Tag: cercle des nageurs

  • Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Bertille Cousson va plonger dans le grand bain avec les Bleus

    Un mois après son sacre national, elle n’en revient toujours pas d’être devenue la cinquième meilleure performeuse française sur 200m dos. Bertille Cousson, 23 ans, a marqué les esprits des derniers championnats de France organisés à Saint-Etienne. Grâce à sa victoire jugée « héroïque », acquise avec un chrono de 2 minutes, 8 secondes et 67 centièmes, meilleure performance européenne de la saison au passage, la pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille a validé sa qualification pour les championnats d’Europe. « Je ne m’y attendais pas du tout », confie celle qui s’apprête à vivre sa première sélection avec l’équipe de France. La jeune Picarde, née à Compiègne, a toutefois été déjà convoquée avec les Bleus dans les catégories juniors et U23. Elle a notamment été championne de France benjamine à l’âge de 13 ans, en battant le record de France du 200m quatre nages de Camille Muffat au même âge. Mais Bertille n’avait jamais réussi « à franchir le cap de l’équipe de France A ». « Je suis arrivée en septembre dernier au Cercle des nageurs de Marseille. Et souvent, on dit qu’il nous faut un an pour s’adapter. Honnêtement, j’avais l’impression que c’était le cas parce que les perfs étaient un peu loin de mes meilleurs temps de base », explique-t-elle. Un constat qui ne l’a pourtant jamais fait douter de ses capacités. « Mon corps a changé, j’avais beaucoup changé de choses dans la manière de vivre. Donc, je savais qu’il fallait que mon corps assume un petit peu tout ce qu’on a fait », poursuit l’étudiante qui vient de terminer sa licence de physique chimie à l’université Aix-Marseille.

    Le déclic marseillais

    Son transfert dans le club phare phocéen lui a permis de progresser sur de nombreux points, sous la supervision de l’entraîneur salonais Franck Esposito, qu’elle retrouvera dans la Capitale. « J’ai beaucoup travaillé sur ma nutrition. On a également mis l’accent sur la musculation, mais il y a aussi eu un important travail mental. J’ai gagné en force dans l’eau et énormément progressé sur les parties nagées, qui constituent l’une des grandes forces du Cercle des nageurs de Marseille », détaille Cousson. Elle estime qu’elle avait « l’impression de connaître le haut niveau », mais que son arrivée dans la cité phocéenne lui a permis de comprendre « ce qu’est le professionnalisme ». Dans le bassin qui a accueilli les Jeux olympiques deux ans plus tôt, elle aura à cœur d’être à la hauteur. « C’est la première fois où je vais plus être l’outsider, mais celle un peu la tête à abattre. Donc, il faut que j’assume pleinement cette place », souligne Bertille, sans être gagnée par le stress pour autant. « Je sais que je peux faire de grandes choses, mais le but, ça sera de passer le plus de paliers possible. Je n’ai pas envie de brûler les étapes en me voyant déjà en finale », prévient celle qui a rejoint Vichy, jeudi, pour une semaine de préparation collective avec l’équipe de France. Place aux choses sérieuses.

    Top départ

    Deux ans après les Jeux, Paris s’apprête à retrouver ses airs olympiques à l’occasion des Championnats d’Europe de natation, qui s’ouvrent ce vendredi pour deux semaines de compétition. Les premières épreuves mettront à l’honneur la natation artistique, avant le plongeon et les épreuves en eau libre, qui retrouveront la Seine comme écrin. Les héros des Jeux olympiques de Paris 2024, Léon Marchand en tête, accompagnés de Maxime Grousset et Yohann Ndoye-Brouard, entreront en scène à partir du 10 août au Centre aquatique olympique (CAO) de Saint-Denis.

  • Le Cercle des nageurs en route vers un 43e sacre

    Le Cercle des nageurs en route vers un 43e sacre

    Rien n’est jamais joué d’avance dans le sport, où les exploits les plus improbables restent toujours possibles. Pourtant, le Cercle des nageurs de Marseille n’a sans doute jamais été aussi proche d’un 43e sacre national.

    Grâce à leur large victoire samedi dans le bassin de Strasbourg (20-7), les poloïstes phocéens abordent le match retour de cette finale avec treize buts d’avance. La rencontre se disputera le samedi 27 juin
    au bassin Pierre-Garsau, à Marseille.

    Sauf improbable retournement de situation, les hommes de Milos Scepanovic, déjà vainqueurs cette saison de l’Euro Cup pour la deuxième fois de leur histoire, devraient soulever le trophée de champion de France. Le Cercle des nageurs de Marseille décrocherait ainsi un sixième titre consécutif.

    Le PSG du water-polo français

    Cette finale, dont le suspense semble déjà largement dissipé, illustre une nouvelle fois la domination du club marseillais sur le water-polo français. À l’image du Paris Saint-Germain en Ligue 1, le CNM s’appuie sur un effectif composé de certains des meilleurs joueurs de la planète et paraît aujourd’hui intouchable sur la scène nationale.

    Des formations comme Strasbourg ou Aix-en-Provence parviennent certes à réduire progressivement l’écart, mais la différence de niveau demeure encore trop importante pour véritablement menacer l’hégémonie phocéenne.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille triomphe

    Le Cercle des nageurs de Marseille triomphe

    Il n’est pas si fréquent d’être sacré champion d’Europe après une défaite lors du match retour. C’est pourtant le scénario vécu par les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, vainqueurs de l’Euro Cup, samedi 6 juin, malgré leur revers face aux Croates de Jadran Split (16-14).

    Forts de leur succès acquis à l’aller au bassin Pierre-Garsau (19-16), les poloïstes marseillais ont fait la différence sur l’ensemble des deux rencontres pour s’adjuger le deuxième trophée européen de leur histoire, après celui décroché en 2019.

    « On a vécu ce match retour de manière assez difficile, parce qu’on ne s’est pas rendu la tâche facile. En plus de ça, on savait qu’on allait évoluer dans un environnement très hostile. Donc c’était vraiment très compliqué. On a gagné le titre, mais je ne pense pas qu’on ait joué à la fin du match comme on aurait dû la jouer », souligne Thomas Vernoux.

    Avec ses coéquipiers, l’étudiant à Polytechnique Marseille a vécu une expérience hors-norme. « Ils ont tout fait pour nous faire déjouer et nous faire perdre notre sang-froid. Cette finale a pris de telles proportions que nos familles ont été protégées par les forces de l’ordre avant et pendant le match », ajoute l’international français de 23 ans, hué toute la soirée par le public croate.

    Consécration avant

    un 43e titre national

    Dans un contexte tendu, le Marseillais a pourtant répondu présent. Auteur de cinq buts, dont trois inscrits dès le premier quart-temps, il a permis au CNM de rester au contact au tableau d’affichage.

    Jusqu’au dernier acte, où les Croates ont brièvement pris deux longueurs d’avance à cinq minutes du terme. Mais le collectif phocéen a tenu bon jusqu’au bout, fidèle à sa réputation. « Je faisais déjà partie de l’aventure en 2019, mais j’étais très jeune. Aujourd’hui, je mesure vraiment ce que représente le fait de gagner une Coupe d’Europe avec Marseille », confie le serial-buteur, conscient d’inscrire son club dans une trajectoire historique, avec deux titres européens glanés en moins de dix ans.

    De quoi susciter la reconnaissance du peuple marseillais. « Félicitations à nos poloïstes du CN Marseille, champions d’Europe à Split sept ans après leur dernier titre ! Marseille est fière de vous », a publié le maire de Marseille, Benoît Payan, sur ses réseaux sociaux.

    Au-delà de la dimension symbolique, cette consécration permet aux joueurs du Cercle d’atténuer l’amertume de l’élimination prématurée en Ligue des champions.

    « C’est sûr que l’on veut tous être sur la plus haute marche européenne. Après notre défaite contre Sabadell, on s’est dit que si on gagnait l’Eurocup, ce serait quand même une belle saison. Je ne pense pas qu’on soit très loin d’un sacre en Ligue des champions, mais il y a encore du travail », estime Thomas Vernoux, compétiteur dans l’âme. La saison des poloïstes phocéens n’est toutefois pas terminée. Ils sont toujours en course pour un 43e titre de champion de France.

    Après avoir largement battu Nice, le week-end dernier, les Marseillais recevront ce samedi (18h) les Maralpins en demi-finale retour. « La dernière fois que l’on a remporté l’Euro Cup, on avait perdu le championnat national », rappelle le cousin de Romain Marion-Vernoux.

    « On est tous contents et remotivés à l’idée de retourner s’entraîner dans quelques jours, après le repos, pour continuer à jouer ensemble tous les matches qui nous restent et profiter ensemble », lance-t-il avec sa volonté de fer légendaire.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille remporte l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille remporte l’Euro Cup

    Ce n’est pas courant d’être sacré champion d’Europe en terminant l’aventure par une défaite, mais les pensionnaires du Cercle des nageurs ont remporté l’Euro Cup, ce samedi 6 juin, après leur défaite face aux Croates de Jadran Split (16-14).

    Grâce à leur victoire de trois buts d’écart au match aller, au bassin Pierre-Garsau (19-16), les poloïstes marseillais ont assuré l’essentiel pour soulever le deuxième trophée européen de leur histoire, après la campagne concluante en 2019.

    Dans ce match retour face à Jadran Split, les cinq buts de Thomas Vernoux, dont trois ont été inscrits dans le premier quart-temps, ont permis au CNM de ne pas être distancé au tableau d’affichage. Du moins, jusque dans la dernière période où les Croates avaient pris deux longueurs d’avance au score, à cinq minutes du coup de sifflet final. Mais le collectif phocéen a tenu bon jusqu’au bout. La marque des champions.

  • Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le CN Marseille récupère sa place sur le trône national

    Le Goliath du water-polo français a tenu son rang. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille sont venus à bout des poloïstes strasbourgeois, samedi soir dans le bassin alsacien, à l’occasion de la 16e journée du championnat Elite. Bien poussés par les triplés de l’ailier grec Efstathios Kalogeropoulos et du capitaine tricolore Ugo Crousillat, les quintuples champions de France en titre ont rapidement creusé l’écart dans le deuxième quart-temps. En restant invincibles dans l’Hexagone, les Marseillais récupèrent la place de leader du championnat, au détriment des Strasbourgeois, ex æquo en nombre de points mais avec deux matches d’avance.

    Focus sur Radnicki

    Cette rencontre face aux Alsaciens, considérés comme les meilleurs poloïstes de France derrière les Marseillais, tombait à pic. Ces derniers se préparent actuellement pour la demi-finale de l’Euro Cup, où ils se déplaceront samedi à Kragujevac, ville au centre de la Serbie, pour affronter l’équipe de Radnicki, finaliste de la Ligue des Champions en 2014. Vainqueurs de l’Euro Cup en 2013, les champions de Serbie en titre se sont hissés jusqu’en finale de cette même compétition la saison passée. Cette double confrontation, dont le match retour aura lieu le 9 mai au bassin Pierre-Garsau, l’antre du Cercle des nageurs de Marseille, fêtera les retrouvailles entre Andrija Prlainovic et les membres du club phocéen. Le champion olympique serbe de 38 ans, médaillé d’or lors des Jeux Olympiques de Rio en 2016, a passé cinq saisons sous les ordres de Milos Scepanovic.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille se prépare au derby face au Pays d’Aix

    Le Cercle des nageurs de Marseille se prépare au derby face au Pays d’Aix

    Leur huitième de finale retour en Euro Cup, samedi soir, leur a vidé les batteries mentales et physiques, mais les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille vont devoir rapidement se remettre dans le bain. Les poloïstes phocéens font leur retour en championnat, mardi soir (19h30), dans le bassin de leurs voisins du Pays d’Aix. Un derby provençal qui dépasse depuis quelques années la simple rivalité régionale.

    « On sait que ça peut être un peu dur de jouer là-bas », reconnaît l’attaquant phocéen Thomas Vernoux, conscient que le groupe aixois compte des joueurs talentueux, à l’instar de l’international japonais Daichi Ogihara, les jeunes tricolores Alexis Drahé et Kilian Braise-Fernandez, ou encore les frères Léna (Mattéo et Jean-Baptiste). Un effectif très jeune, dont la moyenne d’âge ne dépasse pas la barre des 23 ans. Quand celle du CNM atteint presque les 29 ans, avec plusieurs joueurs d’expérience comme Marc Larumbe, Mickaël Bodegas ou le capitaine Ugo Crousillat.

    Revenir sur Strasbourg

    Même si les invaincus Marseillais restent supérieurs sur le papier, avec une série de quinze victoires d’affilée face au Pays d’Aix (leur dernière défaite remonte au 26 octobre 2019), ils vont devoir se méfier de cette formation aixoise qui les talonne au classement. « On ne va pas pouvoir se pointer là-bas les mains dans les poches », assure le serial-buteur de 24 ans, qui vise un sixième titre national consécutif avec ses coéquipiers du Cercle. Pour cela, il faudra d’abord revenir à hauteur de Strasbourg, leader avec six points d’avance et trois journées d’avance.

  • Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Le CNM assure l’essentiel et poursuit sa route en Euro Cup

    Malgré quelques petites frayeurs dont ils ont en parfois le secret, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont assuré le service minimum afin de se qualifier pour les quarts de finale de l’Euro Cup, samedi soir au bassin Pierre-Garsau, face aux Italiens de Savona. Victorieux d’un but décisif lors du match aller en Ligurie (11-12), les poloïstes marseillais devaient a minima conclure ce deuxième acte par un match nul. Ce qui a été chose faite au terme d’une confrontation musclée (13-13). « C’était un match hypertendu », souligne Milos Scepanovic, l’entraîneur du CNM, satisfait du contrôle des émotions de ses protégés face à une équipe reconnue pour son agressivité.

    Avec cinq points d’avance au score à deux minutes de la mi-temps, les Phocéens semblaient se diriger vers un triomphe sans appel. Mais un premier black-out est venu leur jouer des tours. « On était un peu trop détendu », reconnaît Thomas Vernoux, l’emblématique buteur du Cercle, persuadé que le problème est « surtout psychologique ». Alors qu’ils avaient repris du poil de la bête dans le troisième quart-temps avec quatre longueurs d’avance, les locaux ont une nouvelle fois craqué. « Ces moments de creux gâchent le plaisir, mais dans ces matches européens, on sait qu’il faut se battre jusqu’au bout », ajoute l’attaquant marseillais de 23 ans, qui retient avant tout la qualification.

    Un plateau européen ouvert mais coriace

    Ce valeureux succès donne du baume au cœur aux pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille, qui n’ont pas encore pleinement digéré l’élimination prématurée en Ligue des Champions. « On n’a pas montré le meilleur de nous-mêmes cette saison », lance Vernoux, pour qui la différence abyssale de niveau entre le championnat français et les compétitions européennes constitue un désavantage par rapport à leurs concurrents, habitués à une opposition plus accrue. « Mais on a prouvé face à Savona que l’on peut faire de belles choses », rebondit Milos Scepanovic, en rappelant que leurs derniers adversaires sont venus à bout de Brescia, lauréat de la Coupe d’Italie au détriment de l’ogre européen Pro Recco. « À mes yeux, Savona était même le plus dur adversaire que l’on pouvait hériter en huitièmes de finale », lâche le technicien monténégrin, conscient que la suite de la compétition sera un vrai défi.

    Le nouveau format de l’Euro Cup, compétition qui a longtemps été dévalorisée, fait que les équipes éliminées de la première phase de la Ligue des Champions y sont rebasculées. Le CNM va donc se retrouver dans un plateau avec des grandes écuries européennes, à l’instar des Serbes de Radnicki, des Grecs du Panathinaïkos ou encore des formations bien connues des Marseillais comme les Croates de Jadran Split et les Espagnols de Sabadell, leur bête noire de leur dernière campagne en Ligue des Champions.

    « C’est devenu une compétition difficile à remporter », note Thomas Vernoux, déterminé à offrir à son club de toujours un deuxième titre continental, après celui acquis en 2019. « Tout sera difficile jusqu’à la fin », surenchérit Scepanovic, qui attend avec impatience le nom de leur prochain adversaire. Le tirage au sort des quarts de finale, dont les matches auront lieu les mercredi 18 et samedi 28 mars, se tiendra ce lundi.

  • Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    Le Cercle des nageurs de Marseille vise les quarts de finale de l’Euro Cup

    La Ligue des Champions derrière eux, les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille se concentrent désormais sur leur aventure en Euro Cup, la seconde Coupe d’Europe des clubs, équivalente à la Ligue Europa en football. Au stade des huitièmes de finale, les quintuples champions de France en titre défient les Italiens de Savona, cinq fois lauréat du championnat italien et trois fois vainqueur de cette compétition continentale (2005, 2011 et 2012).

    Lors de la phase aller en Ligurie, les poloïstes marseillais ont triomphé d’un petit but (11-12). Un léger avantage avant d’entamer le match retour, ce samedi à 19h, au bassin Pierre-Garsau. « Il est très important ce match », insiste le capitaine Ugo Crousillat. « On est focus sur la qualification », surenchérit l’entraîneur du CNM, Milos Scepanovic, encore frustré de la défaite critique à Sabadell lors de la dernière journée de Ligue des Champions.

    Larumbe blessé

    Désormais, l’objectif principal du CNM est de remporter l’Euro Cup. « On a vraiment beaucoup travaillé pour corriger des choses, pour améliorer notre jeu. Je pense qu’on a fait un bon boulot », souligne le technicien phocéen, conscient d’affronter une « bonne équipe italienne très agressive ». « Elle joue beaucoup au pressing, beaucoup à la limite, avec beaucoup de provocation. Je ne dis pas cela négativement, c’est juste leur style de jeu qui est comme ça. Il faut s’adapter, comme on est parvenus à le faire lors du premier match », ajoute l’ancien gardien international monténégrin, persuadé que la défense marseillaise a été le facteur principal du succès à l’aller.

    « On avait bien respecté le plan tactique et on avait mis beaucoup de cœur et d’énergie pour appliquer les consignes. À mes yeux, c’est la défense qui te fait gagner les grands matches », lance Crousillat, persuadé que ses coéquipiers et lui vont devoir livrer « une prestation de niveau Ligue des Champions » pour venir à bout de Savona.

    Ils devront composer avec l’absence de l’ailier espagnol Marc Larumbe, blessé aux hanches, jeudi, à l’entraînement. « C’est une petite gêne », rassure Milos Scepanovic, tout en précisant qu’il était encore trop juste pour participer à cette rencontre européenne. Il devrait toutefois être présent pour le derby provençal, mardi prochain (19h30), dans le bassin aixois.

  • Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Arrêter à temps avant de boire totalement la tasse. Ugo Crousillat, capitaine du Cercle des nageurs de Marseille, a annoncé via ses réseaux sociaux qu’il fait une pause avec l’équipe de France suite à un épuisement mental, lié à ce que « représente la sélection ». « Sans cesse partir loin de chez toi, recommencer sur des préparations physiques, avec des nouveaux projets, des nouveaux cycles, c’est épuisant », martèle l’international français âgé de 35 ans, convoqué sans interruption avec les Bleus depuis 2008. « Tous les poloïstes qui durent dans le temps au niveau international ont toujours fait un break. Peut-être que j’aurais dû me manifester avant », ajoute-t-il.

    Sans conséquences pour la suite de sa carrière

    Après avoir disputé son dernier match de l’année 2025 avec le CNM en Ligue des Champions (défaite 11-12 face à Barceloneta, le 2 décembre), Crousillat a rejoint le groupe France à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) en vue de préparer les championnats d’Europe à Malte (du 10 au 25 janvier). « J’étais déjà en saturation au bout de deux jours », souligne le Marseillais, qui a rapidement fait part de sa décision au sélectionneur Kobescak. « Il a essayé de me convaincre en me faisant part de l’importance que j’avais pour lui, l’importance que j’avais pour l’équipe, tout en me disant qu’il comprendrait ma décision, qu’il la respecterait, qu’il n’y aurait pas de conséquences pour la suite et qu’il me soutiendra quoi qu’il arrive », raconte celui qui compte bien poursuivre sa carrière internationale. En son absence, où il en profite pour travailler sur le plan physique dans le bassin du Cercle des nageurs de Marseille, son coéquipier phocéen Thomas Vernoux reprend le brassard de capitaine.

  • Une cruelle défaite pour les poloïstes marseillais

    Une cruelle défaite pour les poloïstes marseillais

    La victoire n’était pas primordiale, mais elle aurait fait beaucoup de bien au moral. Le Cercle des nageurs de Marseille s’est incliné, mardi soir à domicile, face à la grande équipe de Barceloneta (11-12), considérée comme la bête noire des poloïstes phocéens, à l’occasion de la cinquième et avant-dernière journée de la première phase de la Ligue des Champions.

    Malgré ce troisième revers dans cette campagne européenne, acquis après avoir subi deux désillusions récemment contre Sabadell, puis Hanovre, les coéquipiers du capitaine Ugo Crousillat, suspendu pour cette rencontre face aux Espagnols, restent deuxièmes de la poule D. Peu importe le résultat entre les deux autres écuries du groupe, ce mercredi, le CNM devra absolument s’imposer à Sabadell, le 11 février 2026, pour espérer obtenir son ticket pour la seconde phase de la Ligue des Champions.

    Privés de Crousillat et Bodegas, toujours blessé depuis le déplacement à Barceloneta, les Marseillais ont mis en place une défense de fer pour contrecarrer les plans des Catalans. Au-delà d’un solide Petar Tesanovic dans les cages, l’ensemble des poloïstes au bonnet blanc ont fait un effort pour gêner les offensives adverses. Le Cercle des nageurs de Marseille a profité de cet avantage pour se retrouver dans des situations favorables face au portier espagnol.

    Aguirre en pleine forme

    Thomas Vernoux, leader offensif de la formation phocéenne et capitaine pour l’occasion, a d’abord pris les choses en main, avant d’être rejoint à la mi-temps par un triplé du discret, mais néanmoins efficace, Alexandre Bouet. La pause, rallongée par un problème technique, a refroidi les locaux, laissant rapidement revenir Barceloneta à une longueur d’avance, grâce à un Unai Aguirre en feu dans sa cage lors des deux derniers quart-temps.

    Le rapport de force s’est d’un seul coup inversé et les Catalans en ont profité pour rattraper leur retard, et même passer devant au tableau d’affichage, pour la seule fois du match, à deux minutes du coup de sifflet final. Radomir Drasovic a eu une balle d’égalisation à quinze secondes du terme sur un pénalty, mais Aguirre a une nouvelle fois joué le rôle de bourreau des Marseillais.

    Quart-temps : 4-1, 4-4, 2-3, 1-4.

    5e journée – Ligue des Champions

    Au bassin olympique Pierre-Garsau (990 spectateurs)

    Arbitres : MM. Kovacs-Csatlos (HUN) et Schwartz (ISR)

    MARSEILLE : Tesanovic (7 arrêts) – Larumbe (1 but), Ondo Methogo, De Nardi, Nagy, Vernoux (cap, 2 buts), Drasovic (1 but), Bouet (4 buts), Marion-Vernoux (1 but), Spaic, Vanpeperstraete, Kalogeropoulos (2 buts), McKnight, Gbadamassi. 17 fautes personnelles.

    Entraîneur : Milos Scepanovic

    BARCELONETA : Aguirre (17 arrêts) – Munariz (cap), Velotto, Valls, Sanahuja (3 buts), Echenique (2 buts), Bustos.J , Burian (1 but), Tahull, Vigvari (3 buts), Biel (2 buts), Bustos.A, Delmas, Gomila. 17 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Velotto, Sanahuja et Morales). Entraîneur : Francisco Fernandez