Tag: cérémonie

  • Marseille se souvient de sa Libération, 82 ans après

    Marseille se souvient de sa Libération, 82 ans après

    Vives émotions et souvenirs poignants, ce dimanche matin au pied de l’emblématique char Jeanne d’Arc, sur la place du Colonel Edon à Marseille, pour la commémoration du 82e anniversaire de la Libération de la ville.

    Anciens combattants de l’armée française, jeunes porteurs de drapeaux, cadets des marins-pompiers, élus municipaux, sénateurs, députés ou encore représentants de l’État ont tous rendu hommage « aux courageux libérateurs de Marseille ». Le Chant des partisans comme la Marseillaise ont accompagné les dépôts de gerbes devant le véhicule blindé qui symbolise les sacrifices des différents régiments de tirailleurs algériens, des tabors marocains et des forces de la Résistance pour la Libération du joug nazi.

    Avant une lecture de l’historique des combats pour libérer la ville par Elyah Étienne, élève de l’école des porte-drapeaux de Marseille. Une manière de se replonger dans la journée du 28 août 1944. « C’est important d’être là pour rappeler ce qu’a coûté la Libération de la ville et du pays », insiste Anthony Gonçalves, adjoint communiste au maire de Marseille en charge de la santé.

    « Une résonance particulière »

    Il dénonce surtout la présence de plusieurs élus du Rassemblement national à la cérémonie : « On ne doit pas s’habituer à la présence d’élus d’un parti qui a été fondé par les héritiers de ceux qui ont été battus ce jour-là. Ils ne sont pas et ne seront jamais les bienvenus dans ces cérémonies. »

    Avant de conclure sur le caractère inhabituel de cette commémoration au regard de l’élection présidentielle à venir : « Plus que jamais, cette cérémonie a une résonance particulière. On ne peut pas s’empêcher de penser à la prochaine échéance électorale », avec une extrême droite en embuscade, et encore un combat de haute lutte à mener.

  • Toulon, la résistante, se souvient et poursuit le combat

    Toulon, la résistante, se souvient et poursuit le combat

    Il y a 82 ans, Toulon retrouvait sa liberté après des combats acharnés menés de concert du 20 au 27 août 1944 par les soldats de l’Armée B du général de Lattre de Tassigny
    – dont beaucoup d’Algériens, Marocains, Sénégalais… – et la Résistance qui la première fait le coup de feu au centre-ville et guide l’avancée des troupes. Une insurrection intérieure menée par des hommes et des femmes qui très tôt, comme les créateurs de notre journal, ont choisi de ne pas se coucher et de mener clandestinement la lutte contre le fascisme et l’occupant.

    Une commémoration qui porte ici une valeur hautement pédagogique, le Port du Levant étant toujours le lieu aujourd’hui où on se bat avec force contre l’extrême droite, et cela dans un département presque tout entier acquis au niveau de la représentation nationale au RN. Ici le parti à la flamme a échoué aux législatives, la seule circo du Var à être restée debout, et aux municipales où il se voyait victorieux.

    La maire sans étiquette de Toulon Josée Massi a rappelé vendredi soir place Gabriel Péri que le temps ne doit jamais effacer le souvenir.

    Et de lancer : « Nous nous souvenons des 350 000 soldats, dont 230 000 Français, qui ont débarqué en Provence. De l’armée française du général de Lattre de Tassigny, des divisions blindées, des commandos d’Afrique, des tirailleurs d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, des goumiers, des tabors, des marsouins […] Nous nous souvenons de la Résistance intérieure, de ces femmes et de ces hommes de l’ombre qui se sont engagés au péril de leur vie et pour refuser le totalitarisme. »

    Un outil pour agir

    La première magistrate a insisté sur le fait que, les derniers témoins disparaissant, et avec eux « la mémoire vive de ce qu’ils ont enduré », il ne suffit pas de commémorer mais de prendre le relais. « Il nous revient, à nous qui restons, de transmettre avec force les dangers, les mécanismes, les renoncements et les lâchetés qui ont laissé prospérer l’inacceptable », martèle-t-elle avec la force de l’engagement. Il s’agit donc aussi tout en rendant justice à ceux qui se sont levés contre la barbarie de « donner aux générations présentes et futures les moyens de reconnaître, à temps, les signes avant-coureurs du pire ». Et faire donc du souvenir « un outil pour agir ».

    Il s’agit donc pour honorer justement nos libérateurs, « de faire notre leur combat » « pour que l’horreur ne revienne pas, pour que le nazisme et toutes les idéologies mortifères, ne puissent plus jamais prospérer. »

    Étant bien entendu que personne ne peut croire lucidement, ajoute-t-elle, que le monde d’aujourd’hui est à l’abri des dérives d’hier. Et de prévenir : « La haine, l’intolérance, les discours de division trouvent encore un terreau fertile, amplifié par les réseaux sociaux où les rumeurs circulent plus vite que les faits. » Un devoir de mémoire qui invite donc à la vigilance et à l’action. Et se définit « par notre capacité à lutter contre les petites et les grandes lâchetés : celles qui banalisent l’injustice, celles qui ferment les yeux, celles qui alimentent les discours de haine ».

    Bref, par l’engagement à protéger les fondements de la République, « car la démocratie n’est jamais acquise : ni dans nos institutions ni dans nos comportements ». Le genre de discours d’un élu de la République responsable dont on peut tous être fiers. Sauf bien sûr ceux qui se seraient sentis visés comme incarnation de la menace, leurs prédécesseurs n’ayant pas choisi, eux, de se situer du bon côté de l’Histoire. L’année dernière, ils s’en étaient plaints en conseil municipal.

    Josée Massi reçoit la médaille de bronze de la Sécurité intérieure

    À l’occasion de la cérémonie de célébration du 82e anniversaire de la libération du Port du Levant, la maire sans étiquette de Toulon Josée a reçu par le préfet du Var Simon Babre la Médaille de bronze de la Sécurité intérieure – avec agrafe « 80e anniversaire du Débarquement » – « récompensant son investissement personnel dans la transmission de la mémoire ». Une distinction honorifique qui vient saluer les services particulièrement honorables rendus à la sécurité du pays.

  • Olivier Galzi s’inquiète du contexte belliqueux

    Olivier Galzi s’inquiète du contexte belliqueux

    Jour de fête et de souvenir, ce mardi à Avignon. Une journée consacrée au 82e anniversaire de la Libération de la Ville. Pour l’occasion, un grand défilé et exposition de véhicules d’époque et reconstitution de costumes d’Alliés ont animé les rues pour faire revivre l’ambiance de 1944 qui mettait fin à deux ans d’occupation. « En voyant cette reconstitution depuis mon bureau de maire, qui avait déjà ce rôle en 1944, cela reste une immense joie que d’imaginer cette Libération », confie Olivier Galzi, à l’issue d’un hommage rendu dans le péristyle de l’Hôtel de ville.

    Le maire (DVD) participait en tant que tel pour la première fois à cette cérémonie. Avant de grimper dans une Jeep et défiler, il apprécie « cette réunion de générations qui permet de perpétuer le souvenir, avec des jeunes ou une Avignonnaise, là aujourd’hui et qui était présente place de l’Horloge le jour de la Libération ».

    La « vieille histoire » proche de se répéter ?

    Mais Olivier Galzi n’y voit pas un passé lointain à jamais oublié. « Cette journée n’est pas seulement un souvenir mais aussi une projection sur l’avenir en particulier dans l’époque actuelle, met-il en garde. Ce qu’il se passe avec la Russie en Ukraine démontre que la vieille histoire n’est pas forcément une histoire qui ne se répéterait jamais, sans parler des totalitarismes et des différents fascismes. »

    Dans ce contexte belliqueux, alimenté aussi par le chef de l’État et le gouvernement à coups de renfort budgétaire pour le ministère des Armées ou tentative de résurrection du service militaire, le maire y voit « une forme d’inquiétude, quand on voit les mots, les menaces, et que l’on aime l’histoire, il y a un certain nombre d’ingrédients réunis pour une grande division qui débouche sur la violence ». Olivier Galzi, à son « niveau de maire », plaide « pour un devoir de cohésion et d’unité quelle que soit notre vision politique ». Du moins sur ce genre de cérémonie, « moment où quoi qu’il arrive on peut se réunir entre Avignonnais ». Chose souvent moins favorable lorsqu’il s’agit de politique municipale.

  • Fabienne Decottignies : une nouvelle préfète face aux défis gardois

    Fabienne Decottignies : une nouvelle préfète face aux défis gardois

    Sous le soleil lourd du 17 août, le cérémonial a ouvert le bal. Gerbe déposée au monument aux morts du square du 11-Novembre à Nîmes, salut aux autorités civiles et militaires, Marseillaise : Fabienne Decottignies a officiellement endossé les habits de préfète du Gard. À bientôt 55 ans, l’ancienne préfète de la Nièvre succède à Jérôme Bonet, parti en Haute-Savoie, et devient la 83e préfète du département, la deuxième femme à occuper cette fonction après Marie-Françoise Lecaillon.

    Quelques heures plus tard, changement de décor. Dans son bureau, la Nordiste d’origine expose sa méthode, avec un mot qui revient : le terrain. « Un préfet, c’est un géographe », glisse l’historienne de formation. « Il va sur le terrain, il ne reste pas dans son bureau. » Une façon de dire qu’elle entend apprendre le Gard par ses routes, ses communes et ceux qui les font vivre. « Mon but, ce n’est pas d’être la préfète de Nîmes. Je suis préfète du Gard. »

    Le territoire, elle le connaît encore par touches : le Grau-du-Roi, la Camargue, Nîmes et sa Maison Carrée, découverts lors de séjours personnels. Mais cette fois, pas question de regarder le Gard avec des yeux de vacancière. « Je ne viens pas en touriste », prévient-elle. Il faudra en saisir les contrastes, des Cévennes à la Petite Camargue, des quartiers populaires aux terres viticoles, comprendre ses fractures comme ses forces : « Pour pouvoir servir les citoyens du Gard, il faut les connaître. »

    Désormais, il s’agit donc d’en saisir les besoins. Avant le 1er septembre et la période de réserve liée aux sénatoriales, elle veut multiplier les rencontres avec élus, entrepreneurs, associations et citoyens. Dès sa prise de fonctions, elle s’est entretenue avec le maire de Nîmes, Vincent Bouget, et avait déjà pris contact avec celui d’Alès, Christophe Rivenq. Elle a également demandé aux sous-préfets de lui faire découvrir leurs arrondissements, histoire de ne pas laisser la préfecture devenir son unique poste d’observation.

    « Être au cœur de l’action »

    Son parcours lui offre quelques boussoles. Onze années à la Direction générale de la santé, marquées par la canicule de 2003 et la grippe H1N1, puis le ministère de l’Intérieur, la sécurité civile, la préfecture de police de Paris, l’Oise, le Nord et enfin la Nièvre. « Nous sommes tous bâtis par l’expérience », résume-t-elle. Une succession de crises, de territoires ruraux ou urbains et de responsabilités qui lui permet aujourd’hui de revendiquer une « fine connaissance de la gestion de crise ».

    Dans le Gard, celle-ci pourrait vite être mise à l’épreuve : incendies, inondations, épisodes cévenols, tensions autour de l’eau, pauvreté, agriculture fragilisée ou narcotrafic. « Le Gard, c’est presque la concentration de tous les risques naturels possibles », constate-t-elle. Un territoire où la décision préfectorale peut, à certaines heures, se jouer dans l’urgence d’un feu qui progresse ou d’une rivière qui monte. Sur l’eau, la nouvelle préfète ne cache pas son inquiétude. « Si l’on veut éviter la guerre des usages, il faut y travailler maintenant. C’est pour moi un sujet capital. » Face aux risques naturels, elle promet d’« écouter ceux qui savent » : pompiers, ONF, élus locaux.

    Reste la méthode. Fabienne Decottignies revendique « beaucoup d’humilité », mais aussi le goût de l’action. « Mon rôle est de mettre tous les services de l’État autour de la table », affirme-t-elle, pour éviter les fonctionnements en silo et « la suradministration ». Elle veut aussi faire remonter à Paris les réalités d’un département qui ne peut se résumer à des notes administratives. Dans un Gard où les dossiers brûlent parfois aussi vite que la garrigue, la nouvelle préfète veut commencer par écouter. Puis décider. Et surtout « aller dans les communes ».

  • Faire revivre le souvenir du maquis de Brigadel

    Faire revivre le souvenir du maquis de Brigadel

    En 1943 et 1944, sur le plateau de Brigadel, sur les hauteurs de Puimichel, des agriculteurs acceptent d’arracher leurs amandiers pour créer une piste d’atterrissage pour pouvoir approvisionner en armes et en matériel les résistants qui se préparaient au débarquement de Provence. à proximité, une ferme sert de lieu d’asile et de refuge aux jeunes qui voulaient échapper au Service de travail obligatoire (STO) et au transfert en Allemagne.

    Vendredi, une dizaine d’élus, de femmes et d’enfants de ces combattants bas-alpins se sont réunis sur place, où une stèle a été érigée en 2018, pour leur rendre hommage et éviter qu’ils ne tombent dans l’oubli. « Il faut faire circuler le devoir de mémoire. N’oublions jamais le courage, l’abnégation de ces jeunes gens qui n’ont pas hésité à offrir leur vie afin de s’opposer à l’occupation nazie », a souligné Gérard Lazaud, ancien adjoint aux anciens combattants d’Oraison, à l’initiative de cette stèle.

    Le maire de Puimichel, également présent, a tenu à insister sur « les résistants de l’ombre, tous ceux qui ont donné à manger, hébergé. Lors des parachutages, à l’aube, ils sortaient tous pour voir s’il n’y avait pas un parachute coincé dans un amandier. La résistance n’aurait rien été sans leur aide », a-t-il avancé.

    Jean Banner, à l’initiative de ce rassemblement, a tenu à « remercier ces jeunes qui ont décidé de dire non à la loi du plus fort et à la barbarie nazie ». Il a évoqué André Laurent, ancien résistant et auteur du livre La Résistance sur les plaines entre Asse, Bléone et Durance, décédé en 2022 : « Il a laissé aux générations futures un héritage que nous devons transmettre ». « Cela a scindé une jeunesse en deux, entre ceux qui sont partis travailler en Allemagne et ceux qui ont rejoint la résistance », a témoigné sa femme, Gilberte Laurent, également présente vendredi.

    « Il ne faut pas oublier qu’il y a toujours les familles de ceux qui ont combattu », a insisté Jeanine Telme, la fille du résistant Gaston Telme, né en 1907 et décédé en 1992. « Il parlait très peu de la Résistance en famille. Tout ce que je sais, je l’ai retrouvé dans des documents », a-t-elle raconté.

    Bientôt une cérémonie annuelle ?

    Didier Derupty, vice-président de la Maison du combattant et des familles, récemment créée dans le département, a proposé son aide aux élus et aux citoyens présents pour organiser une cérémonie annuelle sur le lieu de la stèle. « Il faut arriver à fédérer les endroits, les stèles oubliées. La conservation du devoir de mémoire est importante », a-t-il martelé, alors que la stèle de Brigadel est très peu visitée et méconnue des habitants. « Il n’y a plus de résistants, mais il y a des descendants passionnés pour faire vivre le devoir de mémoire. »

    élus et familles de résistants présents ont également évoqué l’idée de proposer aux instituteurs et aux écoliers de participer à une cérémonie annuelle en hommage aux maquisards.

    Pendant le débarquement de Provence, le 15 août 1944, quelque 100 000 soldats, essentiellement américains, canadiens et britanniques, ont débarqué sur les plages du Var, ouvrant la voie à plus de 250 000 Français qui allaient reprendre Toulon puis Marseille en moins de deux semaines. Cette armée comptait 84 000 Français d’Afrique du Nord, 12 000 soldats des Forces françaises libres fidèles au général de Gaulle et 12 000 Corses, mais aussi 130 000 soldats d’Algérie et du Maroc et 12 000 soldats de l’armée coloniale.

  • À Aix, les derniers messages d’Alain Chouraqui pour la démocratie

    À Aix, les derniers messages d’Alain Chouraqui pour la démocratie

    Au pied du Wagon du souvenir, juste en face du Camp des Milles où des milliers de juifs ont été internés, dont une centaine d’enfants, avant d’être déportés, officiels, représentants de la justice, élus et représentants d’associations, se sont rassemblés pour se souvenir des victimes des crimes racistes et antisémites, mais aussi des résistants « ordinaires », dénommés Justes parmi les Nations. Dix-huit, ont été identifiés comme ayant œuvré en faveur des internés du Camp des Milles. Ce soir, c’est aussi la dernière cérémonie officielle à laquelle Alain Chouraqui assiste en tant que Président de la Fondation du Camp des Milles, dont il est fondateur. Ce dernier, a annoncé quitter la présidence le mois dernier, quelque temps après avoir engagé les démarches pour inscrire le site au patrimoine mondial de l’Unesco. « C’est un moment particulier entre moi et la Fondation, confiait en amont de la cérémonie Alain Chouraqui. Il me semble que c’est le moment de rassembler, de mettre en avant les leçons de l’Histoire que nous avons fait émerger dans notre travail de recherche. » Avant de les développer, de revenir sur le travail de la Fondation, initiateur, Alain Chouraqui a d’abord exprimé son « dégoût » après avoir appris, ce même jour, « qu’à Paris a été brisée la plaque en hommage à trois Justes parmi les Nations qui sauvèrent un enfant juif ». Avant de s’atteler à rappeler des points majeurs « qui nous interpellent directement aujourd’hui ». En premier lieu, « la démocratie commence après l’élection (…) l’Histoire confirme qu’une légitimité démocratique ne repose pas seulement sur le suffrage universel : elle exige le respect absolu des droits, des libertés, des minorités et des contre-pouvoirs », rappelle-t-il. Le fondateur de la Fondation a également rappelé que « l’engrenage vers le pire est nourri par tout extrémisme », mais aussi, et surtout, que « chacun peut résister à sa manière (…) La passivité, plus encore que l’indifférence, est le principal facilitateur des persécutions ». La maire, Sophie Joissains, a rendu hommage au travail d’Alain Chouraqui
    « Il a voulu, avec une force immense faire en sorte que cette tuilerie, qui tombait en ruine à l’époque et que tout le monde souhaita voir disparaître – on n’aime pas avoir un souvenir pareil non loin de chez soi – puisse devenir le mémorial qu’il est aujourd’hui », a rappelé la première magistrate.

  • [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    [14-juillet] Les rendez-vous dans le Sud

    Bouches-
    du-Rhône

    Marseille

    Le feu d’artifice a eu lieu exceptionnellement le lundi 13 juillet à 22h30. Le défilé militaire du 14-Juillet débutera à 17h sur le Vieux-Port. Il rejoindra l’esplanade du J4 après revue des troupes, remise de décorations, spectacle aérien et démonstration de parachutistes.

    Martigues

    Le traditionnel défilé militaire se fera le 14 juillet à 18h30 depuis la place des Martyrs. Suivra un apéritif offert à la population et animé par la Fanfare de Martigues. Trois quartiers du centre-ville accueilleront des concerts de 21h à minuit seront organisés place Jean-Jaurès, cours du 4-Septembre et place de la Libération.

    Port-de-Bouc

    Si le défilé avec fanfare et majorettes a été annulé pour cause de canicule, le dépôt de gerbe au Monument aux morts de la Lèque prévu le 14 juillet à 18h30 avec allocution du maire est maintenu. Un spectacle pyrotechnique offert par la ville est prévu à 22h30 mais pourrait être reporté.

    Vitrolles

    La journée du 14-Juillet s’ouvrira à 18h sur le parvis de l’hôtel de Ville pour la cérémonie officielle. Dès 19h, la place de la Liberté vibrera au rythme d’un concert. Nouveauté de cette année, une projection animée sur la façade de la médiathèque la Passerelle à 22h.

    Istres

    Comme chaque année, la ville célèbre la fête nationale le 13 juillet. Rendez-vous sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à 19h30 pour une prise d’armes, suivie d’un défilé militaire à 20h depuis le collège Pasteur. Un bal populaire est prévu à partir de 21h30 sur l’esplanade Bernardin-Laugier.

    Aix-en-Provence

    Le bal se déroulera sur le haut du cours Mirabeau le lundi 13 juillet de 18h à 1h, avec des concerts toute la nuit.

    Gardanne

    Le 14-Juillet s’ouvrira à 17h30 par le défilé des forces de sécurité civile, municipale et militaire depuis le boulevard Bon temps. La cérémonie officielle se fera devant le monument aux morts, face à l’hôtel de Ville. Côté festivités, rendez-vous à 20h pour un spectacle assuré par le groupe de variétés Haute Tension Nouvelle Génération.

    Aubagne

    Le bal aura lieu le mardi 14 juillet sur le cours Foch à partir de 21h30 avec l’orchestre Solaris.

    La Ciotat

    Le bal s’est déroulé le lundi 13 juillet dès 21h sur la place de l’Escalet. Dans la soirée, un feu d’artifice tiré à 22h30 depuis la mer, face au port de plaisance. Le mardi 14 juillet sera consacré au défilé des sapeurs-pompiers dès 9h30 sur le Port Vieux. Une remise de diplômes et décorations est prévue à 10h30, avant le vin d’honneur à 11h45, place Émile-Zola.

    var

    Toulon

    Pour la deuxième année consécutive, le défilé militaire se déroulera sur le boulevard de Strasbourg, au niveau du Musée d’Art à 18h le 14 juillet. En soirée, rendez-vous à 22h sur le Carré du port pour un spectacle de 1 000 drones et le traditionnel feu d’artifice, avant de conclure sur avec le bal populaire, cours Louis Blanc.

    Draguignan

    Le défilé est prévu lundi 13 juillet à 19h sur le boulevard Clemenceau. La soirée du 14 juillet débutera par un concert à partir de 21h30 place Cassin.

    Hyères

    La cérémonie du 14-Juillet se tiendra place de la République dès 9h30 avec prises d’armes, revue des troupes, décorations et hymne national. La journée s’achèvera à 21h30, place Clemenceau, sur un concert en plein air gratuit du New Jazz Big. Le feu d’artifice sera tiré en mer à 22h30.

    Brignoles

    Le mardi 14 juillet, un défilé motorisé et le dépôt de gerbes auront lieu dès 10h sur la place Carami, avant une soirée cabaret suivie d’un DJ live.

    vaucluse

    Avignon

    La cérémonie de célébration de la Fête nationale se déroulera le mardi 14 juillet à 10h30 devant l’hôtel de Ville. À 11h, des Avignonnais seront mis à l’honneur dans la salle des fêtes de l’hôtel de Ville, avant de partager un vin d’honneur à 12h. Le bal se tiendra place de l’Horloge de 21h à 1h du matin, animé par l’orchestre MusicLive.

    Apt

    La soirée du mardi 14 juillet débutera dès 19h sur le cours Lauze de Perret avec un spectacle musical et familial. Le feu d’artifice sera tiré à 23h.

    Carpentras

    Une soirée musicale aura lieu le 14 juillet de 19h à 20h45 au square Champeville. Elle sera assurée par le groupe de reprises The Pickles.

    Alpes-de-Haute-Provence

    Digne-les-Bains

    Mardi 14 juillet, la cérémonie officielle à 19h sera suivie d’un défilé de la place Général-de-Gaulle au boulevard Gassendi. La soirée débutera à 22h30 par un feu d’artifice au Grand Pont et au boulodrome Claude-Ginier et se poursuivra par un bal place Général-de-Gaulle.

    Sisteron

    Le défilé militaire est annulé pour cause de canicule, mais le reste des festivités est maintenu. À 16h, des chars s’élanceront depuis l’avenue Alsace Lorraine, avec Le Quadrille Sisteronais et La Fanfare du Boumas. La place de la Mairie accueillera à 17h la cérémonie des honneurs rendue aux pompiers et à 21h le défilé des chars allumés. Le feu d’artifice sera tiré depuis la Citadelle, à 22h30.

    Manosque

    Les célébrations auront lieu le lundi 13 juillet. La soirée débutera à 19h par un apéro-concert rock au Parc de Drouille. Le feu d’artifice sera tiré à 22h, suivi du bal des pompiers.

    Hautes-Alpes

    Gap

    Le bal et le feu d’artifice sont reportés au mercredi 15 juillet. Le feu d’artifice aura lieu au parc Bernard-Givaudan et sera suivi du bal animé par l’orchestre Gérard Sinclair.

  • [Entretien] Yves Métayer, gouverneur militaire de Marseille : « Le 14-Juillet unit la nation et ses armées »

    [Entretien] Yves Métayer, gouverneur militaire de Marseille : « Le 14-Juillet unit la nation et ses armées »

    La Marseillaise : quel message le défilé militaire de Marseille veut-il faire passer ?

    Yves Métayer : C’est d’abord un défilé représentatif de toutes nos armées avec les forces de sécurité intérieure, la douane, la pénitentiaire et d’autres administrations. Ce défilé militaire a effectivement un horizon stratégique, celui de la résurgence d’une menace, de la guerre sur le continent européen. Le thème retenu au niveau national, c’est le réveil stratégique de l’Europe avec en filigrane, la notion de réarmement, du rôle que joue notre pays dans cette prise de responsabilité des Européens.

    Il s’agit aussi de dire à la nation qu’une révolution silencieuse est en cours. La transformation de nos armées est engagée avec une dynamique extrêmement rapide depuis 2024 avec la loi de programmation. C’est une révolution silencieuse et pas spectaculaire, mais c’est une révolution car c’est bien un changement de paradigme que connaît le système de défense français.

    Pouvez-vous en donner des illustrations concrètes ?

    Y. M. : On le verra à l’occasion du défilé du 1er Régiment étranger de cavalerie qui descendra de Carpiagne avec deux Jaguars qui sont des engins blindés de cavalerie de toute nouvelle génération. Avec la compagnie de transmission de la 11e Brigade parachutiste et des véhicules Servals de la gamme Scorpion. On le verra encore avec le 4e Chasseurs, des plus petits matériels adaptés à l’action en montagne qui sont assez illustratifs. On le verra avec le 54e RA qui, outre sa mission première de défense sol-air, est engagé dans la lutte anti-drone. Le 54e RA a aidé nos partenaires stratégiques dans le golfe Persique pour se protéger des frappes iraniennes avec de l’armement sol-air, des hélicoptères de combat, du brouillage électromagnétique.

    Pour le défilé, j’ai demandé aux chefs de détachement de montrer qu’à travers la tenue et la rigueur, ils envoient une image de professionnalisme, de détermination, d’engagement, une image qui doit exprimer ce que doivent faire les femmes et les hommes de nos armées pour se transformer, accélérer la dynamique d’adaptation. C’est le défi de cette révolution capacitaire qu’on est en train de vivre avec la loi de programmation et autour tout un écosystème d’adaptation que ce soit dans le champ du numérique, de l’IA embarqué.

    On a besoin de toutes les forces vives dans la recherche et dans l’économie de notre pays pour nous aider à aller le plus vite possible.

    Comment cet effort se traduit-il en zone sud ?

    Y. M. : Mon travail au niveau des territoires, c’est de mesurer comment cette dynamique d’adaptation se traduit, de répondre aux questions des entrepreneurs pour comprendre nos besoins. En Occitanie, autour de Toulouse, nous avons un pôle aéronautique de niveau mondial. En région Paca, on a le pôle naval de Toulon, première base navale d’Europe. On a l’industrie aéronautique autour du pôle Marignane-Istres et énormément de numérique en Paca jusqu’à Cannes-Nice. Et on a une plateforme absolument remarquable avec Canjuers, premier camp d’entraînement d’Europe.

    Vous avez lancé en décembre une opération d‘intérêt national « Défense et sécurité »

    Y. M. : Cette opération permet de canaliser, de fédérer, de catalyser tout un tas de projets et de connecter des mondes. Je pense aux projets Airbus Helicopters sur Marignane, aux projets sur Istres, aux autres projets liés au porte-avions nouvelle génération sur Toulon. Ou encore ce projet très intéressant avec Aix-Marseille Université pour adapter le système de formation et d’enseignement supérieur. Ce sont des perspectives concrètes d’emploi pour les étudiants qui s’engagent dans ces filières. On est là pour accompagner, pour crédibiliser cette démarche, la connecter à la réalité stratégique des besoins de défense.

    Le budget de l’armée a doublé en dix ans. La société civile peut-elle l’entendre ?

    Y. M. : Dans sa grande majorité, elle a compris le monde dans lequel on était. Elle n’a peut-être pas conscience des sacrifices qu’on a faits en matière de défense après la chute du mur de Berlin dont on évalue les économies sur notre capital de défense en Europe à 2000 milliards d’euros. Ce sont les « dividendes de la paix ». On a cru à la paix perpétuelle. L’Europe a arrêté d’investir dans sa défense et a perdu son capital. Aujourd’hui les Américains nous disent que ce ne sont pas eux qui feront le job à notre place. L’Europe est face à ses responsabilités. Les équilibres internes des alliances sont modifiés. On doit se poser la question suivante : que consacre-t-on à son assurance-vie dans le monde dangereux dans lequel nous sommes ? Je pense pour ma part qu’il ne faut pas opposer mais articuler le combat budgétaire que le pays doit conduire avec le besoin de défense. Les Français savent qu’ils peuvent compter sur leurs armées.

    Le pays consent pour ses armées professionnelles, entraînées, un effort d’équipement, de crédit qu’on utilisera au mieux. Le 14-Juillet, c’est l’unité de la nation et des armées. Les armées disent aussi aux Français à travers un défilé, une cérémonie : vous pouvez compter sur nous pour vous défendre face aux menaces d’aujourd’hui et de demain.

  • À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    À Marseille, une journée d’hommage aux agents de police

    Gaaaaaaaaaarde à vous, au drapeau. » Sur l’esplanade de la Major tôt le matin ce vendredi 10 juillet, du Raid aux douanes en passant par la PJ et la sécurité publique, toutes les forces de police et de gendarmerie sont représentées pour une journée nationale mise en place voilà cinq ans. Une cérémonie au cours de laquelle ont été remises des décorations pour faits de bravoure notamment, comme des médailles de la police nationale échelon or ou bronze ou celle de l’ordre national du mérite, mais aussi un moment pour rendre hommage aux policiers décédés.

    Il s’agit de « mettre à l’honneur les 153 000 femmes et hommes qui, tous les jours de l’année, se mettent au service de la République et de la sécurité de nos concitoyens », indique le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Witkowski, donnant lecture d’un message du ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez.

    L’occasion « que tous se rappellent l’exigence de la vocation que vous avez embrassée, ce métier qui ressemble souvent à un sacerdoce et qui, pour certains de vos collègues, a revêtu la forme du sacrifice », estime-t-il

    « Une montée

    de l’hyper-violence »

    Il rappelle que « depuis le début de l’année 2026, déjà cinq policiers qui ont perdu la vie en mission ou en service. Ils viennent allonger la trop longue liste des 39 agents de la police nationale décédés depuis 2021, année où cette journée a été instituée aussi et avant tout pour faire mémoire de leur nom et de leur engagement ». Sans compter les blessés : 1 100 chaque mois en moyenne 2026.

    Cette journée c’est aussi « un moment de célébration. Célébration de la beauté de votre devise, de la noblesse de vos valeurs et du sens profond de votre vocation », poursuit le préfet. Et de revenir sur un « contexte de montée indéniable de l’hyper-violence ». « Nos forces de sécurité sont, par ailleurs, constamment défiées. Ne pas obtempérer à leurs injonctions devient une option, discuter leur monopole de la force légitime, une habitude, s’en prendre à leur intégrité physique, de moins en moins rare », note le ministre dans son discours, considérant que « quelques-uns veulent faire oublier qu’aux racines de l’engagement [des policiers] se trouve la protection des plus vulnérables, le secours aux victimes et la sécurité de chacun de nos concitoyens ».

    Alors qu’il entend renforcer l’arsenal légal vers le tout sécuritaire, Laurent Nunez en profite pour enfoncer le clou, estimant que l’action des policiers s’inscrit « dans le cadre des lois républicaines et des règles déontologiques toujours nécessaires, toujours proportionnées, toujours exemplaires ».

  • Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    Les bacheliers mention « très bien » récompensés par la Région Sud

    « Félicitations à tous, chers bacheliers ! Nous mettons à l’honneur votre travail et votre mention très bien avec notre bourse au mérite de 300 euros ! », indique la Région Sud, présidée par Renaud Muselier, lors de la cérémonie organisée ce jeudi, pour saluer les quelque 3 624 bacheliers de l’Académie d’Aix-Marseille ayant obtenu cette distinction. Crée en 2016, ce dispositif a déjà permis d’accompagner près de 52 000 jeunes pour un montant de plus de 20 millions d’euros. Une mesure qui s’ajoute aux différents dispositifs en faveur des jeunes : gratuité des manuels dans les lycées ; restauration scolaire ; aides au financement des tenues professionnelles ; Pass Zou ! et Pass Santé Jeunes.