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  • [Entretien] Liliana Lalonde Flores : « Pour moi, ça ne passe pas et on se retrouvera en appel »

    [Entretien] Liliana Lalonde Flores : « Pour moi, ça ne passe pas et on se retrouvera en appel »

    La Marseillaise : Vous avez dénoncé lors de la cérémonie d’hommage le « monstre immobilier » qui fait prospérer l’habitat indigne.

    Liliana Lalonde Flores : Je suis juste une mère qui a perdu un fils, ça me donne le droit d’élever la voix sinon tous ces prévenus qu’on a vus sagement alignés au procès se diront à la fin que pour huit morts, ne pas entretenir son immeuble ou faire semblant, cela ne coûte pas cher. Ce serait en effet un feu vert donné pour que le monstre immobilier continue de tirer les ficelles de l’habitat indigne.

    Cinq mois après le délibéré avec six relaxes et dix peines clémentes, que ressentez-vous ?

    L.L.F. : Je n’ai pas voulu montrer ma rage. On avait mis trop d’espoir dans un tribunal vraiment très humain mais qu’on pensait surtout courageux. Je me suis laissée endormir, dépossédée tant j’étais convaincue, dur comme fer, de la qualité de la justice en France. J’ai été choquée d’entendre le propriétaire de la cave se laver les mains et, au plus haut, l’ancien adjoint Ruas se victimiser en évoquant ses enfants. Nous, parents des huit victimes, voulons juste la vérité et qu’ils payent pour leur irresponsabilité. Le maire de l’époque aurait dû être inculpé. La démonstration a été faite qu’il a fait le choix de se rendre intouchable, de recruter des incompétents. Non seulement la justice n’est pas rendue, mais elle lave les auteurs de leur responsabilité profonde et surtout le premier représentant du monstre immobilier.

    Le jugement a considéré que Julien n’était pas soumis à des conditions d’hébergement indignes ?

    L.L.F. : Cela a révolté toute la famille de lire que Julien n’était pas vulnérable. J’ai dû dire trop doucement les choses au procès. Il me faudra trouver les mots en appel pour que les juges comprennent que c’était un jeune homme qui n’avait pas les moyens de loger ailleurs, qu’il s’est gardé de nous dire les conditions dans lesquelles il vivait. Je dénoncerai la stratégie honteuse de mensonge de la propriétaire qui a même nié que mon fils était son locataire.

    Pensez-vous que ce procès a été un show ?

    L.L.F. : Je ne vois pas la justice comme une pièce de théâtre. Il faut la prendre au sérieux, ne surtout pas la ridiculiser. Nos larmes sont pour nous. Cela ne servira à rien de me mettre à genoux devant un tribunal. Il faut demander aux juges avec le respect qui se doit, d’être courageux pour que les choses changent. Là, les inculpés riaient en sortant du tribunal, se congratulaient. Ruas est venu me tendre la main à la fin, non pas pour s’excuser mais comme pour me dire « on a gagné, ne vous sentez pas trop mal ». Non, pour moi, ça ne passe pas et on se retrouvera en appel. Je me bats pour Julien et le futur des enfants. Mon Dieu, ce n’est pas normal que des femmes, des enfants, nos anciens vivent dans des conditions épouvantables ! Il faut donner une raison et du sens à la mort de nos êtres chers. Les gens qui m’entourent me donnent cette force.

  • Un si grand besoin de réparation

    Un si grand besoin de réparation

    Sept ans. Le même silence, la même souffrance. Lors de l’hommage rendu aux victimes des effondrements de la rue d’Aubagne, à l’heure du drame, la plaie est toujours béante.

    Les familles des huit Marseillais décédés sous les décombres le 5 novembre 2018 n’ont pas trouvé la paix après un procès tant attendu mais qui s’est soldé par un jugement très en deçà des réquisitions du procureur de la République.

    Ce mercredi, s’ajoutait à ce sentiment douloureux, une injustice supplémentaire : celle de l’expulsion de Reda Manaa, ressortissant tunisien, partie civile au procès, victime des effondrements de la rue d’Aubagne, malgré la demande de grâce adressée par sept parlementaires des Bouches-du-Rhône et le maire de Marseille, au président de la République.

    Enjeu de l’année à venir

    La Marseillaise, s’associe à l’hommage rendu aux victimes et à toutes celles et ceux qui réclament justice à l’occasion du procès en appel qui se tiendra dans un an.

    Engagée pour le droit au logement, elle avait lancé l’opération de #BalanceTonTaudis qui a provoqué des dizaines de révélations sur les profiteurs de misère et des milliers de délogements, avec la conviction qu’il fallait faire changer la honte de camp.

    Marseille, elle-même, a été touchée au cœur par ce drame et ses habitants doivent pouvoir se loger dignement avec des loyers abordables. La clé réside dans la rénovation et la construction de logements sociaux du XXIe siècle.

    Beaucoup a été fait mais beaucoup reste à faire. C’est l’un des grands enjeux de l’année à venir.

  • Salle comble pour le départ du préfet Georges-François Leclerc

    Salle comble pour le départ du préfet Georges-François Leclerc

    À ses côtés, Benoît Payan, maire DVG
    de Marseille, Martine Vassal, présidente DVD du Département et de la Métropole, et Renaud Muselier, président Renaissance de la Région Sud, ont tour à tour salué son engagement pendant les 10 mois durant lesquels il a exercé ses fonctions. Refusant les caricatures faites de lui, le préfet Leclerc a néanmoins estimé que « dans l’action publique, il faut une certaine autorité ». « Merci pour ce que vous m’avez appris », a-t-il conclu.

  • Vaucluse : le savoir-faire vigneron distingué

    Vaucluse : le savoir-faire vigneron distingué

    Une cérémonie, qui « met à l’honneur depuis 25 ans celles et ceux qui font rayonner nos terroirs et la qualité de nos vins », rappellent les JA. Dans un contexte viticole très compliqué, cette édition 2025 a distingué 28 lauréats et 10 coups de cœur, « preuve éclatante de la diversité, de l’excellence et de la vitalité du vignoble vauclusien, du Ventoux au Luberon, des Côtes-Du-Rhône à Beaumes-de-Venise », mettent en avant les JA. Le Département a, de son côté, remis trois coups de cœur au domaine Plein Pagnier (Mazan), au cellier des Templiers (Richerenches) et au domaine Le Père Brun (Sorgues).

  • Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille

    Cérémonie pour marquer la libération des otages à Marseille

    La soirée a débuté par Les chaises vides, titre de Patrick Bruel et s’est poursuivie par des prières et des paroles d’espoir de paix. Parmi les personnalités présentes, les responsables de la communauté juive de Marseille : Bruno Benjamin (Crif), Michel Cohen-Tenoudji (consistoire), Lionel Stora (FSJU), de nombreux élus dont Martine Vassal, la présidente DVD de la Métropole et du Département, Laurent Lhardit, député PS, Ludovic Perney, vice-président LR de la Région. L’essayiste Amine El Khatmi était par ailleurs l’invité de la soirée.

  • Un an de jumelage avec Masis, en Arménie, et plusieurs projets engagés

    Un an de jumelage avec Masis, en Arménie, et plusieurs projets engagés

    En septembre 2024, Aix, « première ville en France à reconnaître officiellement le génocide (arménien) de 1915 », rappelle Karima Zerkani-Raynal, déléguée aux relations internationales et villes jumelles, signe son jumelage avec Masis, en Arménie. Au pied de la stèle réalisée par Toros, place de la Rotonde, ce jeudi, une cérémonie célébrant le premier anniversaire de cet acte avec la communauté de communes de Masis, a été l’occasion de faire le point sur les enjeux autour de cette signature.

    « Moment fort de fraternité », pour Roland Vartanian, président du Hay’s club aixois. Pour l’occasion, deux délégations arméniennes ont répondu présent. L’une représentant le conseil municipal de Masis, l’autre dédiée à la mise en place d’un programme visant à contribuer à la « situation culturelle et sociale de nos compatriotes, se félicitait Khoren Arkoyan, premier adjoint au maire de Masis. Cette signature nous a permis de démarrer nos programmes culturels et sociaux. Nos conseillers municipaux vont acquérir une expérience dans votre ville ».

    « Depuis un an, notre jumelage n’est pas resté un mot sur un papier. Il a pris vie. Je pense à la création à Masis d’un centre de la jeunesse Aix-en-Provence, inspiré du Repère jeunesse, égrène Karima Zerkani-Raynal. Aux échanges de livres français et arméniens entre les bibliothèques de nos deux villes, ainsi que la participation de la Ville d’Aix à une mission organisée en Arménie par le programme des Nations Unies pour le développement afin de collaborer à l’insertion des populations réfugiées de l’Artsakh. »

  • Le cirque fait son festival tout au long du week-end à Aix

    Le cirque fait son festival tout au long du week-end à Aix

    Cette année encore le Centre international des arts en mouvement (Ciam) d’Aix-en-Provence a organisé son festival « Jours [et nuits] de cirque(s) » avec pour point d’orgue et de clôture, ces samedi et dimanche.

    Et le moins que l’on puisse dire avec cette treizième édition c’est que plus que jamais, le cirque est un art populaire, à la portée de tous et qui doit le rester. Une volonté affirmée par le Ciam et dont la programmation a été orchestrée cette année par l’artiste Marie Molliens.

    Temps forts pour tous

    Le fil rouge, « un cirque-théâtre, où l’écriture, le jeu et le lien au spectateur sont au cœur des propositions ». Loin d’un cirque « simpliste et édulcoré », c’est un cirque « accessible, généreux, théâtral et festif » qui donne rendez-vous aux petits et aux grands samedi et dimanche. Un cirque où les artistes favorisent l’échange avec les spectateurs pour ne former qu’un.

    Une dimension de l’événement qui s’incarne dans le spectacle Vu à découvrir samedi à 18h30 et dimanche à 11h.Un solo où la maîtrise du geste devient un langage à part entière lors d’une cérémonie du thé qui risquerait bien de déraper avec humour et finesse. Même son de cloche pour Lab Rats, samedi à 20h, un huis-clos roublant où deux corps dans une cage de verre révèlent ce qui nous relie quand les mots ne suffisent plus. Tous deux à voir au Grand châpiteau.

    Mais le festival est aussi placé cette année sous le signe de la fête, la joie la surprise et le rire avec Mortel jus de mortel à voir samedi à 11h, 14h et 16h puis dimanche à 13h, 15h et 17h. Au cœur du Mur de la mort, ce spectacle à mi-chemin entre traditions foraines et créations contemporaines va vous faire vrombir de plaisir.

    Détour de son côté est un spectacle de rue où l’humour est roi et où la parentalité sur la route et les imprévus du quotidien y sont racontés par un duo complice. Rendez-vous samedi à 15h et dimanche à 16h.

    Sinon, tout au long du week-end ce sont des ateliers créatifs et de cirques pour enfants, ados et parents mais aussi des scènes ouvertes gratuites et des visites guidées qui vous sont proposées.

    Infos et résa : joursetnuitsdecirques.fr