Tag: cercle des nageurs

  • Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Il ne lui manquait plus qu’une case à cocher dans le giron des plus grandes compétitions. Clément Secchi (25 ans) a été convoqué, la semaine dernière, avec l’équipe de France de natation pour participer aux championnats d’Europe Petit bassin, du 2 au 7 décembre, à Lublin, en Pologne. « Je suis très satisfait de ce début de saison », souligne le pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille.

    Ce dernier a retrouvé un train de vie plus paisible, après l’année « rock n’roll » qu’il a vécue avec les Jeux olympiques à domicile. Même si le rythme est toujours aussi effréné. « Je savais que je devais faire mes meilleurs temps pour me qualifier à ces championnats d’Europe, parce que les standards de la Fédération française étaient très difficiles », ajoute-t-il, conscient que la base nationale est fixée par rapport au troisième temps européen. Secchi s’est surpassé en explosant son record personnel avec un temps de 22’39 sur le 50 m papillon. Le vice-champion de France de la catégorie, qui a conclu les championnats nationaux avec trois médailles d’or (4×50 nage libre, 4×50 4 nages et 200 m papillon) et trois médailles d’argent (100 m nage libre, 50 m et 100 m papillon), a ainsi gagné son ticket pour l’Euro 2025. Sa sixième sélection chez les Bleus. « Je suis encore loin d’avoir l’expérience de Damien Joly », s’amuse l’Aixois, en rappelant que le capitaine tricolore cumule une vingtaine de convocations.

    Avenir planifié

    Mais à 25 ans, le prodige du CNM n’est plus « le minot » du groupe France. Des adolescents comme Sauveur Cristofini (16 ans), l’un des élèves de Philippe Lucas à Martigues Natation, poussent fortement dans son dos. « C’est sûr que ça fait bizarre de voir que les années passent », sourit celui qui n’avait pas le niveau, à 18 ans, pour rejoindre l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) ou l’équipe de France junior. « Mais je suis toujours là, prêt à prendre progressivement un rôle plus important », poursuit-il.

    Avant de songer à reprendre le capitanat, Clément Secchi va devoir connaître « des performances encore plus élevées ». Il s’entraîne dans ce but, au quotidien, aux côtés de l’Égyptien Youssef Ramadan, champion NCAA (universités américaines). Les deux nageurs se sont rencontrés aux États-Unis, lorsque l’étudiant provençal a rejoint l’Université du Missouri, un an après ses quatre saisons passées à l’Université McGill, au Canada. « Je suis meilleur que lui en grand bassin, il est meilleur que moi en petit bassin. Je suis un peu plus côté endurance, lui est plus côté sprint. Et surtout, lui est très fort en coulée. Moi, c’est plus sur la nage, donc on se complète très bien », détaille celui qui espère un jour se retrouver en finale des championnats du monde avec son fidèle partenaire d’entraînement.

    La tête sur les épaules, Secchi a conscience qu’il ne vivra pas éternellement dans les bassins. Diplômé d’un Bac+5 en management, il a monté, l’année dernière, une entreprise d’accompagnement des étudiants européens dans leurs démarches auprès d’universités américaines. « On a déjà envoyé plus d’une vingtaine d’athlètes et on a déjà signé une vingtaine d’autres qui vont partir dans les prochaines années », annonce le médaillé de bronze aux JO de Paris 2024. Ce dernier, dont la carrière a décollé depuis son départ pour l’Amérique, espère avec ce projet « changer la vie d’un certain nombre de jeunes français ».

  • Lorris Canovas, prêt à accueillir ses anciens copains alsaciens avec le CNM

    Lorris Canovas, prêt à accueillir ses anciens copains alsaciens avec le CNM

    Après leur triomphe à Barceloneta en Ligue des Champions mercredi soir (11-12), les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille retrouvent l’Hexagone, ce samedi (à 18h) au bassin Pierre-Garsau, pour disputer la rencontre phare du championnat national face à la Team Strasbourg. Et parmi eux figure un ancien pensionnaire du bassin alsacien : Lorris Canovas.

    Le défenseur-pointe international français de 24 ans, débarqué dans la cité phocéenne lors de la dernière intersaison, a disputé quatre saisons dans l’Est. « C’était la première fois que je partais de Nice, dont les objectifs commençaient à redescendre un peu », raconte le Maralpin d’origine. « Je me suis dit que Strasbourg était un club qui allait me faire passer un cap dans ma carrière. J’ai beaucoup appris là-bas, avec des joueurs d’expérience », poursuit l’ancien coéquipier d’Hugo Fontani, le gardien phare de l’équipe de France.

    Dans la capitale de l’Europe, Lorris Canovas a découvert le plus haut niveau. Ses bonnes performances lui ont permis de vivre ses premières sélections avec les Bleus, où il a pu faire la connaissance d’un certain nombre de poloïstes du CNM. « Je savais que mon prochain objectif était de rejoindre Marseille, qui est le meilleur club français », souligne-t-il, conscient qu’il était temps pour lui de passer dans un environnement plus compétitif. « Le niveau est très haut ici. Tous ces très bons joueurs sont tout le temps en concurrence, ils travaillent avec beaucoup d’acharnement et sont toujours amenés à se dépasser. C’est un mélange dont j’ai besoin pour progresser », ajoute celui apprécie l’exigence de son nouvel entraîneur Milos Scepanovic.

    Au bassin Pierre-Garsau, le Niçois a retrouvé des visages familiers. D’abord celui de Marc Amardeilh. L’adjoint du technicien monténégrin a séjourné deux saisons sur le banc strasbourgeois. Puis celui d’Andréa De Nardi, qu’il connaît depuis son enfance. « C’est son père qui m’a appris à nager et qui m’a initié au water-polo », raconte Canovas, lors de vacances passées dans un village dans les montagnes près de la cité des Anges. Ils se sont retrouvés quelques années plus tard, lorsqu’il a intégré l’Olympic Nice Natation, où il a évolué avec le petit frère d’Andréa. Le water-polo, c’est très souvent une histoire de famille.

  • Larumbe Gonfaus, le Gaudí de la formation marseillaise

    Larumbe Gonfaus, le Gaudí de la formation marseillaise

    Il a vécu le choc des deux côtés du bassin Sant Sebastià. Marc Larumbe Gonfaus (31 ans), ailier espagnol du Cercle des nageurs, affronte ce mercredi (20h30) ses anciens coéquipiers du Zodiac CNA Barceloneta, à l’occasion de la deuxième journée de la Ligue des Champions. « C’est un match spécial à mes yeux, ça fait toujours bizarre de revenir chez moi », lance le double champion d’Europe et du monde avec la sélection espagnole, originaire de Barcelone.

    Le natif de la ville de Gaudí a toujours évolué dans un club de la cité comtale : il a commencé sa carrière à Catalunya, puis à Mediterrani, avant de rejoindre le grand Barceloneta, avec lequel il remportera pas moins de 26 titres nationaux en neuf saisons. « C’est un grand défenseur, sans aucun doute l’un des meilleurs au monde », loue Milos Scepanovic, l’entraîneur du Cercle des nageurs de Marseille. « Il fait partie des joueurs fiables que l’on rêve tous d’avoir dans son équipe. Il est capable de canaliser les meilleurs attaquants de la planète. En plus de ses qualités défensives, il possède une excellente vision du jeu et place le collectif avant sa propre personne. C’est un leader d’équipe qui aime et se donne à fond pour son équipe », ajoute avec passion le technicien monténégrin.

    Défenseur dans l’âme

    « La vérité, c’est que j’ai envie de marquer des buts et de devenir un joueur comme (Ugo) Crousillat, (Alexandre) Bouet ou (Thomas) Vernoux », s’amuse le Barcelonnais, très modeste sur ses talents de poloïste. « Mais défendre est ce que je fais de mieux. Toute ma vie, tous mes entraîneurs m’ont dit que je devais défendre les buteurs de l’autre équipe. Je fais ça à chaque match et à chaque entraînement depuis que j’ai 12 ans », raconte-t-il.

    Lors de sa première saison avec les Marseillais, l’an passé, Marc Larumbe a vécu la désillusion dans le Final Four de la Ligue des Champions, où un certain Barceloneta a privé le club phocéen d’un podium historique. « Je pense qu’ils avaient montré un peu plus d’envie que nous », reconnaît l’international espagnol, conscient que le CNM reste sur une série de cinq défaites d’affilée face à l’ogre hispanique. Leur dernière victoire remonte en janvier 2013, soit un an avant le premier sacre européen des Catalans.

    « Quand tu sais qu’une dizaine de joueurs de Barceloneta sont convoqués à chaque rassemblement international pour représenter l’Espagne, qui reste une des meilleures nations du water-polo, tu t’attends à ce que la confrontation soit difficile », note Larumbe, qui s’épanouit désormais à Marseille, « une ville qui ressemble beaucoup à Barcelone ». « Je m’y sens très bien, il y a juste le mistral qui me gêne », pointe celui qui était pourtant habitué aux vents violents de la tramontane.

  • Quand Milos Šcepanovic retrouve son grand ami Aleksandar Radovic

    Quand Milos Šcepanovic retrouve son grand ami Aleksandar Radovic

    Il semble désormais lointain le temps où Milos Šcepanovic et Aleksandar Radovic évoluaient ensemble dans un bassin. Respectivement devenus entraîneur du CN Marseille et du Waspo 98 Hannover, deux clubs opposés ce mardi soir (20h30) au bassin Pierre-Garsau, ces deux ex-internationaux monténégrins se connaissent de longue date. « On a grandi ensemble dans le même club, à Jadran Herceg Novi », raconte Radovic. « Même s’il était un peu plus âgé que moi, on a joué ensemble pendant quelques années. Sans compter tout ce que l’on a vécu en sélection », poursuit l’ancien ailier. Ce dernier décrit son partenaire d’antan comme quelqu’un de « vraiment drôle » et « très professionnel ». « Il s’investit à 100% dans tout ce qu’il fait. Il était comme ça en tant que joueur, et j’espère qu’il l’est toujours en tant qu’entraîneur », s’amuse celui qui était surnommé « Kanonier » (canonnier) à la fin de sa carrière avec Hanovre.

    Ensemble, les deux comparses ont remporté de nombreuses médailles dans les compétitions européennes et mondiales, dont une en or lors de l’Euro 2008. « Il fait partie de la grande équipe du Monténégro », souligne Šcepanovic, qui voit en Radovic « un ami ». « On passait pas mal de temps ensemble. Et malgré la distance, on a quand même réussi à garder le contact. Je suis content de l’accueillir ici pour ce match. C’est une superbe personne et un grand homme », ajoute le technicien du Cercle des nageurs de Marseille, présent à ce poste depuis 2020, ce qui lui donne un avantage d’expérience sur le jeune entraîneur du Waspo 98 Hannover. Après avoir évolué côte à côte, les deux figures du water-polo monténégrin vont désormais se faire face. « J’ai bien suivi ce que Milos a fait pour le CNM », souligne Alexandar Radovic. « Ce n’est pas pour rien si Marseille est devenu l’une des meilleures équipes d’Europe », ajoute-t-il, persuadé que les plans de Šcepanovic seront difficiles à contrecarrer.

  • Un grand Thomas Vernoux mène le CN de Marseille vers son deuxième succès

    Un grand Thomas Vernoux mène le CN de Marseille vers son deuxième succès

    Deux sur deux pour les poloïstes marseillais dans l’Hexagone. Les hommes de Milos Scepanovic ont remporté leur deuxième journée de championnat, ce samedi soir, au bassin Pierre-Garsau, face à Montpellier Water-Polo (21-10).

    Ils ont notamment pu compter sur leur attaquant vedette, Thomas Vernoux, auteur de huit buts dans la partie. Le Cercle des nageurs de Marseille, co-leader du championnat avec Strasbourg, disputera son premier grand rendez-vous de la saison le 11 octobre, à domicile (18h), face à son voisin du Pays d’Aix Natation. Ce dernier jouera dimanche 21 octobre son deuxième match de qualification pour la Ligue des champions dans le bassin du Steaua Bucarest, en Roumanie (12h30).

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Water-polo : une rentrée sans forcer pour le CNM

    Water-polo : une rentrée sans forcer pour le CNM

    Ils n’ont pas eu besoin de forcer leur talent pour remporter leur premier match de la saison. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont rapidement, et largement, pris le meilleur sur l’Olympic Nice Natation, samedi, devant leurs supporters au bassin Pierre Garsau (22-7). Bien aidés par les cinq buts de Thomas Vernoux, les poloïstes phocéens commencent la saison sur une bonne note. Ils vont enchaîner deux matches de championnat dans les semaines à venir : la réception de Montpellier samedi prochain (18h) et un déplacement à Sète sept jours plus tard (20h).

  • Le Cercle des nageurs de Marseille reçoit son voisin historique niçois

    Le Cercle des nageurs de Marseille reçoit son voisin historique niçois

    Dans le genre David contre Goliath, l’affrontement entre l’Olympic Nice Natation et le Cercle des nageurs de Marseille est un parfait exemple. Les poloïstes phocéens, qui ont remporté le championnat de France pour la 42e fois de leur histoire l’année passée, restent sur 19 victoires d’affilée face aux Maralpins. Leur dernière défaite remonte au 17 décembre 2016 (5-7).

    Si le water-polo français est outrageusement dominé par le CNM de nos jours, le club niçois a également connu son quart d’heure de gloire, avec huit sacres consécutifs entre 1996 et 2004, en comptant sur un important contingent d’internationaux néerlandais. Un certain Marc Amardeilh, actuel entraîneur adjoint de Milos Scepanovic sur le banc marseillais, a même participé à la fin de l’aventure dorée.

    La saison passée, l’Olympic Nice Natation a terminé à l’avant-dernière place du championnat, avec deux points d’avance sur Taverny. Mais aucune de ces deux équipes, pourtant positionnées dans les habituels sièges éjectables pour la relégation en Nationale 1, n’a connu la descente, en raison du retour d’un championnat à dix. La faillite du Stade de Reims Natation et les promotions du Douaisis Agglo water-polo et de l’Union Saint-Bruno (Bordeaux) ont rééquilibré la balance. En misant sur des poloïstes formés au club, le club maralpin espère retrouver une seconde jeunesse.