplore Grégoire Delattre, secrétaire académique de l’Unsa. L’école et l’hôpital se disent particulièrement à l’os. « Certaines AESH sont rémunérées sous le seuil de pauvreté. On nous parle de ne pas remplacer un tiers des départs à la retraite », s’indigne Sébastien Audebeau (FSU) sans parler de la crise des vocations dans l’Éducation nationale qui a besoin « d’emplois pérennes ». Au CHU, « tout va mal, la colère monte. On a eu le Ségur, il faut passer à autre chose, on a besoin de ratios soignants/soignés », abonde Pierre Renard (CGT). Du côté de la CFTC enfin, Sylvie Bernard alerte aussi sur le besoin de justice sociale. « Pendant le Covid, on a vu le rôle d’amortisseur de la Sécu. Depuis 2019, il y a un durcissement des conditions d’accès à France Travail. Or, le chômage nous pend au nez à tous. »

    * À 10h30 place Albert 1er
    à Montpellier.

    À 14h30 haut des allées
    Jean-Jaurès à Nîmes.

  • Vingt-trois policiers municipaux marseillais menacés de sanctions

    Vingt-trois policiers municipaux marseillais menacés de sanctions

    Un nouveau coup de froid sur la police municipale à Marseille. Depuis vendredi, plusieurs policiers municipaux ayant participé à l’envahissement de la mairie centrale le 21 novembre dernier se sont vu remettre des courriers les informant qu’une procédure disciplinaire était envisagée contre eux. « Vous avez été formellement identifié parmi les agents s’étant introduit dans l’hôtel de ville, expliquent les missives signées par le directeur des ressources humaines et datées du 13 août. Ce comportement inapproprié constitue un manquement au devoir de réserve et à l’obligation d’exemplarité qui s’imposent à tout agent public. »

    Au total, vingt-trois d’entre eux sont menacés de sanctions selon nos informations, confirmées par la Ville. Ils ont quinze jours pour accéder à leur dossier et adresser leurs observations, avant que les procédures ne soient engagées. « Vous avez le droit de garder le silence pendant la procédure disciplinaire engagée à votre encontre car tout ce que vous pourriez dire pourra être retenu contre vous », se conclut maladroitement le courrier. Suscitant une vive émotion dans les rangs.

    Fin novembre, une partie des agents s’étaient mis en grève à l’appel de la CFE-CFTC et de la FSU, protestant contre des augmentations différenciées du régime indemnitaires entre ceux qui travaillent de jour ou de nuit. Jusqu’à envahir l’hôtel de ville, avec des intimidations contre l’agent de sécurité, qui a déposé plainte, les fils du standard téléphonique arrachés, pendant que les agents chantaient « on est chez nous ». La Ville avait déposé plainte contre X, trois premiers courriers étaient partis au mois de janvier, ciblant selon nos informations l’agent ayant usé de son badge pour faire entrer les manifestants, celui qui a intimidé la sécurité privée à l’entrée et un autre filmé alors qu’il ciblait la directrice de la police municipale avec des propos peu amènes. Seul problème : tous trois sont délégués syndicaux, l’un à la FSU, deux à la CFE-CFTC. Alors à la mi-juillet, la CFE-CFTC interpelle le directeur général des services. Et explique qu’ils accepteraient des sanctions si elles touchaient tous les agents concernés, et pas seulement les trois responsables syndicaux. Des rumeurs, proteste la secrétaire générale de la CFE-CGC, Pascale Longhi Nous avons seulement fait remarquer que ce n’était pas normal que ce soit les nôtres, et nous avons demandé qu’il y ait de sanctions pour personnes », réfute-t-elle. « Nous lui avons fait remarquer que nous pouvions les attaquer pour discrimination syndicale et entrave syndicale », précise Philippe Angelelli, le secrétaire général de la CFTC Marseille.

    Pas d’excuses

    Si les sanctions contre les trois responsables syndicaux ne sont pas encore tombées, ils ne sont plus les seuls à être concernés par les procédures en cours. Alors même que les relations s’étaient apaisées, surtout depuis que les agents, au début de l’année, ont constaté qu’ils étaient tous bien augmentés, loin de certains discours instrumentalisés. « Les agents nous appellent, on ne comprend pas cet acharnement », soupire Pascale Longhi. « On bafoue le droit de grève en sanctionnant des gens qui ont exprimé quelque chose dans ce cadre-là », reproche Philippe Angelelli. Tous deux refusent cependant de s’excuser pour l’envahissement de la mairie. Mais même au-delà de leurs rangs, ces procédures suscitent un tollé. « Certains avaient juste suivi le mouvement, d’autres qui ont fait des actes plus répréhensibles passent au travers des mailles », grince un militant syndical. Beaucoup regrettant une décision administrative plus que politique. Qui risque de remettre le feu aux poudres.